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EAN : 9782867469411
304 pages
Éditeur : Liana Lévi (31/08/2017)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Romains depuis plusieurs générations, les Zevi comptent parmi leurs ancêtres penseurs, avocats, scientifiques… et même un rabbin ! La seule fausse note dans ce concert de bienséance est Matteo, incorrigible hâbleur et dragueur. Dans les années 1990, il s’est rué avec légèreté dans deux mariages successifs et une accumulation inconsidérée de dettes. Ne parvenant pas à les rembourser il a quitté l’Italie pour vivre à Los Angeles une seconde vie faite d’expédients mina... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  08 septembre 2017
A son arrivée, à Rome, Mattéo est fort dépité de ne trouver personne à l'aéroport pour l'accueillir. Après un exil de seize ans en Californie, il espérait susciter un peu plus d'intérêt de la part de ses proches. Que peuvent-ils lui reprocher ? Oh, des broutilles, couvert de dettes, il a juste abandonné femme et enfants pour fuir un créancier de plus en plus menaçant.
A partir de là, l'auteur nous propose de découvrir les membres de cette famille manifestement indifférente.
L'épouse Federica, 50 ans, en proie aux doutes face à la vieillesse, en perpétuel questionnement sur son potentiel de séduction, prête à tout pour récupérer ce mari volage m'a parue touchante et pathétique.
Martina empêtrée dans un mariage subi plutôt que souhaité est secrètement amoureuse de sa belle-soeur avec qui elle a échangé un baiser torride. le retour de son père la laisse tout simplement indifférente. On ne peut que la trouver antipathique et superficielle.
Et le fils Giorgio a bien assez de souci avec son restaurant et la venue prochaine d'un enfant qui lui semble une bien lourde responsabilité. Il est à mon sens, celui dont le caractère se rapproche le plus de celui de son père même s'il reste le plus hostile à son égard.
« Là où l'histoire se termine » peut se lire comme une saga familiale étonnante, provocatrice, drôle, parfois choquante, souvent féroce. Alessandro Piperno y dépeint avec justesse les relations familiales et fraternelles mais aussi les émotions humaines, la vie en somme. Il dresse avec beaucoup de finesse le portrait et le parcours de vie de chacun des personnages, leurs blessures et leurs fragilités, tout en révélant les malentendus, les non-dits et les secrets enfouis des uns et des autres. J'y ai retrouvé l'écriture percutante teintée d'une pointe d'ironie à laquelle j'étais habituée pour avoir lu plusieurs fois cet auteur.
J'aurais qualifié ce roman de léger pour un bon moment de détente si l'auteur ne m'avait surprise par une fin aussi soudaine que dramatique, remettant les sentiments à leur juste place.
Mais, chut, car c'est « Là où l'histoire se termine ».
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GeorgesSmiley
  26 avril 2019
Matteo, un juif romain, a du fuir pour échapper à un créancier menaçant qui a commis l'erreur de penser qu'il pourrait être un jour remboursé. Abandonnant femme (la numéro 2 en fait) et enfants (des deux premiers lits) il émigre aux USA où il se cachera pendant seize longues années et deux nouveaux mariages (le dernier étant un mariage blanc à 20000$). le créancier vindicatif mort sans héritier, Matteo a la joie de retrouver la ville éternelle et accessoirement Federica, toujours éprise et attendant tremblante le retour de son Ulysse, ainsi que ses deux enfants Georgio et sa demi-soeur Martina qu'il avait d'antan accueillis comme des "dommages biologiques collatéraux" mais qui "s'étaient révélés, pas seulement d'un point de vue affectif, des investissements rentables."
Les enfants l'attendent-ils vraiment? Qu'importe, comme dit Federica, "exempt de souvenirs et de pressentiments, Matteo dormait tranquille, mangeait avec appétit et ne manquait pas un coup au lit".
Si Matteo est un raté magnifique et séduisant, son fils a réussi en restant angoissé à l'opposé de son père et sa fille a fait un "beau mariage". La paternité pour le premier et un amour contrarié pour sa belle-soeur pour la seconde s'enchainent sur un ton enjoué et plein d'humour qui me fait penser aux oeuvres de jeunesse pleines de facétie de Woody Allen. C'est bien écrit et les phrases savoureuses s'enchainent à un rythme réjouissant (entre autres, Federica "dans ses rares moments d'estime d'elle-même...se sentait comme une Jaguar de troisième main sur laquelle les anciens propriétaires avaient bénéficié de bons de réduction successifs" ou encore Georgio découvrant à l'échographie son futur fils : "son enfant ressemblait à E.T, ce fut la chose la plus douce qu'il puisse penser en apercevant sur l'écran cet ectoplasme de profil")
Une toute petite histoire familiale charmante et légère, avec des personnages attendrissants (comme Federica) et drôles, tout juste entrecoupée d'une mise en garde sur "la méchanceté des gens" jaloux de la réussite de Georgio. Mais tandis que chez Woody Allen on envoie un solo de clarinette et le générique, ici on entend le piano d'Oscar Peterson puis l'orchestre de Count Basie le soir de Noël dans le restaurant chic de Georgio, avant le coup de théâtre qui est incroyable... et pourtant...l'Histoire, celle qui est toujours tragique, celle qui fait irruption régulièrement mais qu'on oublie parce qu'on le veut bien, cette terrible Histoire est de retour !
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Cathy74
  18 mars 2018
A la lecture des critiques dithyrambiques des libraires, j'avoue que je m'attendais à autre chose du livre de Piperno. « Là où l'histoire se termine » correspondait pourtant – a priori – à tout ce que j'aime retrouver dans un roman : maîtrise du récit et de l'écriture, cynisme et réalisme, humour noir et bienveillance… Malheureusement, la magie n'a pas opéré pour moi. Bien que les protagonistes ne soient pas très nombreux, j'ai eu un mal de chien à faire le lien entre eux et à rattacher les enfants à la mère qui leur revient. La faute sans doute à Matteo, le père volage ! N'empêche, n'ayant pas réussi à entrer dans leur univers, j'ai suivi leurs aventures un peu de haut, telle une déesse dans son Olympe qui regarde s'agiter une poignée d'humains.
L'écriture est belle et pourtant là aussi j'ai décroché, pour la raison principale que j'ai retrouvé cette habitude actuelle des auteurs à user et à abuser du « on ».
« … on apprit… on donna… on céda à la tentation de… on recommença à… ». Qui est donc ce « on » généraliste et confortable qui permet à l'écrivain de faire passer ses idées personnelles au détriment de la littérature et de la subtilité de l'étude ? Réduire à une masse informe la genèse où prend forme la haine et l'instabilité par l'emploi d'un pronom indéfini, à mon sens, c'est frustrant.
Cependant certains passages sont très forts et j'ai fini par aimer ce livre qui prend son sens à l'extrême fin, à la dernière phrase. Mais pour comprendre la chute, il faut naturellement avoir lu ce qui précède. Artifice ou maîtrise, chaque lecteur se déterminera.
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traversay
  30 octobre 2017
Là où l'histoire se termine est assez différent des précédents romans d'Alessandro Piperno. Son ton y est moins cinglant et les intrigues bien plus légères (en apparence) que dans Persécution ou Avec les pires intentions. L'écrivain italien a écrit une véritable comédie de moeurs dans un milieu qu'il connait parfaitement, celui de la bourgeoisie juive romaine. Si Là où l'histoire se termine était un film, on pourrait le qualifier de chabrolien mais ici, en l'occurrence, le roman rappelle de façon assez surprenante quelques uns des meilleurs livres de ... Philippe Djian. Avec un narrateur ironique, voire sarcastique, qui s'amuse avec des personnages pas loin d'être stéréotypés mais qui sentent indéniablement le vécu. Il y en a peu qui trouvent grâce aux yeux de l'auteur si ce n'est Federica, véritable Pénélope romaine qui attend que revienne Matteo, qui s'est enfui 16 ans plus tôt en Californie, en laissant derrière lui épouse(s), enfants et surtout dettes. Son retour, lui le séducteur polygame et désargenté, dans une ville qui a beaucoup changé n'en fait pas pour autant le personnage principal du livre, ou alors indirectement, comme une sorte de catalyseur de déséquilibres dans sa famille, proche ou par alliance. Avec une science parfaite du récit, Piperno passe d'un protagoniste à un autre, particulièrement inspiré dans les scènes collectives, fêtes, repas ou cocktails, où son art de la description des sentiments se révèle féroce et jubilatoire. Ce petit théâtre des vanités, des égoïsmes et des névroses, l'auteur le fait littéralement exploser dans un dernier chapitre que rien n'annonçait. Une façon de démontrer la futilité et la vanité de ces (de nos ?) existences mais aussi, et peut-être surtout, d'en souligner la précarité dans un monde d'où sourd une violence aveugle et imprévisible.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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blandine5674
  15 octobre 2017
Lecture ardue où je me suis traînée. Peut-être parce que lire des histoires de famille ce n'est pas mon truc. Un père volage qui, après avoir fuit en Californie, revient en Italie, espérant renouer avec son fils et sa fille. Y est décrit leurs vies conjugales avec les rapports de couple et beaux-parents. La fin est olé olé et j'étais pressée que cette histoire se termine !
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critiques presse (2)
LaCroix   22 décembre 2017
À travers le portrait d’une famille de la bourgeoisie juive italienne, Alessandro Piperno décrit une société en perte de repères. Explosif.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeFigaro   21 septembre 2017
Rome, son charme et son délabrement irresistibles, cadre idéal pour le petit théâtre familial et cruel d'Alessandro Piperno.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Cathy74Cathy74   17 mars 2018
Dans la biographie fictive que chacun de nous reconstruit pour son usage et sa consommation personnelle afin de donner un sens à son destin, la rampe d'escalier qui séparait le bureau du directeur de la salle de classe était devenue une pierre milliaire. A des décennies de distance, il ressentait la joie qui avait suivi son désarroi, l'euphorie affolée de celui qui, arraché prématurément à l'adolescence, est précipité de force dans l'âge adulte.
Dans cet escalier Giorgo Zevi était devenu grand. Il avait quinze ans. Il était seul, il devait s'en sortir tout seul, personne ne lui dirait plus ce qu'il devait ou ne devait pas faire.
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AxelinouAxelinou   24 octobre 2017
C'est ainsi que Martina Zevi, à vingt-cinq ans sonnés, découvrit la joie de dire la vérité à l'être qu'on aime. La coïncidence miraculeuse entre ce qu'on ressent et ce qu'on exprime. Ce n'était pas la première fois qu'elle confiait son amour à quelqu'un, mais certainement la première qu'elle le faisait en connaissance de cause, en plein possession de ses facultés émotionnelles. Elle comprenait que le dire apportait une joie supérieure à celle d'entendre l'autre vous le dire ; qu'aimer, du moins en l'occurence, était plus exaltant qu'être aimé.
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AxelinouAxelinou   22 octobre 2017
De toute évidence, sa mauvaise journée n'avait pas laissé de traces. Elle avait encore l'âge où les préoccupations sont lavées par une douche brûlante et rendues inoffensives par le décolleté.
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AxelinouAxelinou   23 octobre 2017
Au fond, il y avait des mois que Giorgio se plaignait de cet appartement (...). Mais il le faisait à la façon des hommes, en grognant sans prendre d'initiatives, jusqu'à rendre caricatural le contraste entre son esprit d'entreprise professionnel et son inaptitude domestique.
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secondosecondo   04 septembre 2017
Les Californiens n'étaient pas portés sur certains mélanges : ils savaient comment séparer les pauvres des riches, et comment faire se sentir les uns au paradis, les autres en enfer.
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