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EAN : 9782757800072
153 pages
Points (01/06/2006)
3.15/5   43 notes
Résumé :
Véronique Ovaldé
Le sommeil des poissons


Tout en haut du mont Tonnerre, dans un drôle de village peuplé de femmes, l'une d'entre elles, la mano triste, attend patiemment dans sa maison à courants d'air.

Elle attend les hommes qui remontent du fleuve à chaque saison douce, et surtout Jo géant, avec son cœur tout miel…

Ses élans passionnés vont faire peur à Jo, qui se retrouve enfermé chez elle. Un voyage aux... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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J'ai lu le sommeil des poissons dans le tram pour l'essentiel et un peu avant de m'endormir aussi car lire ce livre c'est accepter de rentrer dans un univers fantaisiste, c'est se laisser bercer au rythme des mots de cette auteure.

Ce livre est son premier roman et on trouve dans celui ci ce que j'aime dans l'écriture de cette femme ; tout un univers poétique et onirique et une place particulière pour les personnages féminins. Bien sur les hommes sont présents aussi car souvent l'amour est aussi un des thèmes de prédilection de Véronique Ovaldé. Ici les deux figures masculines sont représentées par le grand Jo et le petit Bikiti ( et pas Bikini c'est juste pour voir si vous lisez bien tout lol).

Ces deux là forment un duo particulièrement particulier ! Et j'ai aimé suivre leur périple comme pour des représentations de cirque. Avec ce grand Jo pas très futé mais fort et beau et ce Bikiti malin qui compte sur le grand pour s'enrichir.

Les femmes elles n'ont besoin des hommes que pour concevoir leurs marmailles. La Mano triste est comme une espèce de prêtresse de la nature féminine. Elle attends l'homme qui la fécondera. Et cette homme sera le grand Jo ... Pauvre de lui.... Mais voilà... je ne peux vous en dire plus...

J'ai aimé ce premier roman de Véronique Ovaldé, comme j'ai aimé les deux autres que j'ai déjà lu :

Ce que je sais de Vera candida

Des vies d'oiseaux

Lire ces romans c'est accepter une part de non réalisme, c'est se rendre sur une terre onirique où il n'y a pas forcément de règle et pour ma part je m'y rends toujours avec plaisir.

L'écriture de cette auteure est pour moi un enchantement, une façon différente de raconter des histoires qui nous emmènent loin à un rythme particulier qui me convient tout à fait.

Lien : http://imagimots.blogspot.fr..
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Le premier roman de Véronique Ovaldé porte en lui tous les thèmes développés dans son oeuvre au fil des livres, dans une version conte onirique au langage très inventif : l'environnement (ici la pluie et la boue) qui agit sur les personnes, la sauvagerie et la folie, la solitude, l'étrangeté du monde, le féminin opposé au masculin, le corps et la matière, la filiation, la nécessité de la fuite pour s'en sortir. Et cet incroyable équilibre entre une violence crue et une tendresse pour ses personnages et l'univers créé, une certaine poésie, qui fait que l'histoire, tellement sombre pourtant, ne m'agresse pas.
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Un pays imaginaire: le Mont Tonnerre. au pied Du Mont vivent des femmes, beaucoup de femmes (les madous) et leurs enfants ( les niniards). Les hommes sont inconsistants, juste bons à féconder les femmes. Elles rêvent d'hommes virils, puissants.
La " maladie grise" parfois touche l'une d'elle surtout lorsque survient la saison des pluies et alors on peut redouter le pire.
En haut, dans la maison isolée, vit la mano triste, elle attend que la pluie cesse enfin et que viennent à elle les hommes du fleuve.
Alors arrivent Jo géant, dans sa chevrolet jaune et l'affreux Bikiti à lunettes...
La suite, il faut la découvrir dans ce livre étrange de Véronique Ovaldé, son premier roman d'une poésie à couper le souffle. J'ai été un peu surprise et puis je suis entrée dans cette écriture étrange aux mots inventés. C'est un conte sauvage, parfois cruel, parfois tendre.
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Le grand et doux Jo débarque à Tonnerre avec son "managé". Tonnerre est une ville de femmes, dominé par le mont Tonnerre au sommet duquel vit la Mano. L'histoire fera se rencontrer ces deux personnages désespérés.
L'écriture de Véronique Ovaldé, dans ce premier roman, prend toute sa mesure : des mots doux et ronds, néologismes qui font toujours appel à notre sensibilité. Une véritable inventivité dans le style et une sensibilité extrême dans la dureté et la noirceur des personnages. Une véritable découverte.
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Le sommeil des poissons est le tout premier roman de Véronique Ovaldé, qui s'est surtout fait connaître grâce à son roman Ce que je sais de Vera Candida, qui a obtenu en 2009 le Prix Renaudot des Lycéens et le Prix France Télévisions. Ce premier roman ouvre le bal d'un univers très singulier et étonnant ; c'est en effet un véritable ovni littéraire : est-ce un conte ? une fable ? un roman ? ou encore, un thriller ?

Tout en haut du mont Tonnerre, il existe un village peuplé essentiellement de femmes, les « madous ». Parmi elles, il y a la mano triste, jeune femme en proie aux idées noires, qui semble toujours au seuil de l'attente dans sa grande maison à courants d'air. le quotidien de ces femmes est rythmé par le cycle des saisons. Les hommes remontent le fleuve à chaque saison douce et la saison des pluies marque l'arrivée de la maladie grise qui s'empare des femmes trop vulnérables… La mano triste attend, luttant contre la maladie grise qui rampe sur les murs et tente de s'emparer d'elle, dans sa maison absorbée par la pluie, aux remugles de pierres humides, de terre et de mousse. Un jour, Jo le géant débarque au volant de sa Chevrolet jaune citron, « gros insecte acidulé qui bourdonnait sur les routes », avec le Bikiti, petite fouine, petit ragondin qui lui sert de « homme managé ».

A travers ce roman aux accents surnaturels, nous pénétrons dans des contrées inconnues et lointaines ; l'époque et le lieu sont indéterminé, l'intrigue pourrait très bien se dérouler n'importe où dans le monde, ou en dehors du monde… Les personnages comme les lieux sont empreints d'une inquiétante étrangeté. On est immergé dans un univers tout aussi étrange que déroutant, où la folie, la solitude et la sorcellerie hantent ce village perché.

Autant le dire tout de suite, c'est un roman qui peut séduire immédiatement tout comme il peut rebuter et faire fuir : l'écriture est très particulière. Elle reproduit le style oralisé propre à l'énonciation des conteurs; les marques d'oralité sont nombreuses, les tournures de phrases très familières dans certains cas, et le texte est parsemé de tics de langage, de jeux de mots insolites, de mots qui semblent inventés tellement ils sont curieux. Dans mon cas, ce fut un coup de coeur! de ce roman spectaculaire, il émane une force d'écriture singulière, voire irréelle. On est véritablement saisi et captivé à sa lecture.

Le récit frôle l'horreur, il est empreint de la féerie des contes, de leur folie… Véronique Ovaldé se joue de la noirceur des contes, elle les réinvente à sa façon. L'auteur dépeint un monde très fantaisiste qui reprend le non-sens et les non-lois de l'univers merveilleux, tout en les détournant dans un savant jeu de cache-cache avec le réel.
Lien : https://folavrilivres.wordpr..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Elle lui dit :
- Je suis toute petite et mouillée. "
Sa phrase grinça ; il regarda les seaux dans lesquels plicploquaient les gouttes qui traversaient le toit. Il vit le lit plus loin et la baignoire, toutes les petites choses parfumées posées sur le bord, il vit les murs suants et les foulards qui pendaient sans bouger aux dix coins de la pièce. Évidemment quand il la regarda au milieu de ce naufrage, il fut touché-charmé-ensorcelé.
Elle était toute petite et mouillée.
Alors il avança et c'en fut fait de lui.
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Sous l'eau, le Jo découvre un plaisir idéal. Il attend pour remonter de sentir ses poumons prêts à exploser, son cœur cogner comme un furieux. Jo, entouré de cette verdeur, de ces algues, de ces bris de soleil qui se déposent en éclats sur le dos des poissons, à la surface intime de l'eau - le monde vu à travers cette loupe...- Jo a l'impression d'échapper à sa pesanteur et voudrait toujours glisser, il sourit, l'animal, puis la pression devient trop forte, le corps s'embrume, les bras fourmillent, une inquiétude mauvaise attrape ses temps, il faut ressortir, crever le miroir et avaler tout l'air possible d'un coup, ah, cette joir de s sentir glacé, écharpé par le soleil et le vent qui brûle la peau et les yeux.
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Vidéo de Véronique Ovaldé
Fille en colère sur un banc de pierre de Véronique Ovaldé, disponible mercredi 7 février en poche ! https://www.jailu.com/fille-en-colere-sur-un-banc-de-pierre/9782290391020
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