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Laurence Minard (Autre)
ISBN : 2221053834
Éditeur : Robert Laffont (04/01/2008)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 89 notes)
Résumé :
" La vie est difficile.
" C'est par cette affirmation que Scott Peck, psychiatre mondialement connu et respecté, commence son livre. Si nous souffrons autant, le problème n'est pas lié à la difficulté de la vie mais au fait que nous croyons qu'elle devrait être facile. Cette attitude, en partie due à notre éducation et aux idées fausses que la société transmet, entraîne dépression, maladies, échecs et névroses. Scott Peck nous invite à ne plus fuir ce qui fai... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
01 février 2017
Je pensais avoir là un livre sur la psychiatrie, la psychologie, mais nous ne sommes pas loin d'un livre sur le développement spirituel voire de spiritualité.
L'auteur en quatre parties nous décortique au travers d'exemples concrets nos comportements dans la vie et les erreurs de jugement que nous faisons, surtout face à nous-mêmes, cause de nos souffrances, de nos névroses, de nos difficultés ou échecs, voire de la dépression ou des maladies.
La première partie concerne la discipline.
En quatorze chapitres Scott Peck nous explique l'importance de celle-ci vis à vis de nous-mêmes, de nos proches mais surtout de nos enfants. Comment exiger d'eux un bon comportement si nous ne montrons pas l'exemple.
La deuxième a pour sujet l'amour.
Vaste sujet au contour un peu flou car ce que nous prenons pour de l'amour n'en ai pas forcément. Est-ce que le coup de foudre est de l'amour ? Ou celui-ci commence-t-il lorsque la lune de miel est finie ? Nous nous croyons amoureux mais le sommes-nous réellement ? Une grosse quinzaine de chapitres pour répondre à cette question avec un étonnant passage sur l'amour que nous portons à nos animaux.
La troisième : l'évolution de la religion.
Celui-là je l'attendais, préparant déjà mes contre-arguments. Mais l'auteur s'en sort très bien, renvoyant les religions dos à dos. Juste un bémol lorsqu'il déclare que : "l'univers est réel". Même si 99 % de l'humanité en est convaincu, quelques écoles affirment que non. Bien loin de moi de prendre position mais l'auteur à quelques paragraphes de là nous exhorte de toujours tout remettre en question.
La quatrième et dernière nous parle de la grâce.
Si les précédentes parties ne font que quelques incursions dans le monde de la spiritualité, celle-ci y est presque exclusivement consacrée. Les graines qu'il a semées précédemment, germent ici. Rien que pour cette partie le livre mérite un cinq étoiles.
C'est un livre pour mieux vivre. Pour se regarder en face et voir s'il n'y a pas quelques mensonges en nous qui grippe la machine. Cette machine qui se devrait d'aborder la vie avec Paix et Sérénité mais qui bien souvent engendre frustration et échec que ce soit dans la vie personnelle ou professionnelle ... ptét même sexuelle.
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Nicolas9
24 juillet 2017
Ce livre s'adresse notamment à tous ceux qui envisagent d'avoir une fois recours à un psychologue ainsi qu'à ceux qui ont sauté le pas, mais qui ont été déçus, voire dégoutés par l'expérience.
En effet, Scott Peck sait de quoi il parle. Psychiatre sur la côte nord-est des États-Unis, il a accueilli dans son cabinet des centaines d'adultes issus majoritairement de la frange aisée et éduquée du Connecticut.
Il explique avec humour et honnêteté sa vision du rôle de « réparateur des âmes » en recourant toujours, et c'est la force de cet opus, à des exemples concrets de thérapies menées à bien.
Son livre se divise en 4 parties, à mon avis indissociables : la discipline, l'amour, la religion et la grâce.
Pour Peck, un minimum d'autodiscipline est presque un prérequis pour celui qui désire réussir la revitalisation de son être profond. Cette valeur se traduit par la capacité de dire la vérité au soignant et de lui faire entièrement confiance. Car mentir aux autres, c'est aussi mentir à soi-même, d'où l'importance d'assumer ses pensées et ses actes en toutes circonstances. Cela implique notamment le désir de se débarrasser du vieux filtre mental, développé dans le passé, pour en recréer un nouveau plus adapté à l'existence que nous souhaitons avoir à l'avenir. Avec une caméra noir-blanc, impossible de voir toutes les nuances de couleurs qu'offre la vie.
Quant à l'amour, il s'agit d'un acte de volonté. L'auteur en profite pour démonter le mythe du romantisme qui, selon lui, n'est guère plus qu'une attirance instinctive et hormonale pour un autre être... Dès que celle-ci cesse, la passion s'évapore. Non, le vrai amour c'est celui qui nous pousse à vouloir le développement spirituel et psychologique de l'autre, quelles qu'en soient les conséquences. Autrement dit, une relation sentimentale basée sur la domination ou le chantage affectif n'en est pas un, c'est de l'appropriation illégitime !
Tertio, la religion qui constitue peut-être l'aspect le moins familier pour un Européen nourri au lait de la laïcité. Mais, attention, si on élargi cette notion au champ plus vaste de nos croyances profondes (en la politique, l'argent, l'écologie, la science...), alors on s'aperçoit du profit à tirer des réflexions peckiennes. « A court terme, c'est plus confortable de rester où nous sommes, d'éviter la souffrance que cause la mort de nos chères vieilles idées. Or, la route de l'évolution spirituelle part dans la direction opposée. Il faut commencer par douter de ce que nous croyons et chercher activement ce qui est inquiétant et inconnu » !
Et de poursuivre : « Il n'existe pas de bonne religion héréditaire. Pour vivre pleinement, il est indispensable que notre religion soit complètement personnelle, entièrement forgée par nos doutes et la remise en question de notre propre expérience de la réalité » (p. 221).
Last but not least, la grâce. C'est apparemment ce chapitre qui a conduit l'éditeur Random House à refuser le manuscrit de celui qui était à l'époque un illustre inconnu du paysage intellectuel new-yorkais. Au point que Peck édita finalement 5'000 exemplaires de son livre à compte d'auteur. Ça n'est que six ans plus tard que l'oeuvre devint un best-seller.
Mais revenons-en au contenu de cette partie. En s'appuyant encore une fois sur son expérience, le psychiatre remarque que la croyance au scientisme et au matérialisme finit à terme par s'avérer un cul-de-sac de la pensée menant à la désillusion et au cynisme destructeur. C'est tout le contraire de la grâce, au sens religieux et philosophique du terme, qui par son côté malléable et par définition insaisissable permet d'atteindre un niveau gratifiant d'évolution spirituelle. « Ceux qui ont atteint ce stade, note Peck, savent que leur conscience vient de l'inconscient. » Ce dernier constitue une sorte de rhizome de l'intelligence universelle auquel ceux qui ont pris le temps de méditer arrivent à se connecter. « Si on leur demande d'où viennent leur savoir et leur pouvoir, ils répondront :
- Cela ne m'appartient pas. Ce n'est que l'expression infime d'un pouvoir beaucoup plus vaste. Je ne suis qu'un transmetteur » (p. 329).
Or, « malgré la joie qui l'accompagne, l'expérience du pouvoir spirituel est aussi effrayante (...) C'est facile d'agir avec une conscience limitée et d'ignorer les conséquences. Mais, plus notre conscience augmente, plus elle a d'éléments avec lesquels elle doit compter pour prendre des décisions. Et, plus on sait, plus les décisions sont complexes (...) le pouvoir spirituel n'est donc pas uniquement être conscient : c'est aussi la capacité de prendre des décisions avec toujours plus de conscience » (p. 330).
Pour conclure, ce compte-rendu ne saurait rendre compte de la profondeur et de la largeur des idées abordées dans ce livre édité pour la première fois en 1978 ! Mais, ce qui prouve sa valeur c'est que son contenu ne paraît pas avoir pris une ride en quarante ans. La technique a certes beaucoup évolué depuis, mais la nature humaine et les questions existentielles qui l'accompagnent sont restées les mêmes, car elles semblent échapper à l'espace et au temps...
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Ygrec
19 juin 2012
Scott Peck nous permet ici de comprendre comment la psychologie et la psychiatrie ne sont que des étapes sur le chemin de la guérison, car la guérison réelle et définitive ne s'obtient que grâce à un retour vers soi-même, un soi-même intérieur bien sûr. Et rien n'arrive sans travail, sans détermination, donc sans souffrance. Au fur et à mesure de notre évolution, notre façon de voir cette souffrance consentie change, car cette aventure-là est belle. Chacun de nos pas grignote un peu de nos certitudes. À chaque avancée, nous abandonnons un peu du paraître pour nous diriger vers l'Être, nous réapprenons le sens des mots, et particulièrement celui du mot : amour.
La démonstration de l‘auteur est claire et appuyée par de nombreux exemples. Un livre à lire, à poser, et à relire. Très enrichissant.
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neptune
04 décembre 2008
Un livre qui propose une très grande réflexion sur la vie et qui demande du courage pour être lu. Les bases mêmes sur lesquelles on croit aimer et être aimé y sont analysées avec beaucoup de lucidité. Mais c'est plus que ça:c'est un regard sur la vie humaine dans toutes ses profondeurs!
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Bruno_Cm
28 août 2014
Livre courageux ! Il propose un regard étonnant sur ce qu'est une psychothérapie, ce que sont les psychothérapeutes. En rapprochant l'idée de déité et de travail spirituel, revalorisant l'inconscient et nous poussant à mieux l'écouter, s'écouter vraiment et mieux voir les heureux hasards de la vie, la grâce, partout.
Il valorise aussi tous ceux qui sont en souffrance et ont le courage d'entamer un chemin thérapeutique, la souffrance et les symptômes nous indiquant le chemin à suivre, le chemin juste.
Il replace aussi à sa juste mesure les pathologies mentales.
Je retrouve dans ce livre énormément de préceptes, d'idées, de formulations sous des formes diverses d'un même message. Qui se trouve partout.
Peut-être serez-vous sensible à cette forme-ci.
A titre esthétique ou cosmétique, ce livre me plaît moins que d'autre, dans sa forme et ses formulations. Et c'est pourquoi je ne mets que quatre étoiles.
Son message, courageux, je le répète, méritant bien plus...
Si vous n'êtes pas encore un grand arpenteur de ces chemins, ou de ce chemin, lisez ce livre, je ne m'avance pas trop en disant que vous ne serez pas déçu.
Ah oui, quand même, pourquoi les éditeurs ont-ils toujours ce besoin insupportable de sous-titrer de cette façon ridicule et très très rebutante... "Apprendre à vivre avec la vie"... Pff. En plus ça ne correspond pas véritablement au contenu. Triste marketing...
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Citations & extraits (106) Voir plus Ajouter une citation
annelooooreanneloooore06 février 2016
C'est l'une des nombreuses tâches difficiles des parents que de parvenir à un équilibre , aussi proche que possible de l'idéal, entre les diverses façons d'écouter leurs enfants, répondant de manière appropriée aux différents besoins de ceux-ci.
Cet équilibre est rarement atteint parce que, si le temps de réelle écoute demandé est en fait assez court, beaucoup de parents – peut-être même la plupart – sont incapables ou peu disposés à faire l'effort nécessaire. Ils croient parfois écouter vraiment alors qu'ils ne font que semblant ou qu'ils écoutent à moitié, sans s'avouer qu'ils font preuve de paresse. Parce que écouter véritablement, ne serait-ce qu'un court moment, demande un grand effort. Cela exige une totale concentration : on ne peut pas écouter avec attention en faisant quelque chose. Lorsqu'un parent est disposé à écouter, rien d'autre ne doit compter. Si l'on n'est pas prêt à oublier tout, y compris ses propres préoccupations et soucis du moment, c'est que l'on n'est pas disposé à écouter véritablement. Et puis, l'effort demandé pour une totale concentration sur les paroles d'un enfant de six ans est bien supérieur à celui qu'il faut pour écouter un grand conférencier : ses phrases sont irrégulières (répétitions, pauses, précipitations, etc.) Ecouter un enfant de cet âge est donc un acte d'amour. Sans l'amour pour les motiver, les parents ne pourraient l'accomplir.
Mais pourquoi se casser la tête ? Pourquoi dispenser tous ces efforts pour se concentrer pleinement sur les babillages d'un enfant de six ans ? Tout d'abord, parce que c'est la meilleure façon de prouver à votre enfant que vous l'estimez. Deuxièmement, conscient de sa valeur, l'enfant dira de plus en plus de choses intéressantes. Troisièmement, plus vous l'écouterez, plus vous vous rendrez compte que le discours apparemment innocent de votre enfant peut être passionnant malgré ses hésitations ou ses interruptions. (…) Ecoutez votre enfant avec intérêt et vous verrez qu'il est tout à fait extraordinaire. Et plus vous vous en rendrez compte, plus vous aurez envie de l'écouter, et plus vous en apprendrez. Quatrièmement, plus vous écouterez votre enfant, mieux vous pourrez lui apprendre à vivre. (…) Enfin, plus vous montrerez à votre enfant qu'il est extraordinaire, digne d'estime et d'attention, plus il sera disposé à vous écouter et à vous estimer en retour.
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Bruno_CmBruno_Cm24 août 2014
Parce que l'amour implique une extension du moi, il nécessite une grande énergie ; or, qu'on le veuille ou non nos réserves d'énergie sont aussi limitées que le nombre d'heures dans une journée. On ne peut tout simplement pas aimer tout le monde. C'est vrai, on peut avoir des sentiments d'amour pour l'humanité, et ce sentiment peut nous donner assez d'énergie pour aimer véritablement quelques individus, mais pas plus. Essayer de dépasser les limites de son énergie, c'est offrir plus que l'on ne peut donner, et il y a un point de non-retour au-delà duquel une tentative d'aimer tous ceux qui se présentent devient malhonnête et néfaste pour ceux-là mêmes qu'on désire aider. En conséquence, si on a la chance d'être mis dans une position où plusieurs personnes demandent de l'attention, il faut choisir qui on veut aimer véritablement. Ce choix n'est pas facile ; il peut être extrêmement douloureux, comme l'est l'exercice du pouvoir divin, mais il est indispensable.
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annelooooreanneloooore06 février 2016
La dépendance passive prend sa source dans le manque d'amour. Le sentiment de vide intérieur dont souffre les passifs-dépendants est la conséquence directe de l'incapacité manifestée par leurs parents à assouvir leurs besoins d'affection et d'attention pendant l'enfance. (…) les enfants aimés et choyés avec constance entrent dans l'âge adulte avec le sentiment d'avoir de la valeur et d'être dignes d'amour. Cela leur vaudra d'être aimés tant qu'ils resteront honnêtes avec eux-mêmes. Tandis que les enfants qui grandissent dans une famille où l'amour et l'attention sont rares ou totalement absents deviennent des adultes manquant de sécurité intérieure : ils ne sont pas sûrs d'eux, doutent de leur valeur, ils ont le sentiment de ne jamais avoir assez, que le monde est imprévisible et peu généreux. Rien d'étonnant à ce qu'ils se précipitent pour grappiller un peu d'amour et d'attention partout où ils peuvent en trouver. Ils s'y accrochent alors avec désespoir et manifestent un comportement peu affectueux, manipulateur, machiavélique, détruisant le lien qu'ils cherchaient à préserver.
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MaitoMaito21 juin 2011
Par crainte de la douleur, nous essayons presque tous, à des niveaux différents, d'éviter les problèmes. Nous temporisons en espérant qu'ils disparaîtront. Nous refusons de les voir, prétendons qu'ils n'existent pas, ou nous les oublions. Nous avons tendance à les contourner plutôt qu'à leur faire face, essayons d'y échapper plutôt que d'affronter la souffrance qu'ils nous imposent.
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YgrecYgrec12 juin 2012
On peut aller jusqu'à dire qu’une façon (peut-être la meilleure) de mesurer la grandeur de quelqu'un, c’est de mesurer sa capacité à souffrir. Mais les grands sont aussi pleins de joie. C'est le paradoxe. Les bouddhistes ont tendance à oublier la souffrance de Bouddha et les chrétiens la joie du Christ. Ils n'étaient pas différents. La souffrance du Christ sur la croix et la félicité de Bouddha sous son arbre ne font qu'un.
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Video de Scott Peck (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Scott Peck
Cédric, lit "La chemin le moins fréquenté" de Scott Peck (Éditions J'ai Lu, 2004) Dans le cadre de "A vous de lire !" © Des auteurs aux lecteurs, 2010
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