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ISBN : 2070136949
Éditeur : Gallimard (22/08/2012)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Il y a un autre Napoléon. C’est celui qui m’a fasciné. Un homme souvent au bord du gouffre qui s’efforce de déchiffrer l’énigme de sa destinée. Frôlant sans cesse la catastrophe, il semble entraîné dans une course poursuite où le rêve devient réalité, où l’invraisemblable devient vrai. Ses échecs me parlent plus que ses succès. Ils ponctuent sa vie. Il s’est construit en les surmontant. Sous la surface de la gloire, comme d’une mer souterraine, jaillissent çà et là ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  27 août 2015
Un livre franchement intéressant car il essaie d'aborder Napoléon sous un angle différent. Une véritable gageure quand on sait qu'on a autant écrit sur lui que sur Jésus Christ. Et puis, le livre est l'oeuvre d'un écrivain, et non d'un historien. Pas de faits bruts et d'enquêtes où l'auteur, en quête d'objectivité, prend de la hauteur par rapport aux faits historiques. Dans ce livre, Jean Marie Rouart s'implique et donne avec talent et passion sa vision de Napoléon.
JM Rouard décortique certaines journées décisives de la vie du grand Homme. Il parle de l'homme d'état, du grand guerrier meneur d'hommes, comme de ses dépits amoureux avec Joséphine, le grand amour de sa vie.
Il a notamment mis l'accent sur cette fuite en avant guerrière qui a mené Napoléon au désastre. Car l'empire Napoléonien, dès sa création, portait déjà les germes de son échec. Les grandes monarchies Européennes, qui seront balayées de l'Histoire un siècle plus tard, ne pouvaient accepter qu'un parvenu issu de la révolution française se hisse à leur niveau. Napoléon était donc condamné à courir de guerres en guerre à la recherche d'une paix illusoire. Fallait-il pour autant prendre le risque inouï d'aller jusqu'à Moscou ?
J'ai appris beaucoup de choses aussi. Napoléon est probablement le fils du Comte Marbeuf qui fut l'amant de sa mère. L'incroyable légèreté de Joséphine et l'amour fou que Napoléon lui portait. Les trahisons de ces généraux et politiques qui lui devaient tout. Son abdication provient autant d'elles que de ses échecs militaires.
Les dernières pages de ce livre sont saisissantes et remplies d'émotion, notamment quand Napoléon cherche sans y parvenir à mourir sur les champs de bataille. J'ai trouvé savoureux les échanges entre De Gaulle et Malraux sur la légende Napoléonienne.
Toutefois, après la lecture de ce livre, Napoléon ne fait toujours pas partie de mes monstres sacrés préférés qui, de Clovis à De Gaulle, jalonnent l'histoire de France. Trop de bruit. Trop de fureur. Je lui préfère un Henri IV, un Richelieu, voire un De Gaulle. Ceux-là au moins n'ont pas laissé derrière eux un pays en miettes.
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Cath36
  16 novembre 2012
Ce livre est une sorte de "Napoléon pour les nuls". En effet il recoupe l'essentiel de la vie de Napoléon dans une forme simple, claire et concise, synthétisant les nombreuses analyses qui en ont été faites tout en insistant sur certains aspects, à savoir sa capacité de rebondir dans l'adversité -jusqu'à la fuite en avant et la défaite finale-, son sens de la mise en scène de sa destinée qui tente de légitimer sa prise de pouvoir face aux vieilles monarchies européennes, en même temps que sa simplicité personnelle qui le rend si humain et si attachant. Homme complexe comme le sont toujours les grandes intelligences, ce sont les paradoxes de sa vie que nous montre ici fort bien Jean-Marie Rouart.
Agréable et rapide à lire, ce nouveau regard sur un destin hors du commun est à conseiller à tous ceux qui veulent un bref aperçu sur la vie d'un grand homme qui, voulant "vivre et savoir mourir", rêva sa vie et vécut ses rêves.
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FredMartineau
  06 août 2015
Napoléon ou La destinée trainait sur l'étagère d'une amie. Ma première réaction fut de croire qu'il s'agissait d'un panégyrique classique de Napoléon, un personnage illustre de l'Histoire de France sur lequel, j'ai toujours porté un regard mitigé. Partagé entre l'admiration de son héritage qui régit notre quotidien et la réserve en pensant aux millions de soldats morts pendant les batailles, aux massacres et aux exactions des populations dans les pays d'occupation. La lecture du quatrième de couverture de Jean-Marie Rouart m'a convaincu d'emprunter le livre. L'angle de la destinée retenu par l'académicien m'a intéressé. J'ai plongé sans retenue au coeur de cette fresque historique. Un régal. Dans un style admirable, le récit enlevé traverse l'épopée napoléonienne en retenant des évènements charnières moins connus, sans oublier les dates fameuses des manuels scolaires. Il s'attache aux faiblesses et aux échecs de l'homme, du général et de l'empereur. L'auteur met en exergue le paradoxe entre le Napoléon intransigeant, stratège redouté, couvert de gloire et celui qui doute, se trouve désemparé face à l'infidélité de Joséphine, hésite devant la trahison et le complot, qui ne cesseront d'accompagner son chemin. Malgré les épreuves, il demeura persuadé sa vie durant d'avoir été choisi pour accomplir une oeuvre. Cette certitude conditionnera ses décisions, son comportement sous la mitraille et le questionnera sans répit sur le sens de la destinée, la sienne, celles des gens qu'il côtoie, les rois comme les humbles. Comment ne pas être fasciné par cet enchainement qui conduira le petit corse amoureux de son île et de la rude vie de berger aux ors d'une France agrandie de conquêtes comptant 80 millions d'âmes, avant de l'échouer sur un bout de terre au milieu de l'océan atlantique ? L'auteur succombe à l'admiration. En refermant le livre, le « plus boucher que Prince » d'un quatrain de Nostradamus m'est apparu humain, sympathique. J'avais presque envie de plaindre ce pacifiste forcé par la politique, l'Angleterre, La Russie, la Prusse ou l'Autriche à la guerre. Mais, je ne peux me résoudre à considérer que le génie, la grandeur ou la destinée justifie le sang, le malheur et la fureur. Je veux continuer de croire que l'homme peut réaliser l'impossible, marquer l'Histoire et s'accomplir autrement qu'en guerroyant et en tuant. Une utopie si l'on considère l'état du monde…
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patrick75
  24 juillet 2014
Et un livre de plus sur Napoléon, me direz-vous ? Oui mais la construction de celui-ci est assez originale. L'auteur cible les dates marquantes ayant jalonnées le parcours de l'empereur, et surtout met l'accent sur l'homme.
Un Napoléon qui peut faire preuve de naïveté à certaines occasions, entouré qu'il est par ses courtisans qui presque tous, finiront par le trahir à un moment ou un autre.
Poussé à la guerre par la perfide Albion qui voit les idées révolutionnaires comme une maladie contagieuse capable de contaminer l'Europe entière.
Jean-Marie Rouart nous décrit un Napoléon qui doute, parfois suicidaire, peut être plus à l'aise sur les champs de batailles où l'action prédomine qu'en politique intérieur où il n'est question que de compromis, voir de compromissions.
Une écriture honnête, qui n'élude en rien les défauts du corse..
malgré cela , il arrive à nous rendre sympathique notre empereur perdu sur son rocher au milieu de l'Atlantique. Il aura vécu l'aurore et le crépuscule de sa vie sur une île.
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sylvaine
  08 septembre 2017
Et si Napoléon était tout simplement humain, un être d'exception, un être de génie mais un humain envers et contre tout? C'est me semble t 'il le sentiment que je ressens après avoir refermé cette biographie . Jean-Marie Rouart ,tout en retraçant de façon claire , précise et cependant succincte les grandes étapes de la vie de Napoléon, choix judicieux pour des lectrices de mon acabit, s'attache à nous parler de l'homme, plus devant ses défaites, ses déceptions,les trahisons de ses proches que devant ses succès et ses victoires triomphantes! Un personnage érudit, féru de littérature, baigné dans les auteurs classiques, amoureux de la langue française et de la France , sentimental, voir attachant tel est le Napoléon qui nous est présenté bien loin de nombre des portraits que j'ai eu l'occasion de lire . Un regard différent sur un personnage de légende, un personnage qui ne laisse pas indifférent mais qui a été, est et demeure une figure emblématique de notre histoire collective ....
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critiques presse (5)
Lhumanite   27 décembre 2012
Jean-Marie Rouart met ici à nu certains des ressorts qui gouvernèrent ce parcours. De façon magistrale. 
Loin de tout académisme.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Culturebox   27 novembre 2012
Jean-Marie Rouart nous livre une autre facette, plus humaine, plus sensible et plus fragile, de ce caporal corse devenu l'un des personnages les plus marquants de l'histoire de France.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Lexpress   12 novembre 2012
Pour brosser le tableau, il fallait être indiscutable comme historien et, pour le réussir, il fallait être à son meilleur comme écrivain. Il est réussi.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   24 août 2012
[…] La magie opère. Ce Napoléon intime se lit avec autant de plaisir que d'intérêt.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LePoint   03 août 2012
Avec Napoléon ou la destinée, Rouart se mue en historien exigeant, mais n'oublie pas que, de Stefan Zweig à André Castelot, les meilleures pages ont été celles d'auteurs qui ajoutaient le corps, le sang et les larmes à la froidure du marbre des palais et des arcs de triomphe.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   17 août 2015
Elle est sans exemple, cette folie amoureuse, dans l'histoire des héros et des conquérants. Nul, au plus fort de ses projets et de ses ambitions, n'a été à ce point dominé par le désespoir amoureux. Napoléon révèle un gouffre. Un gouffre que nul ne peut soupçonner et qui, parfois, laisse incrédule ses admirateurs. La tentation est grande de dissimuler une telle faiblesse chez un héros construit à force de volonté et que gouverne l'esprit le plus rationnel qui soit. Il faut avoir recours à la légende pour trouver un guerrier à ce point blessé : Achille pleurant Briséis. Mais, dans l'histoire moderne, nul autre ne s'est laissé dominer comme lui par les désordres de la passion.
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Cath36Cath36   15 novembre 2012
L'expédition d'Egypte est peut-être le projet de conquête le plus caractéristique de Napoléon : à la fois inutile et essentiel... Elle montre qu'à l'évidence il n'est ni un chef de guerre, ni un homme d'état comme les autres. Là où les politiques travaillent dans la matière de la réalité, il sculpte dans le rêve. Mais ce rêve par une étrange transmutation, devient réalité. Le faux devient vérité.
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Cath36Cath36   16 novembre 2012
Son pouvoir manque de ce qui a fait la force de la monarchie : la légitimité. A quoi lui a servi de se faire proclamer Premier consul à vie si on considère sa personne comme aléatoire et éphémère ? Il le sait depuis longtemps : il doit s'ancrer plus profondément dans l'histoire, dans sa continuité et sa pérennité ; et se mettre ainsi à l'abri de l'écume des événements... Mais le sacre, cette marche de plus, qui devrait être ultime, vers l'imperium n'eszt pas encore suffisant tant est fragile l'esprit public en France. Il sait qu'il lui faudra encore et toujours, comme avec Marengo, se faire confirmer son pouvoir par une victoire éclatante. Il semble entraîné dans une spirale infernale. Comme si, dans son ascension pourtant civile, il était condamné à devoir sans cesse se faire légitimer par la guerre.
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Cath36Cath36   15 novembre 2012
Il veut transformer l'échec en succès. Tirer profit de ses erreurs, trouver dans l'humiliation un surcroît d'énergie. Ce qu'il ignore, c'est que ce désastre qu'il vient d'essuyer dans son île natale, qui trouve une issue si lamentable dans cette fuite au crépuscule, avec tant d'ennemis à ses trousses, se répétera toute sa vie. Sur des théâtres de plus en plus vastes. C'est d'échec en échec, chaque fois surmonté, de mauvaise passe en déconfiture, qu'il va forger sa statue de héros hors du commun.
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patrick75patrick75   17 juillet 2014
Il faut avancer avec prudence dans ce dossier d'alcôve où les draps sont depuis longtemps réduits en poussière comme les os des supposés amants, les miroirs ternis, l'"écho des soupirs évanoui.
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Videos de Jean-Marie Rouart (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marie Rouart
Émission complète à découvrir sur : http://www.web-tv-culture.com/la-verite-sur-la-comptesse-berdaiev-de-jean-marie-rouart-1268.html
Entrer chez Jean-Marie Rouart, c?est entrer dans un autre monde. Celui de la peinture avec des tableaux accrochés sur tous les murs et qui rappellent la place de l?art dans sa famille. le père de Jean-Marie Rouart était peintre lui-même mais aussi collectionneur. Rappelons également que Jean-Marie Rouart compte parmi ses aïeux Julie Manet, la fille de Berthe Morisot et nièce d?Edouard Manet. L?univers de Jean-Marie Rouart, ce sont aussi les livres, omniprésents, ceux des auteurs d?aujourd?hui comme ceux des classiques qui l?ont fait grandir et lui ont ouvert les portes du destin qu?il s?est construit. Et s?il reconnait qu?il a choisi l?écriture comme une sorte de refuge et une façon de fuir la peinture et peut-être par là-même sa famille, force est de constater que la plume et le pinceau gardent chez lui de nombreux points communs. Journaliste pendant des années, Jean-Marie Rouart est aujourd?hui un académicien assidu, heureux et fier de côtoyer la fine fleur de la littérature française contemporaine mais aussi d?avoir sa place sous cette coupole qui vit défiler tant de grands noms. Avec son nouveau roman, « La vérité sur la comtesse Berdeïev », l?auteur nous entraine dans la France des années 50, celle qui se reconstruit après la guerre, celle qui s?enlise en Algérie, celle qui se morfond dans une IVème République finissante. Et au c?ur de cette France, il y a Paris où les politiques jouent des coudes, où tous les coups sont permis. Alors qui est-elle cette mystérieuse comtesse Berdaïev ? de sa Russie d?origine, que la famille a fuie en 1917, elle a gardé une beauté fascinante et une nostalgie toute slave. Surtout, par sa grâce, son charme et son élégance, elle a construit les remparts qui la protègent et l?emprisonnent. Femme fatale, les hommes sont fous d?elle, elle se retrouve au c?ur d?un scandale national qui la dépasse et va faire vaciller le pouvoir en place. S?inspirant librement de l?affaire des ballets roses qui défraya la chronique en 1959, le roman de Jean-Marie Rouart est avant tout un formidable portrait de femme mélancolique, sur qui l?étau se referme. C?est aussi une belle peinture du Paris des années 50 où l?auteur nous entraine, des ors de la République aux nuits interlopes. Enfin, c?est également une vision acerbe de la politique d?alors même si les coups bas, les trahisons et les petites phrases assassines ne sont pas sans nous rappeler quelques histoires plus récentes. « La vérité sur la comtesse Berdaïev » de Jean-Marie Rouart est publié chez Gallimard.
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