AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Jean Colonna (Traducteur)
EAN : 9782809800487
460 pages
L'Archipel (22/05/2008)
3.95/5   503 notes
Résumé :
Pendergast 01

Une équipe d'archéologues massacrée en pleine jungle amazonienne...
Les caisses contenant leurs découvertes acheminées au Muséum d'histoire naturelle de New York... et oubliées dans un sous-sol. Meurtres au Muséum d'histoire naturelle de New York. Quelques années plus tard, le musée annonce une exposition consacrée aux superstitions et croyances mystérieuses des peuples primitifs. Mais les préparatifs sont troublés par une série d... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (108) Voir plus Ajouter une critique
3,95

sur 503 notes

Kittiwake
  30 avril 2019
Rien que le nom du fin limier de la série donne envie de la découvrir : Aloysus Pendergast…Cela sent le fantastique et les aventures très dépaysantes, avec des relents d'obscurantisme . Même si le premier tome ne permet pas de vraiment faire connaissance en profondeur avec cet agent spécial du FBI venu du sud, et que son rôle reste modeste dans cet opus par rapport à l'énergie que déploie Margo, l'étudiante au coeur de l'intrigue.
Les autres personnages sont nombreux et parfois difficile à mémoriser dans leur fonction. Ce qui n'est pas fondamental. D'autant qu'un certain nombre finiront rapidement dans les griffes du monstre tapi dans les profondeurs du muséum d'histoire naturelle de New-York. le célèbre bâtiment est le siège de meurtres extrêmement violents et répétés, les premiers remontant à 7 ans plus tôt, mais le nombre de victimes semble augmenter à vitesse exponentielle, avec une mise en scène toujours identique, lacération du tronc et décapitation. Des ombres puantes hantent le sous-sol du bâtiment, créant une psychose bien compréhensible parmi les occupants des lieux. Seulement voilà, l'affaire ne doit pas être ébruitée car l'équipe de direction prépare une exposition qui doit rassembler de nombreux curieux, le but étant de booster fréquentation des lieux. Pas question donc d'alerter les médias.
La présence malveillante se précise peu à peu et les liens avec une ancienne tribu amazonienne, décimée dans par un bombardement au napalm, orientent l'enquête vers la survie d'une chimère, un dessert pour généticien.
Si la première partie est plutôt lente, le temps représenter les personnages , d'expliquer les origines de l'affaire et de mettre en place une course contre la montre avant la fameuse exposition, on assiste ensuite à une terrible accélération des événements et le roman devient un véritable page-turner haletant.
Les auteurs ne dédaignent pas les hypothèses scientifiques, faisant la part belle, comme dans Cauchemar génétique, à la génétique.
Pas question donc de s'ennuyer dans ce thriller, qui , je le découvre en rédigeant ces lignes a été adapté en film sous le titre de The Relic.

Promesse de nombreuses heures de plaisir avec les quelque dix huit tomes de la série, à la recherche de frissons mais aussi pour explorer plus précisément la personnalité et l'histoire d'Aloysus Pendergast.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          760
tutesvuquandtaslu
  22 février 2021
Je suis ravie d'avoir enfin pris le temps d'ouvrir ce livre et découvert la plume de ce duo d'auteurs.
Relic est le premier livre où nous rencontrons l'agent du FBI Pendergast.
Des recherches archéologiques, le musée le plus grand du monde, une exposition inédite mais maudite, des assassinats plus que sanglants ? Je dis oui, j'achète !
Ayant grandie dans un musée, quel bonheur pour moi de me perdre dans les couloirs et sous-sols du Muséum d'Histoire naturelle de New-York.
Le livre prend place au milieu des années 1990 ce qui est très rafraîchissant. Pas de téléphone portable, uniquement des radios qui fonctionnent quand elles sont décidées.
Une nouvelle exposition, pièce maîtresse de la campagne de communication du musée, doit ouvrir ses portes dans les prochains jours. Mais des meurtres sauvages, d'enfants comme d'adultes ont lieu dans les murs.
D'un côté, les enquêteurs, la police de New-York, le FBI avec un agent venu de Louisiane, certains scientifiques et chercheurs du musée,tous plein de bonne volonté pour mettre fin à ces massacres.
De l'autre côté, la direction du musée, les décisionnaires, les gros sous qui n'ont que faire de quelques morts semés sur le chemin de la gloire.
L'opposition constante des grands patrons mènera le musée dans ses plus sombres confins.
Mais que chasse-t-on ? Un homme, un animal, un monstre ?
Un début un peu difficile, beaucoup de personnages à situer. Mais une fois lancé, ce livre est un rouleur compresseur avec son intrigue palpitante et son suspense haletant.
Je ne verrai plus les musées comme avant et je lirai avec plaisir la suite des aventures de l'agent Pendergast.
Connaissez-vous ces auteurs ? Leurs livres ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          534
Zazaboum
  08 janvier 2021
Il s'agit pour moi d'une relecture, ayant décidé avec Laehb80 de faire une lecture commune de la série. Ça arrive rarement mais il se trouve que j'ai encore plus apprécié cette seconde fois !
Connaissant déjà les personnages, j'ai eu plus le loisir de profiter du Musée, de ses salles interminables et autres dédales poussiéreux mais aussi des employés rencontrés qui ont la chance de faire un travail qu'ils aiment, parfois avec des méthodes peu avouables !
Je trouve très brillant que Preston et Child, mais aussi le traducteur, arrivent à me captiver avec de nombreuses descriptions scientifiques qui, en temps ordinaire, m'auraient lassée rapidement ! Comme quoi il y a des manières de faire pour susciter l'intérêt sur des sujets ardus voire rébarbatifs ! Pendergast et D'Agosta font un joli duo de pince-sans-rire !
Un Musée et une exposition sur la superstition sont un endroit et un sujet idéaux pour des morts atroces et étranges et j'ai apprécié avoir quelques angoisses avec les protagonistes !
Du coup je suis encore plus motivée pour lire la suite ! J'espère que nos deux comparses de lecture commune se joindront à nous !
Challenge MULTI-DEFIS 2021
Challenge MAUVAIS GENRE 2021
Challenge PAVES 2021
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          322
domi_troizarsouilles
  06 mars 2022
Ce livre se trouvait dans ma « PAL proche » depuis quelque temps déjà… Quésaco ? c'est-tout simplement cette pile quelque peu séparée de la « PAL générale », et qui rassemble les quelques livres que je souhaite lire à plus ou moins court terme. Cependant, ladite PAL générale ne cessant de s'amplifier, les livres mis en avant pour être lus dans un délai assez court finissent toujours par reculer ! Pourquoi l'ai-je quand même pris tout à coup ? parce que j'avais vraiment envie de le lire, pour une fois assez indépendamment des trop nombreux challenges auxquels je participe… (même si, on s'en doute, il complètera sans souci l'une ou l'autre consigne, ici ou là !)
Un point précis, toutefois, me posait problème à l'avance : c'est que ce livre est censé être le premier tome d'une série mettant en scène l'agent spécial (du FBI) Aloysius Pendergast. Or, ce prénom rare qu'est Aloysius était le prénom de mon papa, décédé il y a un peu plus de 4 ans ; prénom tellement rare que je ne l'avais encore jamais rencontré en littérature, ni dans la vraie vie d'ailleurs, à tel point que j'appréhendais tout à coup de m'y trouver confrontée. Mais finalement pas de problème : Pendergast n'est jamais appelé autrement que par son nom, à croire que ce personnage n'a même pas de prénom ! La confrontation viendra plus tard, dans un tome ultérieur, si je poursuis la série, ce qui est fort possible…
On a donc une histoire mêlant sciences, thriller avec une vraie enquête policière, et des éléments fantastiques qui vont prendre de plus en plus d'importance. Tout commence par une expédition scientifique du Museum d'histoire naturelle de New York, dont un scientifique obstiné à rechercher une tribu peut-être inexistante, quelque part en Amazonie. le chapitre s'arrête avec la probable disparition de ce scientifique resté seul dans la jungle, tandis que les caisses contenant divers échantillons de plantes qui avaient été prélevées, des objets ethniques variés, ses notes etc. sont envoyées vers New York, où elles arriveront après plusieurs détours, pour se retrouver enfermées, et plus ou moins oubliées, parmi des tas et des tas d'autres ressources à étudier par le Museum. Mais un jour, dans le cadre de l'organisation d'une super-exposition appelée « Superstition », ces caisses-là sont déménagées vers un endroit plus accessible, car l'une des statuettes sera une pièce-maîtresse dans l'exposition. C'est alors que commencent une série de meurtres inexplicables et d'une grande violence…
La première chose qui m'a très vite frappée dans ce livre, c'est le soin que les auteurs mettent à rendre les personnages proches et attachants, même les plus « insignifiants », le temps d'une scène ! le scientifique qui se perd (ou pire) en Amazonie en est un premier exemple, mais ensuite il en va de même pour d'autres personnages qui n'ont pourtant qu'un rôle mineur, comme les deux premières petites victimes, que l'on suit pas à pas dans leur errance dans le Museum. Ainsi, même quand on comprend (très vite) qu'ils ne vont pas s'en sortir, on espère encore que ça n'ira pas jusque-là, car en quelques mots à peine, on s'est déjà attachés à eux, à leurs jeux innocents, et puis on comprend et on a tout à coup le coeur qui se noue…
Cela dit, je tiens à le préciser d'emblée : ce livre ne verse jamais dans l'horreur ni dans le psychodrame, pas même de façon suggérée, et je tiens à le souligner car pour moi ça aurait été rédhibitoire. On a des faits, rien que des faits, les indices qu'on retrouve et les diverses avancées (ou pas) des quelques personnages qui vont assurer l'enquête ou graviter autour, mais en tout cas on ne se trouve jamais directement en présence du tueur - si ce n'est à la fin, où le livre prend un côté davantage « grand spectacle » et pourrait sans doute faire frémir, j'y reviens plus loin. Certes, des meurtres atroces ont lieu, mais ils sont à peine évoqués à la découverte d'un corps, avec quelques détails sanglants parfois, mais qui sont alors couverts d'un voile d'explications médico-légales, très pointues d'ailleurs (comme les meilleurs épisodes de la série des Experts… que je connais très peu à vrai dire, mais elle a cette réputation !), ce qui les rend tout à coup presque « acceptables ».
Et bien sûr, si les auteurs partagent avec le lecteur quelques heures, quelques minutes presque intimes de ces quelques personnages (très) secondaires que l'on croise au fil de l'histoire, les personnages principaux sont traités, quant à eux, aux petits oignons ! On en sait assez peu sur leur physique – et, si c'est décrit, ce n'est en tout cas pas ce que j'ai retenu. En revanche, on les suit au jour le jour, dans leurs problèmes professionnels quotidiens, leurs espoirs, leurs doutes, leurs déboires et leurs mini-succès. Parmi eux, j'ai eu le sentiment que la véritable personnage principale est la jeune Margo Green, jeune chercheuse stagiaire en biologie, plus particulièrement dans le domaine des plantes, qui va se retrouver impliquée dans l'histoire à cause d'un mélange de curiosité scientifique et de gentillesse pas toujours opportune. On a aussi le lieutenant de police D'Agosta, qui paraît un peu rustre au premier abord, mais qui va se révéler bien intéressant tout au long de l'histoire, de même que le journaliste-écrivain Smithback, engagé par le Museum pour écrire un livre sur la fameuse exposition, mais sérieusement bridé par les responsables qui voudraient presque lui dicter ce qu'il peut écrire ou pas. Autour d'eux, on a toute une série de personnages secondaires récurrents, des bons et des moins sympathiques, des douteux et des carrément antipathiques qui jouent tous leur petit rôle dans cette intrigue qui se déroule, finalement, en vase assez clos – et les auteurs ne manquent pas de souligner, çà et là, d'une part la « guerre des polices » entre police locale de New York et FBI, ou les guerres d'influence au sein même du FBI par exemple, et d'autre part, les guéguerres de pouvoir, parfois très virulentes, entre scientifiques au sein du Museum, l'un cherchant à obtenir un poste plus important dans la hiérarchie complexe de cette institution, un autre cherchant plutôt à rester « les mains dans le cambouis » de la recherche sans devoir s'élever dans les arcanes trop administratives de la hiérarchie, ou un autre encore ayant perdu tout crédit, malgré un esprit considéré comme brillant, car il continue de défendre une hypothèse quelque peu farfelue que le reste de la communauté scientifique considère avec dédain…
Face à tout ce petit monde extrêmement bien mis en place, chaque personnage étant bien typé et apparaissant comme particulier, facile à identifier parmi un assez grand nombre d'intervenants, Pendergast apparaît bien un peu comme un ovni. Originaire de la Louisiane, très (trop) au sud pour certain des New-Yorkais qui ne l'accueillent pas tous de gaité de coeur, il traîne un accent reconnaissable (et je remercie le traducteur de ne pas nous avoir infligé une pseudo-imitation dudit accent !), un flegme qui serait typique de sa région d'origine (pour les quelques livres que j'ai lus mettant en scène des « héros » venus de la même région, je veux bien y croire !), tandis qu'une capacité d'autoritarisme couve et ressort tout à coup brutalement par moments. Avec ça, les auteurs lui prêtent un look immédiatement reconnaissable, portant toujours un costume impeccable, ses cheveux blancs-blonds peignés vers l'arrière avec grand soin… sans oublier une immense culture qu'il débite par petites bribes dans les moments les plus inattendus.
Cependant, comme je disais, à part sa relative excentricité, et son efficacité exceptionnelle que les auteurs suggèrent d'emblée, lui conférant aussitôt une évidente sympathie aux yeux du lecteur, il paraît bien un peu en retrait, ou à la périphérie de l'histoire. En tout cas, il me semble à vue d'oeil (mais je n'ai pas fait d'analyse statistique !) qu'il apparaît moins qu'un Smithback ou qu'un D'Agosta, et indéniablement beaucoup moins que Margo ; néanmoins, on sent qu'il joue un rôle d'importance, qu'on espère voir s'accentuer dans les prochains opus.
À côté de cet énorme travail sur les personnages, on trouve aussi un grand souci de vraisemblance et d'accroche pour le lecteur, pour tout ce qui concerne le contexte dans lequel ils évoluent. On a réellement l'impression de se promener avec les protagonistes à travers les couloirs du Museum, dont toute une série de souterrains que personne ne semble connaître vraiment et dont les plans seraient inexistants, ou en tout cas disparus. Les aspects scientifiques des recherches menées par les protagonistes impliqués au Museum sont émaillés de détails techniques, par exemple dans le domaine de la recherche génétique des différents êtres vivants, ou bien de par l'usage de termes pointus sur telle ou telle spécialité scientifique, dont chaque lecteur a plus ou moins déjà entendu parler mais sans avoir jamais approfondi à moins d'être dans le domaine. Pour citer l'exemple qui m'a le plus « choquée » (quant à mes propres connaissances), c'est quand je suis tombée sur le mot « ichtyologie » - j'étais tout à la fois persuadée de connaître ce mot, mais très frustrée d'être incapable sur le coup de me rappeler ce que ça signifie exactement ! (pour ceux qui, comme moi à la lecture de Relic, auraient tout à coup un doute, c'est (je cite le Robert en ligne) la « partie de la zoologie qui traite des poissons. »). Tout cela donne un aspect réaliste et sérieux aux choses – bien entendu, je suis quant à moi bien incapable de dire si ces listes présentant les caractéristiques génétiques de tel ou tel échantillon étudié (par exemple) sont réellement plausibles, ou si c'est juste de la poudre aux yeux pour le lecteur lambda, mais je penche pour la 1re hypothèse, et dans tous les cas on peut dire que « ça en jette ».
Enfin, l'intrigue même est le point qui paraît le moins travaillé – ce qui ne veut pas dire qu'il ne l'est pas, au contraire ! Ces quelques meurtres qui se suivent, le lien que Pendergast va faire avec d'autres plus anciens survenus en Louisiane justement, ont d'emblée un côté prenant qui va faire qu'on a envie de savoir ce qu'il en est… mais là, les auteurs prennent leur temps : on va de petit indice en petit indice, on est partagés entre la raison froide qui prévaudra longtemps chez Pendergast, et les questions que se posent d'autres (notamment Margo il me semble, mais je ne jurerais plus que ça ait été son instinct d'emblée) sur la possibilité de surnaturel, hypothèse favorisée par le contexte de cette fameuse exposition, « Superstition ». Au milieu de tout ça on a quelques chapitres qui s'attachent à la vie quotidienne de notre bande de chercheurs, à tel point qu'on ne sait pas trop ce que ça vient faire dans l'histoire, si ce n'est retarder un peu les choses ; on a aussi quelques fausses pistes auxquelles on a pourtant cru autant que Margo ou Smithback. Ainsi, si l'ensemble se tient sans aucun souci tout au long du livre, il présente quand même quelques longueurs, surtout dans la première moitié - rien de grave ! mais ce n'est qu'au fil de ma lecture que je me suis réellement trouvée emballée. Et peu à peu, on se rend compte que l'histoire va crescendo, les différentes pistes semblent se recouper au moins en partie, les choses s'accélèrent, et tout à coup, comme je mentionnais brièvement plus haut, on entre dans une écriture qui s'approche bien davantage d'un « grand spectacle », façon film catastrophe où tous les personnages sont en mauvaise posture et on se demande s'ils vont vraiment s'en sortir ; on sait que oui pour Pendergast, sinon il n'y aurait pas de série, mais on se pose réellement la question pour les autres ! et à ce moment-là, je n'avais pas été vérifier les synopsis des numéros suivants, pour voir si on retrouve ou pas l'un ou l'autre de ces personnages... Et j'avoue : quand le danger s'approche de l'un ou l'autre personnage que les auteurs avaient réussi à rendre particulièrement antipathique, on a tout à coup presque envie que ça se termine mal pour lui (ou elle) ! Quoi qu'il en soit, cette histoire devient terriblement visuelle : on voit réellement nos personnages dans des situations dramatiques (car en plus ils sont séparés, en groupes de tailles variées) et provoquant chez eux une panique intense – que j'aurais sans doute ressentie moi aussi si j'avais lu cela en soirée, mais j'ai eu la bonne idée de terminer ce livre, et donc de lire ces passages intensément palpitants, en journée, car tout à coup c'était devenu un véritable page-turner ! Sans divulgâcher, je peux dire toutefois qu'on est entrés à presque-100% dans le fantastico-catastrophique (il reste juste un peu de % pour souligner la bêtise de certains dirigeants policiers quand ils veulent garder le commandement en dépit de tout bon sens), sans oublier la toute fin qui, après un épilogue qui remet quelque peu les pendules à l'heure, nous sert un fameux cliffhanger pour le 2e tome de la série…
Bref, je ne pourrais dire pourquoi un tel livre n'est pas tout à fait un coup de coeur, mais c'est comme ça, pourtant on n'en est pas loin, et on en a tous les ingrédients : des personnages travaillés aux petits oignons, que ce soient les protagonistes tels que la jeune chercheuse Margo, le véritable ovni qu'est l'agent spécial Pendergast, ou les personnages secondaires qui n'apparaissent que très brièvement ; un contexte extrêmement travaillé et rendu très réaliste jusque dans les détails scientifiques (cependant invérifiables pour moi) ; et une intrigue qui présente quelques petites longueurs au début, mais qui s'emballe en véritable page-turner très visuel dans un univers désormais très fantastique, jusqu'au cliffhanger final.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Laehb80
  08 janvier 2021
Mais que se passe t-il donc au Muséum d'histoire naturelle de New-York ?
Quel magnifique lieu pour un polar glaçant !
Sur fond de malédictions, superstitions, légendes et créatures fantastiques, le super duo Preston & Child nous a concocté un thriller très addictif.
Une équipe archéologique et ethnologique part en pleine forêt amazonienne à la recherche de traces et artefacts d'une civilisation primitive ( vous imaginez les rites et croyances ancestraux, les peurs et les dieux sanglants ). Leurs découvertes sont rapatriées vers New-York mais certains chercheurs disparaissent sur place, les autres meurent dans le crash de leur avion. Et voilà comment le mythe d'une malédiction débute. Les caisses sont stockées dans un sous sol sombre et humide et oubliées.
Plusieurs années plus tard, une exposition est préparée dans ce musée de renommée planétaire. Digne d'une super production, elle est très attendue et rend les grands pontes fiévreux, plus la date approche et plus la situation se complique. Deux enfants et ensuite un gardien sont tués, affreusement déchiquetés, décapités. Les plus folles rumeurs circulent, un grand félin vivrait dans les sous terrains, ou serait-ce plus probablement un psychopathe ? Pourrait-il s'agir d'une créature monstrueuse sortie des plus anciennes légendes andines ?
Un thriller ( référencé horreur dans les premières éditions mais c'est un peu exagéré à mon sens ) vraiment prenant que j'ai dévoré. J'ai adoré l'ambiance parfois étouffante, très stressante de ces tâtonnements dans l'obscurité la plus complète des longs couloirs abandonnés, des salles d'expositions sombres et occupées par des momies et autres reliques.
Légère déconvenue toutefois, pour la première enquête de Pendergast je regrette qu'il n'ait pas été plus présent car il est réellement sur le devant de la scène que dans le dernier tiers du roman.
Très bonne lecture qui confirme mon envie de lire ou relire toute cette série. Prête Zazaboum ? :)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          277

Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   24 janvier 2011
[...] ... [Jorgensen] poursuivit à l'adresse de Margo [une scientifique du Museum] :

- "Maxwell était l'un des chefs de l'expédition, avec Whittlesey. La première erreur avait été de laisser Maxwell se glisser dans cette affaire. Ca faisait deux chefs. Naturellement, ils ont été à couteaux tirés dès le début ; aucun n'exerçait tout le pouvoir. Le fait que Maxwell soit dans le tableau a causé mon éviction. Il a décidé qu'on n'avait pas besoin d'un botaniste dans cette expédition. J'ai dû rester. Whittlesey a été encore plus déçu que moi. Le fait que Maxwell soit là compromettait ses chances de mener à bien un projet secret qu'il avait nourri.

- Lequel ?" demanda Margo.

- "Il voulait retrouver la tribu kothoga. On parlait d'une tribu inconnue qui vivait sur un tepui, c'est-à-dire une zone isolée, sur un plateau, au-dessus de la forêt équatoriale. Bien qu'on n'eût pas mené d'exploration scientifique, l'opinion générale était que la tribu avait disparu et qu'il ne restait que des vestiges témoignant de son existence. Whittlesey, quant à lui, était persuadé que c'était faux. Il voulait être celui qui retrouverait les Kothogas. Le seul problème était que le gouvernement ne voulait pas lui donner l'autorisation d'accès à ce fameux tepui. Il voulait réserver la primeur à ses propres équipes scientifiques. C'était le "Yankee, go home" qui prévalait, à l'époque."

Jorgensen ricana.

- "En fait, la zone n'a été protégée que pour les saccageurs de toutes sortes. Le gouvernement avait entendu courir les mêmes rumeurs que Whittlesey. Mais il se disait que si vraiment il restait des tribus indiennes dans la zone, ce serait mauvais pour la prospection minière et les forestiers. Bref, l'expédition a été contrainte d'approcher la région par le nord. L'accès était considérablement plus difficile. Mais au moins, on contournait la zone interdite. Quant au tepui lui-même, il était interdit de grimper là-haut.

- Et alors ? Est-ce que les Kothogas étaient toujours là ?"

Jorgensen secoua la tête et répondit :

- "Nous ne le saurons jamais. Le gouvernement a bel et bien trouvé quelque chose au sommet de ce tepui, peut-être de l'or, du platine, des pépites. Vous savez qu'on peut détecter une foule de choses par satellite de nos jours. En tous cas, ce tepui a été détruit par le feu au printemps 1987. Ils ont fait ça avec des avions.

- Quoi ? Incendié ?

- Ratiboisé au napalm," répondit Jorgensen. ... [...]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
ricouricou   20 août 2012
Bassin de l'Amazone, septembre 1987

Il était midi. Les nuages accrochés au sommet du Cerro Gordo se détachèrent avant de se disperser. Là-haut, très loin au-dessus de sa tête, entre les branches les plus élevées de la forêt, Whittlesey distinguait les éclats d'un soleil doré. Des animaux, sans doute des singes-araignées, se disputaient sous la voûte en poussant des hurlements, et un macaque descendit en piqué vers lui en gloussant des obscénités.
Whittlesey s'arrêta à côté d'un jacaranda déraciné. Il jeta un oeil sur Carlos, son aide de camp, qui le rattrapait tout en sueur, et lui dit en espagnol :
- Baja la caja, on va se poser ici.
Whittlesey s'assit sur le tronc couché et entreprit de retirer sa botte droite et sa chaussette. Il alluma une cigarette dont il appliqua l'extrémité brûlante sur la grappe de sangsues qui avaient envahi son tibia et sa cheville.
Carlos se délesta d'un vieux paquetage de l'armée sur lequel avait été attachée à la hâte une caisse en bois.
- Ouvre-la, veux-tu ? demanda Whittlesey.
Carlos défit les liens, il releva une série de petits fermoirs en cuivre et souleva le couvercle.
Le contenu de la caisse était enveloppé soigneusement dans les fibres tressées d'une plante locale. Whittlesey en écarta quelques-unes et découvrit les objets d'artisanat qu'elle contenait : un herbier en bois et un carnet de cuir à la couverture tachée. Après un moment d'hésitation, il tira de la poche de sa chemise une petite figurine en bois sculptée de manière délicate, qui représentait un animal.
Il la manipula, admirant une fois de plus la qualité du travail ; elle était étonnamment lourde. Après quoi, il la déposa comme à regret dans la caisse, replaça le filet végétal et reficela le paquet. Ensuite, il tira de son sac à dos une feuille de papier blanc qu'il déplia sur ses genoux. De sa poche il sortit un stylo en or tout cabossé et écrivit :

Haut bassin du Xingu
17 septembre 1987
Montague,
J'ai décidé de renvoyer Carlos avec la dernière caisse, moi je vais continuer seul à chercher Crocker. On peut faire confiance à Carlos, et je ne veux pas prendre le risque de perdre cette caisse au cas où il m'arriverait quelque chose. Tu remarqueras qu'elle contient une crécelle de chaman et divers autres objets rituels qui semblent uniques. Mais la figurine qui les accompagne et que nous avons trouvée dans une hutte vide constitue la preuve que je cherchais. Observe ces greffes de taille exagérée, ce côté reptilien, cette allure de bipède. Les Kothogas existent bel et bien, et la légende du Mbwun n'est pas une simple vue de l'esprit. Toutes les notes que j'ai prises sur les lieux sont dans le carnet qui contient aussi un récit complet des circonstances dans lesquelles l'équipe s'est séparée ; mais tu l'auras déjà appris quand ces lignes te parviendront.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
WolandWoland   24 janvier 2011
[...] ... Margo sursauta. Un nouveau coup de feu venait de retentir.

- "Qu'est-ce qui se passe ?" cria-t-elle.

Dans le noir, elle sentit que la pression de Frock sur son bras s'accentuait.

De l'autre côté, ils entendirent une galopade. Ensuite arriva le faisceau jaune d'une lampe de poche qui dessina les contours de la porte.

- "Cette odeur est en train de décroître," murmura-t-elle. "Vous croyez qu[e la Créature] est parti[e] ?

- Margo," répondit Frock, apaisé. "Vous m'avez sauvé la vie. Vous avez risqué la vôtre pour me sauver la vie."

On entendit frapper à la porte.

- "Qui est-ce ?" demanda Frock d'un ton ferme.

- "Pendergast."

Margo s'empressa d'ouvrir. L'agent du FBI était là en effet ; d'une main, il brandissait une arme, de l'autre, il tenait une poignée de plans froissés. Son costume noir, de coupe impeccable, contrastait avec le visage noirci. Il referma la porte derrière lui.

- "Ca me fait plaisir de vous voir tous les deux intacts," dit-il en éclairant les visages de Margo et Frock.

- "Pas autant qu'à nous !" s'écria Frock. "On était descendus ici à votre recherche, figurez-vous. C'est vous qui avez tiré ?

- Oui", dit Pendergast. "Je suppose que c'était vous qui étiez en train de crier mon nom ?

- Alors, vous m'avez entendu ? C'est comme ça que vous nous avez retrouvés ici ?"

Pendergast secoua la tête.

- "Non, ce n'est pas grâce à ça."

Il tendit sa lampe à Margo et déplia ses plans. Ils étaient couverts de notes manuscrites.

- "Je crains que l'Association d'Etudes Historiques de la ville de New-York ne soit un peu mécontente des libertés que j'ai prises avec leur documents," dit l'agent du FBI.

- "Pendergast", chuchota Frock. "Margo et moi, nous savons à présent exactement de quel tueur il s'agit. Il faut nous écouter. Ce n'est ni un homme, ni un animal connu. Il faut que je vous explique ...

- Vous prêchez un convaincu, Docteur Frock." ... [...]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
SlykingSlyking   06 juillet 2014
"J'ai surtout compris que vous n'allez pas tarder à franchir cette porte en sens inverse." dit Wright en haussant le ton.
Pendergast hocha la tête.
"Messieurs, madame, j'ai bien l'honneur de vous saluer."
Sur quoi il tourna les talons et quitta la pièce sans un mot. Après avoir calmement refermé la porte derrière lui, il s'arrêta un instant au secrétariat, puis, en regardant la porte, il cita ces vers :
"Adieu ! J'aurai reçu sans les avoir volés
Trois fois les coups de bâton que j'ai donnés."
La secrétaire de Wright s'arrêta net de mâcher son chwing-gum.
" Hein ? Qu'est-ce que vous dites ?"
"Rien, c'est du Shakespeare." dit Pendergast en filant vers l'ascenseur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
NiradeNirade   23 septembre 2015
A ce moment-là il entendit, plutôt qu'il ne la vit, une forme qui se déplaçait dans ce recoin. L'odeur violente se précisa, ce fumet de pourriture l'enveloppa soudain; il se senti alors projeté contre le mur par une force terrible et la douleur fit irruption sans sa poitrine et dans son ventre. Il ouvrit la bouche pour crier, mais quelque chose de bouillant lui emplissait la gorge.
Un éclair transperça son crâne, suivi d'une nuit profonde.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

Videos de Douglas Preston (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Douglas Preston
Tombes oubliées - Preston Douglas & Child Lincoln #PrestonAndChild #TombesOubliées #NoraKelly
« Preston & Child renouent avec la veine de leurs premiers romans, Relic et le Grenier des enfers. » Publishers Weekly
Nora Kelly, de l'Institut archeologique de Santa Fe, est approchee par l'historien Clive Benton pour localiser le Campement perdu de l'expedition Donner, introuvable depuis 1847, afin d'y effectuer des recherches historiques… et mettre la main sur un tresor.
Benton a en effet trouve le journal d'une victime de l'expedition, au cours de laquelle des pionniers, coinces par une tempete de neige dans la Sierra Nevada, n'ont eu d'autre choix que de s'entredevorer pour survivre…
Mais, outre de vieux ossements et quelques pieces d'or, ce qu'ils vont decouvrir va faire grimper la temperature de plusieurs degres. D'autant que la jeune agente du FBI Corrie Swanson, qui a rejoint Nora et son equipe, leur apprend que les fouilles en cours ont un lien avec des exactions commises de nos jours…
Dans le premier volet de cette nouvelle serie, Preston & Child braquent le projecteur sur deux femmes, deja croisees dans certaines des enquetes de l'inspecteur Pendergast, du FBI, leur personnage fetiche.
------ Depuis Relic (1995), Preston & Child forment le duo le plus repute dans l'univers du suspense. Ensemble, ils ont signe une trentaine de romans, dont 19 mettent en scene l'inspecteur Aloysius Pendergast, du FBI, le Sherlock Holmes des temps modernes. En langue francaise, leurs romans, tous parus aux editions de l'Archipel, dont le dernier Riviere maudite, se sont vendus a plus de 1,5 million d'exemplaires.
------ Le livre : https://www.lisez.com/livre-grand-format/tombes-oubliees/9782809839647 Facebook : https://www.facebook.com/larchipel Instagram : https://www.instagram.com/editions_archipel/ Twitter : https://twitter.com/Ed_Archipel
+ Lire la suite
autres livres classés : thrillerVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
2333 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre