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Le Cri du peuple - BD (Tardi) tome 1 sur 4

Jacques Tardi (Illustrateur)Jean Vautrin (Antécédent bibliographique)
EAN : 9782203399273
80 pages
Casterman (24/09/2004)
4.12/5   267 notes
Résumé :
Hommage passionné à la Commune de Paris, le roman de Jean Vautrin est adapté de manière magistrale en bande dessinée. L'écriture lyrique et gouailleuse de l'écrivain est restituée avec fidélité par Tardi. Et le travail de mise en page traduit à la perfection le souffle du texte original de Vautrin. Un mariage parfait entre littérature et bande dessinée.
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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sic p38 :
♫Dans la vieille cité française
Existe une race de fer
Dont l'âme comme une fournaise
A de son feu bronzé la chair.
Tous ses fils naissent sur la paille
Pour palais ils n'ont qu'un taudis.
C'est la canaille, eh bien j'en suis.♫
-Les Amis d'ta femme- 2003-
(Chant révolutionnaire de 1865, précurseur de la Commune de Paris, d'abord appelé La Chanson des gueux. Les paroles sont d'Alexis Bouvier et la musique de Joseph Darcier.)
----♪----♫----🍒----🩸----🍒----♫----♪----
Ta lettre, Louise, est arrivée tantôt
De tes lèvres cerise, elles portent le sceau
"Louise Michèle, Vierge Rouge, rebelle"
sont des mots qui vont très bien en sang bleu...!

Grand roman populaire aux éclairages violents
Tardi, adaptation et dessin en flash noir et blanc
Faire revivre le Paris des années 1870-71
Leur est ainsi rendu la chose "Commune"
Puisque Thiers a foutu le camp à Versailles
le poing levé, deux hommes prévenus en Vautrin qui sent canaille...
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Grace à Babelio je me suis mis à la lecture de BD que j'avais accumulé depuis quelques années. Et suivant le précepte, l'occasion fait le larron, j'avais acquis ces ouvrages, car en solde, à des prix ridicules, ou en parfait état, dans un quelconque vide greniers, pour 2 ou 3 euros.
Hors Johan et Pirlouit , Astérix, Lucky Luke et Tintin, ma culture Bédéphilique ressemble au néant ou presque.
C'est pour cela que je lis toutes ces BD les unes après les autres pour pouvoir établir une hiérarchie dans mes sentences. J'emploie ce terme à dessein car mes critiques vont peut être paraitre surprenantes aux yeux des puristes. Je leur demande d'avance un peu d'indulgence...
Outre mes explications ci-dessus j'ai acheté cet ouvrage pour le sujet. La période de la commune (ou juste avant) est un sujet qui m'a attiré, davantage que le graphisme de Tardi sur le boitage.
Jean Vautrin qui se charge du scénario à réussi son Pari de nous faire revivre cette période du 18 Mars 1871 ou le gouvernement d'Adolphe Thiers (nommé chef du pouvoir exécutif de la République française en février) veut s'emparer des canons qui ont permis au peuple de repousser les Prussiens ( lors du siège de Paris), alors que l'armée Française était en déroute depuis la défaite de Sedan. Dans le récit s'insère une seconde histoire plus intimiste, une vengeance qui nous fait penser aussitôt à Edmond Dantès (Le Comte de Monte-Cristo).
Mais il y a aussi du Victor Hugo dans ce Paris sombre (le trait de Tardi accentue cette sensation) avec son peuple besogneux qui crève de misère, avec des généreux, des salauds, et des tièdes...
C'est un livre qui reste à l'esprit et qui se bonifie avec le temps. Aujourd'hui que j'ai laissé passer quelques semaines après la lecture, je découvre que c'est un livre qui mérite les 4 étoiles sans aucun doute alors que je me posais la question en le refermant, encore hésitant.
La lecture, par la suite, d'autres ouvrages de BD m'ont conforté dans cette décision. J'avais fait le bon choix pour ce livre important.
Vivement le Tome 2 !


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le hasard a fait que j'avais entamé la lecture de cette BD en quatre tomes lorsque j'ai appris le décès de Jean Vautrin. Elle est issue de son roman éponyme, en collaboration avec Tardi.
Je n'ai encore rien lu de Vautrin et c'est avec cette adaptation que je fais sa connaissance.
Dans la grande histoire de la Commune de Paris après la défaite de 1870, s'inscrit une autre histoire, celle de la vengeance d'un ex bagnard, accusé à tort d'un meurtre et d'un infanticide. On n'y rencontre de nombreux personnages réels tels Jules Vallès qui fonda avec Pierre Denis le journal éphémères, le cri du peuple.
En tout cas l'impression d'être au coeur de ces journées est réelle, et le langage truffé d'argot y participe beaucoup. Des notes fréquentes situent les personnages historiques qui interviennent ou sont cités.
A vrai dire, je ne suis à priori pas fan du dessin en noir et blanc, et j'écarte ce genre de BD, mais là cela passe bien.
Bref une excellente BD à la fois divertissante et réaliste.


Lu dans le cadre du challenge ABC
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Le Cri du peuple tome 1 Les Canons du 18 mars Tardi Jacques
Le Cri du Peuple tome 2 L'Espoir Assassiné Tardi Jacques
Le Cri du Peuple tome 3 Les Heures Sanglantes Tardi Jacques
Le Cri du Peuple tome 4 le Testament des ruines Tardi Jacques

Roman feuilleton BD en quatre actes pour couvrir un évènement fort mais assez peu connu au delà des clichés, de l'histoire de France. La Commune de Paris insurrectionnelle de 1870-1871, qui dura 72 jours et opposant les versaillais de Thiers et la population des classes laborieuses parisiennes et ce juste après la défaite des armées avec la Prusse. Une BD urbaine du XIX siècle qui est une adaptation d'oeuvre littéraire et contient histoire et politique avec un aspect romantique, voire mélodramatique, avec une histoire d'amour de la Pucci et du militaire Tarpagnan.
Une BD en noir et blanc avec toutefois des premières de couvertures ou le rouge couleur du sang et de la commune rehaussé mais aussi le rouge de la garde nationale qui tira sur population.
Pour le premier tome un beau drapeau rouge et des parigots remontés qui défilent devant les versaillais en arme et en canons
Pour le second toujours les drapeau rouge estampillés « commune »des barricades, pavés et murs rougeâtres faisant pressentir le sang qui va couler à flot des parigots entonnant des chants révolutionnaires avec bandoléons des titis goguenards et surtout les femmes présentent partout et aux premières lignes.
Pour le troisième le rouge du ciel de feu, celui des uniformes des versaillais, celui du drapeau de la commune et celui du drapeau tricolore et par-ci par-là celui du sang des blessures des communards.
Pour le quatrième itou mais le drapeau de la commune est à terre et déchiqueté
Des entrées en matière très explicites: la commune sera rouge.
Pour le reste, et c'est l'essentiel, toujours des dessins de Tardi très fouillés une multitudes de personnages qui reflète bien l'ambiance révolutionnaire du moment, un peuple qui grouille et qui a pris possession des rues de sa ville. Des bâtiments importants où ont eu lieu les affrontements, des bâtiments administratifs qui brûlent, des vues de la ville en flammes très impressionnantes, des immeubles détruits par les canons, les rues dépavées, les bidonvilles, les bastringues, les barricades. de très beaux dessins un régal pour les yeux nul besoin de photographie c'est très complet. Un dessin en parfaite adéquation avec le scénario et les évènements historiques.
Et surtout les personnages! Dans ces quatre tommes une nuée de personnages, hauts en couleur bien que en noir et blanc, des trognes inoubliables!
La Pucci Caf'conc' la Fleur de Marie dépoitraillée façon la Marianne de la «La Liberté guidant le peuple» de Delacroix, Marbuche le colosse de cirque, l'auxerrois à rouflaquettes barman du tapis-franc : l'oeil de verre, Mademoiselle Palmyre la naine amoureuse Horace Grondin dit Bassicoussé dit « poigne de fer » à ne pas confondre avec « fil de fer », la rosse et le corbillard omniprésents, le photographe, les ratichons, les bourgeois haineux et tous les autres.
Des personnages qui rappellent quelque chose notamment Bassicoussé ressemble à  Edmond Dantès innocent mais condamné au bagne ou Valjean, bagnard devenu roussin, La chouette guérisseuse de Grondin rappelle celle d' Eugène Sue dans «les mystère de Paris» une vieille femme du bas peuple
La présence de Courbet et de son célèbre tableau «le centre du monde
Tardi a aussi introduit, ce qui donne un charme certain à la BD, l'argot de la capitale langue très verte,
un langage populaire celui du « petit peuple », voire du « bas peuple mâtiné de celui des truands
Un langage qui est personnage à lui tout seul.
A noter Tardi fait allusion à lui-même. Tardi avec un I ou un Y? Un petit clin d'oeil sympathique.
Petite pause de fraîcheur dans ce monde de brutes.
Une épopée grandiose pleine de bruit et de fureur à la gloire des communards. Excellent !
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1871 - le peuple gronde. Thiers qui est déjà largement déconsidéré accumule les erreurs.
Jean Vautrain a scénarisé cette poutre de notre histoire que l'on a un peu tendance à oublier aujourd'hui.
C'est Tardi bien sûr qui illustre le propos; le prince des dessins en noir et blanc aura ici l'occasion de laisser libre court aux traits et creux à plats noirs.
C'est la grande histoire qui est le support de ce volume où commence la petite histoire, que nous retrouverons dans les volumes suivants. Celle par exemple de Grandin, n°2 de la police et ancien bagnard. Pourquoi s'adonne t'il à surveiller certains citoyens dans ce volume ?
Toutes les bases de l'intrigue sont posées et l'on a déjà rencontré de nombreux personnages pittoresques comme des personnages célèbres (Louise Michel, Courbet, etc..)
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
(tome 2 - Ziquet, un communard qui voulait devenir maître d'école)
Y en a assez du vieux, de ses délires et d'son pied au cul ! J'veux plus faire le mousse dans sa galère à bouffer rien que des fayots !
Aux Batignolles, ceux de l'A.I.T*, y z'ont bien raison...pour que le peuple ne meure jamais plus de faim en travaillant, il faut se battre pour la commune !
Avec le chassepot que j'ai mis à gauche, un jour je rejoindrai l'armée des pauvres ! J'tiendrai une barricade ! Je s'rai soldat prolétaire !
La bourgeoisie féodale industrielle a fait long feu ! Les exploiteurs ont fait leur temps ! Le Bon Dieu a fait son temps ! Badinguet** est cuit...Foutriquet*** va y passer !

*A.I.T : Association Internationale des Travailleurs
** Napoléon II
*** Thiers
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(tome 1 - le capitaine Tarpagnan, après avoir refusé de tirer sur le peuple)
J'ai obéi quand j'étais valet de ferme chez Bassicousse...J'ai obéi quand j'étais militaire...Mais sur le champ Polonais, j'ai enfin osé désobéir...J'ai enfin compris que c'était, non seulement mon devoir, mais la seule solution pour échapper à ma condition de valet et ne pas sombrer dans l'infamie sur ordre d'un petit général !
J'ai l'impression d'avoir dormi longtemps. J'étais conscient de la misère du monde, mais je ne faisais rien...Au contraire, j'étais un chien de garde à la solde des exploiteurs !
Tout ça m'a sauté aux yeux, alors qu'on m'avait ordonné de prendre ces foutus canons !
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J’ai l’impression d’avoir dormi longtemps. J’étais conscient de la misère du monde, mais je ne faisais rien… Au contraire, j’étais un chien de garde à la solde des exploiteurs ! Tout ça m’a sauté aux yeux, alors qu’on m’avait ordonné de prendre ces foutus canons !
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Si le peuple doit se garder du gouvernement des savants, à plus forte raison doit-il se prémunir contre celui des idéalistes inspirés. Plus ces croyants et ces poètes du ciel sont sincères et plus ils deviennent dangereux.
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L'amour, c'est pas que de la mollesse d'édredon !
L'amour, c'est ce qu'on attend toutes ! quand il vous dépose
sa carte de visite, il faut lui ouvrir la porte ! Moi je l'attends,
l'amour. Je l'attends tous les jours !
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"Un suspens incroyable dans le Paris de la fin du 19em siècle. Un tas de morts suspectes, un complot, des disparitions et un mystérieux professeur !" - Gérard Collard.
La première enquête de Simon Bloomberg, aliéniste à la réputation sulfureuse.Un roman qui mêle spiritisme et science lors de la préparation de l'expo universelle à Paris dans une ambiance proche d'Adèle Blanc-Sec de Tardi.
Vous avez aimé cette chronique ? À retrouver à La Griffe Noire ou sur notre librairie en ligne : https://www.lagriffenoire.com/les-enquetes-de-l-alieniste-tome-1-la-chambre-mortuaire.html
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