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Gabriel Iaculli (Traducteur)
ISBN : 2020525763
Éditeur : Seuil (14/01/2002)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 43 notes)
Résumé :
"Il est difficile et obsène d'éviter le regard d'un homme qui saigne à mort, mais plus difficile encore de le soutenir et de surnager dans le tourbillon de passions troubles et de secrets posthumes qui s'entassent dans ses rétines." Ainsi commence l'aventure d'Alejandro Ballesteros, maître-assistant en histoire de l'art arrivé à Venise pour voir, au musée de l'Accademia, le mystérieux tableau de Gorgione, La Tempête. En quatre jours, Ballesteros est témoin de l'assa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
GribouilleChat
  11 janvier 2011
Alejandro Ballesteros, maître-assistant espagnol, jeune homme introverti et victime d'un patron un peu sadique, se rend à Venise pour y contempler (enfin !) La Tempête de Giorgione à laquelle il a consacré sa thèse et une grande partie de sa vie. Son arrivée dans Venise en hiver n'a pas lieu sous les meilleurs auspices : l'aqua alta lui abîme ses chaussures, la pension que lui a recommandée son patron est située dans un quartier sinistre et, à peine est-il installé dans sa chambre, qu'un crime est commis sous ses yeux. le voilà, à son corps défendant, mêlé à une sombre histoire de vol d'oeuvres d'art et de faux tableaux… le conservateur du musée de l'Accademia ridiculise les fondements de sa thèse et, de plus, lui qui a fait une sorte de voeu de célibat, il tombe éperdument amoureux de Chiara la fille adoptive du maître, sorte de vestale préposée à la garde de Venise.
L'anecdote policière apparaît vite comme un prétexte, même si la solution finale crée un rebondissement inattendu. Ce qui domine ici, outre la peinture par lui-même d'un jeune homme parcouru de désirs mais trop velléitaire pour être autre chose qu'un spectateur de lui-même, c'est la description de Venise, ville en pleine décomposition, en train de sombrer dans les eaux de l'aqua alta tandis que, dans un combat sans cesse recommencé et d'autant plus pathétique qu'il est perdu d'avance, des hommes et des femmes tentent de la maintenir en vie et que d'autres, atteint du même mal, lancent leurs derniers feux. le rythme du roman, extrêmement lent convient à la fois à cette ville fantôme et à la psychologie des personnages qui ne sont pas sans rappeler ceux de certains romans de P.J.Rémy. L'écriture très travaillée et un spleen certain rendent la lecture assez difficile, ce qui risque de décourager les lecteurs avides d'action.
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crapette
  23 mai 2018
Tout ce qu'il me fallait après un si court voyage à Venise : un long roman policier, un thriller, une enquête sur le peintre Giorgione ou plutôt sur le trafic d'art autour des tableaux des églises de Venise ?
Ce qu'il faut de sexe et d'Amour entre la superbe Chiara, restauratrice de tableaux, et le jeune professeur en histoire de l'art, Ballesteros, le dindon des faussaires.
Quelle écriture, quel style enflammé surrané et poétique, dommage que ce ne soit pas une traduction du regretté Francois Maspéro pour rendre cette dentelle ( de Burano, bien sûr !).
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Fantine
  11 août 2010

Je n'ai pas réellement réussi à entrer dans la peau du personnage principal – Alejandro Ballestro – tellement ce personnage m'a semblé antipathique, ennuyeux, plus interessé par ses fantasmes érotiques que par l'objet de son voyage d'étude à Venise c'est-à-dire voir sur place si les arguments qu'il a developpé dans sa thèse concernant le chef d'oeuvre de Giorgione intitulé La Tempête sont exactes ou non.
Il y a bien une interprétation insignifiante de la Tempête, une vague réflexion sur l'art ainsi qu'une intrigue policière, mais, elles sont noyées par la libido du héros, ses apitoiements, ses aternoiements sur lui-même, etc.
Enfin bref, je suis ressortie de ma lecture mi-figue mi-raisin c'est-à-dire partagée entre l'envie d'abandonner en cours de route tellement le héros, les reflexions pseudo intellectuelles de l'auteur m'ont quelque peu énervé, hérissé, et, l'envie de connaître le dénouement de l'enquête menée par la police vénitienne.
Par contre, le fait que la majeur partie de l'intrigue se déroulant la nuit, pendant l'aqua alta et sous une avalanche de pluie, faisant passer ainsi Venise comme une ville maléfique, noire, sombre, néfaste, crapuleuse m'ont énormement plu, interessée …
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MonCharivariLitteraire
  04 octobre 2017
Le narrateur arrive à Venise sous le mauvais temps et la neige avec pour unique but voir un tableau la tempête de Giorgone. il s'installe à l'hotel, entend un coup de feu et se précipite: un homme meurt dans ses bras: Fabio Valenzin un faussaire. le voici projeté dans une aventure qu'il n'avait pas prévu mais surtout dans un Venise qui refuse de se dévoiler où les intentions de ceux qui l'entourent ne sont jamais ce qu'elles semblent laisser deviner. Les masques protègent les apparences.
C'est un très bon roman policier! les pages se tournent très rapidement encouragées par une très belle écriture même s'il y a parfois des effets stylistiques qui ne fonctionne pas en français mais on s'en moque car l'on veut connaître la fin de l'histoire. On peut après revenir sur de belles descriptions de la ville de Venise.
Mon seul regret est que l'auteur ou est ce le narrateur, ne peut rencontrer une femme sans que son langage se modifie et pas pour le mieux. le corps d'une femme peut être décrit avec temps de beauté pourquoi utiliser ce langage. Je n'en voit pas l'utilité.
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clude_stas
  25 septembre 2013
Encore Venise. Toujours Venise. Venise la décadente. Venise l'endogame. Venise est le véritable personnage central de ce roman, faussement présenté par certains comme un roman policier. Oui, il y a bien un meurtre dès les premières pages mais il n'est là que pour permettre la rencontre des différents protagonistes et tisser ainsi l'intrigue. de plus, le tableau du peintre italien Giorgione (un véritable chef-d'oeuvre De La Renaissance) qui donne son titre à ce roman, n'apparaît que très tardivement et seulement pour quelques pages. J'avoue avoir été dérouté et par la construction de l'histoire, et par le style très métaphorique de Juan Manuel de Prada (les seins comparés à des animaux furtifs). Ou alors ce roman est comme le tableau de Giorgione, un roman pour initiés, un roman à clefs, et que c'est pour cette raison qu'il m'a semblé bien hermétique à certains moments.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   02 juin 2010
Il ne lui restait plus à présent que la consolation (consolation pourtant masochiste) de s'embarquer sur un vaporetto pour sentir sous ses pieds les ondulations de ce support verdâtre qui avait nourri sa jeunesse ; ses évocations n'étaient empreintes d'aucun regret mais il n'en présentait pas moins tous les symptômes du découragement : la contemplation de la lagune réduite en parcelles par les bouées et rayée par les sillages profonds que laissaient les vedettes-taxis était aussi douloureuse pour lui que l'est pour un monarque celle du royaume qu'il vient d'abdiquer, car la lagune avait été son fief et celui de ses aïeux
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brigetounbrigetoun   02 juin 2010
Je repris conscience dans une pièce sans fenêtres aux murs couverts de liège ; en face de moi, une vitre fumée me montrait ce qui se passait dans la pièce voisine : les invités du bal masqué de Taddeo Rosso et de Giovanna Zanon défilaient sur une estrade et posaient, de face et de profil, devant les subalternes de Nicolussi qui les prenaient en photo, photos qui seraient jointes à leurs fichiers et serviraient peut-être un jour à illustrer les épitaphes sur leurs tombes. On décelait encore, sur ces visages, les traces de l'ivresse et de la décadence qu'accusait une perplexité qui n'allait même pas jusqu'à la colère parce que les excès de la fête les maintenaient captifs d'une nébuleuse de laxisme
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ceanothusceanothus   07 juin 2014
Janvier déverssait ses rigueurs, avec un froid de chloroforme recelant pourtant quelque bonté. Venise se profilait dans le fond, sous une cuirasse de neige, maintenue en un équilibre dispendieux qui semblait annoncer son anéantissement. Une brume visqueuse descendait sur la lagune, collait à la pierre comme un mollusque et brouillait les contours, donnant aux palais qui flanquaient le Grand Canal des allures de fabriques condamnées, où les écaillures des façades évoquaient les plaies du corps d'un lépreux. Et Venise avait quelque chose d'un lépreux qui s'entête à rester debout alors que le verdict de sa disparition est déjà tombé, Venise avait quelque chose d'une morte qui ne peut plus cacher les atteintes de la putréfaction.
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brigetounbrigetoun   02 juin 2010
Avec autant de précautions que le personnage de mon rêve en avait pris pour épier la femme du tableau, je m'approchai de la vitre et découvris que le corps endormi était celui de Chiara. Elle était couchée en travers du lit, comme si elle désirait l'investir tout entier, et dans le plus grand calme ; elle me tournait le dos, ses cheveux, sur l'oreiller, pareils à des cordes de violon brisées, bouclaient sur sa nuque qui semblait couverte d'un léger voile de sueur.
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crapettecrapette   20 mai 2018
A Venise les éléments n'arrivent pas à se déchaîner, la vie est suspendue à un fil, elle défie les lois de la physique, et l'imminence de cet événement indéfinissable suscite la crainte et l'inquiétude.
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Le septième voile de Juan Manuel De Prada présenté en français par l'auteur
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