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ISBN : 2265116947
Éditeur : Fleuve Editions (09/02/2017)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 33 notes)
Résumé :
« Elle est nue et blanche la morte. » De peur qu’elle ne l’agrippe et l’embarque sous les racines de la mangrove avec elle, le petit Jimmy ne s’en approche pas. Le lieutenant Gardé, lui, mène son enquête. Habitué à faire parler les silences, il déroule les destins mêlés des habitants de l’île, du petit dealer qui se rêve en roi des Caraïbes, jusqu’au vieux pêcheur de crabes au coeur abîmé, sans oublier la soeur de Jimmy, qui conjure le pire avec des contes-prières. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
  20 février 2018
"Mornalien, Mornalien bèt a krab", comme dit la chanson. Mais ce ne sont pas des crabes qu'un enfant trouve ce jour là dans une mangrove de Morne à l'Eau. Il tombe sur le cadavre d'une fille blanche, et pendant quelques jours, lui rend régulièrement visite. C'est son secret. Quand la gendarmerie prend enfin connaissance de la présence du corps dans le canal des Rotours, l'enquête commence, déploie ses tentacules sur tout le territoire guadeloupéen puis sur les Petites Antilles. Car la Guadeloupe comme la Martinique a la malchance d'être un point stratégique pour le trafic de drogue, une plaque tournante qui relie l'Amérique du Sud au continent européen.
Avec Elastique nègre Stéphane Pair nous propose un puzzle passionnant, un roman choral qui fait se côtoyer des personnages aussi différents qu'un gendarme métropolitain, des dealers qui se livrent une guerre quotidienne pour gérer les maisons à crack, des gros bonnets des îles anglaises… Comment l'île a-t-elle pu changer autant en quelques années, c'est toujours la question que l'on se pose et les mots posés sur les maux guadeloupéens par l'auteur vous saisissent par leur justesse, Ni jugement, ni critique, ni tentative d'explication, mais des récits de vies tristes, voire sinistres.
J'avais manqué ce roman à sa sortie, le voici en poche chez 10/18, et on ne peut qu'être impressionné par la maîtrise de l'auteur, dont c'est le premier roman. Elastique nègre nous donne à voir une autre géographie guadeloupéenne. Exit les plages de Deshaies, le golf de Saint-François, les soirées au Gosier. C'est sans doute la première fois qu'un polar m'emmène à Carénage, à Mortenol, à Lauricisque, dans ces quartiers dont on vantait autrefois la modernité, "eau et gaz à tous les étages » et qui sont devenus des zones que tout le monde évite, ou sur la partie désertée de Montserrat, interdite depuis l'irruption de la Soufrière. Elastique nègre ce sont aussi les Haïtiens, les Dominicais, les « Anglais » de Sainte-Lucie, les prostituées « Espagnoles » de Saint-Domingue qui vivent sur la Grande-Terre. Elastique nègre en plus d'être un très bon polar, vous donnera à voir un autre visage de la Guadeloupe, bien plus authentique que ce que nous montrent depuis quelques années les émissions « coup de poing » ambiance Zone Interdite ou 48 heures avec la BAC de Pointe-à-Pitre.
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SZRAMOWO
  26 janvier 2017
« le cadavre il est entouré d'un sang pas tout à fait sec. (…) Elle est nue et blanche la morte. (…)Ses cheveux ils sont rouges. Et au-dessus de son machin ils sont rouges aussi les cheveux. (…)Je suis revenu la voir le lendemain soir. »
En lisant les premières lignes de l'Elastique nègre, on comprend que Jimmy pourrait aller au-devant de gros ennuis. Il a déjà du mal avec la syntaxe, alors qu'adviendra-t-il de lui lorsque le lieutenant-colonel Gardé, gendarme corse, « Esclave blanc d'une petite-fille d'esclave noire. », va l'interroger ?
Pour l'heure, il est tranquille, le vieil Aymé, père de Justice, le militant maoïste tué par la police en 1967, est suspecté par la gendarmerie : « Privé de rhum, Aymé est sorti de son mutisme, il a livré un nom, « Tyrolien », et un lieu, « l'Assainissement ».
Dans l'Elastique nègre, Stéphane Pair assemble plusieurs ingrédients pour en faire un plat épicé et goûteux : La Guadeloupe, le meurtre d'une femme blanche, d'anciens maoïstes, un gendarme corse marié à une femme noire, « des Mozart du crack » et une usine à camés : « Dans mon sac à dos, j'ai compté soixante-quinze Kinder. Direction La Havane, le squat, retrouver les toxicos et livrer ma ration de surprises à ces merdes. » ; la haine entre indigènes et métros, le Vaudou : « À mes pieds, des cartes à jouer, quelques plumes et un poulet éventré du bec au croupion. le tout est assemblé là, juste devant la porte d'entrée, en une petite pyramide de chair et de papier. »…il ne reste plus qu'à allumer la mèche.
Premier roman de Stéphane Pair, l'Elastique nègre est construit comme un puzzle, les points de vue des personnages alternent, chacun présente sa version des choses dans un style qui lui est propre.
Aristide dit Vegeta, le grossiste, a du mal avec ses « employés » : « Je lui raccroche au nez parce que j'en ai vraiment marre de ce connard. Bokit n'entend pas ce qu'on lui dit. Il est plus vieux que moi mais c'est un putain d'amateur. »
« Tavares « Fat » Newton, le baron bahaméen dont personne ne doit connaître le nom ici-bas (…) » est confronté à un management difficile :
— 15 heures. On avait dit 15 heures, répond tranquillement Tavares. On change rien. Inutile d'appeler tout le temps. 15 heures à l'îlet, reprend Tavares
Gardé le gendarme Corse est prisonnier de son passé : « Il est des choses dont chacun pourra s'amuser mais, pour ma part, j'ai toujours accordé une place aux superstitions. Je tiens cela de ma grand-mère corse, Irenea, qui me semblait toujours vivre en sursis d'un mauvais coup du sort. »
Aymé, ne s'est jamais remis de l'assassinat de son fils Justice : « Bien obligé de plier. Il faut certainement calmer le serpent alors je lui demande :
— Pourquoi m'enlever mon fils, chair d'assassins que vous êtes. Hein, monsieur ? Dis-moi ça ? »
L'enquête se poursuit, distillant les informations, et emprunte très vite la piste du trafic de crack. Mais est-ce bien la raison du meurtre ?
Stéphane Pair ne tranche pas, en journaliste consciencieux, il expose différent points de vue et nous laisse juge de la conclusion.
Un roman qui se lit avec plaisir

Lien : http://desecrits.blog.lemond..
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Neneve
  29 novembre 2019
Le genre de livre dont il faut passer les première pages avant de se faire une idée précise... parce que j'avoue que l'écriture est très surprenante. le premier chapitre est rédigé dans la façon de parler d'un enfant de 10 ans. Je vous laisse imaginer les tournures de phrases... Mais le lecteur s'y fait vite... et puis, après, ce n'est plus l'écriture qui se dégage mais bien l'atmosphère lourde et pesante... Une Guadeloupe où il fait chaud, une Guadeloupe collante... Une Guadeloupe bien noire, où la corruption règne, où les guerres d'ethnies sévissent. L'histoire est complexe et mérite beaucoup de concentration, mais j'ai apprécie justement le fait que l'auteur sollicite l'intelligence de son lecteur. Rien n'est simple, rien n'est facile... mais tout fonctionne. Une belle découverte.
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Jazzynewyork
  05 mars 2017
""Les touristes suivent les ombrelles à la queue leu leu Dans les allées du marché aux fruits et aux fleurs. Ils prennent des photos et achètent des souvenirs avant de remonter très vite dans leur bateau fumant. C'est tout ce qu'il verront de notre île et c'est sans doute suffisant pour eux. Avec Steve ça nous laisse une heure pour les voler sur le marché."
La Guadeloupe n'est pas qu'une île paradisiaque, sous ses décors de carte postale, elle nous fait oublier son côté sombre. Et lorsque le corps d'une jeune femme blonde est découvert dans les entrailles de la mangrove, ça soulève de nombreuses interrogations, pour commencer, découvrir son identité. Pour le lieutenant colonel Gardé , l'affaire se révèle compliquée, entre les trafiquants de drogues, les insulaires peu coopératifs, et les touristes détroussés, ça va pas être simple pour lui, de mener à bien son enquête. Que se cache-t-il derrière cette morte?
" Au bout du secret, qu'y a-t-il ? N'y trouve-t-on que le besoin égoïste de soulager sa conscience ? Confronter son petit dégoût de soi au regard des autres et y chercher l'absolution de la communauté des humains pour repartir au combat. Cracher sa merde, c'est le temps qui nous reste, acheter le droit de se considérer encore un peu digne de se lever le matin et, pourquoi pas, recevoir encore un peu d'amour de ceux à qui l'on a menti. Mais au coeur du secret soudain révélé, n'y a-t-il pas plutôt la volonté de tromper encore son monde. Dire sa vérité, drapé de honte jusqu'au cou, pour en réalité taire quelque chose d'encore plus grand, de plus grave et consistant. Selon moi, la majorité des secrets sont fait de cela"
À travers ce roman chorale qui donne la parole à de nombreux protagonistes, tels que Végéta Un dealer, Gina une conteuse, Jimmy petit frère de Gina, Aymé pêcheur à la retraite, Tavares un narco trafiquant, Lize une étudiante américaine, on est embarqué pour un voyage non pas idyllique comme le promettent les slogans publicitaires mais pour une plongée dans les eaux des Caraïbes où la drogue est reine et la violence aussi brutale que les ouragans qui ravagent l'île au moindre passage.
"C'était comme un film sans image tous ces sons ...
Ce vacarme, c'était le vent mais aussi les gens qui hurlaient en même temps. Je me souviens d'avoir regardé un moment par la fenêtre. Ce n'était déjà plus le même monde. La rue était noyée et l'eau était montée sur la chaussée jusqu'à la taille. Face à moi, sur le seuil d'une épicerie, je voyais un enfant seul pleurer, l'eau jusqu'au genou, oublié là sûrement, incapable de bouger comme le font les ti moun quand ils se sentent abandonnés et que tout leur univers s'écroule soudain...
L'eau montait, montait, montait... toute chargée de merde, de terre, de ferrailles et de branches. Et à chaque vague soulevée, la mer mangeait la terre un peu plus, par coudées entières, sans jamais s'arrêter, sans jamais revenir en arrière. Puis, au bout de quelques heures, le cyclone a semblé n'avoir plus de haine."
À travers cette galerie de portraits, on découvre une îles aussi malmenée que ses habitants où la drogue fait des ravages, un business florissant pour certains et une terrible malédiction pour d'autres. Qui dit drogue, dit addiction, argent sale, corruption, agression, vengeance, trahison, misère.
Un premier roman où je me suis parfois perdue, le fil de l'histoire est difficile à suivre , le passé et le présent s'entremêlent et forment parfois de sacrés sacs de noeuds. du début à la fin un véritable jeu de piste avec au détour d'un chemin des informations capitales sur l'histoire. Faut tenter de ne pas s'y perdre et retrouver sa route, pas toujours simple cette balade guadeloupéenne. Par contre un sacré style dans l'écriture, elle s'adapte à chaque personnage et certains sont tout simplement magnifiques. Une histoire sombre, une carte postale de la Guadeloupe sans concession.Un décor de rêve pour une idylle qui démarre au paradis et prends vite la route de l'enfer.
Un premier roman de Stéphane Pair, journaliste radio pour la chaîne publique France Info, Il traite depuis près de dix ans les faits divers, les questions de justice et de société.
Une lecture en demi-teinte, ni complètement conquise , ni complètement déçue. Un auteur que je continuerai à suivre. Car même si le coup de foudre n'est pas là sur le moment j'y pense encore à cette histoire, à ce style et c'est bon signe.
Lien : Http://Dealerdelignes.wordpr..
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StefEleane
  13 février 2018
Bienvenue en Guadeloupe, la température extérieure est de 28°. le soleil est à son zénith. J'espère que vous avez prévu des tenues adéquates et surtout de la crème solaire dans votre valise, car le roman qui suit va vous éprouver plus que la météo. Autant être à votre aise.
Une jeune femme blanche est retrouvée morte dans la mangrove. Sans identité, les gendarmes se lancent dans des mois d'enquêtes qui vont les plonger dans les méandres d'un trafic de drogue.
Je ne sais pas si vous avez un jour ressenti ça avec quelqu'un mais j'ai l'impression que je fais partie de lui ou bien qu'il fait parti de moi. J'ai peur parfois de devenir lui. Il est sale parce qu'il vient droit du garage. Et cette odeur autour de lui, et qu'il amène jusqu'ici, c'est aussi le garage. Valvoline. Et cette farine ? Valvoline.
Parlons avant tout de la construction du roman. Un roman choral un peu particulier tout de même, car non seulement vous avez à chaque chapitre un personnage différent (d'où le roman choral hé oui je reste cohérente) mais en plus dans chaque chapitre vous trouvez des sortes de sous-chapitres qui se situent au présent comme au passé et parfois totalement irréel puisque ce sont des rêves. On pourrait trouver tout cela un peu fouillis, anarchique, alors qu'en réalité tout est construit avec intelligence . Un peu désorientant au départ, ce roman se mérite et lorsque vous aurez compris sa construction, il dévoilera tous ses secrets.
Ce roman, c'est aussi un voyage dans les bidonvilles de Guadeloupe. Dans les travers d'un système pas toujours adapté à l'île. Dans la plaque tournante de la drogue. le journaliste n'est jamais très loin.
Et dans les croyances ! J'ai aimé les contes d'un des personnages. Des petites histoires dans la grande ! Sorte de bouffée d'air frais.
J'ai aimé également lire le créole (à dose modérée et toujours traduite ) qui a mis du soleil dans ses lignes 🙂 Mais ne vous y trompez pas, ce roman est noir et épicé à souhait !
Vous voilà prévenu, ce livre est une rencontre et j'ai beaucoup aimé l'originalité et finalement la prise de risque de l'auteur .
Lien : https://lesciblesdunelectric..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
PecosaPecosa   20 février 2018
Pour les flics de la BAC de Pointe-à-Pitre, quoi qu'ils disent, l'arrière du quartier de Carénage, c'est un labyrinthe de cases, de ruelles et de tôles froissées où il ne faut pas mettre les pieds la nuit tombée. Chaque recoin, chaque angle abrite un bar clandestin où l'on trouve les 3P: pétards, punani, punch. L'herbe vient d'en face, de la Dominique, directement par bateau. Les pêcheurs de Portsmouth et de Roseau l'amènent jusqu'ici, comme on livre le pain, à l'arrière de la gare de Darboussier. La dope voyage cachée dans le ventre des poissons ou dans les bidons d'huile ou de mélasse. Les punani, elles, descendent tout droit de Saint-Domingue. Des noires et des mulâtresses bien en chair que l'on surnomme ici les "Espagnoles". Elles attendent le client sur des chaises pliantes rouillées en jacassant dans leur langue à tiroirs. Le punch, le rhum, c'est le seul bien local. Et c'est lui qui tient les hommes soudés dans l'ennui et la galère. A Carénage, il y a aussi toutes sortes de familles normales, et sans histoires qui ont fait l'erreur d'investir ici. Le jour, le quartier n'est pas pire qu'un autre en réalité. L'esprit de lakou' est toujours là. Mais la nuit, c'est comme si tous les paumés s'étaient donné rendez-vous.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   26 janvier 2017
Cette nuit, dans la mangrove, les hommes de Tavares que je guidais jusqu’à l’entrée du canal n’ont rien trouvé. Pas de trace du corps de Lize et je ne sais plus si je dois être soulagé ou non. Je ne ressens plus rien que de la haine pour le Bahaméen. Et cette haine dirigée, putain, voilà ce qui me soulage désormais. De retour au squat de La Havane, une bière à la main, je regarde Mélo et Frite cuisiner torse nu le crack. Il est 4 heures du matin. Face à face, les deux sont silencieux et concentrés. Ils portent des masques de chirurgien et des gants en latex. En vrac, devant eux, une boîte éventrée de bicarbonate, des flacons d’ammoniaque et d’alcool à 90 %, des sachets de levure Alsa, de la poudre de lait, quelques cachetons de Doliprane, mais surtout, au centre de la table, un petit tas de coke dans un bol en porcelaine dans lequel ils piochent chacun leur tour. Mélo fait une pause pour fumer une clope avec moi tandis que Frite lance une fournée. Le Dominicais a tellement fait ça toute sa vie qu’il pourrait baser sa coke en dormant. Il place d’abord sa blanche dans l’une des trois grandes cuillères qu’il a alignées devant lui. Il couvre la merde d’ammoniaque puis il fait aller et venir le métal sous la flamme pour faire apparaître le caramel au centre de sa cuillère. Dans la pénombre de la pièce, ses gants blancs dansent, précis, sous la flamme et jettent des ombres. De temps en temps, Frite rince la merde d’un peu d’alcool pour chasser l’ammoniaque et le dépôt, puis il recommence encore et encore. Il ajoute un peu de levure pour donner du volume. Le visage en biais, il observe de près le caillou et, si c’est assez, il finit par rincer dans un bol d’eau et dépose sa petite pépite cramoisie de crack avec les autres dans une boîte en plastique. La merde que Frite fabrique, je peux t’en parler, elle est très forte. Elle te défonce trois heures durant et les jumpy, c’est la clé, en redemandent. À la revente, je prends 200 % sur le moindre caillou produit ici. À Pointe-à-Pitre, il faut moins de trois heures à un de mes gars pour écouler cent vingt galettes. Ils dealent à La Havane mais surtout à « Washington », la cité Henri IV, où j’ai planté mon drapeau. Des points de vente sur les quatre barres qui cashent en toute saison, de jour mais surtout la nuit. Les cousins vendent la merde trente francs l’unité, jamais moins. Ils se protègent les uns les autres. Ils surveillent les accès grâce aux petits du quartier et, malgré l’envie de faire toujours plus d’oseille, je leur impose de tourner la vente d’une barre à l’autre. De la AA à la AD, c’est chaque jour, un hall différent. Aux camés de s’y retrouver.
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Vinie1984Vinie1984   08 mai 2017
Je ne sais pas si vous avez un jour ressenti ça avec quelqu'un mais j'ai l'impression que je fais partie de lui ou bien qu'il fait parti de moi. J'ai peur parfois de devenir lui. Il est sale parce qu'il vient droit du garage. Et cette odeur autour de lui, et qu'il amène jusqu'ici, c'est aussi le garage. Valvoline. Et cette farine ? Valvoline.
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faracha33faracha33   01 septembre 2018
Mais quand la vieille femme blanche vient parmi nous, elle envoie du respect à la meute et ça calme tout le monde. J'ai jamais vu ça. Un frisson vient loin de mon enfance. Il me dresse les poils un à un sur la peau. Aujourd'hui, je le sais, j'ai trouvé plus fort que moi. Une petite femme ridée peut changer ma vie.
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collectifpolarcollectifpolar   26 décembre 2019
Les cousins vendent la merde trente francs l’unité, jamais moins. Ils se protègent les uns les autres. Ils surveillent les accès grâce aux petits du quartier et, malgré l’envie de faire toujours plus d’oseille, je leur impose de tourner la vente d’une barre à l’autre. De la AA à la AD, c’est chaque jour, un hall différent. Aux camés de s’y retrouver.
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Stéphane Pair est journaliste pour la chaîne publique France Info. Il traite depuis près de dix ans les faits divers, les questions de justice et de société. Élastique nègre est son premier roman. Il nous parle du roman qu'il est en train d'écrire.
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