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Claude Debon (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070322041
Éditeur : Gallimard (09/06/1981)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Recueil de poésie de l'auteur de Zazie dans le métro, Courir les rues, battre la campagne, fendre les flots est stupéfiant de tendresse et de légèreté sans pour autant sombrer dans le sentimentalisme à l'eau de rose. Cet ouvrage regroupe sa trilogie des années 1967, 1968 et 1969. Simple, drôle et émouvante, la poésie de Queneau célèbre les petites gens, les rues de Paris, les animaux et insec... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
jeunejane
  25 mars 2017
C'est un plaisir de retrouver Raymond Queneau avec sa façon, l'air de rien, de faire de l'humour, de jouer avec les mots pour les présenter écrits phonétiquement ou pour les inventer.
Derrière cet humour qui délasse l'esprit, on retrouve les réflexions du philosophe qu'il était et on ne peut s'empêcher de se poser, de réfléchir, de revenir à la réalité.
C'était avant tout un grand rêveur très observateur, sensible qui projetait l'avenir tel qu'il le voyait, tel qu'il l'espérait .
Un vrai surréaliste, groupe dont il faisait partie.
J'emploie l'imparfait mais il reste présent par ses écrits.
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Walktapus
  30 novembre 2014
Encore un recueil de poésie qui a 17 citations et une seule critique.
Difficile il est vrai de résister à la tentation de partager ces poèmes, courts et regorgeant d'une bonne humeur communicative. Tout en légèreté, avec jeux de mots, gentille satire souvent, Queneau déclare son amour des petites choses de la vie, volontiers triviales, parfois absurdes.
Dans Courir les rues, Queneau parcourt Paris, celui des années 1960, menacé par les "bouledoseurs", accumulant les observations et les anecdotes sur les rues et monuments. Courir la Campagne et Fendre les Flots sont plus libres, une campagne et une mer un peu fantasmées.
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mollymon
  18 mai 2014
Courir les rues, battre la campagne, fendre les flots : le titre de ce recueil de poèmes est une belle invitation au vagabondage à laquelle il est difficile de résister.
Cette trilogie réunit les opus suivants :
"courir les rues" (1967) qui évoque le Paris quotidien, celui des petits riens.
" battre la campagne" (1968) qui jette un regard plein de tendresse cruelle sur le monde végétal , animal et minéral.
" fendre les flots" (1969)qui transporte le lecteur à travers vents et marées.
Des trois ouvrages, celui que je préfère est " battre la campagne" car je n'aime ni la ville ( j'y vis) ni la mer ( c'est dangereux).
D'ailleurs j'aime pas la poésie non plus, seul Raymond Queneau trouve grâce à mes yeux: j'adore son humour impertinent!
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
palamedepalamede   17 février 2017
L’écolier

J’écrirai le jeudi j'écrirai le dimanche
quand je n'irai pas à l'école
j'écrirai des nouvelles j'écrirai des romans
et même des paraboles
je parlerai de mon village je parlerai de mes parents
de mes aïeux de mes aïeules
je décrirai les prés je décrirai les champs
les broutilles et les bestioles
puis je voyagerai j'irai jusqu'en Iran
au Tibet ou bien au Népal
et ce qui est beaucoup plus intéressant
du côté de Sirius ou d'Algol
où tout me paraîtra tellement étonnant
que revenu dans mon école
je mettrai l'orthographe mélancoliquement
+ Lire la suite
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WalktapusWalktapus   20 novembre 2014
LA MOUCHE
La mouche n'a pas de forme humaine
elle ressemble plutôt à une brebis
son bêlement se fait entendre au cours des siestes
comme les hommes elle dort la nuit
la mouche se nettoie la tête comme le chat
se lisse les ailes comme le moineau
et s'immobilise parfois pour réfléchir
Elle réfléchit sur la nature du verre
et quand elle croit avoir résolu le problème
elle s'envole
et pan ! la voilà qui se cogne contre la vitre
encore une fois
contre la vitre qui, elle aussi, réfléchit
+ Lire la suite
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jeunejanejeunejane   25 mars 2017
Grand standigne

Un jour on démolira
ces beaux immeubles
on en cassera les carreaux
de plexiglas ou d'ultravitre
on démolira les fourneaux
construits à polytechnique
on sectionnera les antennes
collectives de télévision
on dévissera les ascenseurs
on anéantira les vide-ordures
on broiera les chauffoses
on pulvérisera les frigidons
quand ces immeubles vieilliront
du poids infini de la tristesse des choses.
Raymond Queneau
"Courir les rues...."
+ Lire la suite
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jmb33320jmb33320   13 août 2019
LE TRAVAIL CONTINU

A l'ombre du mot tilbury
se reposait un soir de juin
un homme qui tentait d'enter
un vers marron sur de la prose
Cette opération monstrueuse
l'occupait de telle façon
qu'il ne vit point passer la phrase
qui l'aurait tiré d'embarras
Il s'acharnait en grommelant
cependant que sous le ciel rose
la lune d'un pas turbulent
traversait des nuages lyriques
Lorsque l'entracte fut fini
l'horticulteur pédagogique
remit dans l'ombre le lexique
et saisissant sa douce hie
il se pencha de nouveau sur
son travail presque minéral
Paveurs Pavés êtes ainsi
lorsque tombe le crépuscule
l'écho des poètes passés
dans cette rue presque nocturne


NB : la Hie est un outil de paveur (j'ai eu besoin du dictionnaire !)
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   06 février 2016
LE VOYAGEUR


Je marcherai longtemps sur la route immobile
sans me faire de bile en marchant très longtemps
j’arriverai peut-être aux portes de la ville
en restant immobile et pourtant en marchant

M’arrêtant un peu las aux portes de la ville
je regarderai lors les murailles longtemps
avant de me risquer dans ses rues infertiles
où m’attendent geignards ses rusés commerçants

Dans un hôtel miteux je nettoierai mes bottes
dans un snack incertain je mangerai du pain
puis je me coucherai en attendant les aubes
en rêvant de ces pas qui ont fait mon chemin

Sans marcher plus longtemps me tenant immobile
sans me faire de bile éveillé ou dormant
je quitterai peut-être une certaine ville
où j’allai un beau jour immobile restant

Sur l’horizon plaintif jetant un dernier souffle
j’éteins la calebombe et son ultime lueur
je n’ai jamais bougé Tout être se boursoufle
lorsqu’il veut s’agiter au-delà de sa peur

p.166
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Videos de Raymond Queneau (56) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Raymond Queneau
Colette, Louis Aragon, Jean Giono, Jules Renard, Raymond Queneau? lus par chacun des Goncourt, en lien avec la comédienne Isabelle Carré. Tous rendent hommage à ces écrivains qui les ont précédés comme académiciens. Un événement exceptionnel animé par Françoise Rossinot, le 8 septembre 2018 à l'Opéra national de Lorraine.
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