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EAN : 9791035201418
160 pages
Éditeur : Thierry Magnier (21/03/2018)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Un an de vie, d'un été à l'autre. Un an dans la peau de Zoé, prise dans la tourmente, entre l'enfance et l'âge adulte. Premier été : son monde se fissure. Et tout à coup, le regard qu'elle posait sur ce qui, jusque-là, était familier et rassurant n'est plus le même. Soudain, les mains de sa grand-mère, Bonny, lui apparaissent telles qu'elles sont : ridées, tachées, vieillies. Noé, le cousin autrefois chéri, s'est dissous dans ce garçon distant et moqueur qu'elle pei... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Lagagne
  26 décembre 2018
"La peau de mon tambour" : avec ce titre, je pensais que le roman serait sur une adolescente mal dans sa peau, mal dans son poids. Et effectivement, c'est cela, mais pas que, loin de là. C'est beaucoup plus profond, plus subtil que cela.
Zoé, adolescente, est dans la période de basculement entre l'enfance et l'âge adulte, et son regard sur le monde, sur sa vie et son entourage surtout, évolue. La folie de sa mère, la fuite de son père, l'âge de sa grand-mère, les garçons...
Le début du texte m'a beaucoup plu, très sensible. Mais, je ne saurais pas forcément l'expliquer, mais je me suis lassée... J'ai fini par lire très rapidement certains passages, je n'arrivais plus trop à accrocher. L'écriture à la deuxième personne du singulier est un peu déstabilisante aussi pour moi. Et j'avoue avoir vécu longtemps une certaine confusion entre les personnages, à comprendre réellement qui est qui (vu que j'avais du mal à accrocher).
Du coup c'est difficile de résumer comme cela, mais c'est mon ressenti de lecture : une jolie écriture travaillée, un sujet sensible intéressant, mais un petit "truc" qui manque pour que je m'y attache réellement.
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Juin
  14 janvier 2020
Une histoire de famille entre haine et amour. Une mère dépassée et perdue. Une Grandma souvent détestable et une autre grand-mère Bonny, la tant-aimée. Bouée de sauvetage pour cette adolescente perdue et en manque de tendresse. Sans oublier BonPa...
Un été dans la tourmente de cette année où la famille éclatée vit sur des colères et des drames enfouis.
L'écriture est malaisée à comprendre au début. Un Tu qui interpelle ( mais qui concerne la narratrice ) et un Elle dont on se demande qui c'est. Finalement on comprend qu'Elle c'est la mère de Zoé qui raconte cet été de tumulte par ce Tu déstabilisant.
Un roman pour ado très fort qui frappe juste. On ne peut que s'attacher à ces personnages ( et à l'occasion haïr GrandMa ...)
Intéressant et inhabituel par le style.
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PetiteNoisette
  26 septembre 2019
J'ai acheté (et fait dédicacer !) ce roman suite aux recommandations de la médiathécaire avec laquelle je travaille parfois. Elle souhaitait proposer ce roman dans la liste des romans que mes élèves de 5ème ont étudié pour le projet Numook sur le thème du corps. Comme je ne l'avais pas lu (cette proposition est venue au tout dernier moment), je ne l'ai pas retenu... Et je ne regrette pas !
C'est un roman fort, on ne peut pas le nier. Un roman qui parle du corps, oui. Mais pas du tout un roman adapté à mes élèves de cinquième faibles lecteurs ! Moi-même j'ai dû m'accrocher pour m'impliquer dans ce texte. Il y a énormément de mots que je ne connaissais pas. Et l'histoire est assez dure pour des jeunes lecteurs. Je ne le conseillerai qu'à des lecteurs très matures pour la fin du collège, sinon plutôt pour le lycée.
Le lecteur suit Zoé qui nous parle de sa vie, de sa famille. Cette dernière n'est pas des plus aimante, c'est le moins que l'on puisse dire. Sa mère semble détester sa ribambelle d'enfants, sa grand-mère ne s'intéresse qu'à elle-même, son père n'est pas présent... Zoé est complètement perdue ! Pourtant c'est une adolescente qui vibre et qui voudrait autre chose. Heureusement, au fil de l'année, elle fera des rencontres qui pourront l'aider.
L'écriture est particulière, l'emploi du "tu", comme si le narrateur s'adressait à Zoé est assez perturbant et entraîne souvent des confusions.
Je ne sais pas trop ce que j'ai ressenti face à ce roman. Il est très dérangeant je trouve. A la fois on se demande si une telle famille n'est pas un peu trop caricaturale tant elle semble cumuler les tares. Mais à bien y réfléchir, on comprend chaque personne quand on en sait un peu plus sur elle... C'est un roman qui m'a laissé une impression bizarre, je ne me vois pas trop le recommander à des élèves...
Lien : http://blogonoisettes.canalb..
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Pivoine29
  20 août 2019
Des relations toxiques entre mère et fille, de mère en fille.
Le narrateur s'adresse à "tu", une jeune fille, qui ne s'entend pas bien avec sa mère, ni avec grandma. Il faut dire que la mère la malmène et ne lui montre guère d'affection. Il faut dire que le père vient de partir. de grosse, "tu" vas devenir maigre, anorexique. Son salut passera par l'amitié.
Un roman aéré, simple et juste. Qui donne envie d'être un adulte bienveillant.
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critiques presse (1)
Culturebox   12 décembre 2018
Un roman d'apprentissage, qui aborde avec sensibilité la question du passage à l'âge adulte quand les conditions ne sont pas optimum. Un roman avec une exigence littéraire remarquable, une écriture tendue comme la peau d'un tambour.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
Pivoine29Pivoine29   30 août 2019
Elle s'impatiente, mais que fait-il ? C'est à lui maintenant. Son rôle est écrit, il n'a qu'à s'y conformer. Saisir la foudre et la brandir, ce n'est quand même pas compliqué. Nouveau soupir de Zeus qui se lève, la serviette à la main, essuie ses lèvres minces et se met à tonner sans conviction.
Mais d'un aussi tiède courroux, Elle ne peut se satisfaire. Elle n'a que faire des simulacres, Elle veut le remous et la guerre. Le ton monte encore jusqu'à ce que, au bout du bout, les larmes jaillissent, ces larmes de rage et de désespoir que tu t'étais promis de ne pas verser mais que tu n'arrives pas à endiguer, et pour ça tu te détestes. Tu sors de table.
Plus tard, selon un rituel bien établi, il te rejoint dans la chambre, l'oeil délavé, le front soucieux. Son bras autour de tes épaules : alors, ma chérie, on a séché ses larmes ? - petit violon - ; c'est tellement bête de te mettre dans un état pareil - tatatata ! - ; tu te fais du mal pour rien - sa main qui te palpe l'épaule - ; est-ce que tu ne pourais pas faire un effort ? - petit baiser sur la tempe - ; tu la connais, tu sais comment elle réagit, une fois qu'elle est partie, elle ne peut plus s'arrêter, c'est chaque fois la même chose, tu devrais le savoir, elle est si fragile - si fragiiiiiiiile - ; fais un effort, un petit effort, s'il te plaît, fais-le pour moi - re-violon, les yeux dans les yeux - ; mets-toi à ma place, je n'en peux plus de vos histoires - pauvre, pauvre papa - ; j'ai travaillé toute la journée, non ? - pourquoi pas, papa, papapapa ? - j'ai besoin de calme, je sais que tu peux comprendre, tu la connais aussi bien que moi, elle ne se calmera pas tant que tu ne lui auras pas demandé pardon.
Tu bondis : pardon ? pardon de quoi ? Non mais, il rêve : des excuses, et quoi encore ?
Il te caresse la main : prends sur toi, tu en es capable, ça ne te demandera que quelques secondes et tout sera terminé ; tu t'étrangles : mais je n'ai rien fait, c'est Elle qui a tout inventé ; il susurre ; je sais bien, mais qu'est-ce que ça te coûte ? fais le premier pas ; tu dis : jamais ! Sois plus maligne qu'elle ; intelligente ! mais ça change tout, touché, coulé, il a fait mouche, plus intelligente qu'Elle ! enfin, il reconnaît ta valeur. Tu te rengorges, mais c'est toi, l'idiote, qui te fais rouler dans la farine, au nom de cette foutue intelligence que vous auriez en partage, lui et toi. Il est fort sur ce coup-ci, le bras autour de ton épaule : alors, je peux compter sur toi ? Sa main qui te palpe, ses yeux pâles dans tes yeux noirs, violons, rideau, applaudissements...
Tu te fais avoir à tous les coups pour lui sauver la mise sous prétexte qu'Elle lui fait une vie de chien avec ses rages et ses scènes à répétition, que ne ferais-tu pas pour ton papa que tu aimes tant - ce pauvre papa si intelligent qui travaille si dur pour vous -, pour lui être agréable, toi qui as en partage sa si belle intelligence ? Procéder du père, de lui seuil, ça te va bien. Ainsi soit-il. Et peu importe si lui, pas plus qu'Elle, ne semble remarquer que tu es devenue l'ombre de toi-même. Ils ont ça en partage : ils ne te voient pas.
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Pivoine29Pivoine29   29 août 2019
Tu aimerais lui dire quelque chose de pensé, de pesé, d'essentiel, à la mesure de ce qu'elle t'a apporté, de ce qu'elle a chamboulé en toi, mais tu ne trouves pas les mots. Tu te contentes de murmurer un merci, et encore un - merci, merci - tous deux à peine audibles.

Tu emportes, au creux de ta valise, le bol qu'elle t'a offert. Un bol bleu laiteux, de cette couleur indéfinissable qu'ont les yeux des tout-petits lorsqu'ils ouvrent sur le monde, de l'océan qui tempère l'or du sable au couchant, de l'infini pluriel de ton coeur réparé.

Tu es la même et pourtant autre, à l'autre bout de toi. Tu as l'impression qu'autre chose peut commencer. Quoi ? Tu ne sais pas au juste, mais pour la première fois, tu as la sensation d'appartenir à un grand tout qui te dépasse, le tout des vivants reliés entre eux par une énergie palpable, arc électrique qui embrase et vivifie.
Tu as retrouvé ta joie, fragile, mais intacte au fond de toi, comme un cristal précieux transparent et sonore. Personne ne pourra te la voler. Surtout pas Elle.
Elle est ombre, Elle est autre, Elle ne réussira plus à te faire croire que vous êtes semblables. Tu ne partages pas sa folie.
C'est son histoire, pas la tienne. Tu n'as que faire d'une vie dominée par la haine. Tu ne te laisseras pas entraîner dans le sillon boueux tracé par Grandma. Une, ça suffit.
[...]
Comment-est-Elle devenue cette femme aux ailes froissées, ligotée dans sa plainte et dans cette vie étriquée qui ne lui convient pas ? Pourquoi s'est-Elle fabriqué cette cage ?
Tu la voyais bourreau et tu la découvres victime. Et si, en fin de compte, Elle était plus à plaindre que toi ?

Tu n'es plus l'oiseau mazouté aux ailes goudronnées, tout poisseux, incapable de voler, tu es une rescapée, une survivante.
Il y a de la lumière là-dedans, ça crépite, tu le sens. Rien n'est gagné, tu en as bien conscience, mais quelque chose frémit. Y a de l'espoir, comme dirait Bonpa. Va falloir que tu te battes, ça tombe bien, tu te sens guerrière. Aux armes, à la vie !
Alors oui, il y aura d'autres plongeons, de grands ploufs dans des eaux glaciales et puantes, et sans doute des déserts de pierre à traverser, pieds nus sur des cailloux tranchants. Rien n'est jamais tout rose ou tout noir. Tu vas encore trébucher, tomber, en baver, mais quand on est du côté des vivants, on trouve la force de se relever.
Il y a du sang frais qui pulse dans ta grande marmite.
Ta vie est devant toi. C'est un petit capital qui t'appartient en propre. Tu es libre d'en faire ce que tu veux : un champ de mine, un cloaque ou un atoll enchanté. Il n'y a pas de fatalité. A toi de ne pas te laisser entraîner là où tu ne veux pas aller.
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Pivoine29Pivoine29   29 août 2019
Tes journées, tu les passes au lycée, à la bibliothèque, dans le parc de la ville, et surtout, dès que tu le peux, chez Klara. Tu fais partie de la famille. Une famille bien enracinée, rassurante et structurante, tout le contraire du champ miné qu'est la tienne. Chez les Hoos, tu picores quelques graines, te sustentes de jus de légumes centrifugés, d'infusions de plantes, tandis que Klara et la petite Els consomment des nourritures plus consistantes. Mais personne ne te dit rien, personne ne semble remarquer que tu es devenue un petit tas d'os, personne jusqu'à ce que Bonny, la mère de Klara, te prenne un jour à part.
- Zoé, tu ne voudrais pas venir me voir un de ces jours au cabinet ?
[...]
Le rituel est immuable, tu t'assieds et tu parles, tu parles sans la regarder, sans t'adresser particulièrement à elle, tu as ouvert les vannes d'une parole trop longtemps contenue et dont il est devenu urgent d'évacuer le trop-plein. Tu ne parles que d'Elle, ou plutôt d'Elle-et-toi, de toi-et-Elle, sujet unique, obsession têtue. Sur vous, tu es intarissable, et c'est un flot sombre et douloureux qui se répand dans le cabinet de Romy, à jets continus, éclaboussant les murs clairs qui absorbent aussitôt.
Tu racontes le dérèglement de votre relation, vos joutes quotidiennes, ton impossibilité à trouver grâce à ses yeux, à être acceptée telle que tu es, sa folie et la tienne.
Romy parle peu, elle t'écoute. T'écouter, elle ne fait que cela. Tu sors lessivée de ces séances bihebdomadaires.
Tu as promis à Romy d'essayer de ne plus vomir, mais tu as du mal à t'y tenir. Ton estomac est un tyran tout-puissant et paresseux qui refuse de faire son boulot, se cabre, secrète des tonnes de sucs acides. Tu mets des heures à digérer un repas de rien du tout, tu as sans cesse mal au coeur. Tu es une grosse machine humaine déréglée.
Chez Klara, tu arrives tant bien que mal à contrôler la situation, leur calme à tous t'apaise, mais à la maison, l'horrible machine s'emballe, se grippe, se bloque sur un mot, un sarcasme, un regard.
Et tu vomis sa méchanceté à Elle, tu vomis l'aveuglement de papa, tu vomis l'indifférence de Madeleine et de Titus, tu vomis l'absence de Tristan, tu te vomis toi-même.
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Pivoine29Pivoine29   29 août 2019
Le Cadran est un grand organisme vivant qui respire, s'étire, grommelle, un carrefour de flux de toutes sortes. On y entre, on en sort, les bras chargés de blocs de terre, de fleurs, de vaisselle, de lourds paniers de fruits, abricots, pêches, fraises, framboises : ici l'été se déguste jour après jours sous forme de tartes, de compotes, de confitures. La vieille Encke, penchée sur la grande bassine de cuivre qui bouillonne à bas bruit sur la cuisinière, veille en guettant la perle, une cuillère en bois à la main. L'apiculteur s'invite pour un café : on vient de l'appeler pour récupérer un essaim sauvage, coincé entre une fenêtre et son volet, il a fallu démonter les rayons gorgés de miel et les loger dans une ruchette. [...] Fred, le kiné au catogan gris, débarque pour la séance de massage quotidienne de Suzan [...]
On ne sait jamais combien on sera pour le déjeuner, pour le dîner. Il y a les amis, celles qu'Albert appelle les copines : Coren qui tricote des mitaines d'été en coton perlé coloré en hochant trop souvent la tête, Godelieve, la poétesse, toujours prête à déclamer ses textes d'un air pénétré qui donne envie de rire, Kadidja qui apporte des cornes de gazelle de sa confection, gorgées d'huile et de miel, mais qui est surtout un as de la réflexologie, [...] Kaat qui boit des litres de jus de pamplemousse additionnés d'eau gazeuse pour chasser une furieuse envie de picoler, la douce Hilke qui ne se déplace jamais sans Clams, son fils handicapé, un gentil garçon qui bave un peu et dont le pauvre corps est traversé sporadiquement de spasmes incontrôlés, comme s'il était branché sur du courant à mille volts.
On bricole, on improvise. Lorsqu'il y en a pour dix, il y en a pour vingt. Quant à savoir comment tous ces gens si différents se sont retrouvés là ? Personne n'est en mesure de le dire. C'est l'effet Susan, résume Albert.
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Pivoine29Pivoine29   29 août 2019
Au début l'estomac ne se laisse pas faire, il se contracte, se spasme, se révolte, bombardant le cerveau de signaux véhéments - faim, manger, faim, manger - ; il fait un ramdam de tous les diables, à t'en faire exploser la cervelle. Il joue son va-tout - et fait son boulot -, mais au bout d'un moment il doit bien se rendre à l'évidence, ça ne sert à rien, tu ne céderas pas. Il n'a dès lors d'autre choix que de capituler. Il se met en position de repli, se recroqueville sur lui-même, et enfin docile, ne réclame plus sa ration habituelle. Peu à peu, il perd l'habitude et jusqu'à l'idée de se remplir, il se contente de dînettes.

Au bout d'un mois, la sensation de faim s'est estompée.

Tu te nourris par procuration, préparant de formidables goûters à Tristan, Madeleine et Titus quand ils rentrent de classe. Tu te rassasies de les voir croquer dans leurs biscuits, engloutir de grosses tartines dégoulinant de confiture, laper des bols pleins à ras bords de chocolat chaud mousseux. Les deux petits se laissent choyer avec naturel et indifférence, après tout, ils ne t'ont rien demandé. Tristan ricane : tu ne manges pas ? Tu te trouves trop grosse ?
Enfin le jour arrive où tu te découvres maigre dans le regard affolé de Bonny. Tu t'empresses de jeter dans les cabinets le nectar précieux, ce pot de gelée royale qu'elle a acheté à prix d'or pour te requinquer.

Tu fonds. Chaque jour, tu te vois fondre un peu plus, troublée et secrètement exaltée de t'amenuiser ainsi. Pourquoi t'arrêter en si bon chemin ? Tu ne ressens plus ni manque ni faim, mais tu grelottes dans ton horrible robe de chambre moutarde qui plisse aux entournures. Tu te sens vieille avant l'âge, et moche.

Tu as les lèvres gercées et le nez rouge comme si tu avais bu.
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