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ISBN : 9791095115137
Éditeur : Yovana (15/12/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Un voyage sans boussole dans Bamako à coeur ouvert...
Jeune étudiante, Ina quitte Paris pour trois mois. En poche, l'adresse de la tante d'Oumar, son charismatique professeur à l'université. Ici, à Bamako, son nom sera désormais Ina Keita. Elle vagabonde, d'abord lentement, comme on s'éveille à un monde nouveau, se perd au gré d'un jeu de l'oie pour mieux apprivoiser la capitale. Sa mission : écrire, tout simplement, puis poster des fragments de sa ville nata... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  23 janvier 2018
Quoi de mieux pour connaître un pays que d'y aller vivre chez l'habitant, de surcroît un pays d'Afrique, le Mali . C'est que va faire la jeune étudiante française de ce récit rebaptisée du nom local d'Ina Keita. le cinéaste bamakois Oumar Haïdara, « Homme bleu au verre de Beaujolais », dont elle suit les cours à Paris, lui propose d'aller faire un stage de trois mois à Bamako et de loger chez sa tante, Tantie Madina. Sa mission est d'écrire ses impressions sur la vie locale et les lui envoyer. Mais en cours de route dans ce dépaysement total, loin des toubabs, perdant ses repères, Ina se perd .....elle va même faillir « virer pute » !😀
Le Mali, ce sont des couleurs, des effluves, des bruits, des mets, des saveurs......un autre rythme,une autre mentalité, où l'expression du malheur est d'une indécence majeure, mais aussi les histoires des griots qui arrivent à substituer le petit écran, la pluie des mangues, les familles nombreuses, les mariages polygames, les multitudes de langues parlées pêle-mêle, les Bozo qui naissent pêcheurs et le restent toute leur vie, ......En courts chapitres, chaque chapitre illustrant un pan de la vie à Bamako, alternant des petites histoires avec les aventures bamakoises d'Iné, l'écrivaine nous donne des aperçus de la ville, de ses habitants et de leurs vies, hors des sentiers battus des guides touristiques. Souleymane le jeune voisin, Assitan sans dents et sa philosophie de survie, le joueur de dés, Djénéba la féministe, Diarra le médecin idéaliste , Ernestine bonne le jour, prostituée la nuit.....une multitude de portraits de la société bamakoise pimentent ces histoires.

Un texte émouvant, intéressant, très bien écrit dans le fond et la forme, le seul petit bémol étant la fin, que j'ai trouvé un peu trop romanesque, s'accommodant mal avec l'ensemble du livre.
« Le corps humain se nourrit de céréales et d'eau ; mais l'âme humaine vit quant à elle de trois choses : voir ce qu'elle a envie de voir, faire ce qu'elle a envie de faire, dire ce qu'elle a envie de dire. »(adage malinois).
Un grand merci aux Éditions Yovana et à NetGalley !
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celdadou
  25 février 2018
Avant tout, je remercie la masse critique de Babelio ainsi que les éditions Yovana qui m'ont permis de découvrir Bamako, là écrit par Marie -Laure de Noray-Dardenne.
Toujours curieuse de connaitre d'autres cultures et de par mon métier, le Mali m'intrigue énormément.
Grâce à cet ouvrage j'ai pu voyager et découvrir cette grande capitale Malienne.
Une jeune étudiante française décide de partir faire un stage de trois semaines à Bamako.
Nous voilà arrivé avec notre personnage principal qui va nous faire découvrir les quartiers de cette ville.
Elle s'appellera désormais Ina Keita.
Elle va comprendre quelques mots de bambara cette langue si différente, la vie locale est si vivante.
Elle restera cependant toujours la toubab de Bamako .. .. C'est peut-être un peu ce que ressentent les gens de couleur noir quand ils arrivent en France.
Un thème que je voulais approfondir car j'y suis confrontée au travail, la polygamie.
Les descriptions sont bien écrites, la lecture est fluide .
J'ai passé un bon moment .
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coquinnette1974
  10 mai 2018
La nuit dernière, n'arrivant pas à dormir, je me suis envolée à Bamako avec le roman Bamako, là de Marie-Laure de Noray-Dardenne , envoyé par les éditions Yovana et net galley.
J'ai un peu traîné avant de me décider à lire ce roman, que j'ai finalement lu d'une traite, et avec beaucoup de plaisir :)
Bamako là c'est l'histoire d'une Jeune étudiante du nom de Ina. Elle quitte Paris pour trois mois. En poche, l'adresse de la tante d'Oumar, son charismatique professeur à l'université. Ici, à Bamako, son nom sera désormais Ina Keita.
Ina est une jeune femme attachante, très curieuse et j'ai apprécié de découvrir le Mali (et plus précisément Bamako) de son regard.
Ce roman est très intéressant, c'est une jolie plongée dans un monde qui m'est totalement inconnu.
Je n'ai pas l'habitude de voyager, et cette découverte du Mali m'a beaucoup plu :)
J'ai aimé l'ambiance, l'atmosphère très particulière de ce roman, et je mets avec plaisir quatre étoiles :)
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christinebeausson
  05 février 2018
Quand une masse critique me permet de revenir faire un tour dans un pays que je ne connaissais que par l'intermédiaire de Moussa Konaté, auteur de romans policiers qui relatent les enquêtes du commissaire Habib, je suis ravie !
Dans ce livre nous avons une toute autre approche, nous arrivons à Bamako et .... surprise, nous découvrons le café-au-lait-mayonnaise, n'oublions pas de préciser qu'il s'agit de café soluble.
Nous nous faisons traiter de toubab, la couleur de notre peau nous trahit ainsi que notre méconnaissance du mode de vie local.
Le style est très agréable, étudié, précis et recherché.
Nous sommes plongés dans cette capitale africaine et nous retrouvons face à deux sortes de textes qui se différencient par leur police de caractère.
D'une part nous errons dans Bamako, pour nous, ses odeurs, ses couleurs, ses parfums, ses lieux. On passe ses journées à déambuler en arpentant son goudron,
Et d'autre part nous découvrons les lettres expédiées à l'Africain de France, juste de petits portraits de la société malienne, regards sur de vraies rencontres humaines, comme devant un petit film, une toile que l'on décrypte.
Pas le même ressenti.
Nous sommes confrontés au poids des traditions au travers par exemple de la polygamie, reste d'hier, à condamner pour demain ?
L'émigration est présente, comment l'appréhender et comment la vivre ?
Quand on part caché et sans droit, il ne faut pas s'étonner d'être expulsé, disent certains ... mais la France est le pays des droits de l'homme, donneur de leçon, alors, Sujet de débats, de discussions !
De ce livre se dégage l'amour pour un continent, pour un pays, pour une ville qui petit à petit prend plus de place.
Mais j'ai été gêné par l'absence de perspectives vis à vis de la religion .... l'islam semble anecdotique. L'actualité ne confirme pas cette impression.
Peut être est ce dû à l'époque où ce livre à été écrit, nous partons à la découverte d'un pays qui n'est pas celui d'aujourd'hui mais celui d'hier avant que la religion ne vienne foutre le bordel dans l'histoire.
(Si mes recherches sont exactes ce livre a été publié sous pseudonyme en 2006 !)
La fin de l'histoire tourne au roman sentimental ... etait ce utile ? ... peut être juste une histoire vraie ?
Qui est Oumar ?
Peut être, Cheick Oumar Sissoko, cinéaste, ancien ministre de la Culture malien ?
Mais finalement qu'importe, il ne faut pas retenir de ce texte une histoire romantique mais bien plus un coup de foudre pour un pays, pour une culture et
Ne pas oublier que quand on va au bout du monde, on n'y va pas que pour le bout mais surtout pour le monde !
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fanfan50
  07 février 2018
Suite à la dernière opération Masse Critique une jeune édition, Yovana, m'a envoyé « Bamako, là » qui fait partie de leur collection Romans situés – quatre romans parus à ce jour.
Bien sûr le titre parle de lui-même : c'est au Mali que se retrouve - au départ pour trois mois seulement - une jeune étudiante parisienne, Ina, suite à une boutade émise par son mentor africain à l'université, Oumar Haïdara.
La voilà dans la capitale malienne, chez la Tantie Madina d'Oumar et elle est vite adoptée par la maisonnée dont Maïmouna, la cousine d'Omar qui enseigne au Lycée Askic Mohamed, Bouba, le petit garçon de 5 ans, et Souleymane, un jeune cousin.
Ina prend toujours avec elle son carnet de notes, indispensable pour noter les mots maliens et leurs traductions et plus encore pour ses premières impressions sur la ville et ses habitants si pittoresques – surtout quand ils dansent sur le parvis de la cathédrale. Elle retourne dans la rue Trois-six-neuf et voyant le parvis désert, elle s'est demandée si « l'assemblée colorée et musicale, dansante et clamante, presque en transe » n'était pas un mirage ! Prise d'une envie de lecture Ina est attirée par une « librairie par terre » et elle passe « un temps fou à scruter, les yeux au sol, les couvertures piteuses des livres d'occasion vendus dans la rue ».
Le griot, Mamadou Kouyaté lui a raconté quelques hauts faits de l'histoire du Mali et la formidable légende de Sounjata Keita.
Ina apprend que Yacoub Haïdana, le père d'Oumar, est détenu au bagne de Taoudénit car il est prisonnier politique. Il casse du sel en attendant sa prochaine libération.
Ina est très curieuse et elle se fait beaucoup d'amis. A la Radiotélévision du Mali, Aldo, le poète, lui fait découvrir un cercle d'écrivains amateurs. Elle fréquente aussi Le France, le CCF, le Centre Culturel Français qu'ailleurs en Afrique on nomme l'Alliance française.
Elle se met à fréquenter un petit troquet, le Bla-Balou où le patron, Cheibane, l'a prise sous son aile. Elle va y danser en cadence certains jours.
Ina découvre le quartier de l'armée nationale, Dar Salam et fréquente le Camp 2 où réside la cavalerie. Avec ses amis Hamdoun et Tidiane, elle fait de belles balades à cheval sur les hauteurs de Bamako et aimerait assister aux fantasias.
Au bout des trois mois, il fait chaud et il pleut abondamment – c'est un mois d'août torride et elle n'en peut plus d'autant qu'elle n'a plus de nouvelles d'Oumar. Elle se laisse un peu aller...
C'est un livre chatoyant, très animé et qui donne une belle image de la capitale du Mali et de ses habitants. On voit que la narratrice y est allée car elle a su rendre l'atmosphère si particulière des villes africaines et tous ces mots si chantants dont elle émaille son texte : Kam be sini, Koromuso ! Kambe'. le bambara qui est en linguistique ce qu'on peut appeler une langue « agglutinante » n'a plus de secrets pour elle. Même s'il n'y a que rarement une traduction, on arrive bien à suivre le récit et pas besoin de renvois en bas du texte pour donner des explications – de toute façon cela nuit souvent à la légèreté du récit et ainsi, c'est parfait !
Je suis prise sous le charme de sa jeunesse et de son enthousiasme. Ce livre donne envie de découvrir Bamako, la mare aux caïmans, et c'est pourquoi je remercie Yovana et Babelio pour cette belle découverte.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   20 janvier 2018
Les étudiants marchent en bande, leurs cahiers sous le bras. Regardez ces deux-là, ils hâtent le pas pour rejoindre le groupe de filles là-bas. Elles vont au quartier du Fleuve, à Notre-Dame du Doux Jésus. Je les reconnais à l’imprimé de leur pagne : Saintes Vierges roses et caïmans verts. Normalement ils vont leur tapoter sur l’épaule galamment juste avant de dépasser le marché. Elles vont faire les effarouchées, comme si elles les voyaient pour la première fois. Chaque matin, même manège. À ce rythme-là, il va leur falloir plusieurs mois, à ces deux garçons, pour les conquérir. À moins que… Avec les filles d’aujourd’hui, on ne sait jamais.
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BookycookyBookycooky   21 janvier 2018
....à Bamako, parvenir à dormir relève souvent de l’exploit. Entre le chant amplifié des muezzins, le train, les véhicules sans pot d’échappement, les animaux qui s’égosillent ou qui chantent avant l’aube, les gardiens de nuit qui se croient en plein jour et les portes en tôle ou en rideau, l’isolation sonore est loin d’être optimale. Sans parler de la densité humaine, du confort sommaire de la literie, des moustiques et bêtes rampantes.
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essirardessirard   22 janvier 2018
Partie découvrir l’Afrique, Ina se retrouve au Mali, à Bamako, hébergée dans la famille de son professeur de cinéma, d’expression artistique et journalistique. On suit Ina dans ses pérégrinations et ses découvertes. L’immersion se fait progressivement, la jeune femme étend peu à peu son domaine et sa curiosité est récompensée quand elle peut visiter les coulisses de la ville. Entourée de chevaliers servants, Ina croque Bamako et ses habitants par petites touches, des textes qu’elle envoie à son professeur en France. Ces fragments de vie qui ponctuent le récit principal témoignent de la réalité du Mali, du passage difficile d’un passé traditionnel au monde d’aujourd’hui.
Nous visitons Bamako par l’intermédiaire d’un personnage dont le regard est à la fois amoureux et avide de se remplir de sensations. Récit initiatique, apprentissage d’une nouvelle vie. La jeune femme se débarrasse d’une peau qui l’empêchait de voir, de sentir, de penser autrement son existence. Elle se découvre peu à peu une âme africaine et se fait adopter par son nouveau pays.
Ce roman nous renvoie à notre société qui ne sait pas comment accueillir l’autre, l’intégrer. Ici l’étrangère est française et la migration se fait dans l’autre sens. Tout n’est pas idyllique, Ina se frotte à des vraies questions, mais elle est armée pour y répondre et ne pas se laisser piéger. Elle s’intègre sans se compromettre, lutte contre les préjugés, marque sa différence, son individualité par rapport aux européens qui habitent Bamako. Le pays qui reçoit les émigrés a en face de lui des êtres uniques et ne doit pas céder à la généralisation, à la caricature. L’esprit d’ouverture des habitants de Bamako nous rappelle comment on doit recevoir les étrangers.
Les éditions Yovana nous transportent sur un autre continent sans céder à la tentation du livre de voyage. Marie-Laure de Noray Dardenne est une spécialiste du Mali. Elle a écrit ce roman avec ses émotions, ses sentiments sans montrer son savoir scientifique mais avec rigueur et une grande prédisposition à l’observation. Bamako, là est au carrefour des pistes, il raconte une histoire en donnant au lecteur suffisamment d’informations pour qu’il sente la poussière, la chaleur et la vie de la capitale du Mali.
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BookycookyBookycooky   21 janvier 2018
Un jour, Oumar lui avait dit qu’en Afrique, écrire relevait de l’exploit. Un luxe que l’on paie cher. Une excentricité, une pathologie. Un isolement social qui inquiète l’entourage et finit, au mieux, par amuser. Écrire vraiment, écrire pour écrire, par passion, par nécessité, écrire par art, par évidence. Être seul pendant des heures n’est légitime que si cette solitude est consacrée à Dieu. Mais alors ce n’est plus de la solitude puisqu’on est avec Dieu. Écrire, c’est être seul, forcément.
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BookycookyBookycooky   22 janvier 2018
À l’évidence, d’un coin du monde à l’autre, on ne rit pas toujours des mêmes choses. On ne parle jamais de l’humour africain, pourtant pour les francophones gaulois, il est aussi pittoresque que l’humour belge ou canadien. On a les mêmes mots, la même grammaire, mais on ne les choisit pas de la même façon pour déclencher le rire.
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