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ISBN : 2811633146
Éditeur : Pika Edition (17/01/2018)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Un soir, alors qu'il était sorti pour rendre des DVD au magasin de location, Makoto est agressé par une étrange jeune fille qui lui donne le choix entre mourir ou devenir comme elle. À son réveil, Makoto est pris de vertiges et d'une irrésistible soif... une soif très étrange…
Le voilà désormais aux prises avec un instinct primaire qu'il ignorait jusqu'alors et contre lequel il tente de lutter. Combien de temps tiendra-t-il ?
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Lesvoyagesdely
  04 mars 2018
Shuzo Oshimi a un trait particulier, bien à part, mais des choses semblent se retrouver dans ses mangas. Il y a également un côté pervers voire malsain.
Les premières pages sont comme crayonnées et donnent une effet spécial, bien sympathique.
Tous ses mangas ont également la particularité de se lire assez vite, on retrouve le trait, et quelques images qui s'en dégage sont de toute beauté.
Ici, nous faisons la connaissance de Makoto, une sorte de souffre douleur qui se laisse faire, qui n'aime pas se battre. Rien n'a l'air si méchant que cela à la base, mais on l'envoie chercher le déjeuner pour plusieurs camarades, et en même temps on dit qu'on le payera plus tard. Timide et effacé, il se fait marcher dessus dans une société qui reconnaît toujours la loi du plus fort.
Il est plus ou moins ami avec l'ancien souffre douleur, qui le soutient mais de pas trop près.
Un soir, et ce malgré les informations il sort, et c'est là que sa vie va changer à jamais. On introduit les vampires, et j'ai hâte de voir si le mangaka va en faire quelque chose de spécial. Il se fait attaquer, et la vampire lui laisse le choix mourir ou devenir comme elle. Envers et contre tout, c'est la vie qu'il choisit !
Sa famille est soulagée de le retrouver en lui.
Il est sincère, et ne ment pas comme la majeure partie des gens, du coup il dit avoir été attaqué par une fille, ce qui lui vaut de nouvelles moqueries. Seulement, il n'a plus faim comme avant, il a soif mais une soif différente. A l'école, ce n'est pas facile de tenir le coup, en plus il est attiré vers certaines filles à cause du sang. Un sang que les autres ne voient pas mais que lui il sent.
Il va même se défendre plus, mais aussi parce qu'il perd pied par moment. Il essaye de résister à son désir qui lui fait horreur, il fera même ainsi la connaissance d'une camarade de classe, une jeune fille.
La fin nous laisse assez en plan, et c'est même surprenant que cette fille lui est demandé son aide. Mais pourquoi un tel changement chez ce personnage ? cela reste fou comme le regard de quelqu'un d'autre peut changer en un instant. J'ai hâte de revoir la vampire de la couverture, de découvrir son histoire et de voir comment va faire Makoto avec sa nouvelle condition, et comment il va vivre, survivre, se nourrir, voire continuer à s'émanciper.
Les vertiges de Makoto sont bien rendues et donnent de belles planches graphiques mais jusqu'où résistera-t-il ?
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Andrea2
  09 février 2018
Shuzo Oshimi nous accroche plutôt efficacement avec des thèmes assez récurrents de son parcours artistique, comme le rapport toxique entre fille et garçon, le milieu scolaire anxiogène, le borderline dans le traitement du harcèlement, le cadre familial basé sur le tacite et le non dit, la pulsion, le manque de reconnaissance..
Shuzo Oshimi, généralement particulièrement attentif à ses débuts de séries, a su cette fois encore se renouveler pour nous surprendre. Nous devenons les témoins sidérés des mésaventures de son personnage principal via ses seules sensations. Ses "vertiges" nous offrent autant de magnifiques vertiges graphiques. Les symptômes qui accompagnent sa transformation vampirique sont terriblement bien restitués (et d'ailleurs assez canoniques). On peut saluer aussi la très convaincante façon dont l'auteur exprime la tension nerveuse de Makoto, qui peut passer de l'abattement morbide à l'enthousiasme délirant (sur ce dernier point, une scène de nuit étoilée est fascinante).
En conclusion, je conseillerais cette lecture. La figure du Vampire permet de nous interroger sur le caractère névrotique des obsessions humaines et aussi peut-être nous prouve qu'entre "le monstre" qui inspire la terreur ancestrale et l'humain, il y a parfois peu. Dès lors, j'ai bien hâte de voir quelles pistes va explorer S. Oshimi dans les prochains tomes de cette histoire captivante.
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Kae_Morrigan
  28 juin 2019
Un manga dont j'avais entendu parler et qui m'avait intéressée du fait qu'il traitait du thème des vampires : « Happiness » de Shûzô Okimi, publié par les éditions Pika. « Makoto, souffre-douleur de sa classe, fait la connaissance d'une fille en haillons : après lui avoir sucé le sang et grièvement blessé, elle lui laisse le choix entre mourir et devenir comme elle. le jeune homme choisit de vivre et, de cette façon, ne subit plus ses camarades. Mais il réalise bientôt qu'il a quitté un enfer pour un autre. »
L'histoire est classique même si, pour ma part, je n'ai pas lu énormément d'histoires de vampires au lycée (je n'ai jamais lu et vu Twilight, Vampire Diaries ou Vampire Academy). Ce que j'ai trouvé intéressant, c'est que la transformation n'est pas totale, Makoto s'accroche à son humanité et ne comprend pas vraiment ce qui lui arrive, il ne change pas d'un coup, passant du gentil lycéen à un monstre sanguinaire juste après sa morsure. On comprend son désarroi quand la lumière l'éblouit ou que l'odeur des gens lui parvient et éveille ses sens accrus de vampire. Il fait peine à voir.
Concernant les autres personnages, pas grand-chose à signaler : il y a les harceleurs de Makoto qu'on trouve dans beaucoup de mangas, sa famille qui ne se doute pas de ce qui lui arrive, le vampire qui a mordu Makoto et dont on ne sait rien (mais le fait qu'elle soit sur la couverture prouve qu'elle a une certaine importance, on devrait la revoir par la suite). C'est Yukiko, la lycéenne qui essaie de lui venir en aide, qui se démarque pour l'instant, elle sera peut-être d'un grand soutien pour Makoto quand son côté vampire prendra de plus en plus le dessus.
Ce premier tome se lit vite, il n'y a pas énormément de dialogues, et les dessins peuvent paraître simplistes mais j'aime bien l'effet distordu lorsque Makoto a un malaise, pareil pour les décors de nuit dont le style m'a fait penser à Van Gogh, étrangement !
Je lirais bien la suite pour voir si l'histoire décolle : j'aimerais bien voir si Makoto a hérité de nouvelles capacités et s'il résistera encore longtemps à sa nature.
Merci aux éditions Pika pour cette lecture sympathique ! 🙂
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Minimouthlit
  30 mars 2020
Dans Happiness, Oshimi Shuzo ne s'étend pas sur l'immortalité des vampires, leurs pouvoirs ou encore la fascination et l'attirance qu'ils exercent sur les mortels. Non, il traite plutôt de toute la folie et l'incompréhension face à la transformation inexplicable de Makoto. Face à ces changements, il prend d'abord peur, tente de résister, de s'accrocher à son humanité, puis sombre peu à peu dans la folie. Il n'est pas le seul, car, tout autour de lui, les gens s'interrogent, sont terrifiés. Sa mère a peur de perdre son fils, son meilleur ami est intrigué par ses nouveaux dons, la fille qu'il aime s'inquiète et veut absolument le sauver. Et puis, il y a les gens qui ont peur de l'inconnu et veulent le voir disparaitre, mais également ceux qui, au contraire, souhaitent devenir comme lui, le jalousent, voire le vénèrent comme un dieu.
Et cette incompréhension, cette folie grandissante, entraine tous ces personnages dans une spirale d'évènements de plus en plus malsains et violents. Si Oshimi Shuzo prend son temps au début, le récit monte en puissance dès le quatrième tome et ne cesse de repousser les limites de l'horreur et de l'humain. le style graphique change d'ailleurs au fur et à mesure des tomes : plus le récit devient dur et les personnages fous, plus le trait devient hachuré et trouble, plus les couleurs se font sombres. C'est comme si on voyait soudain le monde à travers les yeux de personnes qui ont perdu tout sens des réalités. Cette évolution du dessin pour retranscrire la tension et la folie du récit est une vraie marque de fabrique d'Oshimi Shuzo et elle me charme complètement. Un mangaka discret, certes, mais qui va s'imposer comme une référence, ça, je n'en doute pas une seconde !
Lien : https://minimouthlit.com/202..
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garrytopper9
  20 avril 2019
Avec la sortie de « Les liens du sang », le nouveau manga de Ôshimi Shûzô, j'ai eu envie de vous parler de sa série précédente, « Happiness », que je lis depuis que les tomes ont commencés à être édités en France.
Vous connaissez peut-être déjà cet auteur pour ses présents manga : « Dans l'intimité de Marie » ou « Les fleurs du mal ». Pour ma part, je n'avais pas vraiment accroché à ces titres un peu trop perchés à mon gout. Les personnages étaient tous complètement fous ou trop instables pour que j'apprécie réellement leurs personnalités ou les péripéties de l'intrigue.
En ce qui concerne « Happiness », même si on reconnait tout de suite le style assez étrange de Ôshimi Shûzô, l'histoire fantastique prend le dessus sur l'étrangeté des caractères des protagonistes. J'ai donc beaucoup plus adhérée à l'ambiance de ce titre qu'à celle des précédents du mangaka.
Ce manga, dont le sixième tome vient de sortir sur le marché français, compte déjà neufs volumes au pays du soleil levant. Chaque tome se lit vraiment très très rapidement.
Parlons maintenant un peu plus en détail du manga lui-même. L'intrigue est inquiétante et mystérieuse. C'est une histoire de vampire vraiment sombre qui se construit petit à petit sous nos yeux. le lecteur débarque dans un univers où des monstres rodent dans l'ombre. Tout comme le personnage principal de cette intrigue, on ne détient d'abord aucune information. Notre compréhension des évènements se fait au fur et à mesure que les choses se produisent devant nos yeux impuissant.
Je n'en dirai pas beaucoup plus sur l'histoire de façon volontaire pour éviter de vous spoiler des éléments de l'intrigue. Je trouve personnellement que la surprise fait parti intégrante de cette oeuvre qui serait gâchée par une trop grande connaissance préalable du déroulement des évènement.
L'univers graphique est tout simplement sublime. Il contribue beaucoup à l'ambiance générale du titre et donne une intensité et un impact très lourd aux moments clef du récit. Ne vous fiez d'ailleurs surtout pas à l'apparence enfantine des personnages. C'est une oeuvre très adulte et sanglante qui nous est proposée dans « Happiness ».
Je vous conseille donc vivement de tester au moins le premier tome de cette série si le résumé vous attire ou si quelques uns de mes arguments ont fait mouche et vous ont donné envie de tenter l'aventure. Ce titre ne pourra pas plaire à tout le monde, mais ceux d'entre vous qu'ils ne rebutera pas seront forcément conquis. Ce qui est certain c'est que « Happiness » ne laissera personne indifférent !
Lien : https://chezxander.wordpress..
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critiques presse (3)
BoDoi   05 décembre 2018
On a parfois du mal, lorsqu’on lit les premiers tomes d’un Oshimi, à trancher entre superficialité décevante et simplicité salutaire : ses récits ne semblent pas raconter grand chose et paraissent très formalistes. Mais par leur épure, ils capturent la quintessence d’un sujet sans s’éparpiller.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD   27 février 2018
Une troublante histoire de vampire, sur un registre plus intimiste que gothique, inscrit dans la perspective de l'adolescence. Une jolie entame par l'auteur des "Fleurs du Mal".
Lire la critique sur le site : ActuaBD
LeMonde   13 février 2018
Cette nouvelle série est signée Shuzo Oshimi, mangaka spécialiste des scénarios dérangeants et réfléchis sur la puberté.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
boumabouma   09 avril 2018
Hier, si tu n'avais pas été là...
Je ne sais pas ce que j'aurais fait...
Ça aurait pu très mal tourner !
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Videos de Shuzo Oshimi (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Shuzo Oshimi
Shino ne sait pas dire son nom, en librairie le 19 mars 2020 !

Aujourd'hui est un grand jour pour Shino : elle entre au lycée ! Timide et renfermée, la jeune fille rêve de prendre un nouveau départ et de se faire enfin des amis. Mais ce qu'elle redoutait finit par arriver… Au moment de se présenter, elle bute sur son propre nom. Incapable de le prononcer, elle devient la risée de la classe ! Shino est atteinte d'un trouble de la parole. Complexée depuis l'enfance par ce handicap, elle préfère se tenir à l'écart plutôt que d'affronter le jugement des autres. Pourtant, le vent tourne quand elle rencontre Kayo… Avec courage et maladresse, les deux adolescentes vont se lancer dans un projet artistique aussi original que libérateur ! Shuzo Oshimi, auteur intimiste des Fleurs du mal et des Liens du sang, nous livre une nouvelle facette de son talent. Atteint à l'adolescence du même trouble de la parole que Shino, il dépeint les émotions de son héroïne avec une délicatesse unique.
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