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Marie-France Desjeux-Lefort (Traducteur)
EAN : 9782738115881
600 pages
Éditeur : Odile Jacob (10/02/2005)
4/5   13 notes
Résumé :

L'idée que chacun de nous se fait de la nature humaine affecte toute notre vie, de la manière dont nous élevons nos enfants à nos positions politiques. Les sciences permettent aujourd'hui de mieux la comprendre, de mieux cerner les structures innées qui régissent nos pensées et nos sentiments. Et pourtant, beaucoup redoutent que ces découvertes ne viennent justifier les inégalités sociales, empêcher l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Jiby
  08 janvier 2019
La psychologie évolutionniste consiste à essayer de comprendre le fonctionnement psychologique des humains à travers la biologie et les conditions dans lesquelles notre espèce a fait son apparition sur Terre. Je pense que c'est le meilleur moyen de mieux comprendre nos réactions et améliorer notre vivrensemble en comprenant mieux les racines de nos maux. Les ouvrages abordant ces questions sont encore peu nombreux et Steven Pinker a le mérite d'avoir pris le risque d'en écrire un.
De nombreux aspects sont évoqués dans le livre, bien souvent dérangeants pour les néophytes et qui pourront leur paraître cynique: le peu d'impact des parents sur le devenir de leur enfant, l'origine du racisme ou de la violence, l'inégalité des sexes, le beau dans l'art, etc. Chaque aspect se veut justifié par des études scientifiques. Il s'agit de comprendre que l'explication d'un comportement jugé mauvais (immoral) n'est pas le justifier ou l'excuser, c'est seulement le meilleur moyen de le réduire.
Je regrette toutefois, que Pinker n'ait pas développé certains aspects des comportements humains en revenant sur l'environnement préhistorique d'origine et qu'une grosse partie de l'ouvrage (au moins la moitié) cherche à établir un règlement de compte avec d'autres scientifiques.
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CatchMe
  02 septembre 2016
Ainsi l'homme ne vient pas de mars, ni la femme de vénus. Tous deux viennent d'Afrique, berceau de notre évolution, où ils ont évolué ensemble comme une espèce unique. Ils ont l'un et l'autre, tous les mêmes gènes à part quelques uns sur le chromosome Y, et leurs cerveaux se ressemblent tellement qu'il faut l'oeil de lynx d'un neuro-anatomiste pour trouver les petits détails qui les différencient. D'après les meilleures estimations psychométriques, ils ont un niveau moyen d'intelligence générale identique, et ils se servent du langage et réfléchissent sur le monde physique et sur celui du vivant de la même manière générale.
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jeangunter
  13 avril 2016
Livre très intéressant sur la nature humaine et les tabous ou idées préconçues qu'on a sur celle-ci.
Non l'être humaine ne nait pas avec un esprit vierge (une ardoise vide comme le dit le titre) qu'on pourrait modeler à volonté.
Oui, la génétique prédispose bel et bien à certaines tendances. Les parents n'ont qu'un impact très modéré sur la personnalité de leur enfant, c'est surtout leur environnement qui influe.
Oui l'homme est de nature violente.
Non l'homme et la femme ne sont pas identiques...
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neutrinou
  11 avril 2016
"...J'ai souvenir que j'évoquais entre autres exemples des gestalt qui me semblaient innées, comme celles des courbes qui font le succès de revues comme Playboy - sans qu'on comprenne vraiment pourquoi. On connait tous l'histoire de la tache rouge sur le bec du goéland qui permet au bébé goéland d'interagir dès la naissance avec sa mère pour se faire nourrir. Nous avons nous aussi nos taches rouges."
Retrouvez l'intégralité de la recension de ce livre fondateur pour moi sur mon blog.
A bientôt !
Lien : http://brikbrakbrok.blogspot..
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neutrinou
  11 avril 2016
"... J'ai souvenir que j'évoquais entre autres exemples des gestalt qui me semblaient innées, comme celles des courbes qui font le succès de revues comme Playboy - sans qu'on comprenne vraiment pourquoi. On connait tous l'histoire de la tache rouge sur le bec du goéland qui permet au bébé goéland d'interagir dès la naissance avec sa mère pour se faire nourrir. Nous avons nous aussi nos taches rouges."
Retrouvez l'intégralité de mon compte-rendu et de la critique que j'ai faite de ce livre fondateur pour moi sur mon blog.
A bientôt
Lien : http://lesquantasanstranspir..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
lrntvlrntv   26 juillet 2020
Dans son ouvrage Who Stole Feminism ? [Qui a usurpé le féminisme ?], la philosophe Christina Hoff Sommers fait une distinction très utile pour comprendre deux écoles de pensée. Le féminisme de l’équité (Equity Feminism) lutte contre la discrimination sexuelle et autres formes d’injustice envers les femmes. Ce mouvement s’inscrit dans la tradition libérale et humaniste classique issue des Lumières, et il a guidé la première vague du féminisme et lancé la deuxième. De son côté, le féminisme des genres (Gender Feminism) maintient que la femme continue à être asservie par un système de dominance masculine qui s’infiltre partout, le système des genres, dans lequel “les nourrissons bisexués sont transformés en personnes de genre masculin ou de genre féminin, dont les premières sont destinées à commander, et les autres à obéir.” Cette école est contre la tradition libérale classique, et elle est alliée au marxisme, au postmodernisme, au constructivisme social et à la science radicale. Elle est devenue le credo de certains programmes d’études sociologiques sur les femmes, d’organisations féministes et des porte-parole du mouvement des femmes.
Le féminisme de l’équité est une doctrine morale sur l’égalité de traitement qui reste à l’écart des questions empiriques ouvertes relevant de la psychologie ou de la biologie. Le féminisme des genres est une doctrine empirique qui se réclame de trois affirmations concernant la nature humaine. La première est que les différences entre l’homme et la femme n’ont rien à voir avec la biologie mais qu’elles sont entièrement socialement construites. La deuxième est que l’être humain n’a qu’une seule motivation sociale, le pouvoir, et que la vie sociale ne peut se comprendre que par la façon dont il s’exerce. La troisième est que les interactions humaines ne sont pas motivées par des individus qui négocient entre eux en tant qu’individus, mais par des groupes qui négocient avec d’autres groupes – en l’occurrence le genre masculin dominant le genre féminin.
En adhérant à ces doctrines, les féministes des genres prennent le féminisme en otage dans un contexte explosif. Comme nous allons le voir, les neurosciences, la génétique, la psychologie et l’ethnographie mettent en évidence des différences entre les sexes qui sont presque certainement d’origine biologique. De plus, la psychologie évolutionniste met en lumière tout un réseau de motivations autres que la dominance d’un groupe sur l’autre (comme l’amour, la sexualité, la famille et la beauté) qui nous jettent dans les multiples conflits d’intérêts convergents et divergents avec des personnes du même sexe et du sexe opposé. Les féministes des genres veulent ou bien faire tout sauter, ou bien amener les autres femmes à les rejoindre dans le martyre, mais celles-ci ne suivent pas. Les activistes des genres ont beau se montrer partout, elles ne représentent pas toutes les féministes, et encore moins toutes les femmes.
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CatchMeCatchMe   08 septembre 2016
Cet ouvrage traite des aspects moraux, émotionnels et politiques du concept de la nature humaine dans la vie moderne j’y retrace le cheminement qui a conduit à voir dans cette notion une idée dangereuse et j’essaie de démêler les ambroglios moraux et politiques dans lesquels elle s’est trouvée prise dans ce parcours.

Cet ouvrage ne sera pas de ceux qui disent que tout est génétique, car ce n’est pas vrai. L’environnement est tout aussi important que les gènes. Ce que vit l’enfant en grandissant (et pas seulement au sein de sa famille) a le même poids que son bagage de naissance.
Même quand un comportement est transmissible, le comportement de l’individu (en situation) reste un produit du développement, et à ce titre, il s’explique en partie par l’environnement. … On sait aujourd’hui que les phénotypes se transmettent par la réplication de conditions à la fois génétiques et environnementales, ce qui laisse penser que.. les traditions culturelles – les comportements que les enfants copient – ont vraisemblablement un rôle déterminant.

Si vous trouvez que ce sont des propos anodins qui montrent que tout le monde a dépassé le débat nature-culture , revoyez votre jugement (dit-il) …
Pour avoir invoqué la nature ET la culture, au lieu de la culture seulement, ces auteurs ont subi toutes sortes d’attaques
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JibyJiby   08 janvier 2019
Dans la tradition de la sociologie [vision dite de gauche], la société est une entité organique soudée, et ses citoyens individuels en sont de simples éléments. On pense que les individus sont par leur nature même des êtres sociaux et qu'ils fonctionnent comme des éléments d'un superorganisme plus grand. Telle est la tradition de Platon, Hegel, Marx, Durkheim, Weber, Kroeber, du sociologue Talcott Parsons, de l'anthropologue Claude Lévi-Strauss, et du postmodernisme dans les sciences humaines et les sciences sociales.
Dans la tradition de l'économie ou du contrat social [vision dite de droite], en revanche, la société est un arrangement négocié par des individus rationnels qui servent leurs intérêts personnels. La société apparaît quand des individus acceptent de sacrifier une partie de leur autonomie en échange d'une protection contre les déprédations des autres qui exercent leur autonomie, C'est la tradition de Thrasymaque dans La République de Platon, et de Machiavel, Hobbes, Locke, Rousseau, Smith et Bentham. Au XXe siècle, elle est devenue la base des modèles de l'acteur rationnel ou Homo economicus en économie et en science politique, et pour les analyses coût-bénéfice des choix publics.
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JibyJiby   08 janvier 2019
Beaucoup d'intellectuels ont détourné leur regard de l'évolution de la logique de la violence, de peur que le fait de l'admettre revienne à l'accepter ou même à l'approuver. Ils ont préféré garder l'illusion rassurante du Bon Sauvage, qui fait de la violence un produit arbitraire de l'apprentissage ou un pathogène venu de l'extérieur qui se développe en nous. Cependant, à nier la logique de la violence, on oublie facilement que cette dernière est toujours prête à éclater, et à ignorer les parties de l'esprit qui peuvent mettre le feu aux poudres, on néglige celles qui peuvent l'éteindre. Dans la violence, comme dans tant d'autres sujets préoccupants, la nature humaine est le problème, mais elle est aussi la solution.
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CatchMeCatchMe   03 septembre 2016
En parlant des composantes qui influent sur la personnalité, il dit :

Personne ne choisit de devenir schizophrène, homosexuel, doué pour la musique ou, en l‘occurrence, angoissé, sûr de soi, ou ouvert aux expériences. Cependant on peut réconcilier la vieille idée du destin – dans le sens de destinée incontrôlable, pas de stricte prédestination – avec la biologie moderne dès lors que l’on se rappelle combien le hasard à d’occasion d’intervenir dans le développement. En remarquant combien est récente et locale la croyance que l’on peut façonner ses enfants,
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