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EAN : 9791091447683
Éditeur : Ring (21/09/2017)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Attachez vos ceintures.
Entrez dans la boîte noire du vol sans retour de la Germanwings
Le 24 mars 2015, un enquêteur du BEA est chargé de comprendre ce qui s'est passé lors du vol 9525 de la Germanwings en partance de Barcelone et à destination de Düsseldorf. Après avoir entamé une descente non autorisée, l'Airbus allemand ne répond plus au contrôle aérien, plonge sous les nuages et se pulvérise contre les Alpes sur un angle sévère, au bout d'une tra... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Franck_naturellement
  04 octobre 2017
comme beaucoup, j'avais entendu parler de Obertone pour sa "France Orange mécanique", et découvert avec son bouquin, aux limites du chef d'oeuvre, sur Breivik, "Utøya".
Aux limites du chef d'oeuvre, car il arrivait à nous décrire avec minutie l'humanité - et la logique - de l'assassin de masse norvégien tout en le renvoyant à sa monstruosité. Depuis Robert Merle et "La Mort est mon métier", on sait qu'il est possible de dépeindre l'humanité d'une ordure sans jamais excuser ses actes et s'apitoyer sur son destin, Obertone y parvenait avec une belle plume dans "Utøya".
Est-ce parce que le schéma est le même pour André Lubitz - comprendre ce qui se passe dans la tête de ce mec qui fait exploser un Airbus dans les Alpes - et que la répétition m'ennuie ? Ou que finalement, il n'y a pas grand chose à raconter, un copilote prend le contrôle d'un avion et le crashe volontairement, sans laisser derrière lui aucun indice sur les raisons de son geste, c'est bien plus maigre que pour Breivik et ses deux attentats, sa préparation minutieuse, le massacre sur l'île d'une victime une par une dont on peut détailler la bio, et surtout son manifeste et son procès. Breivik, c'est au bas mot 10.000 pièces dans le dossier, à résumer en 300 pages, Andreas Lubitz, c'est pas grand chose dans le dossier à délayer en 300 pages.
Alors on délaye.
Lubitz était en dépression, en finir, en faisant abstraction des conséquences directes de son acte - comme ici tuer 150 personnes - est un schéma malheureusement classique. En finir par la violence contre soi-même en public, c'est ce moquer de ce que l'on donne à voir, et à vivre, c'est partager avec les autres sa propre autodestruction. Se jeter sous le métro, faire une embardée meurtrière avec sa voiture, crasher un Airbus, il y a une différence de degré, mais pas de nature.
Donc l'explication psychologique ne suffit pas à remplir 300 pages, ou alors en donnant une dizaine d'autres exemples, et ce bouquin reste alors à écrire, d'accidents meurtriers provoqués par des suicidaires.
Donc Obertone va ouvrir une autre porte, et si Lubitz était diabolique ? Si c'était le diable qui avait pris le contrôle de Lubitz ?
Alors Obertone navigue entre psychologie et... et je n'ai pas trop compris en fait, si ce n'est que le mot "diable" est lâché. Pas de messes noires dans le dossier, pas l'once d'une pensée sataniste, rien qui pourrait rattacher Lubitz à un cas de possession, au contraire il est décrit sans charisme, apeuré devant l'autorité hiérarchique, à l'opposé de ce que serait une "beauté du diable" qui aurait pris le contrôle de l'avion en manipulant sournoisement le pilote.
Bref.
Un gars est suicidaire, au lieu de se jeter sur un pilier sur une autoroute allemande à 200 à l'heure en provoquant derrière lui un carambolage avec 30 véhicules impliqués, il jette un Airbus avec 150 passagers sur les Alpes.
Ca fait 3 lignes, pas 300 pages.
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Amnezik666
  28 novembre 2018
Je connaissais le Laurent Obertone comme essayiste (La France Orange Mécanique et Utoya) et comme romancier (Guerilla) ; pour ce Diable du Ciel l'auteur combine les deux casquettes, s'il s'agit bien d'une oeuvre de fiction basée sur une triste réalité, c'est aussi le résultat d'un impressionnant travail documentaire.
J'ai d'ailleurs été surpris de voir que RING classait ce bouquin dans sa collection thriller, je le voyais comme un docu-fiction, mais au final je dois reconnaître qu'il est un mix réussi entre les deux : un docu-fiction qui se lit comme un thriller (même si on connaît déjà la fin de l'histoire).
Le récit nous plonge dans la peau du narrateur, un enquêteur du BEA qui veut essayer de comprendre l'incompréhensible, de donner un nom à l'innommable. Pour se faire, il doit cerner le personnage d'Andreas Lubitz, quitte à essayer de se mettre à sa place, de raisonner comme lui.
Comprendre n'est pas pardonner, il n'en sera d'ailleurs jamais question. Pas question non plus de chercher des excuses ou de quelconques circonstances atténuantes à Andreas Lubitz. Son geste est impardonnable, sa folie a provoqué la mort de 149 victimes innocentes, faisant de lui le plus meurtrier des tueurs de masse, doublé d'un assassin (le geste ayant, selon toute vraisemblance, été prémédité).
Le narrateur (tout comme l'auteur) construit sa réflexion autour de deux axes, le premier se concentrant sur la personnalité d'Andreas Lubitz, le second reconstituant les vols Düsseldorf-Barcelone (4U9524) et Barcelone-Düsseldorf (4U9525) ; ce dernier n'arrivera jamais à destination.
L'enquête démontrera que Andreas Lubitz n'aurait jamais dû être déclaré apte au poste de copilote, mais ses mensonges, non-dits et autres dissimulations lui ont permis d'éviter l'interdiction et d'obtenir sa licence de vol. L'auteur nous livre un portrait psychologique détaillé (et à charge) de Lubitz, assorti des réactions des interlocuteurs que le narrateur rencontrera au fil de son enquête (réactions extraites des différents rapports d'enquête).
La reconstitution du vol 9525 est glaçante de réalisme, on a vraiment l'impression d'être spectateur du drame qui se joue à l'insu de tous (du commandant d'abord, puis du personnel navigant et enfin des passagers). Suivra la prise de conscience progressive (dans le même ordre) que l'inéluctable est en train de se produire. Jusqu'à la perte de contact avec l'appareil quand il percute le flanc de montagne.
On aurait pu redouter une sensation de voyeurisme malsain, mais il n'en est rien. L'auteur évite cet écueil en misant avant tout sur le côté humain du drame.
Ne cherchez aucune dimension mystique dans le titre du roman, c'est la traduction littérale du pseudo utilisé par Lubitz pour se connecter à sa tablette (Skydevil).
Une lecture d'une rare intensité. Lu d'une traite, incapable de le lâcher… presque malgré moi.
En fermant le bouquin, reste une question qui tourne en boucle : est-ce qu'on aurait pu éviter ce drame ? On a envie d'y croire, mais finalement ça reviendrait à pointer du doigt des éventuelles négligences ; réécrire l'histoire après coup est facile, pour ma part je pense que cette question est condamnée à rester sans réponse.
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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Sangpages
  23 novembre 2017
Un livre qui m'a percutée dès la première ligne.
Direct ramenée voilà bien des années, alors que je travaillais à l'Institut de médecine légale de Lausanne et que, le vol 103 de la Pan Am explosait en plein vol.
Un des médecins légiste de l'institut avait été appelé en renfort dans le cadre d'un plan d'urgence et s'était rendu sur place.
Il avait ramené un film amateur...
Que j'ai visualisé...
Dont je n'oublierai jamais les images...
Je vous passerai les détails mais quoi qu'il en soit, j'ai retrouvé dans les descriptifs d'Obertone exactement ce même type d'images...Cette même boule au bide...C'est pas peu dire !
Je ne suis, et vous devez le savoir depuis le temps que je le répète, pas très fan des récits basés sur des faits réels alors que là, je m'abaisse et tire mon chapeau !
Je me suis retrouvée fascinée et happée par les mots, par la manière de raconter.
Le style est excellent et la plume fabuleuse. Ce qui génère une facilité de lecture hors du commun. Sans préciser, que c'est admirablement bien documenté.
L'idée d'un récit à la première personne en la personne de ce vieux de la vieille de l'expertise, enquêteur au bureau d'enquêtes et d'analyses est géniale. On est dans sa tête, dans son enquête. On vit les événements, l'histoire...comme si on y était et c'est bien ça le pire...
Chronique d'une mort annoncée où tout prédisait un drame, LE drame mais où personne ne semblait s'en préoccuper.
Un récit choc. Terrifiant. Un regard sur le système, sur notre société et ses faiblesses qui ont conduit à la mort de 149 personnes...pour ne pas dire...150
Le drame m'avait, comme tout le monde, beaucoup percutée. Je n'avais pas compris et ne le comprends d'ailleurs toujours pas.
Le suicide c'est terrible, mais comment peut-on emmener 149 personnes dans ce choix-là ? Comment de dépressif devient-on un tueur en série de la pire espèce ? Un vrai criminel ? Comment a-t-on pu ne pas voir, ne rien faire alors que tant d'éléments prédisaient le pire ?
Victime ou bourreau ? Suicide ou assassinat ? Malade ou psychopathe ?  Victime de la société ?
Quoi qu'il en soit, cet événement n'aurait jamais dû avoir lieu...
Bouleversant, fort, percutant, brillant. Techniquement très détaillé. Pas de prise de position. Juste des points de vue différents, des faits, des hypothèses qui nous permettent de mieux comprendre...ou pas...
Une réflexion, une interrogation sur la vie, le destin, le mal, sur ce petit truc qui fait tout basculer. Ce grain de sable qui fait qu'on aurait pu y échapper ou ...pas...
Un film au ralenti décrivant chaque étape, chaque fait, chaque pensée présumée.
Personne n'était dans la tête de Lubitz. Personne ne peut savoir clairement ce qui se dessinait dans son esprit malade mais cette version m'a parue réaliste et crédible.
Imaginer les familles des victimes lire ce récit et sentir, de bien loin, la douleur qu'ils auraient pu ressentir.
L'histoire de la folie d'un homme qui a emporté 149 personnes dans son délire...L'histoire de ceux qui restent ...
A lire, pour ne pas oublier...
Lien : https://sangpages.com/2017/1..
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LettresItBe
  04 octobre 2017
On avait quitté Laurent Obertone avec La France Orange Mécanique, La France Big Brother ou encore le sombre morceau d'anticipation Guérilla. L'auteur publié chez Ring revient dans les librairies avec le diable du ciel : le roman vrai du vol 9525 de la Germanwings. Comme à l'accoutumée, un sujet choc, en béton armé, et la volonté d'en découdre avec les faits, cette fois sous la tenue du roman policier / thriller, et non pas de l'essai comme ce fut le cas par le passé. Une recette qui fonctionne encore ? Lettres it be vous dit tout !
# La bande-annonce


Le 24 mars 2015, un enquêteur du BEA doit comprendre ce qui s'est passé lors du vol 9525 de la Germanwings en partance de Barcelone et à destination de Düsseldorf. Après avoir entamé une descente non autorisée, l'Airbus allemand ne répond plus au contrôle aérien, plonge sous les nuages et se pulvérise contre les Alpes sur un angle sévère, au bout d'une trajectoire tendue, à très haute vitesse. L'absorption du choc par l'avion et ses occupants a été maximale. Une force cinétique d'un milliard de joules. Nul n'a survécu.



Dans un roman oppressant comme la carlingue d'un appareil plongeant vers la mort, l'enquêteur part à la découverte de la personnalité complexe de l'homme passé sous les radars des psychiatres allemands et qui a précipité cent-quarante-neuf innocents dans une chute verticale de dix kilomètres. Il retranscrit les minutes du drame et établit le déroulé exact des faits, du début du vol jusqu'à l'impact de l'avion qui vient de devenir le centre du monde. Plongez dans un thriller crépusculaire inoubliable, à 38 000 pieds d'altitude, à la merci d'une intensité dramatique et d'une écriture d'acier qui placent le Diable du Ciel au firmament des romans catastrophes.

# L'avis de Lettres it be


Andreas Lubitz. le nom résonne maintenant dans nos têtes comme un coup de fouet, un claquement sec que l'on range avec les bruits désagréables que d'autres noms peuvent sonner en nous. Laurent Obertone s'empare cette fois du destin de cet homme, une destinée fatale qui mena à l'accident que nous connaissons tous. Drapé dans les habits d'un enquêteur du BEA, Laurent Obertone prend le pari de révéler toute l'enquête, tous les éléments présents dans le dossier autour du crash de l'avion et des événements qui ont pu mener Lubitz au point de non-retour. Les éléments s'enchaînent, la quête se poursuit autour d'informations que l'on sait, d'autres que l'on ne sait pas. le profil du pilote d'avion se découvre doucement jusqu'à faire apparaître ses plus noirs travers. Laurent Obertone nous surprend même à amener un peu de pathos, quelques pages avant la fin, autour d'un tueur de masse supposément victime de l'époque. Mais le flou laissé dans ces pages ne laisse pas la place au jugement hâtif. Soit.
La suite de la chronique sur le blog de Lettres it be
Lien : https://www.lettres-it-be.fr..
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Skoubidoo
  13 juillet 2020
Au risque de ne pas être très objective, je suis passionnée d'aviation. J'aurais pu lire un vrai rapport du BEA avec autant d'intérêt ! ^^
Mais même si les détails techniques sont présents, ils sont parfaitement dosés : assez pour satisfaire les passionnés, pas trop non plus pour ne pas assommer les néophytes. le style est romancé mais toutes les données sont véridiques. C'est ce qui fait toute la force de ce livre selon moi : il est accessible à qui souhaite découvrir ou en apprendre plus sur l'une des plus grosses tragédies aériennes de ces dernières années.
Laurent Obertone a réussi un tour de force : transformer cette histoire vraie en roman d'enquête palpitant de bout en bout et brillamment mené. Chaque chapitre, chaque page m'a prise aux tripes. À travers le récit d'un enquêteur chevronné du BEA chargé de l'affaire, on plonge au coeur de cette tragédie, au coeur de la psyché humaine, pour tenter de comprendre, d'expliquer, de mettre des mots sur l'innommable.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
EddyLeGallEddyLeGall   21 août 2017
À 10 heures 41 minutes et 6 secondes, l'impact final interrompt l'enregistrement.
Tout s'est arrêté contre une zone de quatre mètres sur trois. Il y a eu ce moment où la vitesse de l'appareil est tombée à zéro, et où celle des corps est restée à 700 kilomètres heure, tout objet devenant de ce fait un véritable missile. Plusieurs dizaines de tonnes d'êtres humains, de fauteuils, de cadres, de lisses, de plancher, de longerons, de bagages, de chariots, d'alliages et de tubulures ne furent plus que leur inertie pure. Chaque corps encaisse une décélération de plus de 200 g. Entre l'impact du nez et celui de la dérive, il y a un dixième de seconde. Le temps d'un clin d'œil. D'un éclair. Un cri suspendu entre la vie et la mort. C'est une implosion monumentale, indescriptible. Une fusion instantanée, totale, de toute chose, qui délivre dans un gigantesque bruit de broyage un éclair de chaleur et un souffle immense, de feu, de poussières et de débris.
Puis tout retombe. Tout se tait.
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EddyLeGallEddyLeGall   21 août 2017
Un miracle balistique. Un vacarme de fin du monde. Un missile de soixante-cinq tonnes lancé sur les rails de sa portance. Jusqu'au bout, la vitesse au sol se maintient à 700 kilomètres heure. Pleine charge et pleine face. Une force cinétique aberrante. Plus d'un milliard de Joules.
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AeternaAeterna   13 février 2019
Il y a une fatalité, là-dedans, quelque chose de mythologique, de biblique. Le Diable est un archange déchu. Un doux rêveur rappelé aux contraintes du réel. Tu voulais le ciel, mais ils ne t'ont pas laissé le choix. Tu n'étais pas le genre d'homme à rester sur Terre. Tu as l'orgueil d'Icare, et l'orgueil de Satan. Tu as touché le soleil et on veut maintenant te couper les ailes, et te jeter sur Terre. Très bien. Tu aimes mieux régner en enfer que servir au ciel.
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AeternaAeterna   13 février 2019
Les gens comme lui sont des monstres, voilà la vérité. Ils entrent parfois dans ce monde, et le traversent, et y répandent l'épouvante, parce qu'ils ne sont pas d'ici.
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EddyLeGallEddyLeGall   21 août 2017
Un missile de soixante-cinq tonnes lancé sur les rails de sa portance.
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Videos de Laurent Obertone (44) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurent Obertone
Chaîne officielle TVLibertés - 26 sept. 2020 L'Eloge de la force avec Laurent Obertone - Le Samedi Politique
Et si nous étions devenus des animaux asservis ? Des êtres départis de leur libre arbitre et du plus simple petit pan d’autonomie. Et si la crise du Covid n’était que les prémices du futur qui nous attend ? L’Etat omniprésent qui régit les vies des "Monsieur Moyen" amorphes joue-t-il encore dans le camp du peuple ? Est-il encore temps de réagir ? Peut-on encore s’émanciper de cet Etat mastodonte qui perfuse ses propres victimes ? Avec "Eloge de la Force", son 8ème opus, Laurent Obertone revient dans un livre choc, qui dérange, qui bouleverse, qui secoue. Et c’est son objectif. Il est encore temps de redevenir des humains debout !
+ Lire la suite
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