AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
Cycle de la brume tome 1 sur 3
EAN : 9782221122891
216 pages
Robert Laffont (03/11/2011)
3.69/5   1263 notes
Résumé :
Le Prince de la Brume demeure dans l'ombre en attendant que quelque force occulte le ramène dans le monde des vivants.

1943, Angleterre. Fuyant la guerre, Max, sa sœur Alicia et leurs parents emménagent dans un village du bord de mer. Mais des événements inquiétants se succèdent. Leur nouveau foyer semble hanté. Une présence maléfique rôde entre ses murs. Que veut-elle ? Et pourquoi s'acharne-t-elle contre Roland, le nouvel ami de Max et d'Alicia ? En... >Voir plus
Que lire après Le Prince de la brumeVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (219) Voir plus Ajouter une critique
3,69

sur 1263 notes
Par une soirée brumeuse et humide, le dos calé contre plusieurs gros coussins moelleux et enveloppé dans mon plaid en poils de « muppets » rouge, je décidais de partir à la découverte du Prince de la brume de Carlos Ruiz Zafon.

Nous sommes en 1943. Alors que la guerre fait rage, pour plus de sûreté, la famille Carver décide de s'éloigner sur les côtes anglaises. C'est sur une vieille villa du bord de mer, inhabitée depuis des lustres, que le choix du père s'est porté. le cadre semble idéal, à première vue. Mais très vite, des événements inquiétants semblent se produire sans qu'on parvienne immédiatement à les identifier.

Max, le fils de la famille, est le premier à se poser des questions sur ces drôles de statues qui peuplent le jardin derrière la maison. Et cette statue de clown, elle est carrément effrayante. Un soir, dans la brume, il jurerait les avoir vu bouger. Comme quoi, par temps de brouillard, notre cerveau a vite fait de nous jouer un mauvais tour, mais pourtant…

Et ce chat errant que sa soeur Irina a obtenu de garder, il a vraiment un regard étrange avec ses drôles d'yeux jaunes. En plus, Max est quasiment certain de l'avoir vu sourire... Et si…

Heureusement, avec sa soeur Alicia, ils vont faire la connaissance de Roland, un gamin du coin, avec lequel ils vont nouer une solide amitié et partir à la découverte des environs et des nombreux secrets que cache leur nouvelle demeure...

Trois gamins qui partent à l'aventure au péril même de leur vie, des adultes peu présents, un méchant très méchant, de l'aventure, du mystère, de la magie et une bonne dose de fantastique, composent un cocktail parfait pour ce roman clairement destiné aux ados.

Je me suis une fois de plus laissé emporter par la plume de Carlos Ruiz Zafon, sa poésie, son onirisme et son rythme qui m'ont fait tourner les pages à toute allure et retrouver mon âme d'enfant, au moins pour quelques heures…

Du coup, faute de pouvoir remonter le temps, je file chercher mon plaid en poils de « muppets » et je pars à la découverte du Palais de minuit, deuxième volume du Cycle de la brume.


Lien : http://bouquins-de-poches-en..
Commenter  J’apprécie          647
Dans la note de l'auteur qui préface le roman Carlos Ruiz Zafon écrit "J'ai tenté d'écrire le genre de romans que j'aurais aimé lire quand j'étais adolescent, mais qui continueraient à m'intéresser à l'âge de vingt-trois, quarante-trois ou quatre-vingt-trois ans." Avec le Prince de la brume, il réussit parfaitement car ce livre très bien écrit et mené est captivant. le suspens est total et va croissant jusqu'à l'épilogue. Un bon livre à découvrir pour s'évader.
Lien : http://araucaria.20six.fr
Commenter  J’apprécie          700
C'est avec un clown, sujet de toutes les horreurs, que je termine ma recherche de livres susceptibles d'intéresser mes élèves cette année. Un clown, ou un être de brume, ou une statue au sourire grimaçant, ou encore un être liquide et glacé...Bref, le diable en personne, ou quelqu'un s'en rapprochant !

Je pense très sincèrement que ce roman fantastique, au sens de surnaturel, plaira aux jeunes de 15 ans environ. Il rassemble toutes les caractéristiques du genre : personnage dont je vous ai parlé ci-dessus, orages nombreux, lieu isolé, mort mystérieuse, armoires qui s'ouvrent toutes seules, vieux jardin aux statues glaçantes, pendules dont les aiguilles tournent à l'envers...
Nous sommes sur la côte anglaise, en juin 1943, et une famille s'installe dans une maison inhabitée depuis longtemps. Les jeunes de cette famille vont être confrontés à des éléments horrifiants.

Cette fois, contrairement au « Palais de Minuit » et à « Marina », l'auteur n'a pas surenchéri dans sa mise en scène macabre. C'est pour cela que je lui octroierai 3 étoiles au lieu de 2.
Mais bon, ceci n'est pas ma tasse de thé...Je préfère des nouvelles à « l'inquiétante étrangeté » qui laissent le doute s'immiscer et s'installer jusqu'à la fin, telles l'excellente « Axolotl » de l'argentin Julio Cortazar ou encore « Chaleur d'août » de l'auteur britannique William Fryer Harvey. Jean Ray, Michel de Ghelderode et Thomas Owen ont également mes faveurs. Rien ne vaut les auteurs belges pour décrire le fantastique...
Commenter  J’apprécie          503
Dans sa note de préface, Carlos Ruiz Zafon explique avoir voulu écrire l'histoire qu'il aurait aimé lire adolescent, mais aussi relire à vingt-trois, quarante ou quatre-vingt-trois ans.
En tout cas, découvrir son Prince de la Brume à quarante-et-un ans se révèle un véritable plaisir de lecture. Il m'avait déjà complètement séduite avec son Ombre du vent. On quitte ici les rues de Barcelone pour se transporter dans un village côtier de l'Angleterre en pleine guerre, en 1943.

Très vite, le texte se place sous le signe du mystère, avec une maison peu accueillante, un étrange jardin de statues de saltimbanques réparties autour de celle, inquiétante, d'un clown (sale engeance!). Secrets, malédiction, pactes diaboliques, Zafon intègre à son histoire d'amitié entre trois adolescents tous les ingrédients dont il dispose. le résultat en est un récit fantastique classique où effets d'ambiance et actions s'équilibrent avec mesure.

Récit classique certes, ce qui ne signifie pas ennuyeux car lu trop souvent ailleurs. le talent de Carlos Ruiz Zafon réside dans l'exquise justesse de son style. Moins fouillé et abouti que dans L'Ombre du vent sans doute. Mais il fait de ce roman une réussite. J'y retrouve cet aspect nébuleux de son écriture, une touche onirique qui donne la sensation de rêver le livre plutôt que de le lire.
Le texte aurait peut-être nécessité quelques approfondissements, notamment en ce qui concerne la personnalité et la psychologie de ses héros, qu'on survole plus qu'autre chose. le volume ne faisant que deux cents et quelques pages, difficile de pouvoir s'attarder sur les détails.

Dans tous les cas, il me tarde de lire les ouvrages suivants de cette trilogie. le charme du Prince de la Brume fonctionne et me voici envoûtée...
Commenter  J’apprécie          440
Je me suis complètement immergée encore une fois dans "l'Orpheus" avec cet auteur qui décidément sait m'embarquer.

L'Orpheus bateau échoué au fond de l'océan qui surgira tel un fantôme sur les flots déchaînés et nous livrera son secret longtemps enseveli.

"L'image de ce bateau remontant des abysses, m'a fait pensé à un film jeunesse "Les Goonies" bien que l'histoire n'ai rien à voir de semblable. Mais ce film m'avait marqué en son temps, je l'avais regardé avec ma fille et il nous avait fait vraiment rire. "

Revenons à nos héros Max, Alicia et Roland qui vont braver leurs peurs et tous les dangers pour, à l'été 1943, découvrir ce qui est arrivé aux occupants de la Maison sur la plage.

Maison qui respire son haleine nauséabonde, cache un terrible secret et fait évoluer fantômes et statues de pierre dans une brume persistante et remplie de mystères.

Le diable sera de la partie en un personnage troublant, machiavélique et diaboliquement présent - "le prince de la brume" fera son oeuvre.

J'ai bu la fin à m'en étouffer et me suis noyée avec tristesse et colère - ce diable d'homme m'a mise hors de moi - j'y étais !

Mais j'ai adoré !!!
Commenter  J’apprécie          459


critiques presse (2)
Elbakin.net
09 décembre 2011
Le Prince de la brume a cette qualité, cette patine qui fait les contes, nous procure cette envie de frémir au coin du feu. Zafón ne joue pas avec les codes, mais use d’un classicisme élégant avec bonheur. Une lecture d’un soir, mais quel plaisir.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Lexpress
14 novembre 2011
Publié en Espagne en 1993, ce premier roman de Carlos Ruiz Zafón inaugure une saga, "Trilogie de la brume", qui s'inscrit du côté de la littérature jeunesse. Mais Le Prince de la Brume annonce aussi, déjà, la veine gothique et mystérieuse qui deviendra la marque de fabrique du plus populaire romancier espagnol.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (87) Voir plus Ajouter une citation
L'âge vous fait voir certaines choses. Par exemple, je sais maintenant que la vie humaine se divise fondamentalement en trois périodes. Dans la première, on ne pense même pas que l'on va vieillir, ni que le temps passe, ni que, dès le premier jour, celui de notre naissance, nous marchons vers une seule et unique fin. Passé la première jeunesse, commence la deuxième période, où l'on se rend compte de la fragilité de sa vie, et ce qui n'est d'abord qu'une simple inquiétude grossit en vous comme une mer de doutes et d'incertitudes qui vous accompagnent durant le reste de vos jours. Enfin, au terme de la vie, s'ouvre la troisième période, celle de l'acceptation de la réalité et, en conséquence, la résignation et l'attente.
Commenter  J’apprécie          581
Max avait lu un jour dans un des livres de son père que certaines images de l'enfance restent gravées dans l'album de l'esprit comme des photographies, comme des scènes auxquelles, quel que soit le temps écoulé, on revient toujours et que l'on n'oublie jamais. Max comprit le sens de cette observation la première fois qu'il vit la mer.
Commenter  J’apprécie          320
Je sais maintenant que la vie humaine se divise fondamentalement en trois périodes. Dans la première, on ne pense même pas que l’on va vieillir, ni que le temps passe, ni que, dès le premier jour, celui de notre naissance, nous marchons vers une seule et unique fin. Passé la première jeunesse, commence la deuxième période, où l’on se rend compte de la fragilité de sa vie, et ce qui n’est d’abord qu’une simple inquiétude grossit en vous comme une mer de doutes et d’incertitudes
Au terme de la vie, s’ouvre la troisième période, celle de l’acceptation de la réalité et, en conséquence, la résignation et l’attente. Au long de mon existence, j’ai connu beaucoup de gens qui étaient demeurés ancrés dans l’une de ces étapes et n’avaient jamais réussi à la dépasser. Il y a là quelque chose de terrible.
Commenter  J’apprécie          120
Les mauvais souvenirs vous poursuivent sans que l'on ait besoin de les emporter avec soi.
Commenter  J’apprécie          890
L'âge vous fait voir certaines choses. Par exemple, je sais maintenant que la vie humaine se divise fondamentalement en trois périodes. Dans la première, on ne pense pas que l'on va vieillir, ni que le temps passe, ni que, dès le premier jour, celui de notre naissance, nous marchons vers une seule et unique fin.
Commenter  J’apprécie          230

Videos de Carlos Ruiz Zafón (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Carlos Ruiz Zafón
Extrait du livre audio "Marina" de Carlos Ruiz Zafón lu par Frédéric Meaux. Parution numérique le 22 juin 2022.
https://www.audiolib.fr/livre/marina-9791035408978/
autres livres classés : fantastiqueVoir plus
Les plus populaires : Jeune Adulte Voir plus


Lecteurs (2725) Voir plus



Quiz Voir plus

L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

Comment s'appelle le narrateur ?

Daniel Sampare
Daniel Sempare
Daniel Sempere
Daniel Sampare

10 questions
1259 lecteurs ont répondu
Thème : L'ombre du vent de Carlos Ruiz ZafónCréer un quiz sur ce livre

{* *} .._..