AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2742706798
Éditeur : Actes Sud (16/01/1996)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 67 notes)
Résumé :
" Au commencement, il était seul dans l'île. Il avait un nom de code, Teddy Bear, et il s'en servait pour communiquer avec l'hélicoptère du patron : tous les samedis, le patron lui apportait du travail et des provisions pour la semaine. Il restait encore de la neige dans les sous-bois, mais les grandes marées d'avril avaient emporté les glaces de la grève. Parfois, des volées d'oies blanches venaient se poser sur la batture, du côté nord. " Bientôt pourtant, le havr... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  23 août 2015
LES GRANDES MAREES Jacques Poulin
« -Vous n'avez pas répondu à ma question. Qu'est-ce qu'il vous faut pour être heureux ?
-Vous n'auriez pas une île déserte ? répliqua le traducteur.
-J'en ai une : l'île Madame.
Le patron n'avait pas l'air de plaisanter.
-C'est pas loin de l'île d'Orléans. Une petite île. A peu près deux kilomètres de longueur ; Ça vous intéresse ? » (p 14)
C'est comme cela que Teddy Bear (comprenez TDB traducteur de bandes dessinées) prend possession de l'île Madame. Il y vit enfin heureux partagé entre son travail de traduction, son rôle de gardien de l'île et son compagnon le chat Matousalem. Il voit bientôt débarquer Marie jeune et jolie jeune fille .Peu de bagages avec elle hormis des livres et une chatte blanche Moustache. La vie s'organise, tout va bien Moustache et Matousalem s'entendent très bien , Marie et Teddy Bear aussi ! C'EST LE PARADIS
Vite vite qu'ils en profitent cela ne peut pas durer ! Bientôt finie la vie à 2 des invités se pointent Tête Heureuse, la femme du patron puis l'auteur, le professeur Mocassin, l'homme ordinaire, l'animateur …L'île devient trop petite, il faut réapprendre les règles de la vie en société…
Ce roman démarre comme une douce histoire. Tout semble aller pour le mieux pour Teddy, surtout depuis que Marie a débarqué sur l'île mais comme dans la vie le bonheur existe t'il et si oui peut t‘il durer toujours ? Comment l'humain se comporte t'il avec son voisin si celui-ci n'est plus apte à participer à la vie de groupe, l'âge, la maladie sont t ‘ elles des raisons majeures pour isoler un individu ?
Une lecture au début très plaisante et charmante et une chute qui vous laisse pantois et songeur !bref une véritable claque
Je connaissais déjà l'écriture de Jacques Poulin et ce court roman vient une fois de plus me convaincre de son immense talent et de la richesse de la création canadienne francophone.
Alors un conseil si vous trouvez un livre de Jacques Poulin n'hésitez pas je lui souhaite simplement d'être plus présent sur les tables de nos libraires.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
sandrine57
  06 janvier 2012
Traducteur de bandes dessinées pour un journal, Teddy fait un jour la connaissance de son nouveau patron, un être un peu fantasque qui s'est donné pour but de rendre les gens heureux.
"...j'ai une question à vous posez: qu'est-ce que je peux faire pour vous rendre heureux?
-Vous n'auriez pas une île déserte? répliqua le traducteur.
-J'en ai une: l'île Madame!"
Et voilà comment Teddy se retrouve gardien de cette petite île au milieu du Saint-Laurent. Très vite, il s'installe dans une bienfaisante routine rythmée par ses traductions, ses tours de l'île, ses conversations avec son chat et les visites hebdomadaires du patron. Teddy semble très heureux mais insuffisamment aux yeux du patron qui va tenter de briser sa solitude. Chaque grande marée va voir débarquer sur l'île un nouveau locataire: une jeune femme et son chat, la propre épouse du patron, un auteur, etc. Une petite communauté se crée ainsi sur l'île.
C'est ma première incursion dans l'oeuvre de Jacques POULIN en particulier et dans la littérature québécoise en général et j'avoue que j'ai été séduite. Rien d'exceptionnel dans ce petit livre mais une ambiance, une justesse de ton. L'écriture et l'histoire peuvent paraître simples de prime abord mais tout cela est bien plus profond, après réflexion. C'est en quelque sorte une fable sur le bonheur, la vie en société, l'acceptation de l'autre dont la morale pourrait être: l'enfer, c'est les autres. Et c'est là la prouesse de Jacques POULIN qui raconte une histoire bien gentillette en apparence mais qui s'avère d'une extrême cruauté au final.
Je suis charmée par cet auteur surprenant et je ne vais pas en rester là avec lui. Je pense déjà à La tournée d'automne qui me fait de l'oeil depuis un moment déjà.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
Moan
  10 août 2014
Teddy Bear ( c'est son surnom) est traducteur de BD au Soleil de Québec.
le patron qui vient de racheter ce journal, lui pose la question:
- Qu'est-ce qu'il vous faut pour être heureux?
- Vous n'auriez pas une île déserte?
Et le patron lui propose l'île Madame, pas loin de l'île d'Orléans.
Et chaque semaine, en hélicoptère, le patron vient le ravitailler sur son île, lui apporter du travail et récupérer ses traductions de la semaine.
Un jour , il voit débarquer une jeune femme et son chat.
le traducteur verra bientôt d'autres personnages atterrir sur son île.
Jacques Poulin crée une atmosphère spéciale, calme, tranquille où tout va pour le mieux, mais le mieux n'est-il pas l'ennemi du bien?
Commenter  J’apprécie          210
adtraviata
  04 décembre 2018
Ce roman est plutôt une fable moderne aux caractères bien typés (et si elle date de 1995, son acuité est particulièrement percutante aujourd'hui). le traducteur Teddy est un caractère original par son goût de la solitude au milieu d'un open-space. Son nouveau patron, qui veut rendre les gens heureux, l'envoie travailler sur une île déserte dont il sera aussi le gardien au milieu des oiseaux sauvages. Sur l'île Madame, il traduit minutieusement ses bandes dessinées, jouant avec les mots dans les dictionnaires, prenant le temps de choisir les plus justes. Les promenades, le tennis complètent cette vie simple. le patron n'a sans doute pas la même conception du bonheur et amène une jeune femme sur l'île. Marie aime les livres, les mots et respecte le mode de vie de Teddy. C'est une sorte de paradis originel ; j'ai un peu pensé à Adam et Eve, je l'avoue, et le serpent, celui qui dans la Genèse divise et veut gommer les différences essentielles aux relations humaines, consiste sans doute ici à l'arrivée d'une série de personnages, certes tous très originaux (pas piqués des vers non plus…) mais qui vont définitivement casser la solitude bienheureuse de Teddy et Marie.
Sous des dehors simples et non dénués d'humour, Jacques Poulin touche à toute une série de thèmes qui parlent de et à notre époque : la solitude, le respect, la différence, la création, la lecture, entre autres, des valeurs qui sont bien souvent mises à mal dans notre monde. On ne peut pas faire le bonheur des gens malgré eux, ce bonheur est fragile comme un banc de sable qui accueille des oies sauvages en migration. Ce n'est pas mon roman préféré de l'auteur parce qu'il y manque un peu d'émotion à mon goût mais il est marquant, notamment par sa fin très cruelle et sans illusions.
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
SebastienFritsch
  17 avril 2012
Teddy, traducteur de bandes dessinées publiées dans la presse, se retrouve gardien d'une île solitaire au milieu du St-Laurent, l'Ile Madame. Pourquoi ? Parce que son patron veut son bonheur. Et, pour Teddy, le bonheur, c'est pouvoir travailler ses traductions au calme, avec la seule compagnie de ses dictionnaires et de son chat Matousalem. Tout va bien pour lui, jusqu'à ce que le Patron commence à sentir que le bonheur de Teddy n'est pas parfait. Qu'à cela ne tienne : le Patron, efficace, fera en sorte d'arranger les choses sans délai. Et la solution, c'est de laisser le traducteur travailler dans l'isolement... tout en brisant sa solitude. Marie, une jeune femme un peu marginale, viendra donc le rejoindre. Elle prendra la maison du sud. Il gardera la maison du nord... et les deux chats : Matousalem et Moustache, nouvelle venue.
Mais les mois passent, et il s'avère que, malgré leur vie tranquille, faite de calme, de paroles échangées, de respect, les deux occupants de l'île donnent encore l'impression au Patron que leur bonheur n'est pas parfait... Alors, au fil des mois, d'autres personnages arriveront, déposés sur l'île Madame par l'hélicoptère du patron, à chaque période de grandes marées.
La petite communauté qui se crée ainsi est un mélange hétéroclite de personnalités toutes originales... et pas toujours compatibles. Pourtant, on découvre peu à peu que chacune de ces personnes à un rôle à jouer. Et la "pièce" dans laquelle elles jouent n'est autre que la vie de Teddy le traducteur solitaire.
A la lecture de ce roman, tout en douceur, en images et en situations certes farfelues, mais plutôt calmes et simples (au moins au départ), on sent surtout un charme tendre, très agréable. Puis l'ambiance évolue... mais je ne peux pas en dire plus. L'écriture, elle, reste très belle, tout en douceur et en finesse, au fil des pages, et l'humour n'est pas absent.
Pourtant, quand on atteint le point final, on comprend que ce n'est ni un conte gentillet, ni une succession de situations plaisantes et/ou amusantes. "Les Grandes Marées" s'avère, en fin de compte, être une fable bien plus grave que peuvent le laisser croire ses premiers chapitres et la simplicité de son personnage central ou la gentillesse attentive de Marie. C'est même une parabole sur la vie et ses pièges que nous offre Jacques Poulin, et surtout le piège le plus dangereux qui menace tout homme : les autres.
En plus de cette morale, on trouve aussi des réflexions sur la création, l'écriture, et le travail intellectuel en général, ainsi que des idées sur la relation au langage.
Lien : http://sebastienfritsch.cana..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
EffeLouEffeLou   23 octobre 2014
" Tête Heureuse n'était pas une masseuse diplômée. Autodidacte, elle avait puisé la plus grande partie de ses connaissances dans des livres destinés à un large public: 'L'art du massage', 'Le guide des caresses', 'Touchez moi s'il vous plaît', etc.
Elle avait tout de même entrepris l'étude d'un ouvrage à caractère scientifique, intitulé 'Le massage du sportif', qui lui avait été prêté par un étudiant en physiothérapie. Rédigé en collaboration par les auteurs Battista, Dumas et Maccorigh, ce traité proposait les manipulations énumérées ci-dessous:
1. L'effleurage.
2. La pression glissée profonde.
3. Le pétrissage.
4. La friction.
5. La percussion.
6. Le secouement des membres."

p 85
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
EffeLouEffeLou   23 octobre 2014
" Teddy partageait son temps entre la traduction, la surveillance de l'île et diverses occupations comme l'entretien des bâtiments et la réfection du court de tennis. La priorité allait évidemment à la traduction, sa tâche principale, qu'il accomplissait suivant un plan de travail très précis.
Or, certains jours, les mots ne lui venaient pas... Il ne les attendait plus, il se préparait à dormir et c'est alors qu'ils arrivaient, comme des invités qui ont oublié l'heure; ils le tenaient éveillé une bonne partie de la nuit.
Les mots tourbillonnaient dans sa tête."
p 16
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
MatDalZMatDalZ   29 décembre 2017
Il y en a qui m’appellent ‘‘le poète de la Finance’’. Ça ne m’insulte pas du tout parce qu’ils ont compris que, maintenant que je suis riche, j’essaye de réaliser un vieux rêve. Je vous en ai déjà parlé la première fois qu’on s’est vus. Mon rêve, c’est de rendre les gens heureux. C’est pour ça que vous êtes ici, dans l’île. Et c’est pour ça que j’ai amené Marie. Evidemment, je ne me prends pas pour Dieu le Père et je ne me suis pas dit : ‘‘Il n’est pas bon que l’homme soit seul’’ ou quelque chose du genre, mais j’ai pensé que vous auriez plus de chances d’être heureux à deux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
MatDalZMatDalZ   29 décembre 2017
Il a un sens pratique assez exceptionnel. Partout où il passe, il met de l’ordre et c’est probablement la seule chose qui manquait dans l’île. Pour travailler, il faut avoir la paix, et pour avoir la paix, il faut de l’ordre.
Commenter  J’apprécie          10
JonathanAsselinJonathanAsselin   22 octobre 2013
- Là n'est pas la question n'est pas là, répliqua le professeur.
Commenter  J’apprécie          10
Video de Jacques Poulin (1) Voir plusAjouter une vidéo

Jacques Poulin : Chat sauvage
Olivier BARROT présente dans une rue de Montréal, le livre de Jacques POULIN "Chat sauvage".
autres livres classés : littérature québécoiseVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Littérature québécoise

Quel est le titre du premier roman canadien-français?

Les anciens canadiens
La terre paternelle
Les rapaillages
L'influence d'un livre
Maria Chapdelaine

18 questions
137 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature québécoise , québec , québécoisCréer un quiz sur ce livre
.. ..