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EAN : 9782700275414
320 pages
Rageot Editeur (06/01/2021)
4.07/5   175 notes
Résumé :
Sibylle a 15 ans. Depuis son entrée au CP, elle bégaie, ce qui ne l’empêche pas d’être une excellente élève, très douée en dessin. Rien n’y a fait, ni les visites chez les orthophonistes ni l’aide de ses parents qui l’entourent avec affection.
Alors que son orientation de fin de troisième doit bientôt se décider, Sibylle se révolte soudain contre ses parents qui souhaitent qu’elle fasse des études longues et impose son désir : elle deviendra tailleuse de pi... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (80) Voir plus Ajouter une critique
4,07

sur 175 notes

sld09
  30 juin 2022
J'ai bien aimé Parler Comme tu Respires, un roman qui évoque l'adolescence et tout ce qui change à cette période : les relations avec les parents, les amis, les premiers amours, les choix à faire pour l'avenir.
Pour Sybille, les tourments "habituels" de l'adolescence sont amplifiés par un bégaiement qui lui donne des complexes et l'amène à rester en retrait. Mais Sybille, jeune fille menue et bonne élève, désire devenir tailleur de pierre, un choix que son entourage ne comprend pas et qu'elle devra défendre pour l'imposer à son entourage avant de partir à l'école à l'autre bout de la France.
Le roman évoque donc de nombreux sujets qui ne sont peut-être pas toujours aussi développés qu'on ne l'aurait aimé (des personnages pas approfondis, des problèmes tout juste effleurés sans qu'on ne connaisse les suites...).
Néanmoins, j'ai passé un bon moment avec ce portrait touchant d'une jeune fille à la sensibilité à fleur de peau...
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Myriam3
  12 novembre 2022
Pourquoi Sybille bégaie-t-elle depuis sa plus tendre enfance?
Pourquoi se sent-elle, à quinze ans, étouffée par des parents trop protecteurs? Pourquoi ressent-elle par instants une telle fureur qu'elle pourrait tout casser autour d'elle, et faire souffrir les personnes auxquelles elle tient le plus?
Sybille, alias Sissy à cause de son bégaiement, est à une étape charnière de sa vie, celle où elle va devoir s'affirmer après tant d'années à se cacher, celle où elle va devoir s'opposer à ses parents et choisir une voie: tailleuse de pierre.
Hormis le mystère qui entoure Sybille, responsable de son bégaiement, ce qui fait toute la force de ce roman à mon avis c'est de l'avoir inscrit dans cet univers très particulier de la taille de pierre. le lycée que Sybille a choisi, dans les Vosges, existe vraiment, et c'est le seul à former à tous les métiers de taille, gravure et sculpture. J'ai trouvé fascinant de nous emmener dans ce monde un peu fermé, qui m'a par ailleurs aussi rappelé l'option cinéma de mon lycée où nous étions un peu comme un groupe à part.
Mais beaucoup d'autres aspects de ce roman m'ont ramenée à mon adolescence et je l'ai trouvé très justement écrit, abordant certaines difficultés propre à l'adolescence, bien que je m'y retrouve également en tant que parent.
Je suis tombée sur ce roman, dédicacé à ma fille, lors d'un salon du livre jeunesse, donc complètement par hasard, et je ne regrette pas d'avoir découvert cet autrice qui, après des années d'enseignement en ZEP, a décidé de se consacrer à l'écriture de romans jeune adulte.
Une belle rencontre.
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Waterlyly
  13 janvier 2021
Sybille est une jeune adolescente de quinze ans et qui est bègue depuis presque toujours. Après en avoir cherché la cause auprès de beaucoup de spécialistes, il s'avère que personne n'y trouve aucune explication. Malgré tout, la jeune fille se battra pour tenter d'avancer. Mais bientôt, elle va s'apercevoir que le chemin tout tracé pour elle par ses parents est loin de la convaincre. Elle va décider de travailler la pierre.
J'ai beaucoup aimé ce roman, que j'ai trouvé très bien amené et très divers de par les différentes thématiques que l'auteure va aborder, toujours avec une grande délicatesse et beaucoup de sensibilité.
D'emblée, je me suis attachée à Sybille. J'ai trouvé ce personnage très abouti, et l'auteure a su lui accorder une bonne gamme de nuances. La jeune fille va devoir se battre, que ce soit contre son bégaiement, ainsi que contre les adversités, à plusieurs niveaux. Elle va vite s'affirmer en refusant les études proposées par ses parents, et elle va se diriger vers la pierre.
L'auteure s'est renseignée sur ce métier et cela transparaît tout au fil des pages. Je connaissais mal cet univers, et Isabelle a su en parler avec des mots abordables et beaucoup de simplicité, afin de pouvoir intéresser son lecteur sans le perdre dans des explications trop techniques.
Ce qui m'a réellement plu dans ce roman, c'est la diversité des thématiques abordées par l'auteure. Je ne voudrais pas vous en dire plus, afin de rien vous spoiler à l'histoire. Par contre, je dois avouer que les thèmes composant ce récit sont si nombreux, que l'auteure n'a pas forcément réussi à tous les approfondir. C'est le seul bémol que j'ai trouvé à cette lecture.
La plume de l'auteure est simple, directe et empreinte de beaucoup de sensibilité. J'ai beaucoup aimé le choix narratif de la première personne afin de mieux comprendre ce que ressent Sybille. Les chapitres sont plutôt courts et cela donne un bon rythme à l'histoire.
Un roman empli de sensibilité et servi par une héroïne touchante. Une multitude de thématiques sont abordées et j'ai trouvé ce récit très intéressant. À découvrir sans hésiter.
Lien : https://mavoixauchapitre.hom..
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DragonLyre
  08 janvier 2021
Sibylle est en fuite. Pas à cause de sa famille : ses parents sont d'ailleurs un peu collants à trop l'aimer, et sa grand-mère l'adore sans jamais oublier de lui mettre un coup de pied de fesse chaque fois qu'elle s'apitoie trop sur son sort. Ou peut-être que si, après tout. Elle sent planer un secret entre eux, un silence, comme un mensonge qui s'acharne à les séparer, à l'isoler, elle qui encaisse coup après coup au lycée. Car Sibylle bégaie depuis son entrée au CP et à partir de là, soit on l'évite purement et simplement, soit on ronge son frein quand elle s'avance pour s'exprimer, une seule phrase pouvant prendre des proportions inédites en termes de longueur et d'efforts. de plus en plus, Sibylle choisit de se taire quand bien même les mots se bousculent dans sa tête. Elle a pourtant tout fait pour se défaire de son handicap ; elle est passée par la case de tous les spécialistes, et pas qu'une fois. Aujourd'hui, elle s'est résignée à vivre avec ses syllabes trébuchantes. Alors pourquoi sent-elle la colère monter inexorablement en elle ? À l'âge où il lui faut commencer à décider de son avenir, comment s'opposer au chemin tout tracé que parents et professeurs lui indiquent ? Comment exprimer ses envies et ses besoins, elle qui se mure dans le mutisme ou au contraire dans la révolte ? Comment ramifier, étendre ses racines, alors qu'elle s'entête à les remonter pour découvrir l'origine de son mal-être ?
Dans ce roman, Isabelle Pandazopoulos aborde avec sensibilité tous les enjeux de l'adolescence. Ce besoin de s'affirmer face aux adultes, celui d'être reconnu·e par ses pairs, la peur de ne pas trouver sa vocation, les cours, les ami·es, les amours… Entre les mains de Sibylle, sa plume se fait directe, incisive. On sent toute l'énergie dégagée par son héroïne atypique et volontaire, car si Sibylle hésite longuement, une fois l'étincelle allumée, il semble presque impossible de l'étouffer. Je me suis pas mal retrouvée en elle lorsque je partageais le même âge : ce côté introverti, créatif, cette peur de se confronter aux autres, de prendre la parole. Bonne élève, j'ai été dirigée vers la filière scientifique alors que j'étais depuis toujours une littéraire dans l'âme, à la seule différence que je n'ai pas eu son courage. Je n'ai pas su taper du pied, alors forcément, je n'en admire que davantage sa détermination à se trouver, indépendamment des pressions exercées, des préjugés et des idées reçues. Et là où ses pérégrinations l'emmènent, il n'en manque pas : tailleur de pierre, c'est un métier d'homme, selon son père et beaucoup d'autres. Et les métiers de main, c'est indigne d'elle.
Les phrases sont parfois hachées sans perdre de leur poésie, de leur rythme ou de leur précision. Cette construction nous montre toute l'intensité du caractère de Sibylle, toute la vivacité de ses pensées. Comme si elle cherchait à en dire un maximum en un minimum de mots, ce que l'on ne peut que comprendre en se mettant à sa place. Quelques chapitres virent de bord, elle laisse sans crier gare la parole à ses parents pour nous livrer un regard extérieur sur son comportement, ses décisions, son côté impulsif, imprévisible, passionné et passionnel. Chacun de ces changements de narrateur amenant son lot de surprises. Chose rare : l'autrice a réussi à me prendre au dépourvu sans que son intrigue n'en soit dénaturée. Bien au contraire. le récit est riche, inattendu ; c'est pourquoi cette lecture s'est révélée si addictive. Je voulais savoir comment Sibylle allait tirer son épingle du jeu, si elle allait parvenir à trouver des réponses à ses questions, à s'épanouir. J'ai tremblé pour elle. Derrière sa personnalité à fleur de peau, on ne peut que l'apprécier et la soutenir dans sa quête d'elle-même.
À travers sa galerie de personnages secondaires, Isabelle Pandazopoulos explore d'autres thèmes tout aussi pertinents comme l'homosexualité, l'ouverture d'esprit, la communication. Elle développe grâce à eux la notion de famille pour ne pas se cantonner au portrait traditionnel dressé par Sibylle et les siens. En plus d'apprendre à manier le burin et à apprivoiser leur nouvelle camarade, les pierreux ne sont pas en reste côté challenges de la vie. Bien qu'ils occupent une place moindre dans le récit, ils n'en sont pas moins touchants et intéressants.
Pour toutes ces raisons, je ne peux qu'en recommander la lecture. du young-adult comme je l'aime, dans l'air du temps, une héroïne campée avec force et fierté, loin des clichés de la demoiselle en détresse. Un roman qui aborde le handicap avec intelligence et compassion sans jamais sombrer dans la pitié, qui nous invite à nous questionner sur nos propres choix et notre relation à l'autre.
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LivresdAvril
  09 octobre 2021
Vous voulez savoir quels sont les thèmes les plus "hype" de la littérature jeunesse en 2021 ?
Ne cherchez plus, Isabelle Pandazopoulos en a gentiment fait un catalogue dans "Parler comme tu respires" :
- la jeune fille brillante qui envoie bouler Parcours Sup et rejette le beau parcours prévu par ses parents pour se former à un métier manuel ? Check.
- le handicap ? Check. Enfin partiellement : bégayer n'est pas considéré comme un handicap, et surtout Sibylle bégaie seulement quand l'auteur y pense.
- la douce et compréhensive mamie qui perd la tête et est envoyée en EHPAD ? Check. La petite fille est dévastée : elle tenait tellement à sa mamie qu'elle met plusieurs mois à apprendre qu'elle a déménagé (elle ne l'appelle jamais ?!) et ne lui rend pratiquement pas visite.
- la fille livrée à elle-même avec une mère en prison ? Check.
- des homos ? Check. Un garçon et une fille, pour l'équité. On a même droit aux parents intolérants qui mettent leur enfant à la porte, c'est cadeau de la maison.
- des hommes misogynes ? Check. En même temps ce sont des tailleurs de pierre, tout le monde sait que ce sont des bourrins... non ? Tant pis.
- un secret de famille susceptible de faire verser quelques larmes aux lecteurs ? Check. Il arrive d'ailleurs avec ses gros sabots, un modèle du genre et (oh surprise !) explique le bégaiement.
- une relation amoureuse "je t'aime / je ne veux pas être avec toi de peur de te blesser / je t'observe sans me montrer / j'ai peur de mes sentiments" digne d'une sitcom avec LE beau gosse talentueux de l'école ? Check aussi.
J'ai eu le sentiment de me trouver devant l'un de ces gâteaux monstrueux, plein d'étages et de crème... À trop vouloir en mettre on frôle l'indigestion.
C'est dommage car placer l'intrigue dans le milieu des tailleurs de pierre était original. D'autant que moi aussi j'aime beaucoup l'oeuvre de Rodin.
Mais ce côté catalogue des misères humaines, qui m'avait déjà gênée dans "Demandez-leur la lune" semble être une constante chez cette auteure.
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critiques presse (1)
Ricochet   12 mars 2021
Encore une fois, Isabelle Pandazopoulos sait retranscrire son empathie en proposant avec intensité des portraits immensément réalistes au sein d'une histoire palpitante et originale.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
NievaNieva   24 novembre 2022
Il est plus de dix-huit heures quand je descends au jardin. La nuit est presque là, le banc sur lequel je m’assois aussi humide qu’inconfortable. C’est dans ces instants-là, entre chien et loup, que cette Porte de l’Enfer est la plus impressionnante. Tous ces corps enchevêtrés, soumis à des supplices éternels, en proie à des passions funestes, je les retrouve comme s’ils étaient de vieux amis et avec eux, ma peur. Intacte. Pas celle qui nous fait sursauter, ou frissonner, ou même crier, non, l’autre, la première, animale, une terreur sans nom qui vient avec la vie, la peur du noir, de la solitude, de l’abandon. Cette peur qui vient d’une image qui n’existe pas, un trou noir, ce rien d’où tu viens et où tu vas retourner. Juste derrière cette porte de six mètres de haut et de quatre de large, une porte si lourde que personne encore n’est parvenu à l’ouvrir.

Rodin a passé sa vie à l’imaginer, à y puiser ses rêves et ses idées, à en construire l’équilibre et à le rompre.
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sld09sld09   30 juin 2022
– Pierreux ?
– Oui, c’est comme ça qu’on vous appelle ici, parce qu’il y a un truc entre vous, un truc un peu spécial, qui vient de ce métier, je crois… Vous n’êtes pas tout à fait comme les autres.
– Ca me va bien, je pense, d’être enfin avec des gens pas tout à fait comme les autres.
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JournalDuneBibliothecaireJournalDuneBibliothecaire   18 janvier 2021
Je sais bien que le bonheur est fragile. Je l'ai lu dans les livres, je l'ai vu dans les films, le temps passe et rien ne dure, les souvenirs se ramassent à la pelle, et la nostalgie guette, mais moi, dans ces premiers instants de cet amour naissant, je sais que ça durera toute la vie et jusqu'après la mort, que nous sommes les premiers à vivre un sentiment aussi fort aussi pur aussi vrai.
Je sais j'exagère et c'est bien ça le plus fou.
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DragonLyreDragonLyre   08 janvier 2021
Nous, les pierreux, c’est ça qu’on a dans le ventre, un secret ou un chagrin, un mystère en tout cas, qui pèse lourd. C’est pour ça qu’on se coltine la pierre, parce que ça nous résiste… Et si on reste, c’est pour savoir.
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IdeesLivresIdeesLivres   22 mai 2021
Je me mets au travail et le monde entier disparaît, c’est aussi simple que ça. Ne compte plus cet effort pour trouver un équilibre entre la pierre et moi, le mouvement régulier de la massette sur le ciseau, précis. Si je fais la délicate, la pierre ne réagit pas. Si je frappe en force, je creuse des petits trous très laids. Et tout dépend aussi de l’inclinaison de mon ciseau à bord droit. Au début, je l’ancre mal, il dérape et glisse sur la pierre. Je cherche l’angle idéal pour l’attaquer sans l’abîmer. Ça me prend une petite demi-heure et puis je trouve un rythme. Ça marche un temps, mais c’est provisoire, la pierre change, elle demande plus ou moins de puissance, j’enlève mes gants de temps à autre pour la sentir avec la paume de ma main. Il me semble l’entendre qui répond, plus douce, il faut la reprendre à certains endroits, là où ça pointe, je m’y remets aussitôt.
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