AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2072767334
Éditeur : Gallimard (07/03/2019)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 36 notes)
Résumé :
[ÉPREUVES NON CORRIGÉES]

« – Tu pleures ?
Les montagnes sont bleues derrière ses yeux. Une couleur de pluie passée qui regarde, une fois au sol, le souvenir amer de son nuage.
– Peter, répète-t-elle, tu pleures ? »

Offrant une nouvelle vision du personnage, complémentaire et à la fois détachée de celle imaginée par James M. Barry, Michael Roch revisite le mythe du garçon qui ne veut pas grandir.

Moi, Peter P... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
gouelan
  10 mai 2017
Un magnifique petit roman qui nous entraîne dans le monde magique de Peter Pan, remodelé afin qu'il s'accorde au nôtre, à celui de notre monde intérieur.
Et dans ce monde on y rencontre nos rêves mêlés de peurs, qui nous empêchent d'avancer, de se voir tel qu'on est, et non pas dans le regard des autres, de reconnaître que notre plus grande force est d'être soi, avec les briques qui nous construisent .
« Personne n'est toi et c'est là ton plus grand pouvoir. »
Je remercie la Masse critique de Babelio ainsi que les Éditions le Peuple de Mü pour l'envoi ce livre. Une très belle surprise, des mots qui résonnent en nous, qui nous font répéter les phrases dans la tête. C'est beau et c'est fort. Poésie, tendresse, émotion, se mêlent pour aller à la rencontre du Moi, Peter Pan. le Moi de chaque personne, si difficile à accepter parfois, à mettre en valeur, à aimer.
Commenter  J’apprécie          430
Walkyrie29
  07 février 2017
Au Pays Imaginaire, les gamins aux têtes pleines de poux et aux ventres gargouillant de bestioles qui grattouillent, vivent sous la houlette de Peter ou Pan, ancien Peter Pan, personnage ayant profondément changé depuis l'ouvrage original de James M. BARRY. le temps a filé, Wendy aussi, et des traces indélébiles ont profondément marqués Cocabanes et le clan des gamins pouilleux, orphelins, démunis aux réflexions qui agitent les neurones et surexcitent leur poux ou aux angoisses qui vrillent l'estomac et réveillent les petits morsures irritantes et démangeantes de petites bêtes vicieuses. le décor est posé.
« le tiraillement est fulgurant. Je revis tous mes jeux, mes courses, mes peurs, mes ennuis, mes tracas, mes erreurs, mes amoures, mes pertes, mes victoires, mes orgueils, mes attentes, mes désespoirs, mes échecs. Je suis en apnée, étouffé par toutes ces dents qui me percent la bedaine. » p.82
A l'appui d'expressions familières sortant de la bouche des enfants morveux, des descriptions crues et très imagées qui viennent très vite vous attraper pour ne plus vous lâcher, le tout magnifié par une écriture sublime, intelligente et poétique, riche et subjuguante, une composition littéraire digne d'un virtuose des mots, l'auteur aborde des thèmes qui parleront à tous et surtout, parle de nos peurs profondes : l'abandon, la solitude, la peur de la vie, la peur de ce qu'elle nous réserve, nous a pris, nous prendra.
« La nuit, il y a des ombres pleines de ténèbres qui apparaissent, se déplacent, s'étendent,et recouvrent tout comme une grande gueule, gourmande et lente. Les oiseaux sauvages cessent de battre leurs ailes, les grenouilles nocturnes se taisent parfois avec effroi, même les bêtes féroces grognent différemment. « On ne se sent plus du tout invincible », disait toujours Wendy. » p.43
Avec des mots d'enfants pour évoquer des thèmes complexes ou difficiles, et a contrario une richesse de vocabulaire incroyable pour parler simplement de certaines autres choses, l'auteur arrive, par exemple, à vous parler d'âme soeur lors d'une discussion entre Peter Pan et un crabe évoquant le cas d'un bâton. Un exemple parmi tant d'autre où l'auteur parle à l'enfant qui est en nous. La qualité d'écriture et le style surtout est superbe, le contraste entre le langage familier des personnages et l'écriture très belle, très riche et poétique de la narration est saisissant et bien dosé.
« Il couine et chiale en même temps, mugissant qu'il regrette, qu'il regrette tellement, qu'il ne voulait pas, qu'il fera tout autrement la prochaine fois, mais qu'il est déjà trop tard, qu'il devrait l'insulter, moi et ma gouaille, moi et mon sabre, moi et ma tignasse crade de poux et mon nez plein de morve. » p.96
Michaël Roch est un écrivain talentueux, joueur de mots, riche d'un nuancier de vocabulaire fou, poète moderne aux métaphores fines, ça scintille, ça brille, comme la poudre magique de la fée clochette, elle nous permet de voler vers des réflexions et un pays imaginaire où les mots ricochent, foisonnent, balancent, et viennent s'harmoniser dans une composition poétique. Tout est que l'auteur use avec beaucoup de grâce et de subtilités de l'univers de James M. Barry qu'il a vieilli, rendu plus mâture aussi, plus abîmé, plus conscient de certains aléas de la vie, offrant une évolution d'un personnage tout en nuance et valeurs humaines.
Le roman se compose de plusieurs chapitres, qui ne sont pas forcément en lien étroit les uns avec les autres, il ne faut pas y chercher une intrigue, plutôt une quête de soi par étapes à travers le personnage de Peter Pan qui évolue au gré de ces expériences, de ses multiples rencontres aux Pays Imaginaires entre ses bonheurs, l'amour de Lili par exemple, ses blessures, le départ de Wendy entre autre qui a entraîné une chute non négligeable du personnage et ses nombreuses interrogations, un « roman contemplatif » dit on dans la quatrième, un roman qui vient par petite touche vous faire réfléchir, limite philosophique, c'est aussi très intemporel, le temps s'arrête et le lecteur plane dans ce merveilleux univers onirique. le seul défaut ? Mais pourquoi c'est aussi court !
Quand a l'objet, l'éditeur a fait un très bon choix en faisant de nouveau appel au talent de Naïky (Fanny Liaboeuf) qui signe une illustration très sombre avec un Peter en surbrillance sur fond mat et surtout un regard inquisiteur et introspectif, simple et efficace pour parfaitement refléter le contenu.
Pour la route et avant de clore cet avis qui s'enraille un peu trop dans les paillettes d'une certaine fée (à se demander si elle ne traîne pas au dessus de mon épaule…), une dernière citation issue du roman qui montre l'amour de l'auteur pour les livres.
« Ce sont les livres, je pense, qui se marquent le plus facilement – l'empreinte du temps, l'empreinte des autres, l'empreinte de soi-même. Elle est là, l'essence même de l'âme d'un objet. » p.60
En bref, il ne vous reste plus qu'à suivre le bon chemin, « vers la deuxième étoile à droite avant de filer tout droit jusqu'au matin » pour rejoindre Peter et les siens, et certainement plus encore l'enfant qui sommeille encore en vous.
Je remercie encore Davy et sa superbe maison d'éditions pour son très beau cadeau.
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Oliphant
  25 janvier 2018
Un roman court qui reprend le personnage de Peter Pan avec un regard philosophique. Car pour cela Peter Pan est un personnage intéressant et il y a des choses à dire.
L'auteur va évoquer l'enfant qui est en chacun de nous, sur la vie passée et ce qui nous attend... Cela permet de visualiser la société d'aujourd'hui et les contraintes qui y sont liées. Sur les façons de s'y prendre face à autrui et aux évènements de vies. Et à chaque fois sur ce que la part de l'enfant peut nous conduire à faire et de quelles façons cela peut nous aider face à certaines situations. Et surtout, sur le fait de s'accepter soi et ses erreurs. de se faire une place auprès des autres.
C'est un livre intéressant, poétique où Peter Pan apparait très sournois et méchant. le fait d'évoluer dans le monde imaginaire permet aux lecteurs de s'imaginer dans leur propre monde.
Commenter  J’apprécie          150
Luxi
  07 mars 2019
J'ai voulu découvrir cette adaptation du Peter Pan de Barrie parce que je n'avais pas apprécié l'oeuvre originale. Ici nous rencontrons un Peter Pan moderne, grincheux, au langage fleuri et actuel.
Première belle surprise du roman : la description du Village de Cocabanes est superbe, quoique succincte. le pays de l'imaginaire est dépeint avec légèreté, nous offrant un panorama dépaysant.
L'autre jolie découverte du roman, c'est bien sûr la plume de l'auteur. Michael Roch aime manipuler les mots, les mêler, les gratter. Son texte est gorgé d'assonances et autres jeux sur les sonorités, emmitouflé dans une plume fraîche et musicale. C'est un roman qui tinte, qui chante, qui craque ; j'irais même jusqu'à dire qu'il fait partie des romans à lire à haute voix.
Après, je n'ai pas non plus été séduite par ce texte. L'écriture de l'auteur est certes poétique et pleine d'humour mais presque prétentieuse. Beaucoup de paraphrases alourdissent le texte et rendent la lecture pesante. de plus, le mélange d'élégance et de vulgarité m'a constamment sortie de ma lecture. J'ai regretté également les nombreuses ellipses qui donnent une impression disparate de diapositives jetées les unes après les autres.
Et pourtant certains passages sont très beaux et percutants, offrant des messages universels mais qu'il est toujours bon de rappeler. Michael Roch nous offre un regard philosophique sur la construction de l'identité beaucoup plus qu'un texte contemplatif : c'est à mes yeux un texte introspectif. Ce Peter Pan moderne, presque dérangeant parfois, nous confronte aux restes d'enfants qui persistent en nous.
C'est un texte sur la naïveté et la force de l'enfance, mais c'est surtout un texte sur la Peur, symbolisée par des "bestioles" qui rongent le ventre. Peter est assailli par la peur, de la première ligne à la dernière. Peur de grandir bien sûr, mais surtout peur de ne plus être lui, de perdre son identité en grandissant – et d'oublier Wendy peut-être? Car Wendy n'est plus là, et le roman sonne presque comme une allégorie de la dépression sur fond de triangle amoureux.
Au final, voici un Peter Pan beaucoup plus sombre que l'oeuvre originale ; la tristesse et le sentiment de perte y sont omniprésents. C'est un texte métaphorique qui tinte un peu comme un long rêve. Je suis passée à côté mais j'en retiens tout de même de très belles réflexions sur l'autre, sur soi-même et le monde. Un grand merci aux éditions Folio pour cette lecture.
Lien : https://luxandherbooks.wordp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
MuseaUranie
  21 mars 2019
De la fantasy française, ça ne se refuse pas. Jamais. Édité une première fois chez les éditions Mü (j'y vois toujours Les Cités d'or d'ailleurs....) en 2017, le roman avait déjà connu son petit succès. La nouvelle réédition en format poche chez Folio superbement illustrée par Aurelien Police devrait encore permettre à Moi, Peter Pan un joli succès.
Moi, Peter Pan prend le parti de raconter l'enfant dans une version beaucoup plus adulte. Exit la version édulcorée de Disney, ici Peter se pose des questions et déprime un tantinet depuis que Wendy a quitté le Pays Imaginaire. Proche d'un conte, Moi Peter Pan surprend par la qualité de son texte. Jamais lourd, le texte sublime un univers enfantin pour le rendre plus sombre, voir plus violent. Peter, derrière son physique d'enfant est bel et bien un adulte et fait face à une façon de penser totalement inédite pour lui. Impossible de ne pas faire le parallèle avec notre propre vie dans son moment charnière entre enfance et adulte, celle mêlée de la peur de l'inconnu à une envie de vivre pleinement.
Ce petit roman était d'une beauté incroyable, à la fois dure et doux plein de poésie et d'émotion. Moi, Peter Pan prouve que la France peut briller dans les littératures de genre. Souhaitons à son auteur Michael Roch un immense succès ! Un auteur à suivre sans nul doute et dont j'ai déjà hâte de retrouver cette plume particulière.
Lien : https://museaurania.wordpres..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70

critiques presse (1)
Culturebox   02 février 2017
Sous la plume de l’auteur les mots jaillissent et tourbillonnent. Ils résonnent dans la tête du lecteur comme une douce mélodie. Lorsqu’on referme le livre, une envie irrésistible de reprendre la lecture nous emporte.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   06 mai 2017
Le monde entier, comme une seule bête sauvage, pourrait se nourrir de toi, mais rien ne pourrait t’enlever ce qui te constitue, ce que tu es. Cela ne peut être soustrait, ni divisé. Tout ce qui est en toi n’appartient qu’à toi et ne pourra jamais t’être ôté. [...]

Mais je ne peux plus bouger. Mes actions, mes pensées, mes envies sont limitées par cette force qui émane des yeux de la bête, et qui m’influence. Ma limite, c’est ma peur en équilibre sur les falaises de son regard.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
gouelangouelan   04 mai 2017
Nous ne sommes pas fait pour nous ennuyer. Nous devons garder notre esprit à l'instant présent, le précieux trésor de nos vies, l'endroit-clé d'où partent l'élan, l'envie, l'ambition, et les mille bonheurs qui en découlent. L'avenir n'arrivera jamais qu'un jour après l'autre.
Commenter  J’apprécie          200
gouelangouelan   05 mai 2017
Quand tu perds ce quelque chose qui te fait jouer avec la vie, tu te transformes en un rien nauséeux et déprimé, et celui qui y assiste ne peut rien faire d’autre que mentir, le sourire aux lèvres.
Commenter  J’apprécie          200
Le_Comptoir_de_l_EcureuilLe_Comptoir_de_l_Ecureuil   31 janvier 2017
- Moi, tu vois, c'est Pan. Avant, c'était Peter. Et parfois, je me dis que je n'ai pas d'autres moyens de franchir la vie qu'en la traversant en m'élançant comme au départ d'un cent mètres. Tu as un problème, dépasse le. Si tu n'as pas de nom, trouves-en un. Fais le briller comme si l'Univers entier était en toi. Cajole-le jusqu'à ce qu'il te représente, toi, et qu'il soit celui que tu veux devenir, celui que tu veux être au jour le jour.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Le_Comptoir_de_l_EcureuilLe_Comptoir_de_l_Ecureuil   02 février 2017
- Vous les filles, vous êtes comme les étoiles. ça ne vous sert à rien de savoir laquelle brille plus que l'autre. Vue d'ici, qu'on soit pirate, indien ou enfant perdu, chaque étoile a le pouvoir d'illuminer à elle seule un bout de notre territoire. Vous êtes toutes uniques.
- Mais nous sommes si nombreuses. Quelle différence y a-t-il à ça ?
- La différence, c'est la bonne étoile : il n'y en a qu'une par personne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Videos de Michael Roch (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michael Roch
"Moi, Peter Pan" de Michael Roch - MERCI Si vous avez aimé cette vidéo, n'hésitez pas à la partager !
--------------------------
« ? Tu pleures ? Les montagnes sont bleues derrière ses yeux. Une couleur de pluie passée qui regarde, une fois au sol, le souvenir amer de son nuage. ? Peter, répète-t-elle, tu pleures ? »
Offrant une nouvelle vision du personnage, complémentaire et à la fois détachée de celle imaginée par James M. Barrie, Michael Roch revisite le mythe du garçon qui ne veut pas grandir.
Moi, Peter Pan est un roman contemplatif, onirique et d?une poésie saisissante à lire en empruntant le chemin vers la deuxième étoile à droite avant de ler tout droit jusqu?au matin...
--------------------------
Moi, Peter Pan de Michael Roch ISBN : 979-10-92961-60-7 Nombre de pages : 136 Prix : 13.50? TTC Sortie le 22 février 2017 Illustration : Naïky (Fanny Liabeuf)
+ Lire la suite
autres livres classés : peter panVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
704 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre