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ISBN : 2211306918
Éditeur : L'Ecole des loisirs (04/03/2020)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 177 notes)
Résumé :
Les anges gardiens n'existent pas qu'en rêve, le saviez-vous ? Lorsque Julie plonge dans le sommeil, son monde bascule. L'adolescente se retrouve dans la forêt de l'île japonaise d'Hokkaido, reliée physiquement à un petit garçon de sept ans. Abandonné par ses parents, il erre seul, terrifié, et risque de mourir de froid, de soif et de faim. Quel est le lien entre Julie et l'enfant perdu ? A partir de 14 ans.
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Critiques, Analyses et Avis (105) Voir plus Ajouter une critique
Ichirin-No-Hana
  27 septembre 2017
En partant d'un fait réel survenu en 2016 au Japon, Eric Pessan nous propose un récit mêlant drame et fantastique. Ce fait-divers, dont nous avons également entendu un peu parlé en France, relate l'abandon d'un jeune japonais de 7 ans en pleine forêt. Les parents, en voulant le punir, ont voulu lui faire peur en le faisant sortir de la voiture et en s'éloignant pour revenir ensuite mais il aura fallu de quelques secondes pour perdre la trace du garçon. Dans le roman Dans la forêt de Hokkaido, le garçon possède un lien tout particulier avec une adolescente française. En effet, la jeune adolescente se « réveille » dans le corps du jeune garçon et peut, à petite échelle, influencer ses actions. Julie, malgré leurs différences culturelles indéniables, fera tout pour aider le jeune garçon.
J'ai eu un véritable coup de coeur pour ce petit ouvrage. L'intrigue est prenante et la plume d'Eric Pessan (auteur que je découvre avec ce roman) est parfaite, on ressent la tension et le drame qui se joue sous nos yeux au point l'on a réellement l'impression d'être dans la peau de nos deux protagonistes. On ressent véritablement la faim, la soif et surtout la peur à chaque craquement de feuilles à travers l'écriture de l'auteur. La description de la forêt d'Hokkaido est pesante, mais en même temps tellement poétique. Malgré que le roman soit vraiment très court, l'auteur aborde de nombreux thèmes très forts (abandon, famille, et bien d'autres auxquels je ne m'attendais pas au vu du résumé et que je vous laisserais découvrir). le côté fantastique de l'histoire est parfaitement incorporé au récit. Sans trop en faire, l'auteur décrit les dons paranormaux de Julie avec énormément de subtilité et nous propose finalement un roman plutôt crédible.
Dans la Forêt d'Hokkaido est un roman très court dont il est difficile d'en parler tant il réserve de nombreuses surprises et d'émotions qu'il vous faut absolument découvrir !
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NathalC
  20 janvier 2018
Livre court, rapide à lire.
A partir d'un fait divers, l'auteur crée une histoire fantastique.
Roman dédié à un public adolescent, il permet aux jeunes (et moins jeunes aussi d'ailleurs), de poser la question de l'aide à autrui, morale ou physique.
Petite aparté, j'adore la couverture !
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kuroineko
  06 mars 2020
Paru tout récemment en poche à L'École des Loisirs, ce titre et sa couverture très réussie ne pouvaient que m'attirer. Ce fut l'occasion de découvrir la prose d'Éric Pessan. Cette première lecture m'amène à la conclusion qu'il y en aura d'autres.
La narratrice, Julie, est une collégienne de troisième presque comme toutes les autres. Elle est ici emportée via un songe très réel jusque dans une forêt de Hokkaido où un petit garçon très turbulent vient d'être abandonné par sa famille dont il regarde la voiture s'éloigner. Par l'entremise de ses rêves, la jeune fille est liée au garçonnet qu'elle s'efforce d'aider et de maintenir en vie. Non sans conséquences pour elle.
Si le roman repose sur des facultés surnaturelles de Julie, c'est pourtant moins le fantastique que les réflexions sur l'empathie, la compassion et la compréhension des autres, proches ou étrangers au cercle familier, qui concentrent l'attention. Julie essaie d'appréhender le monde à hauteur d'adolescence dans une famille unie française. Comme elle l'exprime si justement, "Avec un peu de compassion on peut se mettre à la place de n'importe qui, cela ne nous fait pas ressentir pour autant la profondeur de ses blessures." Ce qui n'empêche pas d'essayer plutôt que juger sans chercher, se refermer.
Roman court mais histoire forte. Histoires même puisqu'Éric Pessan entre dans sa trame d'autres fils qui se tissent et font réfléchir à l'appartenance à l'humanité. Il aborde ainsi plusieurs thèmes en rapport avec notre contemporanéité. Prouesse de réussir à en parler sans paraître non plus trop court, le livre faisant 150 pages. Comme le Petit Poucet semait des cailloux pour ne pas se perdre, Éric Pessan sème les sujets qui lui tiennent visiblement à coeur pour que nous ne nous perdions pas dans cette pléthorique actualité et, surtout, que nous ne perdions pas notre humanité.
Recourant à la narration directe avec Julie, l'auteur rend son récit très vivant et sensible, riche en émotions variées et en réflexions. Son écriture est de surcroît très belle, alliant simplicité et profondeur, phrases courtes qui montrent l'urgence de la situation du petit garçon et paragraphes plus denses où l'action laisse place à l'introspection. Une belle réussite de bout en bout.
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Saiwhisper
  06 avril 2018
Une troisième lecture d'Éric Pessan et non des moindres ! J'avoue que, suite aux échos positifs de mes collègues ou les avis de Mikasa et d'Ichirin-No-Hana, je m'étais gardé « Dans la forêt d'Hokkaido » pour le week-end, afin de le lire en toute tranquillité. Je me doutais qu'avec la touche fantastique, j'allais partager le ressenti de celles qui me l'ont chaudement recommandé… Je n'ai finalement pas tenu et me suis jetée sur cette intrigue inspirée d'un fait divers. L'auteur met en scène Julie, une héroïne apparemment récurrente dans deux autres romans. La demoiselle semble avoir un don d'intuition depuis sa plus tendre jeunesse cependant, elle n'était pas préparée à se retrouver dans le corps d'un petit garçon japonais abandonné par ses parents en pleine forêt. Nuit après nuit, elle rêve de cet enfant perdu. Très vite, elle réalise que ce songe la touche plus qu'un simple cauchemar… Sa vision est nette, fluide et précise. Non seulement, Julie a l'impression d'être réellement dans cette forêt et dans ce corps étranger, mais en plus, elle subit les mêmes choses que le bambin ! Si celui-ci a soif ou est épuisé, il va en être de même pour elle. Se sentant de plus en plus faible, elle décide de comprendre ce lien télépathique et va chercher à sauver l'enfant malgré la distance qui les sépare et le côté surréaliste de la chose ! J'ai trouvé l'idée vraiment chouette. le mois dernier, j'avais déjà lu un roman abordant la thématique du partage des rêves où les âmes quittent leur corps pour aller voir ailleurs. J'avais trouvé le concept déroutant, original et intéressant. Une fois de plus, cela a fait mouche.
Que l'on adhère ou non au concept, les chapitres deviennent rapidement addictifs. Il y a une sorte de suspense qui pousse le lecteur à tourner les pages et à vouloir en savoir plus. Même s'il ne se passe pas grand-chose en termes d'action, le rythme est tout de même présent ! En effet, on se demande si le projet de Julie va aboutir et jusqu'où elle pourra s'en donner les moyens sans en périr… En effet, on distingue une véritable course contre le temps : Julie perd peu à peu des forces et devient de plus en plus fébrile et assoiffée… L'enfant se meurt progressivement. Et elle aussi. Il y a donc une tension grandissant au fil des chapitres, ce qui a rendu la lecture captive ! Par ailleurs, le style d'Éric Pessan est toujours aussi agréable à suivre : ses paragraphes sont aérés et il va souvent à la ligne, en particulier lorsque le moment est riche en émotions. Comme dans « Aussi loin que possible », les mots donnent l'impression d'être comme des pas ou comme le souffle des personnages… Les moments en forêt dégagent beaucoup de sentiments. A mes yeux, l'auteur a réussi à retranscrire l'ambiance de certains lieux japonais : il y a du mystère, de la beauté, une touche de divinité et de l'émoi.
Comme dans ses autres romans, l'auteur n'hésite pas à aborder des sujets d'actualité ou à montrer son engagement. Ici, il met en avant des migrants qui vont se faire expulser de l'endroit où ils se sont installés. le père de Julie, un élu, va leur tendre la main. Par son intermédiaire, Éric Pessan va prendre position et va démontrer à quel point on généralise autrui lorsque l'on aborde l'immigration… Bien que courte, la discussion entre ce père et l'héroïne m'a touchée… D'autres thèmes importants comme l'éducation, l'abandon d'enfants et la maltraitance vont être abordés. L'ensemble fonctionne bien. de façon subtile, l'auteur met en scène les thématiques de l'empathie et de l'entraide. L'héroïne se met bien à la place du garçon. Elle devient même cet enfant jusqu'à employer la première personne du pluriel. « Et j'ai faim, le garçon a faim, nous avons faim, une faim atroce qui nous tord le ventre, … » Julie partage et donne de sa personne. Il en va de même pour son père qui vient en aide à autrui, en particulier à Natnael, Ghirmay et Nahom. Un message important qui va toucher le lecteur de plein fouet.
Ces 132 pages ont défilé à toute allure. Comme pour les autres écrits d'Éric Pessan, c'était court… Sans doute trop ! En effet, certains personnages secondaires comme Elliott ou les trois migrants ne servent pas beaucoup à l'intrigue… J'aurais souhaité qu'ils aient une place plus importante… Certaines choses auraient pu être plus étoffées sans pour autant nuire à l'histoire principale. On n'a pas forcément le temps de s'attacher aux protagonistes cependant, on en vient à s'inquiéter pour eux et à être pris par le récit. Cela reste prenant et émouvant ! Une belle histoire fantastique que je recommande à ceux et celles qui aiment les émotions ainsi que les faits divers revisités…
Lien : https://lespagesquitournent...
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RosenDero
  20 septembre 2018
Un court roman jeunesse qui aborde plusieurs thèmes de société, contemporains ou éternels, à travers un récit fantastique associant télépathie et empathie.
Tout d'abord, il y a la question de la parentalité, de la relation parent-enfant et de la maltraitance, plus ou moins volontaire.
Ensuite, il y a le sujet des réfugiés, des "migrants", et plus particulièrement ici de l'Érytrée et de ses prisonniers politiques.
Enfin, il y a l'adolescence, avec une héroïne collégienne de 3e, ses questionnements et ses pensées (parfois bien loin de ce qu'on peut voir sur le terrain...).
Si l'histoire paranormale est un peu légère, j'ai été agréablement surpris par la facilité avec les thèmes aussi forts viennent à être abordés. Comme je le disais, l'empathie tient beaucoup de place dans ce récit, et la conscience de sa condition également (une belle référence à Des fleurs pour Algernon donnera à coup sûr au lecteur l'envie de se plonger dans ce chef-d'oeuvre).
Finalement, cette présence de thèmes actuels ferait presque oublier l'histoire de ce petit garçon japonais, dont le dénouement est un peu flou, mais qui aura su me mettre les larmes aux yeux (oui, faut pas toucher aux enfants, et l'auteur a su trouver les mots justes pour l'expliciter). Petite déception quant à la forêt d'Hokkaïdo dont on ne voit quasiment rien (on se doute qu'Éric Pessan n'y est pas allé lui-même, et les remerciements le confirment). Pour cela, il faudra proposer au lecteur de se plonger dans le manga Golden Kamui de Satoru Noda ;)
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critiques presse (1)
Ricochet   28 septembre 2018
Eric Pessan réalise un tour de force avec une écriture qui passe du « je » au « nous » sans rupture : « Rien qu'à l'évocation du mot repas, je sens la salive envahir notre bouche. Une salive un peu âcre et acide, au goût étrange, presque métallique. Il faut que je détourne le garçon de ce genre de pensées. » (p. 61). Un roman doucement perturbant, et un vrai acte littéraire.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
NathalCNathalC   19 janvier 2018
Sous les articles de presse, les commentaires des internautes étaient comme toujours furieux et démesurés. J ne sais pas à quoi cela sert de permettre à tout le monde d'écrire son avis au sujet du moindre fait divers. Des gens demandaient à ce que les parents du garçon soient emprisonnés. Des gens protégés par un pseudo écrivent n'importe quoi pourvu que cela soit violent et accrocheur. Des gens qui me répugnent parce qu'ils ont un avis sur tout, une vérité agressive à imposer au monde entier. Des gens qui n'ont rien de mieux à faire que de déverser leur haine anonyme sur Internet.
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Ichirin-No-HanaIchirin-No-Hana   17 septembre 2017
Il n'y a pas besoin d'être extralucide pour saisir ce qui se passe. En un sens, ça me rassure, je ne suis plus en état d'affronter d'autres situations incompréhensibles. Les trois jeunes hommes qui cherchent visiblement à se donner une contenance appartiennent au vrai monde, celui qui souffre et dans lequel on se jette sur la poussière des chemins dans l'espoir de dénicher un peu de paix et de sécurité.
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NathalCNathalC   20 janvier 2018
Avec un peu de compassion on peut se mettre à la place de n'importe qui, cela ne nous fait pas ressentir pour autant la profondeur de ses blessures.
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manU17manU17   10 novembre 2017
Ce qui est épuisant, c'est que les gens parlent sans savoir. Ils voient un étranger, ils pensent à un terroriste. Ils ne comprennent pas que certains migrants ont fui les mêmes terroristes qui nous menacent. Les gens se rassurent en mettant tout le monde dans le même sac.
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Ichirin-No-HanaIchirin-No-Hana   15 septembre 2017
J'ai besoin de chaleur, mes mains et mes pieds se réchauffent lentement. C'est comme si le rêve avait aspiré une partie de ma force vitale. Ma température corporelle me paraît bien plus basse qu'à l'ordinaire.
J'ai besoin de me sentir protégée. J'ai beau savoir qui je suis et où je suis, une partie de moi demeure un petit garçon japonais caché par les dieux.
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Vidéo de Éric Pessan
Quand les bibliothèques mettent la littérature au c?ur de leurs actions.
- Cécile Morel-Chevalier, responsable du service culturel de la Ville de Landivisiau, pour le festival « Moi les Mots » ; - François Rosfelter, directeur des Médiathèques de Quimper-Communauté, pour le festival « L?Odyssée des Mots » ; - Guénaëlle Closier, chargée de l?animation culturelle à la Bibliothèque des Côtes-d?Armor, pour « Des formes littéraires impromptues : Escales poétiques, Ciao Italia? » ; - Eric Pessan, écrivain.
Table ronde du jeudi 20 novembre 2014 - à l'occasion des Rencontres "Le livre, la lecture et la littérature demain?..." organisées par Livre et lecture en Bretagne et la Bibliothèque des Champs Libres à Rennes.
Plus d'infos sur http://lalecturedemain.wordpress.com
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