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ISBN : 2330058020
Éditeur : Actes Sud (03/02/2016)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Quels sont les sombres secrets du foyer éducatif pour adolescents Krókur ? Que s’est-il réellement passé lorsque deux jeunes garçons y ont trouvé la mort ? Et pourquoi personne ne semble oser en parler ? Óðinn s’apprête à tirer la vérité au clair. Mais la vérité ne supporte pas toujours la lumière du jour…
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  31 janvier 2018
Que voilà un roman très froid! Et pas seulement parce qu'il arrive tout droit d'Islande!
Première lecture de l'oeuvre d'Yrsa Sigurdadóttir, grande dame de la littérature noire de cette île aux confins de l'Europe. Et certainement pas la dernière au vu des qualités de ladite dame.
L'intrigue jongle entre 1974 et le début des années 2010, entre un foyer de redressement pour ados délinquants au fin fond de nulle part et un père célibataire de Reykjavik dont l'ex-femme est tombée par la fenêtre et qui vit depuis avec sa fille de onze ans.
Le roman s'ouvre sur la fin, comme le porte le titre du chapitre, et ne laisse pas d'intriguer.
Ce que j'ai le plus apprécié, c'est l'ambiance terriblement oppressante et délétère que met en scène l'auteure pour faire évoluer ses personnages. On se sent comme pris dans un maelström malsain, inquiétant et noir. Et le pire, c'est qu'on en redemande! de l'art du masochisme en matière de lecture...
Les ficelles de l'intrigue sont maniées avec dextérité et efficacité. Chaque chapitre nous fait rater un battement de coeur quand il se termine. Et l'on découvre que de sordides affaires se sont cachées derrière les foyers (soit disant) éducatifs en Islande comme dans d'autres pays pendant des années.
On découvre aussi qu'un des piliers de la gastronomie islandaise consiste en un plat de poisson (églefin ici) nappé de graisse de mouton fondue... Euh, pour le coup, je me sens végétalienne... Je me contenterai des flatkokur, galettes de seigle cuites à la poêle dont la description est beaucoup plus alléchante. Il en faut pour tous les (dé)goûts, comme en matière de livres!
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Aela
  27 février 2016
Un récit glaçant et plein d'atmosphère qui nous entraîne dans l'Islande de 1974 et celle de nos jours.
Deux récits sont mêlés.
Au départ Óđinn Hafsteinsson travaille au bureau des commissions d'enquête. Âgé de trente-cinq ans, il a dû quitter son emploi chez son frère Baldur. Car il doit désormais s'occuper de sa fille Rún, une jeune adolescente, depuis le décès de Lára, son ex-femme. Ils formaient dès le départ un couple mal assorti. Óđinn lui avait laissé la charge d'élever leur fille, avec sa belle-mère. Hélas, Lára est morte défenestrée, dans des circonstances étranges et pas encore clairement élucidées.
Óđinn va devoir assurer la garde de sa fille, tout en entretenant des relations plus que difficiles avec son ex-belle-mère.
Il va devoir enquêter sur un dossier traité par sa collègue Roberta, qui vient de décéder. Cette enquête porte sur la mort de deux jeunes adolescents à problèmes qui étaient placés dans le foyer éducatif de Krokur en 1974. Deux jeunes morts dans une voiture dont le pot d'échappement avait été bouché par de la neige.
L'enquête va s'avérer difficile. Des anciens du foyer vont témoigner. le foyer était dirigé d'une main de fer par un couple: Veigar et Lilja qui se comportaient comme de véritables Thénardier.
Une jeune femme qui travaillait à l'époque dans le foyer, Aldis, va avoir une importance déterminante et se trouver en lien étroit avec l'enquêteur.
Óđinn trouve quelques éléments nouveaux sur ce sinistre foyer de Krókur. Mais lui-même perd de plus en plus son équilibre mental, comme si des fantômes issus du passé venaient s'insinuer dans sa propre vie et celle de sa fille.
Yrsa Sigurđardōttir nous entraîne dans une histoire étrange, oppressante, et fascinante. C'est un roman à suspense de qualité, on est envahi par cette atmosphère glaçante. La psychologie des personnages est très bien rendue.
Le héros va se retrouver confronté à la mort de son ex-femme qui va constituer un élément déterminant de son enquête.
Yrsa Sigurdardottir est l'un des auteurs de polars majeurs dans la littérature islandaise.
C'est son quatrième livre publié en France après "Ultimes rituels", " Je sais qui tu es", et "Bien mal acquis."
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Didier_Tr
  19 juillet 2016
Excellent polar qui me laisse cependant mal à l'aise. Certes, quand comme moi on aime les polars, il faut s'attendre à avoir des morts, souvent pas très propres.
Là, on est servi. Ambiance lourde, comme souvent en Islande, souvent pendant l'hiver. Je préfère le salut des footeux locaux, mais c'est une autre histoire.
Donc, au travers de deux histoires parallèles, une en 1974, une contemporaine, le puzzle se met progressivement en place, les morceaux s'emboitent jusqu'au dénouement.
Peu d'émotion, peu de personnages sympathiques. C'est ce qui, pour moi et selon mes goûts, "coute" la 5ème étoile et j'éviterai sans doute à l'avenir cette auteur, au demeurant remarquable.
Je suis content de l'avoir fini ! Et je vais vite en commencer un autre pour ne pas m'endormir sur les souvenirs de celui-ci !
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BOOKSANDRAP
  27 janvier 2016
> https://booksandrap.wordpress.com/2016/01/27/indesirable-yrsa-sigurdardottir/
Avis : SORTIE PRÉVUE AUX EDITIONS ACTES SUD ACTES NOIRS LE 3 FÉVRIER 2016 !
Avant de commencer la chronique et vous dire ce que j'ai pensé de ce polar, j'aimerais remercier chaleureusement les éditions Actes Sud pour leur envoi et plus particulièrement Guillaume qui s'est occupé de ce service presse qui me tentait terriblement.
Je viens de tourner la toute dernière page de ce roman islandais il y a tout juste 10 minutes, et comme à mon habitude j'aime écrire à chaud ce que j'en ai pensé. Alors alors.. Et bien j'ai été agréablement surprise par moments et à la fois déçue. Oui oui je suis assez contradictoire haha.
J'avais repéré ce livre dans le catalogue des nouveautés d'Actes Sud Actes Noirs et tout de suite le résumé m'avait donné l'eau à la bouche. Un foyer pour jeunes délinquants, ça promettait une ambiance un peu glauque où planerait une atmosphère dangereuse. J'avais tout de suite été intriguée.. Il m'en faut peu je l'avoue.
Parfois il est compliqué d'écrire sur un roman et parfois les mots viennent tout seul pour argumenter notre pensée, et bien pour ce livre je ressens déjà que je peine à trouver mes mots. Mais je vais tenter du mieux que je peux d'exprimer mon ressenti.
J'ai dévoré ce livre. Y'a pas d'autres mots. Je l'ai commencé hier soir et aujourd'hui le voila terminé.
Alors « Indésirable » ça parle de quoi ? On va suivre Óðinn, on ne sait pas vraiment dans quoi il taff, tout ce qu'on sait c'est qu'il travaille pour un bureau gouvernemental chargé d'enquêté sur des affaires. Un jour, il se voit récupérer un étrange dossier. Une affaire sur un foyer appelé Krokur où deux jeunes garçons, adolescents ont trouvés la mort par asphyxie. Mais l'histoire ne s'arrête pas là, au fur et à mesure de son enquête il se met à entendre des voix, percevoir des présences, et à donc bien du mal à gérer à bien sa vie de père célibataire. Et si ce n'était que ça… le pauvre Óðinn et sa fille Rùn vont devoir affronter leur propres démons.
Concernant l'histoire j'ai adoré le speech de base. Je trouve que l'auteur s'en sors plutôt pas mal même si je trouve quelque défaut au bouquin. Par exemple la fin ne m'a pas vraiment surprise, j'avais deviné avant de le terminer certains aspects de l'histoire, j'avais vu les grandes lignes de certains passages et où l'auteur voulait nous mener, c'est assez dommage car dans un polar/thriller c'est ce qu'il y a de plus recherché. J'ai pas eu cette petite dose d'adrénaline qu'on ressent quand un roman est effrayant, quand il décrit une atmosphère comme celle-ci dangereuse. C'est sensé être un foyer pour délinquants juvénile et aucun d'entres eux ne faute une seule fois quasiment durant toute la durée du livre, ils sont assez calme et je dirais même complètement « formatés » par les gérants et leur passion extrême pour Dieu.
En entamant ce livre je pensais suivre uniquement Óðinn dans le fil de son enquête et j'ai été agréablement surprise de voir que l'auteur, Yrsa Sigurdardõttir mêle également le passé au présent. En effet on est plongés en parallèle en Janvier 1974, l'époque où une des deux victimes, Einar fait son entrée au foyer Krokur. J'ai vraiment adoré ces passages de l'histoire, ça a été et de loin mes préférées. Chaque chapitre alterne entre l'enquête d'Óðinn au présent qui essaye de comprendre comment ils sont morts et pourquoi et l'année 1974 où nous suivons une employé appelé Aldís jusqu'a ce fameux jour de Mars.
Une des qualités incontestables de ce livre est l'ambiance qui y règne jusqu'a la fin. Durant les deux parties du livres, on ressent un froid constant, on en deviens presque parano comme les personnages à se demandait s'il y bien quelque chose de surnaturel où si c'est seulement dans notre tête. Plusieurs fois au cours de ma lecture j'ai eu envie de dire a Óðinn et a Aldís « Allez sauve toi t'es pas tout seul c'est sur sinon comment expliquer ça !! » J'avoue que, sans m'avoir véritablement effrayé, j'ai quand même éprouvé pas mal d'émotions. Sans tomber dans le fantastique (chose que je déteste de base, mais encore plus dans les thriller) Yrsa, arrive à injecter des petites doses de paranormal qui rend le tout parfaitement glaçant.
Pour parler maintenant rapidement des personnages, j'ai bien aimé Óðinn, j'ai eu pas mal de peine pour ce personnage au caractère facile qui ne demande qu'a s'occuper correctement de sa fille depuis l'incident tragique et qui essaye de faire de son mieux en jonglant entre son travail, son devoir de père et ses craintes qui prennent de plus en plus de place. J'ai aimé le voir évoluer à travers cette enquête, le voir démêler le vrai du faux. Parfois on avait des réponses que lui-même n'avait pas étant donné qu'on suivait également le déroulement de cette période a Krokur en 1974 via les flashback. C'est un personnage intéréssant et parfois assez désespéré. Quant à Aldís je ne l'ai pas apprécié. J'ai trouvé son caractère désagréable, même si on peut comprendre que ce soit un véritable calvaire de travailler là-bas je n'ai pas réussi à l'apprécié et à éprouver de la sympathie pour cette fille. Je n'ai particulièrement pas compris sa haine pour sa mère. Les proprio du foyer, eux je les par contre, détestés, quels êtres ignobles non mais sans blague ! J'avais envie de prévenir les flics et de les envoyer tout deux en prison, ce ne serait que ce qu'ils méritent.
Je ne pense avoir rien oublié.. Je peux donc conclure cette laborieuse chronique en vous conseillant tout de même ce livre, qui n'est certainement pas pour moi le thriller de l'année mais qui par son ambiance et son cadre m'a tout de même captivée jusqu'a la dernière page. C'est donc pour moi une lecture en demi-teinte, mais cela ne veut pas dire que ce ne sera pas un coup de coeur pour vous.
Si vous aimez les intrigues mystérieuses, les histoires mêlées et les ambiances surnaturelle et glaçante, ce thriller est fait pour vous !
Encore un grand merci aux éditions Actes Sud, j'ai été ravie de pouvoir découvrir ce petit bouquin.
Pour la note : 14/20.
Lien : https://booksandrap.wordpres..
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traversay
  29 juillet 2017
A travers ses deux lignes narratives, à 40 ans de distance, Indésirable ménage un double suspense et une montée de l'angoisse extrêmement perturbante. le thriller terrifiant d'Yrsa Sigurdadottir est du genre glauque et sordide qui laisse très peu de place à la douceur et à la bienveillance. ll faut avouer que le livre est excellemment agencé, avec l'installation d'une ambiance anxiogène qui ne se dément jamais, avant un dénouement qui ressemble à un ricanement dans l'obscurité. Les intrigues naviguent entre folie des principaux personnages, aucun d'entre eux n'est aimable, et climat proche du fantastique ou même de l'horreur. Une lecture guère reposante pour les nerfs et glaciale comme une nuit d'hiver islandaise. Âmes impressionnables, s'abstenir.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   30 janvier 2018
Quand nous nous penchons sur notre passé, nous avons tous une histoire triste à raconter. Et il y en a qui sont bien plus à plaindre. Personne n'est assez fou pour rêver que ça continue comme ça jusqu'à la fin! Mais si on cherche d'où vient la malchance, on découvre soit qu'on en a hérité au berceau, soit que la vie nous a détesté dès le début. Ou même les deux. C'est tellement injuste qu'on sombre dans la dépression, on se met à s'apitoyer sur soi-même. On a de bonnes raisons, c'est sûr, mais ce n'est pas comme ça qu'on peut s'en sortir. Alors on est baisé deux fois.
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kuroinekokuroineko   30 janvier 2018
Tout concordait et étayait la thèse de l'accident. Óđinn ne savait pas s'il devait être soulagé. Était-ce préférable au meurtre? Souffrons-nous moins quand l'être cher que nous perdons est victime d'un accident plutôt que d'un meurtre dont nous ignorons les raisons? Les dégâts étaient sûrement les mêmes. Il n'avait aucune réponse.
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rkhettaouirkhettaoui   06 février 2016
Elle n’avait pas grand-chose à craindre, mais leur manière de la détailler du haut en bas l’insupportait. Ils avaient entre treize et seize ans, et elle allait en avoir vingt-deux. La différence d’âge ne les freinait pas. Elle avait beau dissimuler ses formes sous ses vêtements, négliger son apparence, tirer ses cheveux en queue de cheval sur le haut de sa tête et s’interdire tout maquillage, rien n’y faisait, les yeux des gamins suivaient le moindre de ses gestes. Et leur nombre allait croître…
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kuroinekokuroineko   30 janvier 2018
Le vacarme de la télé augmenta avec la séquence de publicités, il quitta la fenêtre. D'humeur maussade, il supportait encore plus mal que d'ordinaire le mélodies envoyées qui devaient l'entraîner dans les magasins pour acheter, acheter encore et encore toujours plus de bazar inutile.
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AelaAela   27 février 2016
Dans les autres foyers, les pensionnaires avaient été placés après avoir été retirés de leurs familles, jugées incapables de les élever correctement.
Ces enfants, qui n'avaient rien fait de répréhensible, n'étaient que les victimes des circonstances.
Paradoxalement, la société s'était montrée plus clémente avec les adolescents qui s'étaient mal conduits.
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