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Jean-Marie Saint-Lu (Traducteur)
EAN : 9782264049766
240 pages
Éditeur : 10-18 (20/05/2010)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Alors qu’il souffre d’une infection oculaire tenace, le narrateur tente la solution de la dernière chance : retourner en pleine forêt tropicale mexicaine, à la Portuguesa, la plantation fondée par son grand-père républicain, pour consulter une chamane. Les souvenirs remontent : les formidables cuites au whisky et au mint julep du vieil Arcadi et de ses amis ; les repas pantagruéliques en l’honneur de Chango, l’infâme maire libidineux ; l’éléphant échappé d’un cirque... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Patrijob
  20 mars 2019
Jordi Soler, écrivain mexicain, né au sein d'une communauté d'exilés catalans fondée par son grand-père à la fin de la guerre civile espagnole, se souvient de son enfance dans la plantation de caféiers exploitée par sa famille.
Situation précaire pour cette communauté espagnole, obligée de composer avec les exigeances de l'autorité locale sous peine d'expulsion et extorquée par le maire, personnage vicieux et corrompu.
La cohabitation est difficile entre ces républicains déçus et la population locale, souvent fourbe et violente, aussi impitoyable que cette jungle qui les cerne de toute part.
Les années que Jordi passent à la plantation sont marquées, notamment, par la folie de sa tante Marianne.
Consécutive à une méningite contractée à l'âge de trois ans, cette folie se traduit par de violentes et dangereuses crises de colère qu'on tente de maîtriser en lui attachant un collier et en lui faisant absorber journellement des tranquilisants.
L'enfant, traumatisé de voir régulièrement sa mère victime de ces crises, est habité par le désir de voir mourir sa tante.
Cet exil se terminera tragiquement dans une "fête" à la gloire du maire, dont ils sont contraints d'accepter l'organisation sur leur domaine et qui vire au pugilat.
C'est en revenant sur les lieux du drame dans l'intention de consulter la chamane de son enfance, que les souvenirs affluent à l'esprit de l'auteur.
Une écriture dense, compacte, composée de longues phrases non dénuées parfois de poésie, pour une aventure rocambolesque.
Ce roman fait suite aux "Exilés de la mémoire" dans lequel Jordi Soler raconte la lutte de son grand-père contre la montée du régime franquiste et son exil.
Il faut un certain courage pour aller au bout de cette lecture très descriptive et très fouillée mais, si on le prend, on peut en sortir plutôt satisfait.
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janemar
  27 mai 2012
C'est un peu la vie de J. Soler, issu d'une famille espagnole émigrée au Mexique pour fuir l'Espagne franquiste. La vie de cette famille nucléaire qui « possède » une exploitation de café mais dont la tranquillité est sans cesse menacée par les autorités locales, du fait surtout de leur étrangeté, de leur situation d'étrangers.
C'est l'association de deux modes de vie parallèles, celles des Indiens avec leurs coutumes et leurs traditions et celle de ces exilés. La folie de Marianne tante de Jordi, est la toile de fond de cette épopée, mais n'est ce pas aussi la folie de leur situation d'exilés, la folie de ce pays où la jungle mexicaine finira par tout ensevelir. Par peur de ne pas être totalement accepté et de devoir partir ils finissent par être détruit dans une « fête » apocalyptique où se mêlent la violence, la fureur, la folie et la peur.
Un style aussi violent et inextricable que l'est la jungle elle-même. On avance, par phrase longue, longue, semblables à celles de Proust, de Flaubert, mais avec l'intensité des paysages et de chemins de jungle amazonienne. On avance, mais un obstacle surgit, on repart dans le passé, une éclaircie et on reprend la route, la pluie s'abat, on s'abrite, pour repartir espérant que les rayons de soleil montreront la route…
Une belle aventure si l'on a la patience de s'intégrer dans des lieux où parfois règne la folie, l'inconcevable, le mystère…

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CCoco
  09 juillet 2015
Jordi Soler nous invite à feuilleter l'album photos de sa famille exilée au Mexique, dans la plantation La Potuguesa. On retrouve le grand-père Arcadi, celui qui avait tenté d'assassiner Franco mais on y découvre surtout la tante Marianne, folle attachée par un collier pour prévenir ses coups de colère...
L'écriture est dense, comme la forêt amazonienne, et les péripéties ne manquent pas. Une réflexion également sur l'identité des exilés lorsqu'il s'agit de soutenir une équipe de foot : l'Espagne, qui nous a virés ? le Mexique, qui ne nous accepte pas ? Ou la Hollande qui compte dans ses rangs l'un des meilleurs joueurs du moment ?...
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liratouva2
  13 mai 2011
C'est ainsi, en fanfare, que démarre ce roman aux aventures loufoques et au style ébouriffant dont les phrases d'une longueur insolite rappellent celles de Proust pour leur magnificence et leur efficacité poétique. le lecteur est tout de suite au coeur de l'action. Cette Marianne est en effet le malheur d'une famille espagnole exilée au Mexique pour fuir le régime de Franco. C'est la tante du narrateur, devenue si folle furieuse vers trois ans, après une méningite que, pour se protéger de sa force criminelle, on est obligé de l'attacher par un licol à son fauteuil à bascule, gardée en permanence par un domestique indien qui la protège et la nourrit.
La fin est horrible et bien dans la lignée de «Cent ans de solitude» de Gabriel Garcia Marquez, entre tragique et flamboyance. Derrière cette destinée familiale ce sont tous les désirs et les espoirs déçus des immigrés catalans sur une terre mexicaine plus étrangère et impitoyable qu'ils ne l'imaginaient.
J'ai trouvé ce récit magnifique. J'imagine que Ys qui lit tellement de romans latino-américains l'aura lu aussi ou s'apprête à le lire. Dommage que je ne puisse le connaître qu'à travers une traduction, peut-être excellente d'ailleurs, mais je suppose qu'un style si luxuriant doit perdre beaucoup à ne pas être lu en VO. Un bon moment de lecture cependant.
Lien : http://liratouva2.blogspot.c..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
PatrijobPatrijob   20 mars 2019
Je veux dire que lors de ces déjeuners la corruption était totale : le maire allait extorquer des fonds à ces étrangers qu'il détestait et, en même temps, il mangeait avec eux en faisant semblant de s'amuser comme un fou, et eux, ils haïssaient ce porc qui n'était qu'un malfrat qui les tondait régulièrement et qu'ils traitaient malgré tout avec prévenance, riant à ses blagues épaisses et à ses obscénités, et ne disant rien quand il touchait les fesses de leurs servantes.
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liratouva2liratouva2   13 mai 2011
Moi, Marianne, je voulais la voir morte. Je voulais qu’elle meure, ou que quelqu’un ou quelque chose la tue parce que je n’avais ni le courage ni la force de le faire. Je voulais que disparaisse cette femme qui frappait maman au point de l’étendre par terre, la bouche en sang. C’est ce que je voulais, jusqu’au jour où cela arriva vraiment.
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