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EAN : 9782234064225
208 pages
Stock (05/05/2010)
3.82/5   119 notes
Résumé :
Roman publié sous le titre "Les terres saintes" chez Stock en 2010 et "Holy Lands" au Livre de Poche en 2011.

Saviez-vous qu’en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes ? D’abord parce qu’ils ont un flair hors du commun, ensuite parce que si un musulman touche un cochon, il se voit refuser les sept vierges au paradis. On y élève donc des cochons sur pilotis comme l’exige la loi afin qu’ils ne frôlent pas la terre sainte. Que rêv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
3,82

sur 119 notes

Pancrace
  24 juin 2021
Lorsque sur la couverture, il est imprimé : Livre offert pour 2 « livre de poche » achetés, j'ai toujours la détestable impression que c'est un livre sacrifié, peu vendu, mal-aimé.
Me trompe-je ?
Après un achat compulsif de 2 livres, comme je ne m'étais pas rendu compte de la réclame, j'ai choisi celui-ci en vitesse, dépêché par le caissier qui m'en a tendu une pile car il y avait une file de gens qui s'allongeait à sa caisse.
C'est vraisemblablement un roman qui a fait l'objet d'une adaptation cinématographique que je n'ai pas vue. Je l'ai instantanément préféré pour sa couverture : un coucher de soleil sur Jérusalem avec James Caan les mains dans les poches suivi d'un mignon petit cochon rose.
Jérusalem/cochon, le côté subversif m'est apparu illico, ce qui par contre ne m'a été dévoilé qu'à la lecture est le schéma plus intime, plus profond. Une tragédie familiale.
Il s'agit d'échanges épistolaires entre mari, ex-femme, fils et fille tous retranchés dans leur bonheur artificiel et leur authentique malheur. Chacun a fui de son côté pour tenter d'échapper à ce que la vie lui impose et qu'il ne supporte plus mais que l'amour sous tous ses aspects a énormément de peine à outrepasser.
Sur un ton à l'humour caustique juif new-yorkais de Woody Allen et à l'humour juif cosmique californien de Mel Brooks, Amanda Sthers que je découvre a découpé des tranches de vies si fines en des phrases si justes et si sensibles que je suis devenu son voyeur et son voyageur pour mon plus grand plaisir.
Les sujets abordés sont multiples et pourraient être épinglés comme des étiquettes :
Israël-Terrorisme-Incompréhension-Judaïsme-Homoséxualité-Cancer-Résilience-Amour.
Il n'y a pas d'intrus, juste des introvertis.
J'achève mon commentaire sur une citation du très controversé Woody Allen qui traduit assez fidèlement mon ressenti sur ce roman : « La seule façon d'être heureux, c'est d'aimer souffrir ». Afin de ne pas faire de jaloux, Mel Brooks qui n'a pas filmé que des bêtises, il en a aussi chanté, a dit : « L'humour n'est qu'un des moyens de se défendre contre l'univers », et ce n'est pas mal non plus.
En conclusion, sur 3 livres emportés, le livre offert sera peut-être le meilleur.
Je souhaite encore me tromper…

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Zora-la-Rousse
  03 mai 2012
Oui, je l'avoue. de moi-même, je n'aurai jamais lu ce livre, ni même envisagé de le faire. Je n'y aurai porté aucune attention si on ne me l'avait déposé dans les mains, direct. Et je l'ai lu en un après-midi.
Roman épistolaire, il porte paradoxalement sur l'incommunicabilité entre les êtres, entre deux peuples aussi, prisonniers qu'ils sont de l'histoire, la petite et la grande. J'ai été touchée par cette famille étrange éparpillée aux quatre coins de la terre, qui communiquent par lettres et mails, faute (mais aussi de leurs propres aveux incapables) de pouvoir se parler. Ils s'y dévoilent, laissant transparaître leurs attentes et leurs peurs ; ils y atténuent les malentendus inhérents à leurs présomptions, leurs projections …leurs liens étant beaucoup plus forts et intenses qu'ils ne l'imaginent eux-mêmes. C'est une écriture simple et limpide, vive aussi, agrémentée d'une touche d'humour « juif » que j'ai goûtée avec plaisir, mais qui, derrière cette apparente aisance, conduit son lecteur à se questionner sur les rapports humains et la famille, la religion, l'amour… à tel point que j'ai eu envie de le relire, tout de suite. Vous voyez, comme avec un bonbon arlequin : tout mignon et coloré, inoffensif ; mais une fois surpris par son côté acidulé, on n'a qu'une envie : recommencer.
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Arthore
  17 juillet 2020
Déambuler au sein des rayons d'une médiathèque lorsque les recherches sur ordinateur sont impossibles, COVID 19 oblige, m'a permis de découvrir ce roman et par la même occasion son auteur Amanda-Sthers.
Une fois commencé, il fut difficile de le lâcher!! Heureusement sa forme épistolaire et ses 205 pages étaient parfaitement adaptées à une belle après-midi de lecture, dehors sur un transat!
La première de couverture est accrocheuse : «quand il y a deux juifs dans une pièce, il y a trois avis ». le style est drôle, vif et incisif. On sourit, on rit et on pleurerait presque.
Le sujet : tout à la fois la politique intérieure d'Israël et les rapports entre quatre membres d'une famille; un couple divorcé : le père Harry Rosenmerck cardiologue parti en Israel pour élever des cochons, la mère Monique qui a refait sa vie à New York, leur fille Annabelle en quête d'amour et David fils homosexuel auteur de pièces à succès.
Personnage également important pour ses échanges avec Harry, Moshe jeune rabbin qui ne cessera de contredire Harry en commençant par la vente de viande impure aux restos branchés de Tel-aviv.
Cet ensemble, à la limite parfois de la caricature, va nous permettre de voyager au plus profond des sentiments humains.
Les lettres qui vont se succéder seront le véhicule de réflexions sur la vie, de déclaration d'amour, de bonnes et de mauvaises nouvelles, d'incompréhension familiales avouées, et de toutes les contradictions qui entourent la terre sainte.
Un bon moment de lecture garanti!
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Olivia-A
  04 décembre 2018
Holy Lands, c'est d'abord une histoire de cochons. On ne sait pas comment Harry Rosenmerck s'est retrouvé à élever des cochons en Israël mais ce pied de nez manifeste à toutes les sensibilités religieuses de la région n'en finit plus de nous tordre de rire. Assez vite pourtant, la correspondance fortuite entre Harry Rosenmerck et le rabbin Moshe Cattan dévie sur d'autres considérations. Il n'est plus seulement question de cochons, mais de religions, de toutes les religions, des lois divines, de la Shoah et des murs. Ce livre drôle se transforme petit à petit en manifeste pour la tolérance qui, à travers le rire et les opinions diverses de ses personnages, nous amène à une véritable réflexion sur l'existence d'un dieu, quel qu'il soit, sur les dérives du fanatisme religieux et sur la constitution de l'Etat d'Israël. Amanda Sthers, en nous démontrant que l'on peut rire de tout, sans être désobligeant ou médisant, désacralise un instant tous ces cultes qui dévorent cette partie du monde, montrant derrière eux les hommes et les femmes qui en écrivent l'histoire au quotidien.
Au-delà de ces réflexions politiques et théologiques, Holy Lands est aussi l'histoire de mots qui ne s'écrivent pas, tout ces mots que la famille Rosenmerck tente d'exprimer sur le papier sans jamais y parvenir. C'est l'histoire d'une génération qui cherche à exister en dehors de ce que ses parents ont connu, loin d'un ancrage territorial unique, loin d'une voie unique, professionnelle ou sexuelle. David et Annabelle sont juifs, apatrides, artistes, plus ou moins attardés moralement et sentimentalement. Face à la défection de leur père, parti élever des cochons en Israël, et à la maladie de leur mère, ils essaient de construire leur vie, comme ils le peuvent. Roman épistolaire d'une rare richesse, Holy Lands m'a fait passer du rire aux larmes, comme une évidence.
Lien : https://theunamedbookshelf.c..
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smiroux
  27 janvier 2012
Les terres saintes de Amanda Sthers est un roman épistolaire, qui met en scène des échanges pendant une année, entre Harry, ancien cardiologue parisien récemment immigré à Israël pour y élever des porcs (oui, je sais, ça commence bien ! éleveur de porcs à Israël, pas mal !!), le rabbin Moshe, et la famille d'Harry, son ex-femme Monique, et ses deux enfants David et Anabelle.
Sur un ton franchement comique au départ, voir les quelques extraits qui vont suivre, le roman dépeint les états d'âme de ce juif non pratiquant, ses problèmes de communication avec Monique, son amour pour Anabelle, et son absence totale de dialogue avec son fils David depuis 6 ans. Depuis le jour où celui-ci lui a révélé son homosexualité.
Petit à petit, au fil des lettres et des quelques mois que vont durer ces échanges, le roman prend une tournure plus dramatique, où l'on voit des personnages en proie à de graves tourments, de réèlles angoisses (la mort qui rôde tout le temps : les kamikazes, le mur de la honte, la maladie, la peur pour les enfants qui partent faire leur service militaire...), et des souffrances causés par tous les non-dits qui existent dans toutes les familles. La question de la judéité est abordée de front. Qu'est-ce qui fait que l'on est "juif", pourquoi Israël, quelle légitimité pour ce pays créé en réponse aux souffrances les plus abjectes du siècle et qui devient tortionnaire à son tour.
J'ai particulièrement aimé la vivacité de l'écriture d'Amanda Sthers, son humour (vous allez voir juste après...), et sa façon d'aborder des sujets graves, terribles, sans avoir l'air d'y toucher, comme une parenthèse au milieu des problèmes d'élevage de porcs... Je vous recommande chaudement ce livre, qui vous fera sourire, et peut-être vous serrera la gorge, comme à moi, sur la fin...
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
BoutonBouton   15 janvier 2022
Vos porcs sont utiles à l'armée. Ils ont un odorat hors pair et les palestiniens ne peuvent plus être sacrifiés quand ils ont été touchés publiquement par des cochons. On se fout du look qu'ils donnent aux soldats.
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BoutonBouton   15 janvier 2022
Il y a des blessures qui ne se referment pas, ce ne sont pas elles qui nous font mourir, c'est l'obstination que nous mettons à exposer notre être aux coups de couteau répétés au même endroit.
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BoutonBouton   15 janvier 2022
Je ne suis pas circoncis, pour passer inaperçu à poil. On m'a enseigné l'allemand, pour me débrouiller dans la langue de l'ennemi et accessoirement pour lire les philosophes dans le texte.
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BoutonBouton   15 janvier 2022
Je continue à t'écrire malgré ton silence. Pour ne pas briser le lien. Pour ne pas me retrouver un jour en face d'un étranger qui sera mon père. Pour ne pas t'oublier.
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BoutonBouton   15 janvier 2022
J'ai aussi vu nos ripostes, nos frontières qui se resserrent, notre mur semble se refermer sur nous comme si nous avions construit notre propre tombeau.
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Videos de Amanda Sthers (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Amanda Sthers
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