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Milo Manara (Illustrateur)
ISBN : 2203339012
Éditeur : Casterman (04/05/1993)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Nouvelle-Angleterre, début du XVIIe siècle, quelque part sur la frontière. Au cours de l’été finissant, le viol d’une jeune fille blanche par deux jeunes guerriers indiens, puis leur exécution sommaire par Abner Lewis, un colon blanc des environs témoin de la scène, rompt la cohabitation pacifique mais fragile qui s’était instaurée entre les Indiens et les Blancs.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  11 janvier 2017
Après ma récent découverte de Milo Manara avec la superbe bio du Caravage, j'ai eu envie de me replonger dans l'oeuvre du dessinateur transalpin. Ma bibliothèque ne propose pas grand chose (même pas "le déclic" qui est pourtant, il me semble, son oeuvre la plus connue), je n'ai donc pas eu trop le choix et me suis donc tournée vers un des rares titres en rayon, "un été indien". Mais un album réunissant Pratt et Manara, ça ne peut que satisfaire le lecteur.
Le scénario de Pratt a pour base des ingrédients typiques du western : des colons, des indiens, une vengeance. Mais de ce point de départ classique, Pratt tire un western original. Sous des dehors de simplicité, l'intrigue est riche et pas stéréotypés. Les colons ne sont pas présentés comme une communauté uniforme, dissensions et conflits les divisent, en grande partie du fait des turpitudes du pasteur local. Certains des colons ont été amenés à tisser des liens forts avec les indiens. Liens qui vont être détruits dans la violence.
La tonalité du récit est très singulière, à la fois réaliste, crue et teintée d'une certaine étrangeté. Si le très bon scénario de Pratt y est pour quelque chose, cela vient aussi du dessin, splendide, de Manara. Ces aquarelles au couleurs très naturelles sont très belles. Les paysages sont bien rendus et rendent la lecture immersive.
J'ai particulièrement aimé les premières pages, qui ne comportent aucun dialogue mais qui bénéficient d'un découpage remarquable.
Décidément, moi qui était réticente à me lancer dans l'oeuvre de Manara, je suis conquise. Devrait bientôt suivre parmi mes prochaines lectures la série "Borgia" où Manara est cette fois associé à Jodorowski.
Challenge Multi-défis 2017 - 5 (un livre traitant des indiens d'Amérique)
Challenge B.D 2017 - 5
Challenge Atout prix 2016-2017 - 12 (prix Alfred meilleur album étranger Angoulême 87)
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RosenDero
  14 janvier 2017
Sur un continent Nord Américain récemment colonisé, les peuples vivent dans un équilibre précaire et l'harmonie est difficile. Il ne faut pas grand chose pour mettre le feu aux poudres et déclencher une guerre entre colons et indiens.
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Milo Manara et Hugo Pratt, deux grands noms, deux univers que je ne connaissais que de loin. Et n'étant pas versé dans la BD érotique et assez rebuté par le trait de Pratt, je n'aurais quasiment jamais pu trouver mon bonheur dans leurs oeuvres séparées. Alors, la réunion de ces deux artistes dans l'élaboration de cet album était une bonne solution : le trait de Manara est magnifique, et le scénario de Pratt prenant et glaçant.
C'est une histoire sombre, de violence. Violences faites aux femmes, aux pauvres, aux crédules, aux autres, à la nature. Une histoire qui part d'un événement isolé et qui finit en bain de sang. Les colons ne sont pas (tous) des monstres, les indiens ne sont pas (tous) sanguinaires, les jeunes ne sont pas (tous) des débauchés, les différences ne sont pas (toujours) rédhibitoires. Les communautés peuvent (parfois) arriver à cohabiter.
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Soleney
  01 avril 2013
Une bande dessinée pour le moins déroutante ! J'avoue que je ne m'y connais pas dans le domaine, mais celle-là me paraît sortir des sentiers battus.
Tout d'abord, ce qui m'a attirée est le titre. L'été indien... Je n'avais qu'une vague idée de ce que c'était, une très belle fin d'été ou un début d'automne particulièrement ensoleillé, peut-être. Je me suis mise à lire après avoir survolé le résumé.
Une jeune fille blanche, se promenant seule sur la plage, rencontre deux Indiens qui la violent. Un garçon, Abner Lewis, les surprend et les tuent, puis il ramène la jeune fille blessée et en état de choc chez lui. Cette première scène est déroutante car il n'y a presque pas de dialogue ni d'onomatopées.
La mère d'Abner, marquée du sceau de Lilith (un l'au fer rouge sur sa joue) pour avoir induit un prêtre en tentation quand elle était jeune (comprenez : il l'a violée), rechigne tout d'abord à soigner cette nièce de pasteur, puis se laisse convaincre par son fils. Reniée dans le village, elle a été contrainte d'élever ses enfants à l'écart de la civilisation, dans la forêt, sous la protection des Indiens.
Dans le même temps, les Indiens grondent de colère en voyant deux de leurs jeunes guerriers morts. Ils réclament vengeance et la guerre avec les Blancs commence.
J'ai été étonnée de la sexualité débridée des personnages. Abner a plusieurs fois « connu les buissons » (j'ai bien aimé cette métaphore) avec sa propre soeur, Phillis, qui a aussi couché de nombreuses fois avec des Indiens. Il semble également attiré par la jeune fille qu'il a sauvée, Shevah (qui couche avec son oncle pasteur juste avant l'attaque des Indiens, j'avoue que ça m'a marquée. Venant d'une fille qui vient de se faire violer et qu'on pensait vierge, c'est normal qu'on ne s'y attende pas. D'autant que la manière très naturelle avec laquelle ils le font semble découler d'une longue habitude...). le petit frère d'Abner, Jérémie, fantasme sur tout ce qui bouge (mais à son âge, ça peut être pardonnable, ce sont les hormones qui travaillent). Seul Eliah, le grand frère d'Abner, ne semble pas approuver, voire même ne pas comprendre cette sexualité hors normes dans sa fratrie (qu'il découvre en même temps que nous).
Tout ceci donne une atmosphère particulière à l'histoire. J'ai bien aimé l'oeuvre, mais j'ai été déroutée par cette ambiance dont je n'ai pas l'habitude. Cela fait presque deux ans que je l'ai lue, mais je me rappelle encore de cet album, qui m'a profondément marquée. C'est un bon livre, malgré la dépravation qui le constitue : le scénario est bien tourné, les personnages sont travaillés, et les dessins sont très bien faits. Pour moi, c'est une oeuvre qui s'adresse à un public averti.
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Vexiana
  13 février 2017
Je connais le dessin de Manara sans en avoir jamais vraiment lu un ouvrage. Dessins croisés par hasard, essentiellement en noir et blanc...c'est donc une première pour moi que cette BD que j'ai vue des dizaines de fois sans l'ouvrir malgré le fait que ça soit Pratt au scénario.
On adhère ou pas à l'érotisme souvent cru de Manara et franchement, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé mais je dois reconnaitre que c'est un dessinateur comme il y en a peu. Quelle maitrise, quel talent!! Je suis sans voix.
Le scénario est atypique, mêlant des histoires de vengeance, de moeurs, d'amitié et d'amour. Loin du manichéisme habituel, les personnages sont tous à la fois innocents et coupables à leur façon.
J'ai particulièrement apprécié les scènes qui sont consacrées aux Indiens que j'ai trouvées très réussies.
Une belle lecture donc, dont je retiendrai surtout le dessin de Manara.
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Pachy
  22 septembre 2015
Dans ma bibliothèque j'ai fait se cotoyer deux excellentes bd sur la période « Indiens avec des plumes » et « colons blancs». L'une en deux tomes « Pawnee de Patrick Prugne » et cet « Été indien ». Duo de hoc et rêvé pour le second, Pratt et Manara. le résultat est à la hauteur de toutes espérances.
C'est pour moi une énième relecture mais le plaisir reste entier.
Voyons un peu l'histoire :
Sur la plage, proche du village, deux indiens violent Shevah, une jeune fille blanche, nièce du révérend Black dont la moralité n'est pas étanche. Abner Lewis les surprend et tire par deux fois faisant deux morts. Là, débute la vengeance des indiens contre la famille Lewis. le sang va être versé, la mort frappera les deux camps…
Albums controversé par son côté immoral. Cette immoralité vient de révérant « Black » qui s'adonne au péché de concupiscence et d'inceste. Contez sur Manara pour nous en montrer quelques images. Mais après tout un chat est un chat.
Pratt nous livre une histoire censée de cette époque qui ne se passait pas toujours dans la petite maison de la prairie. Manara lui l'a illustrée par de superbes planches qui, puisque c'est Marana et puisque c'est de loin le meilleur dans ce domaine, se laisse allier à son penchant premier : l'érotisme. Et c'est tant mieux car, comme d'hab les dessins sont très beaux et pleins de sensualité.
Alors si comme pour les Shadocks, il y a les pour les contre, moi je suis pour à cent pour cent et tant que la sexualité sera traitée avec autant de talent, je serai pour.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
RosenDeroRosenDero   14 janvier 2017
-L'amitié dure tant qu'on ne la brise pas.
-Quelle sagesse !! Comment fais-tu ?
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FabricienneFabricienne   04 janvier 2014
Ils sont peut-être comme tous les jeunes animaux au début de l'été indien, avant les nuits froides de l'hiver. Ils ont besoin de jouer avec les femelles.
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VexianaVexiana   13 février 2017
...et les fous sont sacrés car ils rêvent les yeux ouverts...
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VexianaVexiana   13 février 2017
- Comment sais-tu que le tueur est un blanc et pas un guerrier du nord, avec des chaussures de Blanc?
- Ce serait un guerrier du nord stupide. Nos mocassins indiens sont plus pratiques.
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Videos de Hugo Pratt (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hugo Pratt
Juan Diaz Canales et Rubén Pellejero le duo aux manettes des aventures de Corto Maltese depuis deux albums ("Equatoria", "Sous le soleil de minuit") signe un prequel des aventures du marin d?Hugo Pratt, entre Tasmanie et Bornéo. Plus d'informations sur la BD : Bande dessinée : Corto Maltese « le Jour de Tarowean », l?avant « Ballade de la mer salée » : https://www.franceinter.fr/culture/bande-dessinee-corto-maltese-le-jour-de-tarowean-l-avant-ballade-de-la-mer-salee Plus de leçons de dessin : https://www.youtube.com/playlist?list=PL43OynbWaTMLSUzMpmqwuKcJNbTeC5GhD
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature italienne, roumaine et rhéto-romane>Romans, contes, nouvelles (653)
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