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EAN : 9782212572896
324 pages
Éditeur : Eyrolles (19/03/2020)

Note moyenne : 4/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Barbara, la cinquantaine est sommée de prendre en charge sa mère frappée de sénilité. Elle refuse, ayant peu d'affection pour cette mère qui ne l'a jamais aimée; elle veut pouvoir vivre sa vie d'universitaire extravagante et libre. Cependant, la nouvelle la touche plus qu'elle n'est prête à le dire, modifiant sa relation à ses amants, à ses étudiants, et même à la lecture, son plus grand plaisir.
Dans le mêm temps, Charles Bodier, médecin fantasque et désabu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  27 mai 2020
Ils m'ont immédiatement séduite ces personnages qui gravitent autour de Rose, la mère de Barbara, qui perd peu à peu le fil de sa vie dans un EPHAD qui fonctionne à flux tendu, dans une ambiance d'économie de moyens qui lamine les meilleures volontés.
Barbara est convoquée par le chef de service, Charles, qui a opté pour une fin de carrière moins glorieuse que ne l'a été son parcours précédent, où il était un neurologue réputé. le professeur Bordier souhaite en effet aborder avec Barbara la difficile question de la tutelle pour Rose. C'est avec un peu de surprise qu'il se prend en pleine face un genre de « Allez vous faire foutre, ma mère je m'en balance! »
Au bal de cette petite communauté est aussi invitée Lise, , qui se consacre corps et âme au bien-être de ses patients et en crève de dépit de ne pouvoir prendre le temps de ces échanges gratifiants pour elle ô combien utile pour chasser pour un instant la solitude des résidents.
Et puis menant la danse, Barbara, une prof de lettres adulée par ses étudiants, affichant tous les stigmates de la réussite. Et pourtant…

C'est grâce à ces personnages profondément humains dans leur forces et leurs faiblesses, que se construit l'histoire, faite de mains tendues, prises ou refusées, avec au bout du compte de nouvelles alliances et et des plaies en voie de guérison.
J'ai déjà ressenti des émotions livresques identiques avec Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda, que j'avais beaucoup aimé.
Et la crainte de devoir sortir un mouchoir à la fin ne s'est pas réalisée. Merci Gaëlle Pingault!

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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AudreyT
  23 mai 2020
****
Charles, Barbara et Lise ont un point commun : ils passent tous les trois quelques heures de leur vie au sein de l'Ehpad les Genêts. Charles en est le médecin, Lise une des aides soignante et Barbara la fille d'une résidente. Quand ce trio se rencontre, chacun, à sa manière, est à un tournant de sa vie. Enfance difficile, couple à la dérive, solitude assumée... Ils ont à apprendre les uns des autres, pour continuer à avancer...
Je ne m'étonne plus depuis longtemps des remarquables découvertes que me font vivre les 68 premières fois. le second roman de Gaëlle Pingault fait partie des jolies pépites qui arrivent sans crier gare.
Tout est succulent dans ce roman : l'histoire de ces trois personnages d'abord. On s'attache rapidement à leur fragilité, à leur ténacité, à leur trait d'humour. On partage leur ennui, leurs doutes et leurs joies simples. Derrière l'image, ils ont tous trois une zone d'ombre qui les rend si humain...
L'ambiance ensuite... Offerts par petites touches, tout au long des pages, les chemins que les personnages ont empruntés sont sinueux, douloureux et parfois nostalgiques. Sans jugement aucun, l'auteur nous entraine avec elle dans l'enfance compliquée de Barbara, dans le salon froid et sans âme de Charles et au coeur des bouffées d'oxygène nécessaire à Lise pour tenir debout.
Et l'écriture enfin... Sublime, légère, poétique et tellement juste. Gaëlle Pingault doit aimer les gens, les rencontres, les gestes simples, pour nous faire cadeau de tant de tendresse et de chaleur. Chaque phrase, chaque mot, a sa mélodie...
Ce roman résonne d'un message puissant : être soi, malgré les doutes, les blessures, s'ouvrir aux autres et prendre soin d'eux, pour se réchauffer soi-même... Et rester indulgent face à cette vie tortueuse mais belle...
Lien : https://lire-et-vous.fr/2020..
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karineln
  19 mai 2020
« Si, si, je vous assure insiste Barbara. N'ayez pas peur d'avancer. Si vous tombez, vous vous relèverez. Un chemin se réajuste selon ce qu'on a appris de la chute ou de la réussite. le pire, c'est le surplace. L'immobilisme, c'est la mort. Vous pouvez avoir confiance en vous, Ninon, vous êtes équipée pour interpréter la partition de votre vie. »
C'était un deuxième roman attendu, attendu parce que deuxième après un premier particulièrement touchant ; attendu parce qu'un virus a suspendu et retardé la sortie du livre et son voyage parmi les lecteurs des 68. Pour tout dire, je n'arrive pas à écrire autrement ce billet ; autrement contextualisant la découverte de cet ouvrage. Son autrice nous a livrés quotidiennement un billet d'humeur durant cette période trouble que nous avons tous traversée comme nous avons pu. La tendresse tantôt espiègle, tantôt piquante, toujours incroyablement proche, de sa vision partagée sur réseau m'a fait un bien fou, l'effet d'une brise marine après quelques heures sous soleil brûlant, ou l'air matinal du petit matin humide qui sèche sa rosée au soleil levant…Les comparaisons sont bien printanières, et pour cause, sans doute ainsi provoquées par l'élégance d'un ton léger mais non naïf, l'élégance d'une pertinence qui n'a pas à faire la leçon et que l'on devine facilement dans le partage des silences et des ironies. Bon si je continue, je vais finir par écrire une chronique sur le journal de confinement !!! Il m'est pourtant impossible de ne pas tisser un lien. Car la tendresse, ah la tendresse…Vous savez la discrète, celle qui n'a pas besoin de se dire, d'être soulignée, de s'annoncer tambours battants, celle qui ne prophétise pas, juste elle se donne, s'incarne et s'immisce dans les gestes les plus anodins, singuliers ou quotidiens, celle qui inclut la poésie à chaque minute des jours et des nuits, celle qui pense mais se fout d'avoir raison, celle qui réfléchit bien mais n'a nul besoin de s'attirer les lumières de la reconnaissance, l'authentique ! Cette tendresse immédiate est reine dans ce roman et y démontre toute sa palette. Place alors à l'imperfection des coeurs, la vérité toute nue et sincère de nos coeurs tremblants, et tellement faillibles, heureusement faillibles.
Le roman est choral et nous invite donc à suivre des personnages, des principaux et des secondaires tout aussi importants. On retrouve le style direct, on ne transige pas, la plume est animée par l'exigence de la sincérité et ne supporte pas le leurre ni la mascarade. Les personnes y sont comme elles sont et oeuvrent dans leurs chemins distincts à s'élever, à gagner toujours plus d'autonomie en faisant tomber les défenses, les arrangements et lâchetés. de fait et très naturellement ce roman nous parle, nous convoque, nous appelle et exigerait de nous la même transparence puisque nous voilà accompagnés et soutenus. Ce devrait être une revendication, une vérité à défendre et protéger : tous des coeurs imparfaits ! Nous regretterions presque à la fin de la lecture qu'ils ne se dévoilent pas plus dans nos existences respectives pour traverser ensemble toutes les épreuves, des plus stupides ou plus dramatiques qui nous attendent encore.
Ce livre est à l'instar d'une chanson d'Anne Sylvestre ou de Delerm une ode aux gens qui doutent mais tâchent, toujours, même bancales, de faire au mieux, sans réclamer les projecteurs, dans la protection des ombres de la réserve. Et puis il y a Prevert, Barbara…pour le coeur imparfait de brestoise…
J'aurais presque envie de brandir ce roman, à la veille d'un « déconfinement » presque plus effrayant que le pendant inverse qui a précédé, oui de brandir ce livre comme une nécessité, un mode d'emploi, un guide pour nous rappeler comment nous sommes, et sans doute plus nombreux qu'on ne le croit, qu'on ne le voit (et les masques ne vont rien arranger hein ??!). Ce roman m'a rassurée à la façon des lignes journalières des deux derniers mois : nous sommes imparfaits mais perfectibles et surtout, surtout, nous sommes tous des coeurs assoiffés d'affection lesquels lorsqu'ils se joignent, s'écoutent et s'acceptent peuvent tracer de très jolis chemins qui profiteront à beaucoup.
Merci Madame Gaëlle Pingault !
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motspourmots
  18 mai 2020
Il y a des romans qui font du bien, sans mièvrerie, sans facilités, sans guimauve. Ils font du bien parce qu'ils nous offrent des personnages auxquels il est évident de s'identifier, autant par leurs faiblesses que par leurs forces. Gaëlle Pingault possède ce regard, cette attention aux autres qui lui font dessiner des personnages consistants, pleins de contradictions, imparfaits. Des femmes et des hommes qui font de leur mieux, esquivent, donnent le change, souffrent en silence mais refuseraient de l'admettre sous la torture. Ils se croient seuls. Se persuadent qu'ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Trouvent des excuses à leurs sacrifices. Jusqu'à ce que...
Jusqu'à ce qu'une rencontre, a priori anodine, en tout cas inattendue vienne planter une petite graine, déchirer un tout petit coin du voile pour permettre à d'autres sentiments de s'engouffrer. La rencontre entre Charles et Barbara a lieu sur un terrain pour le moins original : un ehpad. Lui est médecin coordinateur, elle est la fille d'une résidente. Mais rien n'est simple. Barbara n'a pas vu sa mère depuis qu'elle est partie en claquant la porte le jour de ses 18 ans ; elle ignorait qu'elle se trouvait ici et encore plus les éléments de son dossier médical. Charles lui, s'ennuie. Et trouve en Barbara, dont il soupçonne que l'assurance et la brusquerie affichées cachent un terrain plus mouvant, un sujet d'étude et de divertissement. Sans savoir encore à quel point les liens qui vont se tisser entre eux les amèneront à changer de point de vue sur leurs vies. Oubliez tout de suite l'idée du roman à l'eau de rose, il est ici question de vraies douleurs et d'un environnement où l'on ne rigole pas tous les jours.
Mais ce qui intéresse l'auteure, ce sont les rencontres, les influences des uns sur les autres, le déverrouillage des coeurs. J'ai quitté tout ce petit monde à regrets. Ils sont sur la bonne voie mais j'aimerais avoir de leurs nouvelles de temps en temps. Notamment de Lise, l'aide soignante au doux sourire, rattrapée par le manque de moyens dans l'établissement où elle travaille (un sujet dont on n'a pas fait le tour, le manque de moyens dans les ehpad) ; mais aussi de Barbara, de Ninon ou même de Charles et de ses vélléités d'apprendre le tricot.
J'avais fait la connaissance de Gaëlle Pingault avec son premier roman Il n'y a pas Internet au Paradis (que je vous recommande) et j'ai retrouvé ici son ton, son humour malgré tout et son empathie. Son deuxième roman m'a touchée, et j'ai voulu lui dire en lui écrivant un billet sous forme de lettre, que je n'ai pas reproduit ici mais que vous pouvez lire en suivant le lien vers mon blog.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Nathalit22
  23 mai 2020
De longs silences .
Les jours qui tourbillonnent.
Et les bouffées de tendresse .
.
[ elle n'a pas envie d'user de l'énergie à tenter de comprendre si quelque chose de spécial se joue, ou pas . Pas envie de penser... à sa mère, à sa mémoire, à sa mère, à son avenir, à sa mère, à leur histoire commune, à sa mère, aux cicatrices qu'elle lui a laissés ... Putain, non. Pas sa mère ...]
.
Des vagues de tristesse .
Un manque de douceur .
Les mots qui restent bloqués .
.
[ ...si vous deviez vous réveiller à cinquante ans passés, en constatant que votre vie est construite presque en totalité et malgré vous, sur un énorme mensonge, vous agiriez comment ?...]
.
Les lèvres qui tremblent .
Une douleur imposante .
La peur du vide .
.
[ d'aussi loin qu'elle se souvienne, elle détestait sa mère et sa mère la détestait ]
.
Une vie à attendre .
Le besoin de liberté .
Les angoisses qui terrassent .
Et un équilibre à trouver .
.
Une lecture intriguante, touchante et étonnante .
Tout en vagues de tristesse et tolérance .
Tout en énergies parfois contradictoires .
En pensées douloureuses .
Tout en colère et émotions .
Une lecture de solitude.
Mais lumineuse et rayonnante .
.
.
.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
AnalireAnalire   29 mai 2020
D'aussi loin qu'elle se souvienne, elle détestait sa mère et sa mère la détestait.
Barbara se demande si cette phrase pourrait constituer un bel incipit. D'autant que ceux débutant les romans avec des histoires de mère, c'est un match un peu plié par Albert Camus. Difficile de surpasser L'Étranger sur ce terrain.
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AnalireAnalire   28 mai 2020
Quand il était encore interne, avec Isabelle, ils avaient mis au point une technique. Ils se prévenaient régulièrement : Évite de passer pour un GCMS. GCMS : Gros Con de Médecin Suffisant. Cela consistait, lorsqu'ils étaient contredits par des patients, à compter mentalement jusqu'à vingt avant de leur répondre. Vingt secondes, cela peut paraître anodin, mais c'est bien assez long pour se dégager du tac au tac. Pendant que le silence s'étire, on s'extrait de l'immédiateté et des réponses réflexes. Vingt secondes offrent un peu de recueil et permettent de se calmer si on se sent remis en cause. On évite bien des réponses cassantes, de cette manière, et on y gagne en sérénité. Ce qui est essentiel.
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AnalireAnalire   30 mai 2020
Grandir avec un mensonge, c'est se promener avec une bombe à retardement.
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AnalireAnalire   28 mai 2020
Souvent, Charles a cuisiné avec ses enfants et surtout pour eux. Il a toujours considéré que l'alimentation était une manière de prendre soin de ceux qu'on aime.
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AnalireAnalire   27 mai 2020
Je peux cesser de ne compter que sur moi.
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Videos de Gaëlle Pingault (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gaëlle Pingault
Un roman actuellement disponible en librairie.

Barbara est seule. Sa solitude a des allures de refuge ou de bastion, érigé dès l'enfance, pour tenir une mère imprévisible à distance. Quand le médecin de l'EHPAD "Les genêts" la convoque, ce passé qu'elle fuit la rattrape.Médecin en fin de carrière, Charles s'ennuie. Coincé dans sa vie, coincé dans son couple, voilà où l'ont conduit des choix par défaut. L'intransigeance de Barbara le contraint à faire face à ses propres petites lâchetés.Lise est aide-soignante. Elle s'impose une discipline rigoureuse, tente d'offrir aux résidents des Genêts des moments de partage arrachés à la cadence minutée des soins. Mais pour combien de temps ?Barbara, Charles, et Lise... Dans l'histoire de chacun, des empêchements sont venus enrayer la possibilité d'aimer librement. Autour de Rose, la mère absente, ces coeurs imparfaits se rencontrent et inaugurent des voies possibles de consolation.

Gaëlle Pingault est novelliste, romancière, animatrice d'ateliers d'écriture, orthophoniste, Bretonne. Tout dépend du sens du vent ! Celui quelle préfère, c'est le noroit qui claque. Elle a été lauréate du festival du premier roman de Chambéry et du prix Lions club de littérature grand ouest pour son premier roman II n'y a pas internet au paradis. "Les coeurs imparfaits" est son deuxième roman.
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