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EAN : 9782253079514
352 pages
Le Livre de Poche (30/08/2023)
4.25/5   53 notes
Résumé :
" Et la nuit tombe sur Oujda, enveloppant dans l'épaisseur de son manteau toutes les détresses et toutes les espérances. Humaines ".

Après avoir tenté l'aventure à Rome, le héros est rapatrié au Cameroun, son pays natal. En quête de sens, porté par l'amour de Sita, sa grand-mère, il s'engage dans une association qui lutte pour éviter les départs "vers les cimetières de sable et d'eau" . Au Maroc, il rencontre le père Antoine, qui accueille des réfugi... >Voir plus
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"Les Lumières d'Oujda", c'est une traversée littéraire humaine, poignante, multiple par les formes proposées : cri, chant, récit, documentaire, slam, poésie ... pour témoigner de vies tourmentées, ballottées, en fuite, en partance pour un ailleurs pas forcément plus vert et difficilement atteignable.

Personnellement, je me prends une claque à chaque fois que des mots touchent des vies humaines en difficulté. Ici il est question de nos semblables hommes, femmes, ados, enfants ... « Elles et Ils, Ulysse modernes. / Résistants, résilients magnifiques. » qui rejoignent la route parce que rester dans leur pays n'est plus possible, n'est plus humain, n'est plus vivable, n'est plus. Rester c'est ne plus être libre. Ne plus être soi-même.

« Se parler.
S'écrire.
S'ouvrir.
Se demander comment on va.
Et où on en est.
De son chemin.
Intérieur.
Son parcours, sa traversée.
De toutes les frontières, qui nous rapprochent ou nous éloignent. de nous. du monde.
Je crois au pouvoir de la parole. Je crois à la résilience.
Par les mots.
Les nôtres.
Et ceux d'autres, aussi.
Tuteurs.
Professeurs.
D'espérance.
Qui peuvent.
Nous aider, nous soigner, nous accompagner.
Sur la route de nous-mêmes. »

Marc Alexandre Oho Bambe, vos mots n'empruntent pas un chemin facile, ils s'alignent à la ligne souvent d'une manière singulière. J'ai aimé votre sens de la formule, votre déroute des mots, des maux. Sur le fil menaçant, des vies ... s'inventent, se rencontrent, s'aiment, se découvrent, se fracassent aussi.

Et quel témoignage vous nous livrez en postface ! « "On" ne peut rien faire pour les migrants, on ne peut pas aider "ces" gens-là ? » Des petits mots qui restent en travers de la gorge, c'est sûr.

Les Lumières d'Oujda, un roman polyphonique qui nous entraîne sur les routes de l'exil.
Profondément humain, empreint de poésie, d'amour, de vibrations. Des trajectoires de vies qui ébranlent.

« Bonjour mon frère, comment va ta douleur ? »

« Il y a des phrases comme ça étincelles éternelles.
Des phrases qui font.
Du bien.
Et donnent.
Lumière et force.
Pour continuer.
La marche du monde ....
Même quand.
Rien ne marche. »
Lien : https://seriallectrice.blogs..
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Superbe découverte ! Pourtant le nom de l'auteur m'était totalement inconnu avant de lire « Les lumières d'Oujda » – quel étonnement d'éprouver la joie apportée par ce roman poétique.

Je l'ai terminé en quelques jours seulement, presque déçu d'arriver déjà à la dernière page ! Les personnages sont attachants, je les garde tous dans mon coeur une fois le livre refermé. le personnage principal, Mano raconte. A travers lui, on peut penser que c'est aussi l'auteur qui s'exprime. Après une traversée entre la vie et la mort, dont on ne saura que peu de chose, et un passage à Rome, il rencontre Mélodie. Mais sans papiers, « extra-comunitare » comme il dit, dealant « un peu » de shit et autres stupéfiants, il est vite rapatrié au Cameroun après un séjour en prison. Il s'engage alors dans une association qui lutte contre les départs « vers les cimetières de sable et d'eau ». Sa seule famille est Sita, sa grand-mère, à qui il voue admiration et amour. Son engagement le conduit à Oujda, rue d'Acila, où le père Antoine et Imane accueillent des réfugiés. Imane avec qui il fera un bon bout de chemin et trouvera l'amour. A partir de là se racontent par touches, par poèmes, par flots de paroles comme un slam, les récits de vie de Yaguine et Fodé, Youssef, de Swaeli, de « la folle » et de ceux qui n'ont pas renoncé à oeuvrer pour l'humanité : Leila et Imane, le père Antoine, Ibra et Mano lui-même.

En suivant Mano, le récit nous embarque à Douala, dans le quartier Bonaprisa, à Mongo le long du fleuve Wouri, à Oujda au Maroc. Autant de lieux évoqués avec la force du chez soi quitté douloureusement par les « fugees ». Les pas des réfugiés nous parlent de la Libye « détruite. Déboussolée, sans Khadafi. Dictatueur éclairé, regretté parfois. Par un peuple à l'agonie », Tanger (quartier Boukhalef), Casablanca, Conakry, les camps de Moria à Lesbos, les camps de Wadi Khaled et Aarsal au nord Liban. Mais aussi dans le Tarn à Cordes-sur-ciel – clin d'oeil à Albert Camus qui a su si bien écrire sur la beauté de cette cité.

Les influences littéraires de l'auteur sont multiples : signe d'une belle maturité, le récit emprunte aussi aux grands auteurs : Albert Camus (aux hommes eux-mêmes de donner sens à leur vie), le Grand-papa Aimé Césaire bien sûr, René Char et même l'Odyssée d'Homère quand il parle des Ulysses fugueurs (les fugees). Je suis tenté d'ajouter Jacques Prévert par cette poésie de la simplicité, épurée jusqu'à l'extrême qui vise et touche au but sans détour. Fils spirituel de Jacques Prévert avec une allure de Charlie Chaplin ! C'est l'image qui me vient pour cet auteur, plutôt pas mal comme filiation artistique...

La forme générale est le poème avec des variations inouïes, tout à fait originales : quelquefois un mot sur chaque ligne comme s'il fallait économiser, prendre le temps de savourer le sens, apprécier la force de la respiration, donner une valeur à chaque idée ; à d'autres moments ce sont des pages hallucinées sans ponctuation en texte italique et caractères droits mêlés. Calme et détermination à exprimer ce qui a du mal à l'être totalement : la grande question du livre : Pourquoi on part ? Les langues se mélangent avec le camfranglais (argot camerounais à base de français, d'anglais et de langues camerounaises) et d'arabe. Curieusement le talent de l'auteur permet de lire sans effort. C'est un concentré de sentiments, il y a peu de détails inutiles, seulement le vécu profond qui seul compte pour le poète. Quand il fait parler sa grand-mère ce sont quelques mots de la langue de celle-ci qui sont choisis, comme un respect à sa culture. J'ai été très impressionné par le poème « La route » quand, au tribunal de l'Histoire, il appelle celle-ci à la barre des témoins.

C'est une lecture passionnante et un livre édifiant, un beau texte en lien avec l'actualité immédiate et à venir – le réchauffement climatique ajoutera bien des déplacements. J'ai eu le sentiment de lire un auteur majeur du moment, le slam prenant sa place dans une poésie réinventée dans la forme pour réenchanter le monde. Un possible retour de la poésie, une vraie bonne nouvelle si elle parvient au plus grand nombre via le pouvoir de diffusion des médias et d'internet, terminant sa mue en livre de cette qualité. Des slameurs sont cités, véritables poètes modernes : Mc Solaar, Keny Arkana. J'ajouterais pour ma part Grand Corps Malade et... Capitaine Alexandre, ce dernier étant le nom de scène de Marc Alexandre Oho Bambe.

En marge de ce livre impressionnant et utile au lecteur, célébrant l'amour de la vie, de la beauté des choses et de certaines personnes, il est émouvant d'écouter la voix douce et fluide, à la clarté musicienne, d'un écrivain, poète et slameur à découvrir absolument si ce n'est déjà fait. Je remercie Babelio et Calmann-Levy de m'avoir mis dans les mains les écrits d'un écrivain-poète qui sera classé d'emblée dans mes auteurs majeurs et dont je vais suivre la production.

J'ai poursuivi cette lecture par un livre de poésie : « de terre, de mer, d'amour et de feu », édité en juin 2018. Ce recueil de facture plus classique sur la forme, uniquement composé de poèmes sans emprunts d'autres langues, confirme pour moi l'immense talent de l'auteur.

L'auteur : Marc Alexandre Oho Bambe est né en 1975 à Douala au Cameroun. Il est le fils d'une professeure de français, de lettres et de philosophie et d'un homme de culture, fonctionnaire et mécène. A 17 ans il quitte le Cameroun pour venir s'installer en France à Lille. Après des études littéraires et d'attaché de presse, il enchaîne les concerts de slam – sous le nom de Capitaine Alexandre –, les livres et les chroniques dans les médias. Son oeuvre, déjà bien fournie, a reçu plusieurs prix et distinctions. Marc Alexandre Oho Bambe enseigne depuis une dizaine d'années et transmet le goût de la littérature, de la poésie, faisant connaître le slam comme moyen d'expression, invitant à mettre des mots sur les enjeux du monde, à faire preuve de sens critique, de subjectivité et à appliquer les principes de citoyenneté.
******
Avec sur mon blog clesbibliofeel une photo personnelle à partir de la belle couverture bleue du livre et une illustration sonore avec Mc Solaar, Caroline, en version symphonique ainsi qu'un slam émouvant de capitaine Alexandre, l'auteur de ce livre. A bientôt !

Lien : https://clesbibliofeel.blog
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Les lumières d'Oujda Marc Alexandre Oho Bambe Calmann- Levy
Le narrateur est de retour au Cameroun. Passée l'humiliation d'un retour "tous frais payés", soutenu et aimé par Sita, sa grand-mère, il redresse la tête. " Certes les hommes sont des loups pour les hommes" mais il y des Justes, "des femmes et des hommes qui oeuvrent pour l'humanité, au sens le plus noble du mot, pour que celle-ci ne se défasse pas, pas totalement." C'est donc là que ses pas le mèneront, c'est là qu'il peut aider et accompagner.
D'Oujda, à Beyrouth, Tanger, Lesbos, Douala, Paris , Calais , il va sillonner les routes, rencontrer, écouter ceux et celles qui sont partis. Eternelle question : pourquoi être parti?
Il croisera la route d'Imane à Oujda et sa vie deviendra lumineuse.
Marc Alexandre Oho Bambe est un artiste du mot, du rythme. Narration poétique, poésie narrative, les mots crépitent, se lisent à haute voix pour n' en perdre ni la saveur ni la teneur. Un texte qui bouscule, qui ne se laisse pas apprivoiser de prime abord. Au lecteur d'aller au devant des mots, de se laisser envahir, bousculer, happer par eux. Une lecture à multiples facettes, plus récit-enquête que roman , un texte à découvrir.
Merci aux éditions Calmann-Levy pour ce partage #LeslumièresdOujda #NetGalleyFrance
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On est passés à coté de ce livre pourtant précédé de belles critiques.. une belle histoire pleine d'humanité entre Italie et Cameroun mais hélas la plume poétique Marc Alexandre Oho Bambe entre slam et incantation nous a laissé un peu sur le carreau...
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Le narrateur qui vit à Rome est rapatrié dans son pays, le Cameroun. Il va alors s'engager dans une association qui lutte pour éviter les départs « vers les cimetières de sable et d'eau ». Son chemin va le mener au Maroc où il va rencontrer le père Antoine et Imane qui accueillent des réfugiés.

J'avoue avoir eu du mal à entrer dans ce livre, à cause de sa forme, de ses mots rappés, slamés, déclamés, ponctués. Je vivais une situation quasi schizophrénique : je saluais le travail sur les mots, sur le rythme, sur les rimes, sur le double sens, et en même temps je me disais « c'est intéressant mais ça n'est pas pour moi ». Quelle andouille !

Peu à peu ces mots que je voulais mettre à distance m'ont happée, m'ont emportée dans leur danse, dans leur mouvement et j'ai succombé.

C'est un livre qui sort des sentiers battus, qui nous bouscule un peu pour mieux nous ferrer. J'ai eu parfois la larme à l'oeil, émue par la puissance des mots de l'auteur. Lorsqu'on touche au sujet dramatique des exilés, des réfugiés, des gens qui fuient l'horreur de la guerre ou la famine ou tant d'autres situations extrêmes et qui tentent de rejoindre l'Europe au risque de leur vie, je suis touchée, surtout lorsque l'auteur travaille les mots en orfèvre comme c'est le cas ici.

« Les mots qui nous saignent sont souvent aussi ceux qui nous signent, nous soignent et nous sauvent. »

Et puis, au-delà des mots, il y a des personnages, qui ont vécu des horreurs au long de leur exil, qui ont espéré, qui préfèrent mourir en marchant que mourir statique dans leur pays qui les opprime, qui les empêche de respirer, de vivre. Il y a ceux qui vont mourir, et ceux qui vont vivre, qui vont aimer. C'est un roman tragique, mais c'est aussi le roman de l'espoir, de la vie proclamée.

C'est un livre à lire à voix haute, à lire et relire, il faut s'en imprégner. Ce sont des variations rythmiques, la musique des phrases change d'un chapitre à l'autre, elle se fait parfois langoureuse , saccadée ou frénétique. Les mots sont poésie, les mots sont danse, les mots sont théâtre. C'est jubilatoire.

Je comprendrais qu'il ne plaise pas à certains ou certaines, ceux ou celles qui ne sont sensibles qu'à l'histoire contée et pas aux mots, au style, à l'écriture, à la poésie.
Lien : https://krolfranca.wordpress..
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Se parler.
S'écrire.
S'ouvrir.
Se demander comment on va.
Et où on en est.
De son chemin.
Intérieur.
Son parcours, sa traversée.
De toutes les frontières, qui nous rapprochent ou nous éloignent. De nous. Du monde.
Je crois au pouvoir de la parole. Je crois à la résilience.
Par les mots.
Les nôtres.
Et ceux d'autres, aussi.
Tuteurs.
Professeurs.
D'espérance.
Qui peuvent.
Nous aider, nous soigner, nous accompagner.
Sur la route de nous-mêmes.
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Ma soeur, mon frère, mon coeur
Les hommes détestent les hommes
Quand ils n'ont pas de raisons
Ils en cherchent et à force
De réflexion et d'autopersuasion
Ils finissent par trouver
Ils finissent
Par trouver
La douleur
Et la mort
La douleur
Et la mort
De l'humanité
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Des fugees.
Comme s'appelaient certains jeunes, entre eux, fugees.
En hommage peut-être, à Lauryn, Wyclef, et Pras.
Fugees.
Hip-hop.
Résistance.
Résilience.
Espérance.
RAP (Réapprendre à parler), c'était bien de cela qu'il s'agissait, aussi.
Réapprendre à parler.
Pour se défaire de l'orage.
Dire, être. Au monde. Présent à soi et à ses rêves.
Déportés.
Dire, être. Au monde.
Se réunir. Se recentrer. Se renouer. Se retrouver.
Après la perte. De tout repère humain.
Chez soi.
Chez l'autre.
L'autre qui nous a marchandisés, esclavagisés, moqués, humiliés, tabassés, volés, emprisonnés, expulsés.
L'autre.
L'enfer c'est, parfois.
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Parce que Boko Haram parce que Daech parce que dans nos pays parfois nous sommes des morts en sursis et partir dès l’aube devient dès lors la seule porte de sortie de la nuit la seule porte de survie la seule porte de secours de la vie qu’on assassine chez nous pour un oui pour un non on part parce qu’on est prêt à endurer le pire pour trouver le meilleur on part parce qu’on est déjà mort noyé mille fois dans la Méditerranée de nos vie tristes prises au lasso nos vies lassées de la folie des rois qui tiennent en laisse nos destinées et ne nous laissent aucun droit à l’existence ne nous laissent aucun autre choix que de partir parce qu’on a le sentiment de waka en clandos depuis le préau depuis le landau même et nos fardeaux sont moins lourds quand ils prennent l’eau cours petit cours vers la pluie cours vers elle encore elle toujours elle la vie miracle qui sauve aussi la vie cri dense de cymbale du soleil qui tape sur la peau tape tape sur la peau la vie au ciel bleu écru la vie encore elle parfois belle la vie encore et toujours elle aux senteurs de jasmin et de lavande la vie aux odeurs d’étoile absinthe la vie qui nous enfante nous enchante nous déchante nous réenchante nous redéchante puis nous offre ailleurs de nous réenfanter encore toujours encore toujours encore et toujours dans la lumière infinie du jour que nous portons toutes et tous en nous et au-delà de nous...
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Mais comment faire face, entendre l'indicible, même quand c'est notre métier d'écouter ?
Comment accueillir ces paroles de rescapés ?
Comment soutenir les regards d'enfants, d'adolescents, de femmes et d'hommes, réduits en esclavage, puis à néant, brisés par leurs semblables humains. Humains ?
Comment garder la juste distance, avec ses émotions et les leurs, la terreur dans leurs yeux, la solitude de celles et ceux qui ont tant marché, marché la terre tonnerre au coeur ? Comment, oui, comment ne pas penser qu'il est trop tard, trop tard pour arrêter l'hécatombe, entraver la fin du monde, trop tard pour empêcher l'humanité d'exploser ? Comment ?
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