AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 207278526X
Éditeur : Gallimard (01/03/2018)

Note moyenne : 2.87/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Pourquoi le destin s'acharne-t-il sur la comtesse Berdaiev ? Aristocrate très belle et très libre, elle appartient à la communauté des Russes blancs, ces exilés qui ont fui l'Union soviétique après la révolution de 1917. Personnalités fantasques et passionnées, minées par la nostalgie et songeant à des projets impossibles, ils ont du mal à trouver leur place dans une société française qui les regarde comme des vestiges anachroniques. Cherchant dans l'amour et dans l... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Verdure35
  27 octobre 2018
Lu avant tout pour l'élégance du style, pour la belle ouvrage quoi !
N'est-il pas plus agréable de lire « grande horizontale » que « pute » par exemple ?
Hormis de belles figures de style, Rouart plonge avec délices dans les commencements de la Ve République non exempte de scandales, « les ballets roses » par exemple.
La fuite des Russes Blancs vers la France renvoie le lecteur dans un milieu raffiné qui ne brille plus que par ses derniers feux. Une jeune femme, comtesse Berdaiev par mariage malheureux, tente de maintenir son rang du mieux qu'elle le peut, avec subterfuges si nécessaire.
Cette plongée dans ce monde disparu , mais dans lequel l'auteur nous donne les clés des dessous de la République me laisse le souvenir d'une belle lecture.
Commenter  J’apprécie          110
Librincanto
  26 octobre 2018
Un roman inspiré d'un scandale politique et historique.
Ce roman est l'occasion de mettre en avant les rouages du pouvoir et les éléments qui viennent en perturber le bon fonctionnement.
La comtesse Bourdaiev était une de ces femmes qui exerce un pouvoir d'attraction sur les hommes. Et elle fera des ravages, au point d'en bouleverser la vie politique.
Plongés en plein coeur de la vie parisienne de 1958 et de ses frasques politiques : René Coty est à la Présidence, en fin de mandat. Parmi les candidats à sa succession, on retrouve Marchandeau, Président de la Chambre des députés.
Mais un fait divers vient perturber ses plans. Une jeune mineure a commis un vol de lingerie féminine dans un grand magasin réputé. Au lieu de faire profil bas, elle plante un tournevis dans le coeur de l'agent de sécurité.
Elle se retrouve au Commissariat de police et sort la carte de visite de Marchandeau.
L'affaire devient vite une Affaire, le député est vite rattrapé par ses pratiques douteuses en matière de sexualité. Il est attiré par les jeunes mineures et la comtesse Berdaiev n'est autre que sa maîtresse.
La comtesse, condamnée à l'exil, mène une vie des plus légères pour tenter d'alléger ses souffrances : fête, alcool et sexe sont au rendez-vous.
Un écho au scandale des Ballets roses qui ruina la carrière d'André le Troquer à l'époque.
Une lecture qui peut faire écho aux scandales politiques contemporains... le temps passe mais les esclandres sont toujours présents.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Taraxacum
  23 janvier 2019
Ai-je aimé La vérité sur la comtesse Berdaiev ? Ma foi, je lui ai collé un, alors à votre avis?
Le thème pourtant me plaisait: j'aime les histoires d'exil et de monde finissant, alors les Russes blancs!
Je ne vais pas en écrire des tartines, j'ai déjà passé trop longtemps à lire ce bouquin, mais je trouve que ça tombe à plat, et l'intrigue, et les personnages. Résultat, l'auteur tente de réveiller son lecteur en ajoutant quelques histoires salaces qui prouvent surtout qu'il y a bien des soucis non résolus dans ses rapports avec les femmes.
Je suis passée bien vite à plus intéressant et je vous suggère d'en faire autant.
Commenter  J’apprécie          30
amandinebulle
  08 juillet 2018
Une belle aristocrate russe broyée par la machine politique ; Tel est le thème de ce roman polyphonique passionnant. de sa plume acérée Jean-marie Rouart dresse le portrait de plusieurs destins qui se côtoient, pour leur plus grand malheur. Quand l'ambition détruit tout sur son passage, voilà la morale de l'histoire. Avec brio l'auteur décortique tous les rouages pour nous offrir le mode d'emploi du complot politique. Brillant.
Commenter  J’apprécie          30
Thrybegau
  24 septembre 2018
Très désireux de lire l'auteur dans un registre où je ne le connaissais pas , j'ai été très déçu par ce titre. Pour moi le mélange politico-fiction autour des ballets roses et une tentative de mise en scène du monde de l'émigration russe en France n'aura pas du tout fonctionné. D'autre part , m'ont fortement déplu à la fois le style, qui m'a semblé bien pompeux, et les critiques mi prononcées des personnages politiques du début de la cinquième république, j'en suis bien désolé.
Commenter  J’apprécie          10

critiques presse (2)
LaLibreBelgique   04 avril 2018
Un beau roman à clés de Jean-Marie Rouart sur la France de 1958.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LePoint   15 mars 2018
À travers le destin d'une Russe blanche, l'académicien Jean-Marie Rouart dépeint l'intrusion de la brutalité politique dans la vie privée.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
EveduChambonEveduChambon   31 octobre 2018
Les deux vieilles femmes marchaient dans la neige en se tenant le bras. Elles se soutenaient dans ce sentier pierreux, fouettées par un crachin glacé, avançant dans une demi-brume vers le sommet de la colline. Comme elles l'aimaient cette neige dans laquelle elles glissaient, qui gelait leurs pieds et leurs mains, mais aussi recouvrait d'un manteau blanc les grands arbres dont les troncs paraissaient par contraste plus noirs. Il leur semblait qu'elles étaient transportées par magie dans leur vrai pays, celui qu'elles avaient depuis toujours dans leur cœur, celui qu'elles n'avaient jamais vraiment quitté et qui ne les quitterait jamais. Ni l'âge ni la fatigue ne les détournaient de gravir le sentier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
TaraxacumTaraxacum   23 janvier 2019
La qualité qu’on lui reconnaissait était la prudence. Un avantage dans cette époque troublée mais aussi un inconvénient. Certains, face aux critiques faites contre le régime de la IVe République, ironisaient sur la faiblesse de son projet institutionnel. Cet homme de gauche appartenant à un parti autrefois révolutionnaire, lui-même dans sa jeunesse fervent partisan du mouvement, était devenu conservateur. Il avait du mal à remettre en cause des institutions et un système qui, reconnaissant ses mérites, l’avait placé si haut, et peut-être bientôt plus haut encore. Son projet était de ne rien changer, mais d’occuper le sommet de la pyramide. Limite d’un esprit brillant mais peu inventif, il ne pouvait imaginer la politique autrement qu’elle n’était : critiquable, bavarde, souvent inefficace, corrompue, mais tellement humaine dans sa médiocrité comme dans ses aspirations impossibles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
TaraxacumTaraxacum   20 janvier 2019
Elle s’amusait avec un brin de satisfaction de son habileté à se soustraire aux sollicitations de ses admirateurs. Elle se comparait à un ministre des Affaires étrangères qui doit sans cesse composer avec les directives du gouvernement, les exigences des chancelleries, l’opinion publique, en évitant l’écueil des drames, des ruptures tumultueuses et avant tout le scandale. Sa dextérité lui procurait une sorte de griserie. Mais elle n’ignorait pas, elle en avait une conscience aiguë, que le capital dont elle disposait, qui lui procurait tant de dividendes, était fragile : sa beauté. Aussi fragile que l’emprunt russe, la fidélité en amour, que l’amour lui-même, que la vie ! Surtout, il fallait, dans les emportements amoureux, éviter les faux pas. Elle savait combien les femmes les paient cher. La vie, si clémente aux hommes, ne leur pardonne rien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   05 juillet 2018
Il éprouvait, comme tous les amoureux convaincus de n’obtenir jamais de réciprocité, un terrible sentiment de solitude en face de l’être passionnément aimé. Jamais la comtesse Berdaiev ne condescendrait à le voir en tête à tête, hors de la présence de son importune greffière. Il n’aurait que la mince satisfaction de la convoquer dans ce bureau ingrat. Pourquoi une telle rencontre pour lui aux accents si romantiques se déroulait-elle dans des circonstances et un lieu si peu accordés à ses sentiments ?
En la regardant, il sentait se creuser la distance qui l’éloignait d’elle. Et les questions qu’il voulait lui poser sur Bob Hollander, les rapports qu’ils entretenaient, lui semblaient non seulement vulgaires, mais à mille lieues des pensées qui se pressaient en lui. Il était taraudé par une préoccupation obsédante : comment trouver le moyen de casser le froid rapport de magistrat à justiciable dans lequel ils étaient enfermés ? Comment en sortir pour entretenir un véritable rapport d’homme et de femme ? Dieu sait qu’il ne pensait pas à un flirt. Une promenade, un thé en tête à tête auraient suffi à son bonheur. Oui, quelque chose d’humain qui les arrache à la froideur de ces murs tristes comme la justice.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   05 juillet 2018
Très vite, la profession d’avocat lui avait paru manquer de perspective. Il ne parvenait pas à défendre ses clients : leurs turpitudes, leurs crimes, leurs adultères le dégoûtaient.
C’est ainsi qu’il était entré dans la magistrature. Il n’avait plus à défendre les criminels et les délinquants mais à les punir. Il croyait à la vertu de la punition. Il pensait que, dans la souffrance du châtiment, l’homme coupable reprend conscience de sa dignité. Cette méthode de la schlague, du martinet et du cabinet noir ne s’était pas révélée probante dans l’éducation de ses enfants.
Dans cette vie professionnelle si peu affriolante, qui ne lui réservait que peu de douceur, il retrouvait une correspondance avec l’austérité de la vie monastique. Ses relations avec ses confrères étaient tout aussi barbelées que celles qu’il avait connues avec les moines chez lesquels la fraternité ne règne pas toujours. Les crimes, les délits sexuels, les viols qui étaient son lot quotidien lui répugnaient tout en exerçant sur lui une sombre fascination. C’était pourtant cette boue qui participait à l’âme humaine pour laquelle le Rédempteur s’était sacrifié.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Jean-Marie Rouart (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marie Rouart
Émission complète à découvrir sur : http://www.web-tv-culture.com/la-verite-sur-la-comptesse-berdaiev-de-jean-marie-rouart-1268.html
Entrer chez Jean-Marie Rouart, c?est entrer dans un autre monde. Celui de la peinture avec des tableaux accrochés sur tous les murs et qui rappellent la place de l?art dans sa famille. le père de Jean-Marie Rouart était peintre lui-même mais aussi collectionneur. Rappelons également que Jean-Marie Rouart compte parmi ses aïeux Julie Manet, la fille de Berthe Morisot et nièce d?Edouard Manet. L?univers de Jean-Marie Rouart, ce sont aussi les livres, omniprésents, ceux des auteurs d?aujourd?hui comme ceux des classiques qui l?ont fait grandir et lui ont ouvert les portes du destin qu?il s?est construit. Et s?il reconnait qu?il a choisi l?écriture comme une sorte de refuge et une façon de fuir la peinture et peut-être par là-même sa famille, force est de constater que la plume et le pinceau gardent chez lui de nombreux points communs. Journaliste pendant des années, Jean-Marie Rouart est aujourd?hui un académicien assidu, heureux et fier de côtoyer la fine fleur de la littérature française contemporaine mais aussi d?avoir sa place sous cette coupole qui vit défiler tant de grands noms. Avec son nouveau roman, « La vérité sur la comtesse Berdeïev », l?auteur nous entraine dans la France des années 50, celle qui se reconstruit après la guerre, celle qui s?enlise en Algérie, celle qui se morfond dans une IVème République finissante. Et au c?ur de cette France, il y a Paris où les politiques jouent des coudes, où tous les coups sont permis. Alors qui est-elle cette mystérieuse comtesse Berdaïev ? de sa Russie d?origine, que la famille a fuie en 1917, elle a gardé une beauté fascinante et une nostalgie toute slave. Surtout, par sa grâce, son charme et son élégance, elle a construit les remparts qui la protègent et l?emprisonnent. Femme fatale, les hommes sont fous d?elle, elle se retrouve au c?ur d?un scandale national qui la dépasse et va faire vaciller le pouvoir en place. S?inspirant librement de l?affaire des ballets roses qui défraya la chronique en 1959, le roman de Jean-Marie Rouart est avant tout un formidable portrait de femme mélancolique, sur qui l?étau se referme. C?est aussi une belle peinture du Paris des années 50 où l?auteur nous entraine, des ors de la République aux nuits interlopes. Enfin, c?est également une vision acerbe de la politique d?alors même si les coups bas, les trahisons et les petites phrases assassines ne sont pas sans nous rappeler quelques histoires plus récentes. « La vérité sur la comtesse Berdaïev » de Jean-Marie Rouart est publié chez Gallimard.
+ Lire la suite
autres livres classés : électionsVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les Amants de la Littérature

Grâce à Shakespeare, ils sont certainement les plus célèbres, les plus appréciés et les plus ancrés dans les mémoires depuis des siècles...

Hercule Poirot & Miss Marple
Pyrame & Thisbé
Roméo & Juliette
Sherlock Holmes & John Watson

10 questions
3300 lecteurs ont répondu
Thèmes : amants , amour , littératureCréer un quiz sur ce livre