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Guy Abadia (Autre)
EAN : 9782277216506
Éditeur : J'ai Lu (26/02/2001)
3.61/5   176 notes
Résumé :
Révolutionnaires de toutes obédiences, arrêtés par un gouvernement trop magnanime pour les condamner à mort, ils ont été déportés. Plus loin que l'Alaska, la Sibérie ou l'Antarctique. Dans le passé. L'ère primaire, le Cambrien. Un milliard d'années avant notre ère. Le Marteau, ce gigantesque piston à refouler dans le temps les dépose sans espoir de retour dans un monde où la vie n'a pas encore quitté les océans. Avec les années, ils succombent peu à peu au désespoir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
3,61

sur 176 notes
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finitysend
  22 septembre 2016
Les déportes du Cambrien .
Une allégorie du goulag et un projet modeste mais une lecture sympathique .
Un régime totalitaire se débarrasse de ses opposants politiques en les expédiant au cambrien .
Donc dans un lointain passé ou la vie terrestre se limitait quasiment aux océans ...
Une petite colonie de 30 personnes autogérée vit une vie tranquille tout en ressassant les injustices et la frustration ..
Cette " colonie " est dépendante de son futur du point de vue logistique , comme du point de vue psychologique ..
Un nouveau venu involontaire va tout chambouler et suscite rapidement une tempête de paranoïa et de ressentiments .
Avec cette communauté nous explorons le milieu des déportés politiques et le cambrien en prime .
Cette microsociété d'activistes politiques est loin d'être parfaite et c'est tout le sujet du bouquin .
L'univers est très soigné et convainquant et c'est un bon moment de distraction , assez édifiant .
L'humour et l'ironie sont donc au rendez-vous ..
Ce roman n'est pas ce qu'il aurait pu être :
Un texte puissant et fouillé avec des problématiques creusées , et façonnée au scalpel ..
A la place un petit roman modeste .. assez drôle et dépaysant qui surfe utilement et habilement sur la vague des récits qui exploitent le voyage temporel pour développer un sujet toujours d'actualité , campé dans un cadre réaliste et avenant :
La répression des opposants politiques et l'activisme politique à l'épreuve des réalités temporelles , donc ( sourires ) .
Le fonctionnement des groupes et des individus sous un régime totalitaire .
Une bonne et légère distraction légère mais assez édifiante quand même ..
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Foxfire
  31 août 2016
Un régime totalitaire se débarrasse de ses opposants politiques en les envoyant dans le passé, il y a plusieurs millions d'années, à la période du Cambrien, ère à laquelle la vie n'avait pas encore quitté les océans. Ces déportés ont ainsi dû recréer une micro-société dans des conditions très particulières.
"Les déportés du Cambrien" a une portée universelle et intemporelle. Hawksbill station fait penser bien sûr au goulag ou à tout autre camp de prisonniers d'opinion. Cependant, le roman est empreint d'une grande modestie. Jamais Silverberg ne semble vouloir absolument écrire un "grand" livre. Certains lui reprocheront peut-être un manque d'ambition vu son sujet. Je préfère penser que l'auteur propose ici un roman simple, humble, un divertissement qui, tout en étant intelligent, joue d'avantage sur l'émotion que sur la réflexion. Un récit très humain en somme.
Dans "les déportés du Cambrien", pas d'action à foison ni de rebondissements effrénés. le récit est plutôt très calme. Pour autant, je ne me suis jamais ennuyée. le récit est parfaitement mené. Les allers et retours entre l'époque du Cambrien et l'époque moderne (sous forme de flash-back) sont bien dosés et apportent du dynamisme à l'intrigue. Les personnages principaux sont fouillés, très bien caractérisés et les personnages secondaires parviennent à exister également, prouesse remarquable pour un roman de moins de 200 pages.
A l'image de l'atmosphère de tout le roman, le dénouement est très émouvant et c'est à grand peine que j'ai contenu une petite larme.
Challenge Multi-défis 2016 - 42 (un livre dont l'action se déroule dans le passé)
Challenge Petits plaisirs 2016 - 35
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Millencolin
  25 janvier 2018
Une idée de départ vraiment excellente... ou comment trouver une alternative futuriste à la prison à perpétuité.
C'est donc ici le postulat de départ. L'auteur se concentre sur un homme en particulier, à savoir l'imposant révolutionnaire (de l'ombre) Jim Barrett. Pour cela, il nous offre une narration en passant régulièrement du passé du héros à son présent se passant dans le passé (toute la beauté du voyage dans le temps).
On découvre qui a été ce personnage, son style de vie ainsi que le système politique qui s'est mis en place progressivement dans la société où il vivait, et qu'il n'a eu de cesse de vouloir combattre.

Et on découvre qui il est devenu après avoir été envoyé dans le temps, comment il a survécu, et comment il continue à vivre malgré les difficultés de cet environnement déprimant. Il est impossible d'en dire plus sans dévoiler le développement de l'intrigue, car comme souvent dans les romans de Silverberg, et notamment La tour de verre, le mystère du commencement du livre est simplement un prétexte à des questionnements moraux, philosophiques et métaphysiques.
Par contre, pourquoi je ne mets pas une meilleure note ?
Tout d'abord, même si ce roman est court et facile de lecture, il lui manque quelques rebondissements pour rendre le tout un peu plus prenant et passionnant.
De plus, je suis ressorti de cette lecture avec une légère frustration et une petite impression de gâchis. En effet, il y avait les bases et la place pour développer des choses bien plus grandes et plus importantes. Silverberg aurait pu davantage creuser dans le style du thriller pour ce qui est de l'époque du Cambrien, ou dans des aventures. de même qu'il aurait pu approfondir de bien plus belle manière les intrigues politiques à l'époque des XX et XXIèmes siècles.
Enfin bref, la critique est toujours facile n'est-ce pas ? En tout cas, je demeure tout de même un grand admirateur de ce bon Robert. Merci encore l'artiste !

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BazaR
  27 septembre 2015
Comment un gouvernement totalitaire doit-il traiter ses opposants ? La peine de mort ? le goulag ? La Syndicature - gouvernement patchwork entre libéralisme et marxisme qui a renversé la démocratie aux USA en 1984 (la date n'est pas un hasard) et apprécie les méthodes autoritaires telles que contrôle de la presse, surveillance policière généralisée et ersatz de justice - a trouvé une idée brillante : elle les envoie dans le passé le plus lointain possible, disposant d'assez d'oxygène, où ils ne pourront plus nuire. le camp des hommes est séparé de celui des femmes par quelques millions d'années pour éviter qu'une reproduction incontrôlée ne modifie l'Histoire. La peine est toujours perpète car le voyage dans l'autre sens, vers le futur, est impossible.
Barrett, vieux responsable du procrastinateur Front Révolutionnaire, est le résident le plus ancien du camp, appelé station Hawksbill du nom du découvreur du voyage dans le temps. Il gère comme il peut ce petit groupe d'hommes qui perd la tête dans ce désert infini qu'est le Cambrien. Régulièrement un nouveau condamné, toujours un opposant politique, leur est envoyé et il se charge de son installation. Mais un jour apparaît Lew Hahn, un économiste qui ne connaît rien à l'économie, qui ne s'intéresse pas à la politique. Que fait-il donc à Hawksbill ?
Je ne peux pas dire que ce roman m'a enthousiasmé. le récit est assurément maîtrisé, intercalant les chapitres se situant au Cambrien et ceux consacrés aux souvenirs de la lutte révolutionnaire de Barrett. Les débats politiques du Front sont intéressants. La décomposition mentale des internés de Hawksbill est dérangeante. Les scènes d'interrogatoires de la police de la Syndicature ont un goût véritablement amer. Silverberg s'est bien documenté sur le Cambrien et a pensé à consolider son idée de voyage temporel, par exemple en mentionnant la synchronisation indispensable des deux époques : si la déportation à Hawksbill du premier opposant marque l'an zéro, alors la déportation d'un autre opposant deux ans plus tard à l'époque de la Syndicature le verra atterrir en l'an 2 de Hawksbill.
Cependant l'ensemble est plutôt ennuyeux. le décor du Cambrien – roche nue, océan, quelques trilobites et quelques cabanes en plastiques - est désolant. La description du décor n'est pas le point fort de l'auteur mais là c'est vraiment service minimum. Il n'y a pas de rebondissement, pas d'action et beaucoup de blabla, surtout de la part des révolutionnaires de salon. Il n'y a pas de véritable surprise. La fin est prévisible. Bref on a l'impression de manger à la cantine : ça manque de saveur même si c'est bien cuit.
2.5 sur 5 me paraît bien payé.
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Shan_Ze
  31 décembre 2018
Nous sommes dans le cambrien, époque lointaine où seuls les trilobites vivent... ainsi qu'une centaine de déportés politiques dirigés par Jim Barrett. Ils ont été envoyés par le système politique de l'époque actuel (début des années 2000). le Marteau rougeoit, une nouvelle personne arrive ! Ca faisait un moment qu'ils n'avaient pas envoyé de nouvel prisonnier ! Pourtant, quand Lew Hahn arrive, qu'il s'annonce comme économiste, certains ont des soupçons.
Premier livre que je lis de Robert Silverberg et j'ai apprécié cette lecture, très facile d'accès. Je ne suis pas calée pour situer le cambrien qu'ils annoncent dans Wikipédia à environ -500 millions d'années et Silverberg à - 1 milliard d'années (cambrien supérieur ?). J'avoue que je m'attendais à plus de "décors" ! (même si le trilobite est une créature assez originale) En fait, l'époque importe surtout par son éloignement temporelle et leur isolement. Certains deviennent même fous de ne pas avoir de compagnie (féminine). Jim Barrett est un personnage qui se veut résistant, porteur de tout un groupe. J'ai aimé aussi sa façon de construire ses personnages, chacun a son petit défaut physique, on n'a pas de mal à les imaginer. L'alternance entre passé (préhistoire) et présent (futur dystopique) donne à réfléchir...
En tout cas, j'ai bien envie de relire cet auteur dont la production est assez importante.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   26 septembre 2015
-- D'après mes estimations personnelles, dit Barrett, nous avons en ce moment entre trente et quarante aliénés définitifs sur un total de cent quarante pensionnaires.
-- Ce n'est pas si mal, déclara Hahn, compte tenu de l'instabilité inhérente aux gens que l'on vous envoie et des conditions d'existence inhabituelles qu'ils rencontrent ici.
-- Instabilité inhérente? répéta Barrett. Je n'en suis pas aussi sûr que vous. Nous pensions pour la plupart être parfaitement sains d'esprit et nous battre pour une juste cause. Vous croyez qu'il suffit d'être révolutionnaire pour avoir ipso facto l'esprit dérangé? Si vous pensez vraiment ainsi, Hahn, qu'est-ce que vous fichez donc parmi nous?
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BazaRBazaR   23 septembre 2015
Le voyage dans le temps se faisait uniquement à contre-courant. Personne n'avait su expliquer exactement pourquoi, bien qu'il existât un grand nombre de théories futilement profondes sur les lois de l'entropie et sur l'infinie résistance à laquelle on se heurtait dès qu'il s'agissait de descendre le flux du temps, d'aller du passé vers le futur, à une autre vitesse que la normale.
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finitysendfinitysend   22 avril 2013
Il n'y avait ni arbres ni végétation. Derrière la cabane était l'océan ,vaste et gris .Le ciel aussi était gris . Même lorsqu'il ne pleuvait pas.
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BazaRBazaR   28 septembre 2015
Barrett était bien placé pour savoir que les théoriciens politiques, affrontés à la réalité pragmatique d'un problème de survie, avaient vite fait de mettre leurs théories au rancart.
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BazaRBazaR   27 septembre 2015
Tu parles d'une recrue de génie qu'on a là! dit Bernstein en faisant craquer furieusement ses phalanges. Il y a un dictateur au pouvoir, la police secrète opère des arrestations chaque jour, la situation se détériore de plus en plus et il s'amuse à inventer des machines à voyager dans le temps.
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Videos de Robert Silverberg (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Silverberg
Ancienne colonie, la planète Belzagor a été rendue à ses deux espèces intelligentes. Des scientifiques décident d'assister à leur rituel secret, la cérémonie de la renaissance... Dessin : Laura Zuccheri Oeuvre originale : Robert Silverberg Scénario : Philippe Thirault
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