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EAN : 9782416001321
207 pages
Eyrolles (02/09/2021)
3.61/5   37 notes
Résumé :
Premier prix: vous détestez la grisaille et la nuit qui tombe à 16h30 ? Vivez une année sans mois de novembre !

Lorsqu'elle tombe sur un petit flyer vantant les mérites d'une tombola locale en ces termes, Camille comprend d'emblée qu'elle va jouer, et gagner.
Durant ce mois de non-novembre, un étrange temps suspendu l'invite à emprunter quelques chemins inexplorés, tandis qu'alentour, le monde continue son petit manège habituel.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Au café du village, le jour du marché, Camille vient saluer Maxime, le serveur. Mais un curieux personnage vient lui proposer de participer à une tombola. le charisme de l'homme et l'originalité du premier prix séduisent la jeune femme. Comment résister à l'espoir de vivre une année sans mois de novembre, ce triste mois qui annonce l'hiver ? Mais bien vite, dans le récit de Camille, le mois maudit se démasque et semble bien cacher des souvenirs enfouis.

La proclamation des résultats et l'annonce de l'attribution du premier prix va transformer sa vie en une parenthèse étrange, où apparitions et messages cryptés se succèdent pour tracer un chemin de rédemption, au son de ritournelles enfantines. C'est au fil des chapitres que l'on découvrira le parcours de la jeune femme et le secret qui la mine depuis si longtemps.

Avec une écriture qui se joue des mots et une poésie certaine, Gaëlle Pingault explore les méandres d'une vie lestée d'un secret d'autant plus délétère qu'il est enfoui profondément au coeur de la mémoire inconsciente, se manifestant par des symptômes qui restent incompréhensibles. le roman reste à la lisière du fantastique et du feel-good, et l'écriture guide le lecteur dans une ambiance onirique très agréable.

Merci à Gaëlle Pingault pour m'avoir proposé cette lecture en avant-première.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Camille, la trentaine, est arrivée dans un petit village pour s'y réfugier ou plutôt s'y cacher. Elle a abandonné son métier de sage-femme après un événement douloureux et se voit désormais travailler comme graphiste, profession qui lui permet de se couper du monde extérieur en restant chez elle. Et pourtant l'ombre elle ne l'aime pas surtout quand il s'agit de celle qui règne sur le mois de Novembre avec ses journées amputées de lumière et pourtant chaque année à date fixe Novembre revient.... Alors quand on propose comme premier prix d'une tombola lors de la fête du village de supprimer le mois de Novembre de cette année, elle n'hésite pas un instant car elle y voit un signe, d'autant que le flyer est distribué par un homme qui semble respiré la joie de vivre et la confiance.

Cet homme c'est No-No (Non-Novembre) qui va accompagner Camille sur le chemin de ce mois inexistant pour la première fois, la pousser à explorer sa vie et son passé, à trouver les réponses à ses tocs (elle se lance dans des opérations mathématiques dès que les situations lui échappent ou se compliquent) pour trouver les sources de son mal-être et ouvrir les yeux sur ce qui la perturbe au point de ne plus voir la bienveillance autour d'elle.

30 jours pour changer, pour trouver la lumière au bout du tunnel, un challenge impossible à la fois dans sa réalisation car Camille sait qu'un mois ne se raye pas du calendrier par magie mais qu'elle mettra à profit, avec l'aide de No-no, pour apprendre beaucoup sur elle.

J'ai trouvé l'idée de départ originale, on en rêverait presque tous, pouvoir supprimer des périodes ou des dates anniversaires d'un calendrier parce qu'elles sont synonymes de tout ce nous détestons ou un rappel d'un évènement douloureux, sachant que l'option prise du côté fantastique de la situation permet de tout imaginer. J'ai trouvé la description de Camille et de sa solitude dans laquelle elle s'enferme et/ou se réfugie bien traitée,  lu ce qui pouvait se cacher entre les lignes des lettres qu'elle adresse à Emilie pour découvrir son identité car elle est une des clés du mystère, écouté la voix peut-être de sa conscience s'annonçant par une ritournelle (ploum-ploum) remontant le temps, petit à petit pour comprendre, expliquer, mettre Camille face à face avec ce dont elle n'arrive pas à guérir mais peut-être parce qu'elle n'en connaît pas la source ou qu'elle l'a occultée. Je l'ai regardée avancer, stagner, reculer, recevant des messages bleutés sibyllins pour guider ses journées, accompagnée d'un No-No attentif, et finalement connaître ce qui l'empêchait de s'épanouir, d'être elle.

Gaëlle Pingault mêle le réel au fantastique pour explorer l'inconscient, l'empreinte que peut laisser un traumatisme (dont je ne dirai rien) dans la mémoire d'une personne mais qui tente de sortir du brouillard dans lequel elle se cantonne, se préserve ou s'enlise, jusqu'au moment où toutes les pièces du puzzle s'imbriquent et fournissent les clés de l'énigme, permettant de découvrir l'origine de ce mal-être et le pourquoi de l'abandon de tout ce que vous aviez aimé passionnément.

L'écriture est fluide, efficace mais j'ai senti venir un côté feel-good se rajouter au fantastique (deux univers dont je ne suis pas friande), non pas dans la raison du traumatisme qui reste mystérieux jusqu'au bout, mais dans son aboutissement et ses ressorts. le contexte irréel dans lequel évolue le personnage rend l'histoire totalement improbable à première vue mais après réflexion je pense que ce stratagème permet de se démarquer de cette catégorie des récits où tout est, soi-disant, à portée de soi,  pour imaginer qu'il faut justement un coup de pouce "féérique" pour trouver les réponses, pour lever le voile et pour comprendre pourquoi Camille avait abandonné tout ce qu'elle aimait : son métier de sage-femme mais également la danse.

C'est une lecture agréable, plutôt plaisante, d'une construction originale mêlant la voix de la narratrice à ses lettres remontant le temps sans oublier la voix de l'inconscient, faisant de l'ensemble un récit sur ce qui est tapi en soi, sur les blessures inconnues et comment cela peut un jour être mis à jour parfois brutalement et perturber une vie. Etant peu sensible à ce genre de lecture car un peu trop stéréotypée et prévisible à mon goût, je dois lui reconnaître un traitement peu habituel pour ce que je connais du genre.

J'ai aimé.
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*****

Tout d'abord, je tiens à remercier Babelio et les Éditions des Eyrolles pour cet envoi.

Camille vit seule. Elle a quitté la ville, son métier de sage-femme, ses parents. Elle a eu besoin de souffler, de s'isoler, de se réinventer une vie. Au village, elle croise Maxime de temps en temps, le serveur de la brasserie. Elle est plutôt marrant, même si son humour est un peu lourd. Mais ça lui convient à Camille. Il est discret et ne cherche pas à comprendre ce qu'elle fait là… Un jour, Camille est attirée par le premier prix d'une tombola : « Vous détestez la grisaille et la nuit qui tombe à 16 h 30 ? Vivez une année sans mois de novembre ! ». C'est pour elle, juste pour elle, elle en est persuadée. Que signifie ce mois de l'année ? Pourquoi a-t-elle tout quitté ? Un mystère que Camille cache bien profondément…

Quel plaisir de retrouver l'écriture de Gaëlle Pingault… Après ses Coeurs imparfaits, j'attendais… Et je ne suis pas déçue !

Camille est une jeune femme à qui on s'attache très vite. On la sent si fragile, si perdue, le coeur à vif. Mais on voit aussi qu'elle se bat, avec force et courage.
Alors, pour la soutenir, on se laisse embarquer avec elle dans une histoire remplie de fantaisie et de magie. On accepte de voir apparaître et disparaître des personnages. On approuve le côté étrange de petits mots matinaux. On accueille avec tendresse les larmes, les questions et les secrets de Camille…

Il m'est impossible de dévoiler plus de cette histoire. Parce que ce serait ôter le plaisir de la découverte, effacer la chaleur de retrouvailles, abîmer la sincérité des aveux…
Je vous laisse plonger avec douceur dans le monde poétique, tendre et humain de Gaëlle Pingault. Partir à la rencontre de Camille, cette jeune femme blessée qui mérite notre attention, notre écoute et notre émotion.

« ALLEZ viens, Camille, on fait la ploum, comme quand tu étais petite, tu te souviens ? Il est temps que je te raconte.
Ploum, ploum. Ce se-ra toi qui t'a-pai-se-ras. »

Lien : https://lire-et-vous.fr/2021..
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Je retrouve, en avant-première, avec plaisir et curiosité Gaëlle Pingault que j'avais découverte avec son roman précédent « Les coeurs imparfaits » ; j'étais restée à la marge, ressentant peu d'émotions à l'égard des personnages, de leurs joies et de leurs peines. J'avais envie de savoir si ce serait différent cette fois.
Nous faisons connaissance de Camille, la trentaine, graphiste, vivant seule dans un petit village isolé. Elle a choisi la solitude après avoir démissionné de son poste de sage-femme à l'hôpital et renoncé à un amour qu'elle était la seule à ressentir. Un jour d'août, sur le marché, on lui donne un prospectus pour participer à une tombola dont le premier prix est de vivre une année sans mois de novembre. Elle qui craint et déteste ce mois joue et gagne. Elle rentre alors dans une autre dimension, comme suspendue, où le traumatisme s'étant déroulé un 11 novembre et qu'elle occulte inconsciemment depuis sa naissance remonte à sa conscience, où tout ce qu'elle s'empêchait de vivre devient possible, où ce poids qu'elle porte depuis son enfance disparaît.
Le titre du roman est celui d'une chanson de Ben Mazué, chanteur et auteur-compositeur dont certaines paroles sont reprises dans le livre. C'est un titre résolument optimiste qui ouvre toutes les portes comme l'est le roman qui incite à affronter les traumatismes, les non-dits afin de vivre sa vie pleinement. La construction du roman alterne le présent et le passé que l'on remonte jusqu'à la naissance de Camille. Au fur et à mesure se dévoilent les raisons de sa haine du mois de novembre et de son besoin de solitude.
J'aurais pu aimer ce roman car le style est vivant, alerte, empreint d'humour et d'ironie ; je me suis surprise à sourire plusieurs fois. Gaëlle Pingault se renouvelle totalement par rapport à son dernier roman ce qui est un atout et une qualité indéniables. Mais l'irrationnel de cette loterie improbable, le messager de l'au-delà, les manifestations étranges ont à nouveau tenu mes émotions à distance. Je n'ai pas été happée par le roman, certainement à cause de mon côté trop rationnel.
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Gaëlle Pingault est une auteure que je suis depuis la parution de son premier roman "Il n'y a pas Internet au paradis". Je l'avais adoré. J'ai, de la même façon, beaucoup aimé son deuxième "Les coeurs imparfaits". Je viens de terminer le troisième "Attends-moi le monde" et je peux affirmer qu'il ne fera pas exception. Je l'ai trouvé très fort.

Cette fois, il s'agit de l'histoire de Camille et quelle histoire ! Cette dernière gagne le premier prix d'une tombola, au libellé plutôt étonnant : "Vous détestez la grisaille et la nuit qui tombe à 16h30 ? Vivez une année sans mois de novembre." Etonnant, étonnant, c'est le moins qu'on puisse dire. Difficile de vous inciter à lire ce roman que, pour ma part, j'ai beaucoup aimé. Difficile, sinon à vous dire de le faire les yeux fermés. Carv vous en dire trop serait dévoiler l'essentiel et en minimiser l'intérêt. C'est un récit dans lequel je me suis laissée porter, devenir l'héroïne, vivre son quotidien. J'ai accepté de croire aux situations les plus fantasques, accepté de porter une …"robe d'été…Longue et ample, larges bretelles croisées dans le dos. Colorée, vaporeuse." J'ai accepté que "Les gens que [je] croise, engoncés dans leurs manteaux d'hiver, [me] regardent avec des yeux ahuris." La scène, il ne faut pas l'oublier, se passe au mois de novembre. Tout, j'ai tout accepté, les personnages qui apparaissent et disparaissent, ceux qui perdent la mémoire et dont les yeux changent de couleur et aussi accepté de voir se mélanger le présent et le passé, le réel et le rêve.

Et puis surtout j'ai retrouvé avec plaisir l'écriture de Gaëlle Pingault, sa simplicité, sa fluidité. J'ai retrouvé l'immense empathie qu'elle éprouve pour ses personnages et qu'elle sait si bien transmettre. J'ai aimé la construction entre présent et passé, parsemée de lettres à une Emilie – jolie naturellement – j'ai aimé le rythme qui monte en puissance. L'humain a de nouveau toute sa place dans cet ouvrage, l'humain avec ses joies et ses souffrances, les difficultés à vivre certains traumatismes et, sans que jamais il ne soit question de leçon, des clés pour en sortir. Rien n'est larmoyant, les mots justes sont posés, les réflexions amorcées. Ce roman est effectivement, un "espace du déploiement de l'intériorité dans la fiction", une "conversation intime entre un texte et son lecteur", deux des points de ce que j'appellerais la bible de la collection Aparté de la maison d'édition.

Roman véritablement émouvant, bouleversant, en un mot : magnifique.

Merci à l'auteure et aux Editions Eyrolles pour cette lecture en avant-première.

Lien : https://memo-emoi.fr
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
D'aucuns prétendent que ce sont les adultes qui enseignent aux enfants. Ca restera entre nous, Camille, mais cette affirmation est une vaste plaisanterie. Les enfants enseignent autant aux adultes que l'inverse. Ils ne le font simplement pas sur les mêmes sujets. En philosophie et en éthique de la vie, les petits sont bien meilleurs que les grands.
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Voici venue
l'heure
des rires et des fleurs
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Videos de Gaëlle Pingault (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gaëlle Pingault
Un roman actuellement disponible en librairie.

Barbara est seule. Sa solitude a des allures de refuge ou de bastion, érigé dès l'enfance, pour tenir une mère imprévisible à distance. Quand le médecin de l'EHPAD "Les genêts" la convoque, ce passé qu'elle fuit la rattrape.Médecin en fin de carrière, Charles s'ennuie. Coincé dans sa vie, coincé dans son couple, voilà où l'ont conduit des choix par défaut. L'intransigeance de Barbara le contraint à faire face à ses propres petites lâchetés.Lise est aide-soignante. Elle s'impose une discipline rigoureuse, tente d'offrir aux résidents des Genêts des moments de partage arrachés à la cadence minutée des soins. Mais pour combien de temps ?Barbara, Charles, et Lise... Dans l'histoire de chacun, des empêchements sont venus enrayer la possibilité d'aimer librement. Autour de Rose, la mère absente, ces coeurs imparfaits se rencontrent et inaugurent des voies possibles de consolation.

Gaëlle Pingault est novelliste, romancière, animatrice d'ateliers d'écriture, orthophoniste, Bretonne. Tout dépend du sens du vent ! Celui quelle préfère, c'est le noroit qui claque. Elle a été lauréate du festival du premier roman de Chambéry et du prix Lions club de littérature grand ouest pour son premier roman II n'y a pas internet au paradis. "Les coeurs imparfaits" est son deuxième roman.
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