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ISBN : 2070358623
Éditeur : Gallimard (23/10/2008)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 81 notes)
Résumé :
J'ai la mémoire de toutes mes photos, elles forment le tissu de ma vie et pal Ibis, bien sûr, elles se font des signes par-delà les années. Elles se répondent, elles conversent, elles tissent des secrets. À partir d'une cinquantaine de photos, Willy Rouis dessine son autoportrait. On le suit dans ses voyages, ses virées dans les rues de Paris et sur les bords de la Marne, ses reportages aussi. Une photo, c'est un moment pris sur le vif, mais c'est aussi l'histoire d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  26 mai 2014
Un grand coup de coeur, tant au niveau du choix des photographies que du texte de l'artiste sur ses clichés, les circonstances, les difficultés parfois de la prise du cliché... C'est rempli de poésie, de tendresse....

Quelque peu ennuyée... car j'étais convaincue d'avoir déposé une critique, il y a quelques mois sur Babelio...ayant encore en tête quelques bouts de phrase... et en faisant une autre recherche... je ne retrouve rien... espère que c'est juste une étourderie de ma part, que je l'ai juste commentée ailleurs, à un proche...de façon qu'elle m'est restée en tête très vivement ... car cette lecture a été un moment de vrai bonheur... de plus reçu par la poste, en cadeau de la part d'amis, connaissant ma passion pour la photographie.... comme admiratrice et spectatrice assidues d'expositions de photographies... comme très modeste photographe amateur !!!
Ce petit ouvrage de Willy Ronis est un petit trésor... offrant en plus les coulisses de fabrication, d'inspiration, d'un artiste passionné... au regard fulgurant et bienveillant...
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HORUSFONCK
  07 janvier 2019
Willy Ronis fut un homme lumineux, un graveur de l'instant capturé en une fraction de seconde.
Humble et bienveillant comme tous les artistes du moment fragile, Willy Ronis nous livre ces jours-là simplement racontés au service d'images en noir et blanc somptueux.
Le propos est simple, chaleureux, dans ces images faites au long d'une vie de photographe... Que ce soit dans l'intimité de sa famille, dans ses reportages commandés ou au hasard de promenades, l'image naît d'abord dans l'esprit du photographe... Ce n'est qu'après, qu'elle va se matérialiser sur ce rouleau de pellicule avant de se réaliser dans la nuit rouge du laboratoire.
La générosité de Willy Ronis, sa pudeur et sa gentillesse embaume ces légendes d'images dont certains personnages lui sont restés inconnus.
Car Willy Ronis attrape les images, il ne les vole pas.
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Didili
  17 novembre 2013
Lecture contemplation du livre "Ce jour-là" où se trouvent plus d'une cinquantaine de clichés de Monsieur Willy Ronis !
Vous n'êtes pas sans savoir que j'aime beaucoup la photographie que j'aime aussi photographier sans prétentions mais avec joie et aussi regarder et apprécier les clichés des autres.
Grâce à ce livre j'ai appris un peu plus sur ce Monsieur qui a presque vécu un siècle il est mort le 11 septembre 2009 à Paris. Tout ça pour vous dire que Willy Ronis qualifié de photographe humaniste en a vu et capturé des moments et que son oeuvre compose un beau témoignage du 20 ème siècle. Je le connaissais très peu mais son oeuvre m'a touchée et interpellée.
Willy Ronis légende ces clichés en commençant par "Ce jour là..." et c'est à chaque fois des souvenirs, des anecdotes, des plaisirs, des joies, de l'homme qu'il était et du photographe aussi.
Des souvenirs teintés parfois de nostalgie, de douceurs de vivre mais aussi de dureté de témoignages implacables et si "vrai".
Sur mon blog des photos !
Lien : http://imagimots.blogspot.fr..
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rexregis
  22 août 2015
Gallimard devrait créer une collection de ce genre avec tous les photographes contemporains. Une page = une photo = un texte explicatif. le tout en format poche.
Et même si les textes peuvent tuer la magie de la lecture personnelle et subjective du lecteur, celui-ci n'est pas obligé de les lire au premier abord. Il peut le faire ultérieurement. Comme avec certains romans, hélas, seulement ceux dits "classiques". Après la lecture, on se plonge dans la préface. Toute préface est enrichissante et dialogue avec le reste.
Ici chaque photo dialogue avec le texte qui y fait référence. Il explique, détaille, se souvient, nous fait comprendre comment et surtout pourquoi. A la fin, une unité se dégage : le XX ème siècle vu par un homme qui semble dire : regardez, sous la focale de mes yeux et malgré ma vieillesse, le monde est est encore jeune ! Il peut le rester ! Il est mort à 99 ans en 2010.
Willy Ronnis fait parti des anciens : témoins d'un temps où la photo était encore rare, avait une valeur, les photographes respectés, les images pas encore -quoi que-consommées. On peut également le considérer comme le plus humaniste de ceux que l'on a appelé les photographes humanistes (avec Brassaï, Cartier Bresson, Doisneau...). Il aime les gens. Il aime les foules populaires. Il sait les photographier et immortaliser la magie qui émane d'eux avant même que celle-ci éclate dans une situation et un cadre donnés. Il voit la photo bien avant que l'enchaînement des causes crée les conditions de l'image. Il anticipe l'invisible... et bien sûr... les réglages entièrement manuels de son appareil.
"Avant, il n'y a avait rien. Après, il n'y a plus rien. le photographe doit savoir attendre"
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polarjazz
  04 décembre 2017
Willy Ronis a photographié toute sa vie et a été un témoin majeur du 20 ème siècle. Certaines de ses photographies ont fait le tour du monde.
Willy Ronis est né en 1910 et est décédé en 2009. Ses clichés entremêlent les modèles d'un jour avec des paysages urbains et/ou naturels. Il s'agit de photos en noir et blanc, très détaillées et aux grains impeccables. Même si la photographie fixe un instant, on peut y apprécier le mouvement de la lumière. C'est de l'art.
Les photographies sont accompagnées d'un texte simple commençant par "Ce jour-là".
J'aurais mieux apprécié si les photos avaient été classées par ordre de date afin deviner l'évolution de son art.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Jasp3rJasp3r   12 novembre 2010
Chez Maxe – Willy Ronis (1947)
Joinville, 1947

Ce jour-là , j ‘étais debout sur une chaise. J ‘étais allé à Joinville pour un reportage sur les guinguettes que m ‘avait demandé Le Figaro qui éditait alors tous les trimestres un bel album sur papier couché, avec des textes d ‘artistes, d ‘écrivains, de poètes.

C ‘était en 1947, un dimanche après-midi. J ‘aimais en particulier l ‘ambiance de ces guinguettes, j ‘y venais régulièrement. Chez Maxe, c ‘était le nom de celle-ci, curieusement écrit avec un « e », et dès que je suis entré, j ‘ai vu un groupe de danseurs vers le fond, que j ‘ai eu envie de photographier. Tout de suite. Mais il me fallait chercher un point de vue, je ne pouvais pas aller directement sur la piste car la photo aurait été prise de trop près, il me fallait trouver un endroit qui me ferait dominer l ‘ensemble de la danse. C ‘est ce mouvement général de la salle et de la danse qui m ‘attirait. Et que je voulais saisir. Alors, j ‘ai grimpé sur une chaise, juste derrière ce couple qui est là , devant, de dos. Ce sera mon premier plan, j ‘ai pensé. Mais une fois sur la chaise, mon attention a été attirée vers un garçon qui faisait danser deux filles, très librement, très élégamment, sur la droite. C ‘est mon sujet, je me suis dit. Je le sens tout de suite quand je trouve mon sujet. Alors, j ‘ai fait signe au danseur pour qu ‘il se rapproche. Lui aussi m ‘avait remarqué, il m ‘a compris aussitôt et, tout en dansant avec les deux filles, il s ‘est avancé vers moi : c ‘est alors que j ‘ai fait ma photo. Il dansait comme un dieu. Et d ‘ailleurs, pour faire danser deux filles comme ça, il fallait qu ‘il ait vraiment du talent. Mais quand la musique s ‘est arrêtée et qu ‘il a repris sa place, je me suis aperà§u qu ‘il avait un pied bot. J ‘étais stupéfait. C ‘était tout à fait invisible quand il dansait.

Le moment où je choisis de prendre une photo est très difficile à définir. C ‘est très complexe. Parfois les choses me sont offertes, avec grâce. C ‘est ce que j ‘appelle le moment juste. Je sais bien que si j ‘attends, ce sera perdu, enfui. J ‘aime cette précision de l ‘instant. D ‘autres fois, j ‘aide le destin. Par exemple, ici, je sais que le premier couple ne s ‘est rendu compte de rien, mais pour avoir cette photo précise, je les ai vraiment appelés mes danseurs.

L ‘histoire ne s ‘arrête pas là . Il y a trois ans, j ‘ai reçu une lettre de la danseuse qui est sur la droite. Elle me disait qu ‘elle voyait cette photo de temps en temps dans la presse et qu ‘elle tenait à me dire combien elle était touchée par tout ce qu ‘elle représentait. Sa jeunesse, l ‘ambiance de ces guinguettes, et bien sûr la jeune fille qui dansait sur la gauche qui était une copine d ‘enfance : depuis la maternelle me précisait-elle. Mais le garçon, non, elles ne l ‘avaient plus jamais revu. Elles n ‘avaient dansé que cette fois-là avec lui.
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DidiliDidili   17 novembre 2013
Au fond, pendant toute ma vie de photographe, ce sont des moments tout à fait aléatoires que j'aime retenir. Ces moments savent me raconter bien mieux que je ne saurait le faire. Ils expriment mon regard, ma sensibilité. Mon autoportrait, ce sont mes photographies. A chaque photo, il pouvait se passer quelque chose comme il pouvait rien ne se passer. Ma vie a été un pavé de déceptions mais aussi d'immenses joies. Je voudrais ne retenir que ces moments de joies qui consolent de tous les autres. Quand la vie furtivement vous fait un signe de reconnaissance, vous remercie. Il y a alors une grande complicité avec le hasard, que l'on ressent profondément. Alors, on le remercie aussi. C'est ce que je nomme la joie de l'imprévu. Des situations minuscules, comme des têtes d'épingles. Juste avant, il n'y avait rien, et juste après, il n'y a plus rien. Alors il faut toujours être prêt.
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claudeparisclaudeparis   16 février 2014
Ma vie a été pavée de déceptions, mais aussi d'immenses joies. Je voudrais ne retenir que ces moments de joie, qui consolent de tous les autres. Quand la vie furtivement vous fait un signe de reconnaissance, vous remercie. Il y a alors une grande complicité avec le hasard, que l'on ressent profondément. Alors, on le remercie aussi. C'est ce que je nomme la joie de l'imprévu
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polarjazzpolarjazz   04 décembre 2017
Il est arrivé que le hasard m'ait mis en face d'une utilisation de mes photographies que je n'avais pas du tout prévue, et avec laquelle je n'étais pas forcément d'accord. Ce sont des problèmes très importants qui se posent alors. Au bout d'un moment, j'ai quitté l'agence, et pendant quinze ans j'ai travaillé en photographe indépendant absolu... Une photo n'est pas un parpaing avec lequel on peut construire n'importe quoi. Je me sens entièrement responsable de l'utilisation de mes images. (P. 134)
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EFournEFourn   24 novembre 2012
Il y a parfois des moments qui sont si forts que j'ai que j'ai peur de les tuer en faisant une photo. C'est alors que je doute, je me dis que je suis pas sûr de pouvoir communiquer toutes mes associations, il faut alors que je sois très prudent, que je garde une certaine distance. Quand l'image sera tirée sur le papier, est-ce que cette magie que j'ai ressentie sera encore vivante, palpable ? Je sais que parfois il reste très peu de chose, alors je garde la photo pour moi, comme une mémoire intime, qui ne regarde pas les autres.
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Vidéo de Willy Ronis
Film réalisé en 2006 par Pierre-Jean Amar
>Photographie et photographies>Photographie : histoire et géographie>Photographes (biographies, études...) (28)
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