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EAN : 9791092961607
136 pages
Le peuple de Mü (22/02/2017)
3.69/5   120 notes
Résumé :

« – Tu pleures ?
Les montagnes sont bleues derrière ses yeux. Une couleur de pluie passée qui regarde, une fois au sol, le souvenir amer de son nuage.
– Peter, répète-t-elle, tu pleures ? »

Offrant une nouvelle vision du personnage, complémentaire et à la fois détachée de celle imaginée par James M. Barry, Michael Roch revisite le mythe du garçon qui ne veut pas grandir.

Moi, Peter Pan est un roman contemplatif, on... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
3,69

sur 120 notes
Un magnifique petit roman qui nous entraîne dans le monde magique de Peter Pan, remodelé afin qu'il s'accorde au nôtre, à celui de notre monde intérieur.
Et dans ce monde on y rencontre nos rêves mêlés de peurs, qui nous empêchent d'avancer, de se voir tel qu'on est, et non pas dans le regard des autres, de reconnaître que notre plus grande force est d'être soi, avec les briques qui nous construisent .

« Personne n'est toi et c'est là ton plus grand pouvoir. »

Je remercie la Masse critique de Babelio ainsi que les Éditions le Peuple de Mü pour l'envoi ce livre. Une très belle surprise, des mots qui résonnent en nous, qui nous font répéter les phrases dans la tête. C'est beau et c'est fort. Poésie, tendresse, émotion, se mêlent pour aller à la rencontre du Moi, Peter Pan. le Moi de chaque personne, si difficile à accepter parfois, à mettre en valeur, à aimer.

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Au Pays Imaginaire, les gamins aux têtes pleines de poux et aux ventres gargouillant de bestioles qui grattouillent, vivent sous la houlette de Peter ou Pan, ancien Peter Pan, personnage ayant profondément changé depuis l'ouvrage original de James M. BARRY. le temps a filé, Wendy aussi, et des traces indélébiles ont profondément marqués Cocabanes et le clan des gamins pouilleux, orphelins, démunis aux réflexions qui agitent les neurones et surexcitent leur poux ou aux angoisses qui vrillent l'estomac et réveillent les petits morsures irritantes et démangeantes de petites bêtes vicieuses. le décor est posé.

« le tiraillement est fulgurant. Je revis tous mes jeux, mes courses, mes peurs, mes ennuis, mes tracas, mes erreurs, mes amoures, mes pertes, mes victoires, mes orgueils, mes attentes, mes désespoirs, mes échecs. Je suis en apnée, étouffé par toutes ces dents qui me percent la bedaine. » p.82

A l'appui d'expressions familières sortant de la bouche des enfants morveux, des descriptions crues et très imagées qui viennent très vite vous attraper pour ne plus vous lâcher, le tout magnifié par une écriture sublime, intelligente et poétique, riche et subjuguante, une composition littéraire digne d'un virtuose des mots, l'auteur aborde des thèmes qui parleront à tous et surtout, parle de nos peurs profondes : l'abandon, la solitude, la peur de la vie, la peur de ce qu'elle nous réserve, nous a pris, nous prendra.

« La nuit, il y a des ombres pleines de ténèbres qui apparaissent, se déplacent, s'étendent,et recouvrent tout comme une grande gueule, gourmande et lente. Les oiseaux sauvages cessent de battre leurs ailes, les grenouilles nocturnes se taisent parfois avec effroi, même les bêtes féroces grognent différemment. « On ne se sent plus du tout invincible », disait toujours Wendy. » p.43

Avec des mots d'enfants pour évoquer des thèmes complexes ou difficiles, et a contrario une richesse de vocabulaire incroyable pour parler simplement de certaines autres choses, l'auteur arrive, par exemple, à vous parler d'âme soeur lors d'une discussion entre Peter Pan et un crabe évoquant le cas d'un bâton. Un exemple parmi tant d'autre où l'auteur parle à l'enfant qui est en nous. La qualité d'écriture et le style surtout est superbe, le contraste entre le langage familier des personnages et l'écriture très belle, très riche et poétique de la narration est saisissant et bien dosé.

« Il couine et chiale en même temps, mugissant qu'il regrette, qu'il regrette tellement, qu'il ne voulait pas, qu'il fera tout autrement la prochaine fois, mais qu'il est déjà trop tard, qu'il devrait l'insulter, moi et ma gouaille, moi et mon sabre, moi et ma tignasse crade de poux et mon nez plein de morve. » p.96

Michaël Roch est un écrivain talentueux, joueur de mots, riche d'un nuancier de vocabulaire fou, poète moderne aux métaphores fines, ça scintille, ça brille, comme la poudre magique de la fée clochette, elle nous permet de voler vers des réflexions et un pays imaginaire où les mots ricochent, foisonnent, balancent, et viennent s'harmoniser dans une composition poétique. Tout est que l'auteur use avec beaucoup de grâce et de subtilités de l'univers de James M. Barry qu'il a vieilli, rendu plus mâture aussi, plus abîmé, plus conscient de certains aléas de la vie, offrant une évolution d'un personnage tout en nuance et valeurs humaines.

Le roman se compose de plusieurs chapitres, qui ne sont pas forcément en lien étroit les uns avec les autres, il ne faut pas y chercher une intrigue, plutôt une quête de soi par étapes à travers le personnage de Peter Pan qui évolue au gré de ces expériences, de ses multiples rencontres aux Pays Imaginaires entre ses bonheurs, l'amour de Lili par exemple, ses blessures, le départ de Wendy entre autre qui a entraîné une chute non négligeable du personnage et ses nombreuses interrogations, un « roman contemplatif » dit on dans la quatrième, un roman qui vient par petite touche vous faire réfléchir, limite philosophique, c'est aussi très intemporel, le temps s'arrête et le lecteur plane dans ce merveilleux univers onirique. le seul défaut ? Mais pourquoi c'est aussi court !

Quand a l'objet, l'éditeur a fait un très bon choix en faisant de nouveau appel au talent de Naïky (Fanny Liaboeuf) qui signe une illustration très sombre avec un Peter en surbrillance sur fond mat et surtout un regard inquisiteur et introspectif, simple et efficace pour parfaitement refléter le contenu.

Pour la route et avant de clore cet avis qui s'enraille un peu trop dans les paillettes d'une certaine fée (à se demander si elle ne traîne pas au dessus de mon épaule…), une dernière citation issue du roman qui montre l'amour de l'auteur pour les livres.

« Ce sont les livres, je pense, qui se marquent le plus facilement – l'empreinte du temps, l'empreinte des autres, l'empreinte de soi-même. Elle est là, l'essence même de l'âme d'un objet. » p.60

En bref, il ne vous reste plus qu'à suivre le bon chemin, « vers la deuxième étoile à droite avant de filer tout droit jusqu'au matin » pour rejoindre Peter et les siens, et certainement plus encore l'enfant qui sommeille encore en vous.

Je remercie encore Davy et sa superbe maison d'éditions pour son très beau cadeau.
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
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Un roman court qui reprend le personnage de Peter Pan avec un regard philosophique. Car pour cela Peter Pan est un personnage intéressant et il y a des choses à dire.

L'auteur va évoquer l'enfant qui est en chacun de nous, sur la vie passée et ce qui nous attend... Cela permet de visualiser la société d'aujourd'hui et les contraintes qui y sont liées. Sur les façons de s'y prendre face à autrui et aux évènements de vies. Et à chaque fois sur ce que la part de l'enfant peut nous conduire à faire et de quelles façons cela peut nous aider face à certaines situations. Et surtout, sur le fait de s'accepter soi et ses erreurs. de se faire une place auprès des autres.

C'est un livre intéressant, poétique où Peter Pan apparait très sournois et méchant. le fait d'évoluer dans le monde imaginaire permet aux lecteurs de s'imaginer dans leur propre monde.
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Certains livres sont des fulgurances qui traversent la vie et nous avec, et, indépendamment de leurs qualités intrinsèques, ils constituent autant de chambres de résonance pour nos sentiments du moment.

[...] Moi, Peter Pan fait partie d'une catégorie différente : la catégorie des romans qui n'ont pas besoin de résonner puisqu'ils sont purement et simplement nous. Oui, amis lecteurs, ce livre est à lire, aussi sûrement que le soleil se lèvera demain. Et je vais avoir bien du mal à vous expliquer pourquoi.

Et vous savez quoi ? Pour une fois, je ne vais presque rien résumer. D'abord, parce que tout doit se découvrir, mais également parce que, indépendamment de cet argument bien pratique, cette revisite ne dénature pas le personnage de Peter Pan créé par Barrie et dont Disney nous a livré une version relativement fidèle qui suffira à votre information.

Le principal changement, point de rupture suggéré de ce roman, est le départ de Wendy. Tout le reste est comme dans vos souvenirs. Et si vous n'avez pas de souvenirs, Michael Roch se charge de les créer pour vous dans ce qui constitue la première qualité majeure du titre : une sensorialité de la plume présente à tous les niveaux.

Dans un style tantôt littéraire tantôt gouailleur, Peter ou Pan ou… (ouais OK, j'arrête) nous guide avec sa principale arme : ses mots. Il n'est pas anodin que les rares fois où le personnage échappe à la mort, il le doive d'abord à sa verve plutôt qu'à son épée, comme un reflet de l'auteur affrontant ses propres démons.

Le style est comme son personnage : vivant, agréable, rebondissant. Il touche juste et, phénomène rare, s'entend autant qu'il se lit.

[...] le développement du roman par métaphores et allégories successives est à la fois un ressort scénaristique, sorte de deus ex machina opportune, et un exercice réussi de poésie. Il occupe, selon moi, une troisième fonction, celle d'abriter l'auteur, mais j'y reviendrai.

Au final, si je suis si dithyrambique sur l'écriture de Michael Roch, c'est qu'il le mérite. le texte est parfaitement ciselé et chaque saillie verbale de Peter Pan est une image jetée à la face du lecteur, parfois sans pincettes.

[...] Moi, Peter Pan est un récit anti-initiatique, un anti-Petit Prince, une brique jetée sur le premier naïf qui osera demander à ce qu'on lui dessine un mouton. Loin d'être une critique, c'est à mon sens la seconde qualité essentielle de ce roman : porter le lecteur à douter.

Parce que oui, lecteur, je vais maintenant sortir un peu des sentiers battus pour orienter ma chronique dans les noirs recoins de la conjoncture et de l'hypothèse. A mon sens (et, j'insiste, exclusivement à celui-ci), Moi, Peter Pan essaie certes de nous faire porter un regard neuf sur le monde, mais ce n'est pas celui que l'on croie.

Si le personnage de Peter est prompt à dispenser des conseils, que le lecteur pourrait être tenté de prendre comme des leçons de vie, il doute. Il doute, et le lecteur le sait puisqu'il est plongé dans les méandres de son esprit tortueux d'adulte qui refuse de se l'avouer. Quel sens donner alors à des conseils si peu suivis par leur prescripteur ? C'est l'une des questions fondamentales que nous sommes amenés à nous poser à la lecture de cette fresque.

Ma réponse : aucun. Peter Pan ne nous amène pas à retrouver notre regard d'enfant, il nous invite juste à perdre celui de l'adulte. Un personnage incarne à la perfection cet égarement dans la désillusion : Wendy. Sans rentrer dans le détail, ce personnage porte, pour moi, l'une des deux clés de lecture du roman. La seconde clé se révèle, elle, lors du dernier chapitre, porteur d'un sens plus nuancé que l'on pourrait penser.

Le personnage de Pan connaît une révolution au sens strict, et cela m'amène à conclure que ce récit anti-initiatique a été voulu ainsi, offrant deux degrés de lecture à celui qui désire s'attarder plus avant sur les méandres des mots et sur le poids qui pèse sur chacun d'eux.

[...] L'identité, le langage, l'amour et la mort se côtoient dans une construction subtile en miroirs et échos successifs. Il est impossible de considérer le roman comme autre chose… qu'un roman justement.

[...] Chaque chapitre poursuit la question sous-jacente du précédent, et quels que soient les thèmes abordés, Michael Roch fait preuve d'une grande délicatesse. Il choque sans heurter et parvient à hisser son personnage au panthéon des héros trop vrais pour être honnêtes.

Que dire, à part que c'est merveilleusement fait ?

Moi, Peter Pan touche à l'universel et, par ricochet, à tout ce qui se trouve au milieu. Nous y compris. Je sais que tout cela paraît lyrique, et imprécis au possible, mais je crois qu'il faut accepter, parfois, que tout ne se contrôle pas, nos réactions pas plus que nos peurs.

Honnêtement, à ce stade, ais-je encore besoin de développer ? [...]

Lien : http://whataboutadragon.com/..
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Voici un petit roman bien étrange, à la plume facétieuse et à l'âme tourmentée, un récit qui coule et caracole au gré des sombres introspections de son héros, qui n'est autre que Peter Pan. Oui, « le garçon qui ne voulait pas grandir », imaginé par l'écrivain et dramaturge écossais J.M Barrie. Celui-là même qui, à la fin de l'histoire originale, retourne au Pays Imaginaire tandis que Wendy rentre chez elle à Londres. L'absence de Wendy et la crise existentielle dans laquelle cette perte plonge Peter sont le terreau de cette touchante histoire imaginée par Michael Roch.

Triste Peter Pan, « Roi des enfants perdus, Prince des Poux, Comte des grimaces et des jeux de Gros-mots », le voilà qui inspecte depuis son trône de verdure au milieu du Village de Cocabanes les tignasses de ses gamins et rassure un môme qui a oublié son nom. Mais qui pour le rassurer lui, Peter, tandis qu'il souffre et pleure ? « Car ce n'est jamais plaisant quand on va mal », disait Wendy. Alors qui pour le réconforter ? Ce gosse à la tête bien pleine et dont la carnation contient toutes les couleurs ? Lili la Tigresse fille du chef des Indiens et qui jamais ne rechigne à lui dire ses quatre vérités ? Cette sirène sortie de l'eau ou le crabe Croque qui revendique son âme et compte le sel de la mer ? Prends garde à la bête sauvage qui dit être la lune, Peter, prends garde à ne plus perdre ton ombre. Mais voilà que les Pirates refont des leurs et envoient Peter par le fond où l'attend le crocodile ! Reste Clochette qui lui parle de sa mère, cette femme qui ne l'a jamais mérité…

Le texte peut paraître déconstruit, succession de scénettes et de dialogues graves ou légers, tantôt azimutés tantôt philosophes. Ce n'est pas un roman linéaire avec une intrigue classique, c'est une chaîne aux maillons disparates qui pourtant s'entremêlent et interpellent. le récit m'a un peu fait penser au « Petit Prince » de Saint-Exupéry qui, sous ses airs légers, n'en véhicule pas moins lors de chaque rencontre une allégorie. le style d'écriture m'a séduit, plein de rythme et de trouvailles, et l'épaisseur torturée donnée au personnage de Peter Pan est une belle idée.
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critiques presse (1)
Culturebox
02 février 2017
Sous la plume de l’auteur les mots jaillissent et tourbillonnent. Ils résonnent dans la tête du lecteur comme une douce mélodie. Lorsqu’on referme le livre, une envie irrésistible de reprendre la lecture nous emporte.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
Le monde entier, comme une seule bête sauvage, pourrait se nourrir de toi, mais rien ne pourrait t’enlever ce qui te constitue, ce que tu es. Cela ne peut être soustrait, ni divisé. Tout ce qui est en toi n’appartient qu’à toi et ne pourra jamais t’être ôté. [...]

Mais je ne peux plus bouger. Mes actions, mes pensées, mes envies sont limitées par cette force qui émane des yeux de la bête, et qui m’influence. Ma limite, c’est ma peur en équilibre sur les falaises de son regard.

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Nous ne sommes pas fait pour nous ennuyer. Nous devons garder notre esprit à l'instant présent, le précieux trésor de nos vies, l'endroit-clé d'où partent l'élan, l'envie, l'ambition, et les mille bonheurs qui en découlent. L'avenir n'arrivera jamais qu'un jour après l'autre.
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Quand tu perds ce quelque chose qui te fait jouer avec la vie, tu te transformes en un rien nauséeux et déprimé, et celui qui y assiste ne peut rien faire d’autre que mentir, le sourire aux lèvres.
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- Vous les filles, vous êtes comme les étoiles. ça ne vous sert à rien de savoir laquelle brille plus que l'autre. Vue d'ici, qu'on soit pirate, indien ou enfant perdu, chaque étoile a le pouvoir d'illuminer à elle seule un bout de notre territoire. Vous êtes toutes uniques.
- Mais nous sommes si nombreuses. Quelle différence y a-t-il à ça ?
- La différence, c'est la bonne étoile : il n'y en a qu'une par personne.
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- Moi, tu vois, c'est Pan. Avant, c'était Peter. Et parfois, je me dis que je n'ai pas d'autres moyens de franchir la vie qu'en la traversant en m'élançant comme au départ d'un cent mètres. Tu as un problème, dépasse le. Si tu n'as pas de nom, trouves-en un. Fais le briller comme si l'Univers entier était en toi. Cajole-le jusqu'à ce qu'il te représente, toi, et qu'il soit celui que tu veux devenir, celui que tu veux être au jour le jour.
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