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EAN : 9782213672298
288 pages
Éditeur : Fayard (10/04/2013)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 18 notes)
Résumé :
« J’ai 80 ans et je ne supporte pas d’être enfermée, même dans un mouroir doré sur tranche. Si je sors vivante de mon gagatorium, me suis-je promis, je témoignerai pour tous les vieux qui n’ont pas la parole. Après quatre ans de cauchemar, j’ai enfin pu m’évader de la résidence privée et très bling-bling de Ker-Eden. Mais j’y ai laissé ma santé et mon modeste patrimoine. Aujourd’hui, j’accuse ! J’accuse la mafia de “l’or gris” de commettre bien des abus, en toute im... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  09 janvier 2014
Dénoncer ces abus qui font de la vieillesse un âge d'or pour ceux qui veulent son bien (ou plutôt ses biens!), c'est une chose importante.
Dénoncer également les comportements de personnes responsables qui abusent de leur pouvoir et se valorisent en terrorisant des personnes vulnérables, c'est louable.
Dénoncer aussi l'isolement et le manque de stimulation qui favorisent les pertes d'agilité mentale chez des personnes dont l'autonomie est limitée, c'est identifier un problème social à résoudre.
Madame Ravenne dénonce l'exploitation et la tyrannie, mais son livre ne nous en apprend pas beaucoup plus que les trois phrases précédentes qui en résument le propos. Qui plus est, on ne sent pas beaucoup de respect et d'empathie de l'auteure pour les autres résidants, surtout pour les personnes atteintes de déficits cognitifs, maladie d'Alzheimer et autres démences.
Un sujet très important, mais un livre qui n'ajoute pas grand-chose à la réflexion sur le sort des personnes âgées vulnérables.
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emi13
  11 octobre 2013
Je m' appelle Christie Ravenne j'ai 80 ans. Je vous raconte mon histoire. J'ai vécu 4 ans de cauchemar, pensant bien faire pour me rapprocher de mes enfants et petits-enfants, j'ai tout vendu à Biarritz. J'ai acheté un f 3 dans une résidence privée pour personnes âgées. Cet home de grand luxe s' appelle le Ker-Eden .Ah oui le nom est beau mais quel pompe à fric, j'ai appris qu'à l'extérieur on le nomme l' établissement de l'or gris. On ne fait rien pour nous, nous sommes des laissés-pour-compte, une maltraitance physique, morale et surtout financière.Les pouvoirs publiques ne font rien, et la famille du moment que nous ne sommes plus une charge pour eux quel bonheur. Ce livre relate la vie bien fermée de certains établissements pour les personnes âgées, parfois comique, mais tellement triste par moment. Je ne voudrais en aucun cas me retrouver dans un établissement pareil. L' histoire est un peu lente mais très intéressante à lire.

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celine85
  22 juillet 2014
Christie Ravenne est venue s'installer dans une résidence à Ker Eden pour se rapprocher de sa fille et de ses petits enfants. Cette installation vire au cauchemar, elle comprend vite que sa place n'est pas ici, qu'on lui a faire croire des choses pour qu'elle achète un appartement dans cette résidence (elle en a même pris 2 !) Elle nous raconte ses 4 ans passés dans cette résidence, les maltraitances subies quelles soient physiques, morales, financières. Sa santé a beaucoup diminuée mais elle tenait à dénoncer , témoigner alerter les familles, les pouvoir publics.
On sent chez elle son coté journaliste, elle pose des questions, dénonce et ça dérange le personnel et les partenaires de Ker Eden. D'ailleurs, il y a eu toute une histoire juridique après ce livre.
Malgré un sujet "lourd", son style fait que l'ambiance n'est pas plombé.
On lit ce roman et on est terrifié quand on prend conscience que ce qu'elle dit est du vécu, la réalité!
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lailasamburu
  02 mai 2013
Ce livre pose toute la question des conditions réelles de vie en maison de repos, plus précisément ici en « résidences de luxe », et essaie de nous décrypter quelques-unes des arnaques qui y règnent en maitres. le texte est vindicatif, agressif, mais oh combien réaliste et nous montre que le souhait d'une vie paisible avant la mort, en profitant de ses efforts durant la vie active, n'est pas toujours d'actualité dans ce type d'endroit. J'ai particulièrement apprécié le style vivant, sans retenue de l'auteur, qui nous décrit très bien sa lutte mentale et physique pour ne pas devenir un objet, à la merci du mépris, du manque de considération et d'humanité des responsables de ces établissements. Une excellente réflexion et une lecture à recommander.
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Lirio
  03 juillet 2013
Pétillante retraitée de 77 ans, Christie quitte le Sud de la France pour se rapprocher de sa famille en Bretagne. Elle emménage dans une résidence pour personnes âgées tout confort et "dorée sur tranche". Mais elle ne tarde pas à découvrir le revers de la médaille : incurie du personnel, malversations des gestionnaires, manque de soins, mauvais traitements infligés aux pensionnaires, abandon des moins valides... une situation catastrophique qui n'a malheureusement rien de rare en France. Pour un réveil des consciences.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
lailasamburulailasamburu   02 mai 2013
Un vieux bien conservé (moi) vit avec effroi son admission dans un service qui lui renvoie l’image de l’ »ALTER EGO ». Cet autre moi-même – moi demain. Moi après-demain. Cette image dévalorisante me poursuit depuis que je suis à la résidence. Cette image d’un « objet » que l’on bouscule, insulte, méprise, contredit, minimise, trimballe à droite à gauche… Alors que moi, je me prends encore pour un « sujet ». « Je pense, donc je suis », m’a-t-on appris à l’école.

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emi13emi13   11 octobre 2013
Je vais entrer dans ma quatrième année au poulailler . Je suis à bout de souffle , mais toujours là . dommage qu'il n'y ait pas de cocotier dans la jardin de Ker-Eden.
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emi13emi13   10 octobre 2013
Mais pour un diabétique , l'alcool , ça ne pardonne pas Il avait même renoncé à l'autogestion de son diabète , assisté matin et soir par les infirmières.
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emi13emi13   11 octobre 2013
La loi de Ker- Eden n'est inscrite nulle part , mais elle est impérative . Les remises à Moïse ! < tu ne tueras point.....( la directrice ) Tu obéiras en tout temps et en tout lieu .Tu paieras tes servitudes sans jamais poser de questions ......Et tu mangeras ton poids en gâteaux , car Dieu et la directrice t'aiment........>
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lailasamburulailasamburu   02 mai 2013
Non, la vie n’est pas une maladie. « L’existence humaine, c’est l’art difficile de vivre une vie de mortel… sans en faire une maladie ! »
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