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ISBN : 2843046955
Éditeur : Zulma (03/04/2014)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 368 notes)
Résumé :
Dans le vacarme ordinaire d’un réveillon à Reykjavík, entre feux d’artifice et bouchons de champagne, Maria n’entend rien de ce que Floki, son mari, lui annonce. Grave décision longtemps mûrie : il la quitte pour un autre. Car la personne qu’il aime n’est autre que son collègue à l’Institut de recherche mathématique où ils mènent tous deux des investigations sur la théorie du chaos. Jusqu’à cette heure précise, Maria était encore une jeune femme rayonnante, flanquée... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (103) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  20 octobre 2016
Tandis que le champagne coule à flot et que les feux d'artifice embrasent le ciel en ce 31 décembre, María peine à entendre les mots de son mari, Flóki, alors obligé de les lui répéter plus distinctement. Des mots qui, à coup sûr, vont irrémédiablement changer le cours de leur vie puisque Flóki lui annonce qu'elle est la dernière femme de sa vie et qu'il la quitte pour son collègue et amant, lui aussi prénommé Flóki. Pourtant, rien ne laissait présager une telle situation. Un mari attentionné qui la couvrait de cadeaux et un père exemplaire avec les jumeaux, Björn eBergthóra. Pourtant, à bien y réfléchir, il rentrait toujours très tard du boulot et s'absentait souvent. María doute, se remet en question, se reproche de n'avoir rien vu venir et se penche sur son passé, sa voisine de l'entresol étant toujours à l'écoute, et tente d'envisager un avenir sans lui... 
Auður Ava Ólafsdóttir nous plonge en plein coeur d'un drame familial. Son mari ayant fait son coming-out, María se retrouve du jour au lendemain seule face à toutes ses questions et à son quotidien qu'elle doit gérer. Ce roman, à l'intrigue simple, décrit avec précision le deuil de ce mariage, les relations parfois compliquées entre hommes et femmes et la reconstruction. L'auteur dépeint une galerie de personnages un brin fantasques et décalés, notamment ce père biologique qui refait surface ou Perla, la voisine naine, psychanalyste et nègre pour un auteur de polars, véritable guide spirituelle. Dans ce roman linéaire, presque froid et manquant de profondeur, l'on peine à s'attacher à María, comme tenu à distance de ce qui se joue. Un roman déroutant, sans éclats et douceâtre.
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Aela
  16 avril 2014
Un petit bijou ce livre. Je n'avais pas franchement adoré « Rosa candida » mais ici je suis convaincue. Tout sonne juste, et pourtant le sujet abordé est un peu délicat.
Maria est une jeune femme islandaise qui vit avec Floki ; ils ont deux jumeaux en bas âge.
La veille du Nouvel An, Floki annonce à sa femme qu'il va la quitter pour vivre avec son collègue, avec qui il entretient une liaison depuis un certain temps.
Stupeur dans un premier temps pour Maria, qui s'interroge et regrette de ne rien avoir remarqué tout au long de ces onze années de vie en couple.
Au fur et à mesure des questions qu'elle pose à son ex-mari, elle se rend compte que Floki est toujours resté attiré par les hommes, même s'il vivait avec Maria.
« Tu resteras la femme de ma vie » , lui dit-il, sans doute la dernière femme de sa vie.
Maria va trouver réconfort auprès de sa voisine, conseillère conjugale et peu gâtée par la nature (elle est naine).
Maria va retrouver ensuite son père biologique.. et une surprise l'attend.
Les sentiments sont dépeints avec beaucoup de justesse et de délicatesse, on est plein d'empathie avec Maria qui assume la situation comme elle peut.
C'est à la fois dur et plein de sensibilité..
Vraiment un beau livre pour ces vacances de printemps..
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tynn
  12 septembre 2014
Je ne sais pas vraiment pas sur quel pied danser en refermant ce nouveau livre de l'auteur de Rosa Candida et de L'embellie!
Que se passe-t-il donc dans sa tête pour nous donner des histoires à la limite de l'invraisemblable, dans un univers d'humour très personnel?
Un soir de réveillon, entre explosions de feux d'artifices et bouchons de champagne, Floki quitte Maria pour un autre homme, laissant la jeune femme dévastée par ce coming out.
Le lendemain, la vie de famille atomisée se poursuit: jeunes enfants à s'occuper, escalier à déneiger, chatte à retrouver...Maria vit dans un cocon de désespoir et d'incompréhension. Mais elle prend sur elle et avance comme elle peut.
N'étant pas une adepte des romances contrariées et des sentiments surjoués, j'ai apprécié cette histoire de vie conjugale racontée factuellement. le choc émotionnel est très perceptible, criant de réalisme dans la description des petites choses quotidiennes faites en mode automatique, à travers lesquelles la douleur transperce.
Ce ton distancié laisse effleurer les sentiments avec une extrême pudeur. Pas d'éclats et de drame. Les pensées morbides ne sont pourtant pas loin et la narration prend parfois une forme aussi glaçante et sombre que ces journées polaires aux trois heures de clarté. L'histoire se poursuit peu à peu, sur le fil du rasoir, nous mettant en position d'attente craintive de catastrophe imminente ( un lac gelé, une tempête, un couteau, un bain de mer glacée...)
Un roman bien déroutant mais qui possède un charme indéniable par son originalité: il semble toujours faire un grand écart entre humour et tristesse pour évoquer le désordre des sentiments. La symbolique est parfois un peu poussive mais l'ensemble ne manque pas de créativité. Et le meilleur du roman, ce sont les personnages périphériques, comme des clowneries, des bizarreries: une naine psychologue, auteur des romans policiers, un plombier-poète chasseur de renards, un père biologique inconnu...cela confère au récit un coté "bouffon" insolite.
Il reste à se laisser porter, ne pas chercher d'explications rationnelles. L'univers de Audur Ava Olafsdottir est décidément bien à la frontière de l'onirisme.
On aime ou pas...Moi, je m'interroge encore.
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canel
  02 septembre 2015
Que peut-il arriver devant un feu de cheminée chez un couple d'amoureux un peu avant minuit un 31 décembre ? Rien de dramatique si le sapin de Noël ne grille pas. On mange, on boit, on attend les douze coups pour s'embrasser et se souhaiter mutuellement le meilleur pour l'année à venir...
María tombe de très haut quand Flóki, son mari depuis onze ans, lui annonce à ce moment-là qu'il part le soir même pour aller vivre avec son collègue et associé, la laissant seule avec leurs jumeaux de deux ans et demi. Ils s'entendaient bien, Flóki était tendre et doux avec elle, María n'a rien vu venir... Les jours suivants, elle continue à mettre un pied devant l'autre et à s'occuper de ses enfants, elle ne s'énerve pas quand Flóki débarque à l'improviste pour récupérer des affaires, sans sonner, ouvrant avec sa clef, lui répondant froidement que non, il ne reviendra pas. Elle souffre sans lui faire de reproches, ne cesse d'espérer le retour de celui qu'elle appelle encore "son mari" (ni "ce connard", ni "ce salaud", par exemple). Elle s'interroge, échange beaucoup avec sa voisine, trouve un soutien précieux chez cette petite femme haute en couleur (naine, psy, conseillère conjugale et nègre littéraire de romans policiers) : est-ce différent lorsque votre compagnon vous quitte pour un autre homme ? La question n'est plus tout à fait la même : il n'est pas parti pour me fuir, mais parce qu'il change d'orientation sexuelle - ou, en l'occurrence, il choisit de vivre pleinement et ouvertement son homosexualité, ne se satisfaisant plus d'aventures clandestines "dans le dos" de son épouse.
On tourne avec María autour de ces questions. Elle ressasse aussi les souvenirs de sa vie de couple, certains prennent une autre signification maintenant qu'elle "sait". Il ne se passe pas grand chose dans cette intrigue, j'ai craint de m'y ennuyer. Et non. Même plaisir de lecture qu'avec 'L'embellie', grâce à la délicieuse plume de l'auteur, sa sensibilité, son talent pour décrire des petits riens pris sur le vif (des postures, des gestes ou des mots d'enfants anodins, par exemple), parler avec finesse de sujets qui touchent, donner vie à des personnages attachants, et même nous faire sourire alors que le sujet ne semble pas s'y prêter. Il y a des points communs entre les trois romans de l'auteur : l'Islande bien sûr et "l'âme des insulaires" (que l'auteur revendique), la parentalité, le couple, le voyage comme parcours initiatique lorsqu'une vie est à reconstruire...
Beau et émouvant.
J'avais moins apprécié 'Rosa Candida', plus "naïf". Coup de coeur en revanche pour 'L'embellie'.
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manU17
  06 juillet 2014
« Il faut du courage pour oser changer de vie [...]. »
Soirée de la Saint Sylvestre. Les douze coups de minuit viennent de retentir. C'est ce moment, plutôt inattendu mais hautement symbolique, que Floki choisit pour annoncer à sa femme, Maria, qu'il la quitte pour aller vivre avec Floki, son collègue de travail. Pour Maria, le choc est rude. On le comprend aisément. D'autant plus rude, qu'elle n'a rien vu venir, elle ne s'est jamais douté de rien. C'est tout son univers, tout ce en quoi elle a cru jusqu'ici qui s'effondre. Entouré de ses deux enfants, les jumeaux, garçon et fille, comme un couple en miniature, et de sa voisine naine Perla, nègre et conseillère conjugale, Maria tente de faire face…
« Celui qui part n'est jamais le même que celui qui revient. »
Un livre sur la vie de couple et sur la dualité en générale. Tout au long de ma lecture, le chiffre deux revenait sans cesse, parfois de manière anodine, parfois de manière évidente. Floki et son amant ont tous les deux le même prénom. Les deux jumeaux. Les deux niveaux de la maison. L'entresol habité par Perla qui comme un elfe bienveillant veille sur Maria, l'aide à y voir plus clair, et l'étage où vit Maria. Ou encore la double vie de certains personnages sur laquelle je ne m'étendrai pas pour ne pas trop en dire. Les deux pères. Mais chut !...
« Un mariage réussi ne dure pas forcément jusqu'à la tombe. »
Ce qui m'a le plus surpris tout au long de ma lecture je crois, c'est de voir avec quel calme Maria gère la situation, sans cris, sans larmes, sans drames autrement dit avec intelligence malgré la douleur et la colère qui ne sont à aucun moment occultées mais simplement exprimées de manière inattendue. A chaque page, on sent poindre la tendresse de l'auteur pour ses personnages, ses petites pointes d'humour piquant et son sens de la répartie. Pour avoir eu l'occasion de la rencontrer et d'échanger, brièvement, quelques mots avec elle, elle a vraiment une personnalité attachante, ce genre de personne qu'on a d'emblée envie de connaitre davantage. Ses écrits sont là pour ça.
« L'improbable a bien plus de chances de se produire dans la vie que dans un roman. A la différence de la vie, ce qui se passe dans les livres est plutôt prévisible. »
L'exception, encore un petit bijou de délicatesse et de sensibilité signé de l'islandaise Audur Ava Olafsdottir.
« Tu es l'exception de ma vie, […] je me sentais bien avec toi mais je savais que ça ne pourrait pas durer éternellement. »

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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critiques presse (3)
Actualitte   21 août 2014
Ce qui enchante dans ce récit, c'est la tonalité jamais complètement tragique ni désespérée, toujours empreinte de tendresse et d'une fine drôlerie, réconfortante, gaie et sensible.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaPresse   26 mai 2014
En 2010, le public et la critique découvrent avec ravissement l'écrivaine islandaise Audur Ava Olafsdottir grâce à son très beau roman Rosa candida. Quatre ans plus tard, l'auteure «qui regarde la vie en biais» lance un troisième roman, aussi délicieusement décalé, agréablement étrange et finement écrit que ses précédents.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   06 mai 2014
Son roman n'est pas banal non plus, qui mêle profondeur et fantaisie, hiver polaire et mets roboratifs, dans une ronde de personnages aussi décalés qu'attachants.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   15 avril 2016
Non, je n'ai nullement éprouvé le besoin de rechercher mon père biologique, non, je ne suis pas d'avis que mon histoire soit amputée de moitié du fait que je ne connais pas mon père; on ne peut regretter ce qu'on n'a jamais eu et je ne vis pas avec le sentiment d'avoir à recouvrer une partie de moi-même. Pourquoi aurais-je besoin d'un père pour savoir qui je suis, d'ailleurs la biographie est le summum de la fiction et les souvenirs l'apogée de l'art poétique, de arte poetica. Il pourrait bien avoir travaillé dans un cirque et vivre dans une roulotte avec sa septième femme. Que dire à un homme qui disparu de la circulation juste après vous avoir fabriquée? Je me suis davantage intéressée à ma lignée maternelle. Quand on creuse assez loin dans la généalogie, on finit par voir émergér des cimetières glacés du nord du pays une aïeule "aimant la poésie mais de courte taille".
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manU17manU17   24 avril 2014
C'est d'ailleurs la première question que je pose à un patient lorsque s'éveille en lui le soupçon d'une infidélité : quelqu'un aurait-il récemment épousseté l'épaule de votre conjoint ? Voilà le signe infaillible qu'une autre personne a commencé à s'occuper de lui. On ne tripote pas le col de son collègue dans la rue sans qu'il y ait anguille sous roche.
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mesrivesmesrives   14 avril 2016
Ce qui m'a sauvée, ça a été de penser hors des sentiers battus. Au lieu de me morfondre en m'apitoyant sur moi-même quand on me martyrisait, je me suis mise aussitôt à transformer en conte la réalité de ces moments. On peut dire que c'est l'écriture qui m'a fait passer par le trou de la serrure. « Je suis grande à l'intérieur » , a été ma réaction quand ma mère m'a expliqué que j'étais une naine et qu'on n'y pourrait rien changer. J'avais trois ans.
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marina53marina53   20 octobre 2016
La vie n'est que souffrance et déception, il faut s'y résigner, c'est normal d'en baver et de gâcher sa destinée. (..) Les gens refusent de regarder en face ce monde truffé d'éclats de verre et d'admettre qu'une souffrance profonde aiguise la perception et donne de la valeur à l'existence.
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canelcanel   01 septembre 2015
A présent, au terme de onze années de vie commune, c'est à ce luminaire fabriqué en série [offert par sa mère] que mon mari attribue une valeur sentimentale particulière.
L'envie de lui enfoncer une dague dans la poitrine me taraude. Seule la pensée des jumeaux confiés à des inconnus parce que leur mère serait en prison pour homicide me retient de bondir dans la cuisine et m'emparer d'un grand couteau. Si je lui avouais cette envie de lui arracher le coeur, il me dirait : "C'est normal. Au début. Et puis tu t'en remettras."
(p. 129-130)
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Videos de Auður Ava Olafsdottir (12) Voir plusAjouter une vidéo
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Auður Ava Ólafsdóttir - Lecture par PAGE 112 d'un extrait de L'embellie Zulma, 2012
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