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EAN : 9782226242983
208 pages
Albin Michel (22/08/2012)
3.13/5   49 notes
Résumé :
Yaël tient son journal depuis le 3 septembre, jour où son mari l’a quittée pour une de ses amies, et jour depuis lequel elle doit « partager » son fils de 3 ans avec celui qui l’a trahie, abandonnée. Elle dépérit, s’autoflagelle. Yaël va pourtant finir par se reconstruire loin du monde avec ses auteurs préférés (Montaigne, Woolf, Proust…), reprendre ses cours à la fac, revoir ses amis, rencontrer des hommes, bref renaître à la vie. Ce sont les morceaux disjoints d’u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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Annette55
  13 juillet 2015
Yaël, la quarantaine,tient son journal, depuis le 3 septembre, le jour, oú Yann , son mari la quitte froidement pour une de ses amies.Depuis, elle partage la garde de son fils avec celui qui l'a trahie, abandonnée...La blessure est profonde, le désespoir l'envahit. Elle laisse sortir sa haine, observe sa peine, dépérit, s'auto flagelle. Mais aprés le chagrin brutal vient la colère salvatrice, puis le questionnement, enfin l'apaisement et la conscience d'une nouvelle vie assortie de la liberté retrouvée.....Écrire devient une thérapie salutaire,:" L'écriture n'est pas un hobby, elle polit la souffrance et empêche de sombrer".....
En effet, loin du monde, l'auteure va se reconstruire en compagnie de ses auteurs préférés ....le lecteur appréciera l'aide que Seneque , Montaigne, Flaubert,Woolf, Proust et surtout Dante vont apporter à Yaël..le récit , découpé en chapitres liés aux saisons , est aéré par des réflexions sociologiques et des pauses littéraires qui l'habillent de profondeur, lui donnent de l'attrait et l'enrichissent...on lit Amos Oz, on écoute Barbara, l'auteure réapprend à vivre
en confiant à son journal ses inquiétudes de mére, sa douleur de femme quittée, ses préoccupations d'intellectuelle qui enseigne l'économie à l'université....Pourquoi cantonner ses recherches à l'économie quand la littérature l'appelle ?
C'est aussi le récit de la quarantaine : obsession du corps,réalité ou fantasme du désir et de la séduction....Que signifie avoir quarante ans? Pourquoi m'at- il quittée?
On explore tous les aspects avec finesse, précision et justesse. Le ton est lumineux, les mots sont harmonieux, l'écriture est élégante, elle émeut et touche.On suit les moments d'accablement, d'amour ou d'humour, de légèreté aussi , sans sensiblerie ni pathos, Yaël s'interroge avec lucudité sur sa vie, elle passe de la douleur à l'ébauche d'un sourire, sort prit à petit de l'ombre pour la lumiére....abattement, colère et jalousie font place avec clairvoyance et intelligence au désir cherché puis trouvé.....
C'est une belle renaissance à la vie que l'on savoure :authenticité , fluidité, vérité , oú l'auteure aborde le désir,la séduction, le couple, la maternité la rencontre avec des hommes.....
Un roman féminin agréable ! Une belle découverte pour une auteure que je ne connais pas....

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LoloKiLi
  14 septembre 2012
Il est sans doute des moments plus propices que d'autres pour apprécier certains thèmes de lecture. Ceux de la rupture amoureuse ou de la crise de la quarantaine ne m'interpellent pas directement – ou plus, ou… pas encore !! – et pourtant je me suis régalée de ce texte malheureusement trop vite achevé.
Dans une harmonieuse justesse des mots, Marianne Rubinstein offre à ce journal de Yaël une élégance d'écriture qui m'a beaucoup touchée. Moments d'accablement, de complicité, de légèreté, d'amour ou d'humour, nouvelles rencontres, réflexions sociologiques ou évocations littéraires… Sans jamais nous enliser dans une sensiblerie dégoulinante, Yaël passe ainsi subtilement des larmes au sourire, se délivrant peu à peu de l'ombre pour retrouver la lumière, et l'on suit avec bonheur ce lent mais réjouissant parcours vers une liberté nouvelle.
Merci à Pilyen dont la critique – à mon avis très juste – m'avait conquise et amorcé cette belle découverte.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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litolff
  24 septembre 2012
"Messieurs, si les femmes sont pour vous une éternelle énigme, lisez toute affaire cessante Les Arbres ne montent pas jusqu'au ciel qui vous prouvera, si besoin était, que l'on peut être intelligente, cultivée, drôle et que la quarantaine n'est pas la fin de la séduction ni du désir. Mesdames, vous allez adorer" (Page)
Et le fait est que j'ai adoré le roman-journal de Marianne Rubinstein.
Septembre, Yaël est dévastée : elle a 40 ans, c'est la rentrée en maternelle pour son fils Simon alors que Yann vient de la quitter et qu'une garde alternée s'installe péniblement. On suit donc au quotidien les états d'âme de Yaël, forcément pas folichons au début, qui tout doucement et au fil des saisons, relègue la rancoeur de l'amour bafoué et de l'orgueil blessé, pour se concentrer sur les éclaircies qui lui sont offertes : les amies retrouvées, son travail de professeur d'économie à la fac, les auteurs qui lui sont chers, Virginia Woolf, Dante ou Roland Barthes, et petit à petit, la découverte que finalement la quarantaine, ce n'est pas la fin de tout mais que cela pourrait bien être le début d'une nouvelle liberté...
Mention spéciale pour la fable de la Fourmi heureuse et productive, un petit bijou de parabole économiste !
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sandrine57
  18 octobre 2012
Yaël a bientôt 41 ans, son petit Simon, lui, en a 3 et entre en maternelle et Yann l'a quittée sans préavis. En ce 3 septembre, Yaël va mal... Seule, abandonnée, malheureuse, elle vit au gré de la garde partagée de son fils, une semaine sans presque quitter son lit alterne avec une semaine à donner le change à Simon. La blessure est profonde, le désespoir abyssal mais la vie reprend le dessus. Après le chagrin, vient la colère, salvatrice, puis le questionnement et finalement l'apaisement, la conscience d'une nouvelle vie, libre et pourquoi pas heureuse... Des amies, des liaisons, la reprise de ses cours d'économie, peu à peu les choses s'améliorent et Yaël consigne dans son journal son cheminement, son évolution. Ecrire devient la thérapie qui la sauve du naufrage.

La situation de départ n'a rien d'original. Un homme quitte sa femme pour une plus jeune qu'elle et la femme délaissée sombre dans l'auto-apitoiement. Mais passées ces premières pages, on assiste à la renaissance d'une quarantenaire qui s'interroge sur sa vie et ses sentiments avec beaucoup de lucidité. le quotidien bouleversé lui permet de redevenir mère après une semaine de séparation, de redevenir femme dans les bras d'un amant de passage, de retrouver ses amies, de confronter son expérience à celles d'autres femmes de son âge. Yaël s'interroge et interroge ses amies: que signifie avoir 40 ans? Peut-on être encore désirée par un homme ou faut-il se résigner à ne plus plaire? Arrivée à mi-chemin entre la naissance et la mort, faut-il craindre le pire -la fin, la maladie, ou peut-on enfin respirer, libérée des contingences de la jeunesse? Questionnements, réflexions, travail sur soi...Yaël prend conscience que sa vie n'est pas finie, que l'avenir lui sourit. Pourquoi se cantonner à l'économie quand la littérature l'appelle depuis toujours? Ecrire pour faire de son cas personnel quelque chose de plus grand, de plus universel...
Au fil des saisons, l'histoire d'une femme qui se reconstruit sur les ruines de son couple, servie par une écriture entraînante et finement ciselée...le souffle de Virginia Woolf sans doute.
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pyrouette
  25 octobre 2013
Yaël, 40 ans, se retrouve seule, son compagnon Yann a quitté le navire, il n'a pu résister au chant d'une sirène, amie de Yaël. Elle doit assurer la rentrée scolaire de son fils de trois ans alors qu'elle sombre dans le désespoir. Elle décide d'écrire un journal intime et nous livre ses pensées. La garde alternée, la déprime, la liberté, les amis, les rencontres, ses questions sur son âge, son enquête sur la quarantaine et les réflexions d'un amant pas très diplomate. le contexte est triste mais Yaël a un humour irrésistible. Les mots sont choisis avec soin, légers, justes et le tout se lit avec avidité. C'est une histoire écrite par une femme et en apparence pour les femmes. Pourtant c'est un véritable décodeur pour homme ! Ne vous fiez pas aux extraits, c'est un livre joyeux sur la quarantaine féminine.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
NathJkioNathJkio   22 janvier 2022
Après la pluie, un arc-en-ciel.
Simon enthousiaste : Maman, tu en as déjà vu combien ?
Je ne sais pas.
Moi, c'est le deuxième, dit-il d'un ton assuré.
Temps béni où l'épiderme est encore tendre, le regard neuf et le désir intact.
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LoloKiLiLoloKiLi   07 septembre 2012
Cet homme fait l’amoureux mais ne me désire pas. Dois-je comprendre que je suis désormais trop vieille pour que mon corps suffise à l’exciter ? Pourtant c’est bien de cela que j’ai envie, d’un homme gourmand de mes fesses, de mes seins, de mon ventre et dont l’insatiabilité tempère, minimise la mienne (et mon besoin de consolation impossible à rassasier). Ce n’est pas tant le manque qui me taraude que le besoin de m’oublier dans le désir de l’autre qui, s’il n’existe pas, me fait ressentir de nouveau cet appel du vide de l’automne dernier. Cet homme simple, qui ne tergiverse pas, et dont j’imagine les mains me pétrir le corps comme un boulanger la pâte, je l’ai rencontré hier chez Cécile : son cousin, de passage à Paris, qui m’a regardée comme si j’étais une glace italienne vanille-fraise.

[…]

Voilà la nuit que j’ai vécue, me ramenant à cette sensation que j’ai eue parfois, sous les étoiles en pleine nature, d’être aussi violente et douce que les animaux qui m’entouraient. Ca s’appelle baiser et Dieu que c’est bon.

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LoloKiLiLoloKiLi   06 septembre 2012
Mon intuition est donc juste, la colère protège aussi, elle préserve de la souffrance si aiguë qu’elle en tue, elle en diffère l’effet, elle permet au poison de s’infiltrer dans le sang de manière moins brutale.
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LoloKiLiLoloKiLi   05 septembre 2012
Sentiment d’une très ancienne tristesse, recouverte par une lourde tenture que la rupture avec Yann aurait déchirée, découvrant l’effondrement ancien, la dévastation première.

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selena_974selena_974   22 août 2012
" Les femmes sont exactement comme les Juifs qui par leur puissance financière se dédommagent de l'oppression qu'ils subissent. “Ah ! Vous voulez que nous ne soyons que des commerçants. Très bien, en tant que commerçants, nous vous dominerons”, disent les Juifs. “Ah, vous voulez que nous ne soyons qu'un objet de sensualité, très bien, en tant qu'objet de votre sensualité, nous vous asservirons”, disent les femmes. » En tant que femme et juive, quelle dominatrice je dois être. J'en suis encore toute retournée… "
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Vidéo de Marianne Rubinstein

Marianne Rubinstein - Les arbres ne vont pas jusqu'au ciel
« C'est quoi, pour toi, la quarantaine ? » demande-t-elle obstinément à ses amies. Elle pour qui le « milieu du chemin de la vie » a commencé par une rupture et la garde alternée de son petit garçon. Après l'effondrement, vient pourtant le temps de la reconstruction, des amitiés fondatrices, des amours éphémères, et d'une certaine douceur de vivre. Dans Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel, Marianne Rubinstein évoque tout en subtilité cet ébranlement intime de la quarantaine. D'un ton juste et lumineux, l'auteur de Tout le monde n'a pas la chance d'être orphelin et du "Journal de Yaël Koppman", en analyse les découvertes, les effrois, les bonheurs et la liberté qui peut en résulter. Maître de conférences en économie à Paris VII, Marianne Rubinstein est l'auteur d'un essai remarqué sur les orphelins de la Shoah, "Tout le monde n'a pas la chance d'être orphelin". Son œuvre romanesque met en scène un double littéraire Yaël Koppman que l'on retrouve dans "Les arbres ne vont pas jusqu'au ciel".
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