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ISBN : 2226193979
Éditeur : Albin Michel (19/08/2009)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Un bout du monde désolé que borne une décharge. Ceux qui ont échoué là semblent avoir abdiqué tout espoir de futur. Ivres de vide, ils vivent dans un éternel présent qu'ils dissolvent chaque soir jusque tard dans la nuit au bar de Dan, où les échanges sont réduits à l'indifférence, au mépris, parfois à la violence.
Car de ce pays personne ne peut sortir. La plupart y ont renoncé, mais certains ont gravi montagnes et collines, d'autres transforment les objets ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  08 août 2013
C'est un village perdu au milieu de nulle part. Personne n'en part et ceux qui sont là on peu d'espoir. « On est la lie de l'humanité. Des fions dans le trou du cul du monde. Pas moyen de partir et de toute manière l'envie qui se carapate chaque jour un peu plus. » (p. 10) À part, l'épicerie de Monsieur Den et le café de Dan, rien. L'ennui. le néant. C'est Willie qui raconte cette histoire. Contrairement aux autres habitants, il n'a jamais quitté les lieux. Il est né ici et ça le rend malade. « Putain, comment j'ai fait pour naître ici ? On dirait que c'est un endroit qui n'existe pas. Pourtant, merde, c'est bien là que je vis. » (p. 10) Alors il va chercher à comprendre pourquoi les gens restent ici, comment ils sont arrivés et quel passé cache ce hameau oublié dans le désert.
Deuxième abandon du mois d'août. le mystère de cette histoire est trop grand, trop opaque. Il n'est pas inintéressant, comme avec cette histoire de chèques qui arrivent d'on ne sait où. Mais ce qui m'a surtout freinée, c'est la plume. Les mots s'entrechoquent et se précipitent, la syntaxe est erratique et capricieuse et la narration très orale m'a lassée. Attention, ne vous y trompez pas, Estelle Nollet a un vrai style et une signature littéraire originale, mais je n'y ai pas été sensible. de cette auteure, j'avais beaucoup aimé son second roman, le bon, la brute, etc.
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sylvaine
  07 juin 2013
étonnant univers que celui du premier roman d'Estelle Nollet .Au milieu de nulle part ,une région aride, quelques baraques , une épicerie un bar, et n'oublions pas la Décharge.Les quelques personnes qui vivent là , arrivées depuis longtemps pour la plupart, semblent plongées dans une sorte de léthargie,de renoncement à tout projet d'avenir.Alors les jours se suivent plus monotones les uns que les autres, entrecoupées de soirées passées chez Dan à boire pour oublier pourquoi ils sont là.Seul Parfois l'un d'eux se met à bouger ,il prend la route qui sort du village et après le premier virage ......il se retrouve au point de départ!
Les 2 seules personnes qui n'ont pas connu "le monde extérieur" sont Willie ,25 ans et Dig-Doug, son ami, l'enfant lunaire qui creuse des trouset pour cause ils sont nés ici! .Willie veut savoir, veut comprendre pourquoi ils sont tous là bloqués, et pour cela il décide de mener son enquête.Questionnant les uns et les autres il va réveiller des souvenirs parfois douloureux.
Quelle ambiance grise, noire , alcool, brutalité, misère Estelle Nollet excelle dans tous les registres.Son style poétique, fantastique, mais sans pathos accentue la lourdeur de l'ambiance.
Seul bémol, à mes yeux, le prosélytisme sous-jacent que j'ai ressenti et qui m'a tellement gênée que je n'ai pas adhéré à la chute de cette histoire.
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Desmaze
  25 août 2010
Une écriture qui cogne comme ce soleil qui chauffe à blanc les cailloux et la poussière.
"Foutu soleil qui nimbera notre agonie de lumière orangée" (p283).
Pas vraiment gais les personnages d'Estelle Nollet, coincés dans ce trou du cul du monde. Sans pouvoir sortir ? Sans vouloir quitter l'unique bistrot ? le bar de Dan, lieu central de l'histoire.
Coincés par une culpabilité qui les consume et qu'on découvrira progressivement.
Bien barrés en tout cas ! Qu'on pourrait croiser chez Djian ou Brautigan. Ou alors, dans une version alcoolisée de Steinbeck, "des ivrognes et un coyote".
Avec des moments "clairs comme une larme d'antilope" (p312).
Et des espoirs, après l'averse, malgré tout.
Un peu d'humanité qui revit.
C'est si fragile l'humanité; c'est beau comme un rêve.
"Ah Johhny, t'inquiète, tes rêves ne sont pas là dessous avec toi à faire rigoler les cailloux".
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ecumeuse
  23 janvier 2013
Un livre qui sent la sueur, la bière et la cendre froide. Une atmosphère étouffante et poisse qui colle aux yeux du lecteur. Une écriture qui empoigne et enserre et qu'on a du mal à lacher. Bref, je n'ai pas pu le lâcher et je l'ai lu très vite. Pour ma part je voulais savoir, continuer à avancer dans ce bout du monde abandonné de toute civilisation sauf eux, réunis ici dans cet étrange cul de sac d'où ils ne peuvent s'échapper. Encore une histoire de village isolé de tout mais rien à voir avec " les oubliés de la lande " de Fabienne Juhel. L'ambiance y est totalement différente. J'ai vraiment adoré cet univers et l'écriture d'Estelle Nollet. Un regret peut être pour la fin qui s'évapore un peu vite à mon goût. Sinon un très bon roman.
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Guardians
  16 janvier 2018
Ambiance étrange voire surprenante pour ce roman où l'auteur manipule la plume avec tellement de dextérité que vous sentez jusque sur vos mains tenant le livre la moiteur de cette Australie décrite ici.
Les personnages, au bout du rouleau, alcooliques pour certains, paumés dans leurs vies mais aussi géographiquement parlant dans un endroit perdu au fin fond de nul part, d'où on ne sort pas.
L'histoire vous embarque,
vous ne savez pas où l'auteur ira, les pistes que vous explorerez ne vous mèneront nulle part, Estelle Nollet vous coupant l'herbe sous le pied, c'est déroutant mais délicieux.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
balooobalooo   06 juin 2010
On est la lie de l'humanité. Des fions dans le trou du cul du monde. Pas moyen de partir, et de toute manière l'envie que se carapate chaque jour un peu plus.
On ne vit pas, on attend. Et on n'attend rien. Et quand on sort en crabe comme si on n'avait plus qu'une patte, on traverse la route sans regarder en riant ivres morts et en se tapant dans le dos mais c'est pour se donner du courage, pour qu'on se revoie demain, et tous on espère qu'elle va passer, la bagnole. Celle qui n'aura pas le temps de freiner.
Mais il y a pas de bagnoles par ici. Des camions pour la décharge juste. Ils vont, ils viennent, et eux et leurs chauffeurs il partent très vite pour oublier encore plus vite. Parce que le reste du monde doit-être fait de gens bien. Et qu'il n'y a que les connards qui s'échouent ici. Ceux qui n'ont pas de bol. Ou ceux qui y sont nés.
Putain, comment j'ai fait pour naître ici ? On dirait que c'est un endroit qui n'existe pas. Pourtant, merde, c'est bien là que je vis.
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LiliGalipetteLiliGalipette   08 août 2013
« Putain, comment j’ai fait pour naître ici ? On dirait que c’est un endroit qui n’existe pas. Pourtant, merde, c’est bien là que je vis. » (p. 10)
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MarsupMarsup   17 mai 2010
Alors j'ai essayé de savoir si elle pouvait lire dans mes pensées,j'ai pensé bleu. Elle ne l'a pas su. Elle ne peut pas lire dans mes pensées. Pourtant on dirait qu'elle y habite.
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levieux-patricelevieux-patrice   22 octobre 2013
Manquait plus que lui, moitié humain, moitié neuneu, le fils de Martha et d'Horace. Un brave gamin qui passe son temps à creuser des trous avec tout ce qu'il trouve, bouts de bois, cuillères, et même ses ongles, ça il sait creuser, parfois plus d'un par jour, il est toujours quelque part à côté d'un trou, et quand il l'a fini, il reste assis à côté, ses grands bras dans ses manches trop courtes (...)
"T'as vu mon trou Villie?"
Il n'a jamais su bien prononcer mon nom.
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ecumeuseecumeuse   22 janvier 2013
Sam la tatouée me tire par la manche, ivre morte dans toute sa flasquitude, on dirait un zombie posant sa main à la fois sèche et gluante de chairs putrides sur mon avant-bras. Et on dirait qu'elle sent tout l'alcool qu'elle a bu depuis vingt ans, l'alcool il doit couler dans ses veines, c'est la seule chose qui fasse battre son coeur, pom pom, pom pom, des flux et des reflux de bière de whisky et de vodka qui parcourent sa maigre carcasse, ondes à la fois d'un simulacre de bonheur et de douleur, une belle sinusoïde de trucs extrêmes. Mais tout au fond de ses yeux loge autre chose, ce truc que jamais l'alcool ni rien n'arrivera à effacer et que pourtant elle cache tellement bien, tellement bien qu'elle même sans doute ne se souvient plus que c'est là.
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Videos de Estelle Nollet (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Estelle Nollet
Estelle Nollet - On ne boit pas les rats-kangourous .Un hameau perdu en plein désert, deux boutiques, l'épicerie de Monsieur Den et le café de Dan où tous les soirs les paumés qui y végètent se retrouvent et éclusent au comptoir. de ce pays, personne ne peut sortir. Willie, qui y est né et ne connaît rien d'autre, le sait mieux que personne. Mais vient le jour où le garçon de 25 ans se pose la question, et rien ne sera plus comme avant.Ce premier roman au climat étrange, proche de l'imaginaire du Caldwell de la Grande Dépression, ou du Mc Carthy de La route frappe l'imagination par son évocation de personnages déchus, au bout du rouleau, ou d'innocents magnifiques dans un nulle part aride, implacable et ordinaire.
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