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ISBN : 2266079905
Éditeur : Pocket (31/03/1999)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 124 notes)
Résumé :
En quoi consiste exactement le bouddhisme ? Pourquoi fait-il aujourd'hui tant d'adeptes en Occident ? Comment expliquer le succès d'une forme de sagesse à la fois si ancienne et si nouvelle ?

Pour répondre à ces questions, voici un livre issu de circonstances tout à fait exceptionnelles dans l'histoire des hommes et des idées. Né en 1946, Matthieu Ricard, docteur en biologie, s'installe définitivement en Asie et devient moine tibétain` auprès de son m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Chri
  25 novembre 2014
Le fils parle de son engagement bouddhiste, pendant que le père se fait observateur passif de l'histoire de la philosophie occidentale.
Du point de vue du père, l'échec de l'utopie marxiste serait le point culminant des philosophies occidentales trop occupées à chercher le bonheur à travers une meilleure organisation en société. Donc le bouddhisme éveillerait l'attention d'un occident dépité, mais pas au point de remplacer une utopie politique par une métaphysique alambiquée. En effet la réincarnation en tant que continuation du flux de conscience ne remporte clairement pas l'adhésion du père. le fils voudrait prouver par ses expériences vécues mais il obtient le résultat inverse.
Puis vient la question brulante pour le père : comment accepter que son fils ait abandonné une brillante carrière scientifique pour devenir moine ! S'engage alors le débat sur la perception de la contribution de la science au bonheur. Et là c'est le fils qui se montre le plus sceptique.
A chacun donc de prendre les arguments du père et du fils et d'en faire ce qu'il en veut. C'est le chemin qui compte. Au fil des lectures partagées sur Babelio, j'ai retenu ceci :
-Les mystiques nationalistes ou religieuses, la dictature du prolétariat ou celle de l'argent ont causé des ravages. Pour cette raison le débat démocratique doit être vif et ouvert. Chacun doit participer d'une manière ou d'une autre à la société civile. Les pouvoirs économiques et politiques de chaque individu doivent toujours être limités.
-Toutes les idéologies chantent la même chanson monotone "Je ne suis pas un animal" (cit. Wilhelm Reich). L'animal humain s'égare à cause de ses propres capacités cognitives. Ainsi notre espèce, par son énorme impact sur l'environnement, démontre une capacité d'adaptation limitée.
- Sans l'apport qu'une quelconque révélation, la vie après la mort existe réellement dans la mémoire vive des êtres proches survivants. Et donc cette mémoire doit être animée par l'exemple de la sagesse du défunt.



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Walken
  28 décembre 2012
Partant avec un capital de sympathie envers le bouddhisme, il est vrai dû essentiellement à la figure emblématique de l'actuel Dalaï-Lama, je m'attendais à ce que la sagesse tibétaine, par la voix de son plus illustre représentant français, puisse remettre en question nos valeurs occidentales à travers une argumentation très étayée.
Hors, si l'échange est de grande qualité, d'une érudition certaine, souvent passionnant, parfois plus austère, il devient vite évident que les deux intervenants ne parlent pas le même langage, laissant parfois un goût d'inachevé, les thèmes abordés n'étant jamais véritablement débattus sur le même plan. Car si du côté de Jean-François Revel, nous sommes en présence d'un digne héritier de Descartes, au cartésianisme implacable, les propos de Mathieu Ricard s'inscrivent dans un tout autre système de valeurs, empreints de circonvolutions et de métaphores qui, si elles nous interrogent et nous séduisent, ne nous sont pas toujours très convaincantes.
Cela étant, et c'est aussi l'intérêt de ce livre, on décèle derrière cette confrontation dialectique, une lutte sourde entre le père et le fils, entre le maître et le disciple qui a trouvé sa propre voie, pris sa destinée en main, en espérant un jour sinon dépasser, au moins égaler le père.
Cet échange nourri nous interroge d'ailleurs sur les raisons qui ont poussé Mathieu Ricard à arrêter un parcours brillant dans la recherche en génétique, à quitter le monde scientifique et les valeurs du modèle occidental. Et à la lecture de ce livre, on y perçoit clairement un besoin vital de spiritualité, une nécessité de sens en toute chose, d'engagement pour les libertés fondamentales d'un peuple, que l'athéisme froid et l'académisme un peu trop convenu de son père ne permettaient probablement pas d'embrasser.
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Patmarob
  13 février 2015

« le Moine et le Philosophe » rassemble les échanges entre Jean François Revel, philosophe athée, et Matthieu Ricard, son fils, moine bouddhiste, proche du Dalaï Lama. Classé par thèmes, le livre tente par une série de questions d'interroger deux modes de pensée, de démarches intellectuelles et spirituelles. En abordant ce genre d'ouvrage, ces questions sont celles que le lecteur se pose plus ou moins explicitement. Comment expliquer le parcours de Mattieu Ricard promis à un brillant avenir scientifique et qui abandonne tout pour revêtir les habits d'un moine bouddhiste. Comment comprendre l'intérêt de l'Occident pour le Bouddhisme ? J. F. Revel replace certains éléments du Bouddhisme dans l'histoire de la philosophie occidentale. Mathieu Ricard développe les fondements de la philosophie (ou religion ?) bouddhiste, explique la situation du Tibet sous l'autorité chinoise, les tentatives politiques du Dalaï Lama. Certains chapitres restent plus ardus : les conceptions spirituelles du Bouddhisme… Mais l'ensemble est intéressant car le livre interroge l'Occident sur les limites de ses succès scientifiques…sur ses désastreuses idéologies des XIX ème et XX ème siècles. Reste les explications de Mathieu Ricard sur la philosophie ou la religion bouddhiste qui attire les européens et qui sont laissées à l'appréciation de lecteur.
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mlseditions
  08 novembre 2015
Intéressant de lire deux points de vue différents sur une panoplie de thèmes avec des modes de vie et des convictions propres à chacun. Une vision occidentale face à l'orientale. Certains passages ne sont pas toujours convaincants mais ce livre offre une belle réflexion et permet de se positionner par rapport à ses propres convictions.
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MarianeBib
  19 mai 2019
Mon 1er livre de Matthieu Ricard après l'avoir écouté lors d'une conférence qui m'a révélé qu'il disait merveilleusement, bonne partie de ce qu'intuitivement je ressentais et pensais depuis longtemps. Une grande joie de lui avoir parlé… qui m'a procuré une grande paix intérieure.
Ce dialogue avec son père est très enrichissant, d'autant qu'ils ne sont pas toujours d'accord, et argumentent leurs divergence avec tact et une grande sagesse. Tout en finesse et intelligence, pour apprendre le respect, l'humilité, la curiosité et le partage.
La biographie et le parcours de chacun nous est progressivement révélé au fil des échanges.
Un ouvrage qui donne envie d'aller plus loin dans notre cheminement spirituel.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
caravellecaravelle   18 janvier 2013
A notre époque, les gens ont souvent tendance à détourner le regard devant la mort et devant la souffrance en général. Cette gêne vient du fait qu'elle constitue le seul obstacle insurmontable à l'idéal de la civilisation occidentale : vivre le plus longtemps et le plus agréablement possible. De plus la mort détruit ce à quoi on tient le plus : soi-même. Aucun moyen matériel ne permet de remédier à cette échéance inéluctable. On préfère donc retirer la mort du champ de nos préoccupations et maintenir le plus longtemps possible le doux ronronnement d'un bonheur factice, fragile, superficiel, qui ne résout rien et ne fait que retarder la confrontation avec la nature véritables des choses. Tout au moins n'aurons-nous pas vécu dans l'angoisse, prétendrons-nous. Certes, mais pendant tout ce temps "perdu" , la vie s'est effritée jour après jour sans que nous la mettions à profit pour aller au coeur du problème afin de découvrir les causes de la souffrance. Nous n'avons pas su donner un sens à chaque instant de l'existence, et la vie n'a été que du temps qui a glissé comme du sable entre nos doigts.
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WalkenWalken   07 janvier 2013
JF.R. - Il n'y a pas de prosélytisme bouddhiste, encore moins de conversions forcées ?
M.R. - Le Dalaï-lama dit souvent: "Je ne suis pas venu en Occident pour faire un ou deux bouddhistes de plus, mais simplement pour partager mon expérience d'une sagesse que le bouddhisme a développée au fil des siècles", et il ajoute toujours à la fin de ses discours: "Si vous trouvez quelque chose d'utile dans ce que je vous ai dit, tirez-en profit, sinon laissez-le tomber !"
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caravellecaravelle   21 novembre 2012
Libérer les pensées c'est faire en sorte qu'elles ne laissent pas de trace dans notre esprit, qu'elles ne l'enchaînent pas dans la confusion. Faute de quoi, elles engendrent facilement une réaction en chaîne : une pensée de déplaisir, par exemple, se transforme en animosité, puis en haine, et finit par envahir notre esprit jusqu'à ce que nous l'exprimions sous forme de paroles ou d'actes. Nous causons du tort à autrui et notre paix intérieure est détruite. Il en va de même avec le désir, l'arrogance, la jalousie, la peur, etc. On peut donner libre cours à nos envies de détruire, de posséder, ou de dominer, mais la satisfaction qui peut en dériver est éphémère; ce ne sera jamais une joie profonde et stable, et qu'il est possible de pérenniser.
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caravellecaravelle   18 janvier 2013
Nous sommes constamment préoccupés par le futur, nous faisons tous les efforts nécessaires pour ne jamais manquer d'argent, de nourriture, pour conserver la santé, mais nous préférons ne pas penser à la mort, qui est pourtant de tous les évènements à venir le plus essentiel. La pensée de la mort n'a pourtant rien de déprimant, pour peu qu'on l'utilise comme un rappel afin de rester conscient de la fragilité de l'existence et afin de donner un sens à chaque instant de la vie.
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feanorafeanora   17 octobre 2014
la psychologie bouddhiste a de nombreuses facettes. elle analyse par exemple la façon dont les facteurs mentaux surgissent lorsque le mental s'attache au sentiment inné du "moi" et considère ce moi comme comme une entité autonome réellement existante. Une foule d'événements mentaux naît en cascade de cet attachement au moi.
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