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EAN : 9782234089976
220 pages
Stock (05/01/2022)
4.36/5   78 notes
Résumé :
« Le 17 mars 2020, alors que la France entrait en guerre contre le Covid, la déclaration de guerre, pour notre petit garçon, son père et moi s’est faite au sein du service des urgences d’un hôpital parisien pour enfants. En quelques heures, nous avons été éjectés de notre vie et projetés dans un nouveau monde. Nous y sommes restés cent cinquante-huit jours. »

Un autre confinement. Une bulle hors du temps, hors de la vie, où le quotidien devient ce qui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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J'aime l'écriture de Laurence Tardieu. Cette femme irradie de mille feux. Même dans ce récit de l'épreuve devant son enfant gravement malade, elle parvient à capturer la beauté au coeur des ténèbres.

C'est le 17 mars 2020 qu'Emmanuel Macron a décrété l'état de crise pour des millions de français. C'est aussi et surtout ce même jour que le fils de Laurence Tardieu, quatre ans a été emmené aux urgences pour une leucémie foudroyante.

Je ne sais pas vous, mais moi j'ai l'impression que depuis deux ans on nous bassine les oreilles avec le covid, des chiffres, des mesures, encore des chiffres. Qu'en est-il pour tous ces gens qui souffrent loin du covid ? Ces gens oubliés de tous ?
Pour une fois n'est pas coutume, je pousse un coup de gueule car il n'y a pas que le covid qui tue, il y a ceux qui ont le covid, s'en sont sortis mais isolés, confinés, on les empêche de voir ceux qu'ils aiment, de loin l'amour, la tendresse, 1M50 de distance, bulle sociale, puis on se laisse mourir. Pas le covid monsieur non, la solitude, l'humain au placard.

Cent cinquante-huit jours, c'est le temps que ce petit Adam est resté dans l'unité de soins d'hématologie. Emmenant avec lui sa mère dans une bulle fermée de tout et de tous.

L'auteure a ressenti le besoin de poser des mots sur cette bulle dans ce pays sans nom. Elle est restée au chevet de son fils quasiment à plein temps, montant sur son vélo salvateur pour une douche à la maison, saisie alors par la beauté du soleil et les flagrances s'échappant du printemps.
Sans larme, sans atermoiement, Laurence Tardieu signe un témoignage vibrant par sa pudeur, son courage à toute épreuve. Personne n'est préparé à vivre une telle horreur, quel autre choix que celui de se battre, de prier l'espoir et d'aimer deux fois plus fort encore.

L'occasion est aussi pour elle ici de remercier l'équipe médicale trop souvent oubliée et qui pourtant ne compte pas ses heures, fait preuve de professionnalisme et de patience.

C'est un récit qui comptera plus que jamais pour Laurence Tardieu et véhicule un message d'amour fort en ces temps où il manque de la place pour tous ces êtres qui souffrent en silence dans cette situation de crise interminable.
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Magistral !
Pourquoi je lis ?
Dès les premières lignes, j'ai eu une vraie rencontre avec ce livre, j'ai plongé en apnée, prise en étau, dans les eaux du lac de Laurence Tardieu. Si comme moi vous lisez pour découvrir d'autres vies, vous remplir d'émotions, être bousculé, bouleversé, touché en plein coeur, alors lisez D'une aube à l'autre.
Coup de semonce dans la vie de Laurence Tardieu le 17 mars 2020. Non, pas cette broutille du premier confinement lié au covid, non, le 17 mars 2020, c'est l'enfermement d'Adam à l'hôpital Robert Debré pour cent cinquante-huit jours.
Alors qu'elle pense venir à l'hôpital pour une banale consultation, ce jour-là, la vie de Laurence vole en éclats, c'est une rupture définitive faite d'un avant et d'un après, à l'annonce de la leucémie aigüe de son petit dernier.
Pourquoi je lis, pourquoi je pleure ?
Le sujet est lourd, mes larmes ont coulé à plusieurs reprises (pourtant je n'ai pas la larme facile), mais, je veux juste dire merci à Laurence Tardieu pour ce livre magnifique, puissant, un livre sur l'amour bien plus que sur la mort.
La mort est là, bien sûr, omniprésente, tapie, ricanante dans un recoin de la chambre n°5, celle du petit Adam, espérant sans relâche kidnapper ce petit bonhomme qui souffle ses 5 bougies quelques semaines après son arrivée à l'hôpital.
Un livre sans pathos, tout en pudeur et en délicatesse, Laurence nous raconte le combat livré par son petit guerrier sans cuirasse, à la merci de la moindre infection. L'armure que va lui confectionner Laurence est la plus robuste qui soit, c'est celle de l'amour, du don de soi le plus absolu à son enfant.
Ce don sera au prix de grands sacrifices, à commencer par celui de son couple avec Gilles, son mari et le père de ses 3 enfants, qui n'y résistera pas.
Attention, passé un cap de l'histoire il m'est devenu impossible de fermer le livre avant la dernière page, je l'ai donc refermé à 2h30 du matin, mais je ne pouvais pas me coucher sans savoir ce qui attendait Adam au bout de ces 158 jours, la lumière ou les ténèbres, tant son combat et celui de sa maman était devenu le mien.
Un livre à découvrir absolument, un coup de coeur, de l'émotion brute, un livre qui résonnera longtemps en moi…
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Le 17 mars 2020, la France entrait en confinement pour faire obstacle à une maladie alors peu connue, la Covid. Ce même jour, Adam, quatre ans et demi, le fils de Laurence Tardieu entrait à l'hôpital.
La France était en guerre contre ce virus inconnu, Adam et sa famille entamait la leur contre une maladie au nom barbare : Leucémie aiguë myéloblastique, alias LAM. Un combat qui va se dérouler pendant 158 jours, un combat pendant lequel l'issue est par moments restée incertaine, un combat dont Adam gagnera la première bataille, même si tout n'est pas encore terminé.

Laurence Tardieu va dans ce livre nous livrer les étapes de cette guerre, ses sentiments, sa révolte, la force qu'elle va trouver en elle, et dans les autres parfois, Céline son amie, son père, certains de ses amis, ses filles aussi, combien certains autres vont se révéler éloignés, incapables d'apporter un vrai soutien.
Elle raconte comment la Covid va interférer dans cette épreuve, la rendant encore plus pénible : plus d'enseignement à l'hôpital, plus de clowns pour distraire les enfants, la peur panique pour elle et son mari de l'attraper et de ne plus pouvoir être présents avec leur enfant, l'impossibilité de recevoir des visites, l'impossibilité de côtoyer physiquement et de trouver le réconfort dans les bras de leurs proches.

Il va y avoir différentes étapes, des moments où l'espoir est difficile à conserver, et peut-etre faut-il alors justement s'en débarrasser ainsi qu'elle le dit :
« Il a été capital qu'à ce moment-là j'accepte, totalement, qu'Adam puisse mourir, que nous puissions perdre le combat, pour l'accompagner au mieux, totalement, sans qu'une part de moi résiste, veuille prendre la tangente, se révolte.
Il n'y avait pas de place pour la révolte.
Il n'y avait de place que pour Adam, encore, à chaque instant, vivant.
Vivant encore à chaque instant.
Vivant, encore.
Encore vivant. »

il y aura des moments plus lumineux ou la beauté de la vie viendra la frapper, l'aider à lutter :
« Durant tout le mois d'avril, le cerisier de notre jardin a été en fleur. Les longues branches noueuses, constellées de blanc, se détachaient devant la fenêtre de notre chambre, s'élevant vers le ciel. C'était d'une beauté. Chaque matin, avant de partir à l'hôpital, je prenais quelques secondes pour le regarder. Regarder n'est pas le terme exact : je m'en absorbais, m'en nourrissais. Je me transportais en songe à l'intérieur de l'arbre et m'y répandais, m'y fondais, m'y étalais de tout mon long. Mes bras touchaient le ciel et les racines de la terre, mon ventre se frottait à l'humus. Je buvais la sève, les fleurs, le bois, les odeurs, je me barbouillais de joie.

Puis, à nouveau j'étais dans la chambre, derrière la fenêtre, à nouveau j'étais debout, dans le corps d'une femme de quarante-sept ans qui s'apprêtait à descendre un escalier, à ouvrir une porte de maison, à partir pour une chambre d'hôpital où l'attendait un petit garçon – son petit garçon. J'étais remplie de beauté vibrante. Quelques minutes plus tard, au moment d'entrer dans le bunker, je convoquais la vision du cerisier en fleur. »

Elle explique aussi pourquoi elle a voulu écrire ce témoignage, parce que laisser une trace c'est être vivant, comme ces traces de pas qu'on laisse dans la neige.

Et pourquoi moi ai-je voulu lire ce livre, que je devinais poignant et difficile ? Surement à cause de l'auteure que je lis depuis longtemps et dont j'admire l'écriture, qui a su à chacun de ses livres me charmer et m'émouvoir. Et puis, parce que lire des phrases sur la douleur peut parfois aider à vivre celle éprouvée il y a quelques mois.
Et aussi parce que ce livre se révèle étonnamment lumineux, que j'en ai aimé chaque phrase, et qu'il célèbre finalement la beauté de la vie.
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Le 17 mars 2020 est une date dramatique pour beaucoup d'entre nous. La date où la Covid rentrait dans nos vies de tous les jours. Laurence Tardieu, l'autrice, rentrait dans une autre guerre contre une autre maladie : le cancer. Son petit garçon Adam, 4 ans et demi, est admis aux urgences de l'hôpital Robert-Debré à Paris pour une leucémie. le verdict tombe et la famille avec. C'est un véritable cataclysme dans ce monde apocalyptique. Et ce roman est un journal de bord, pour ne pas oublier la galère, les espoirs et les coups durs. Cent-cinquante huit jours d'hospitalisation pour ce gamin et les parents toujours présents nuits et jours. J'ai versé quelques larmes avec ce livre poignant mais sans misérabilisme. L'autrice nous raconte son histoire, son ressenti, l'aide de son entourage amical et médical. Tout le personnel soignant est à ses côtés sans jamais mentir sur la réalité. C'est un livre que j'ai lu en quelques heures. J'étais comme happée par l'histoire que j'ai vécue de très près. Je me sens complètement solidaire de cette famille aimante et aidante à tout les points de vue.
Ce roman qui n'est pas une fiction est un beau témoignage. Ce livre est une ode à la vie, à l'amour, au combat que l'on doit mené coûte que coûte.
Un roman témoignage qui n'est pas très gai mais qui montre la force et le courage pour voir le beau et le vivant.
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Une auteure que j'aime bien.
Elle raconte dans ce roman une période très difficile de sa vie. En effet, en mars 2020, alors que la France était confinée à cause du covid, Laurence Tardieu apprenait que son fils de 5 ans, Adam, était atteint d'une leucémie. Elle et son mari sont alors dans un état de sidération. Ils décident de se relayer auprès du petit garçon dans sa chambre d'hôpital. Ils vont alors traverser une période de 158 jours extrêmement angoissante. Elle raconte la douleur de voir son fils souffrir, son impuissance, sa résignation et sa volonté d'y croire toujours malgré la fièvre, la chimio qui ne fonctionne pas, les hauts et les bas de la maladie avant la greffe osseuse. Ce qui est fort dans ce témoignage c'est qu'il y a toujours de la lumière : la nature, les liens familiaux ou amicaux si importants. Elle dit que le yoga qu'elle pratiquait chaque matin, son trajet maison hôpital à vélo et son déjeuner qu'elle apporte avec elle, l'ont aidée à tenir le coup.
Le petit garçon est aussi extrêmement courageux. Un très beau témoignage très émouvant et bien écrit.
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critiques presse (4)
LaLibreBelgique
11 mai 2022
Laurence Tardieu retrace un combat hors norme dans un texte bouleversant.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
De ces 158 jours de guerre contre la mort et la maladie, l’écrivain Laurence Tardieu a fait un récit littéraire d’une force vitale impressionnante, poignant et lumineux en même temps, traversé par ces instants de beauté, de poésie et d’humanité simple auquel on ne prête vraiment garde que dans les pires moments de l’existence.
Lire la critique sur le site : RadioFranceInternationale
LaCroix
18 avril 2022
À quatre ans, Adam est frappé par une leucémie. La romancière Laurence Tardieu raconte, dans un récit poignant, les 158 jours de confinement hospitalier.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde
24 janvier 2022
L’écrivaine raconte les cinq mois de calvaire auprès de son fils leucémique. Un texte impressionnant de force.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Comme ce jour où Adam est allongé dans son lit, brûlant de fièvre, imbibé de morphine, visage cireux, regard fixe. Il ne s'est plus levé ni redressé depuis une semaine, ne parle quasiment plus – Seigneur, Seigneur pourquoi
et soudain sa voix atone et impérieuse : « Regarde maman, je danse, toi aussi danse, s'il te plaît, danse ! » Il me faut une fraction de seconde pour comprendre, Adam n'a pas bougé mais je regarde le drap et je crois percevoir quelque chose, très faible, un léger frémissement, alors très doucement je relève le tissu jaune : les jambes d'Adam, imperceptiblement, l'une après l'autre, tentent de se soulever. Adam danse, immobile, dans son lit. A l'instant même je sais qu'il n'y a pas une seconde à perdre, nul Seigneur Seigneur qui tienne, j'envoie valdinguer mon désespoir et je m’arrime à la joie, ou du moins au souvenir qui m'en reste, et il m'en reste, des souvenirs de joie, des moments éblouissants que je sais convoquer séance tenante, en un éclair je passe de l'abattement, assise sur l'unique chaise de la chambre, à l'allégresse, Allegria, le regard d’Adam tout entier accroché à moi, oui mon petit garçon bien sûr que je vais danser, je vais danser en surblouse bleu marine et charlotte sur la tête comme jamais je n'ai dansé, regarde-moi bien mon bonhomme, et à l'instant même la chambre numéro 5 devient la plus électrisante des pistes de danse, je déploie mes bras et je tournoie, je convoque tout ce que j'ai connu de heureux dans mon histoire et je tournoie, je chante, sous le regard brûlant d’Adam je danse, les murs coquille d'œuf de la chambre numéro 5 viennent de tomber à terre et Adam et moi dansons ensemble, lui immobile sous les draps et moi entre le lit médicalisé et la fenêtre, et rarement sans doute Adam et moi avons été aussi heureux.
Était-ce un secret ? Un pacte tacite entre nous que nous avons conclu dès le soir de notre arrivée ? La joie. La joie pour nous sauver.
(p.13)
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Puis
la phrase, prononcée sans me regarder : « Madame, ce n'est pas seulement un problème d’hémoglobine, regardez, votre fils n'a quasiment aucun polynucléaire neutrophile, il n'y a pas une seule anomalie dans la formule sanguine de votre fils mais deux »
et les quelques secondes de pause qui suivent
durant lesquelles mon silence effaré
et mon impossibilité de répondre quelque chose à cela
qui d'ailleurs n'attendait nulle réponse
la terre sous mes pieds qui devient meuble
friable
la terre qui se désagrège
je commence à tomber
y a-t-il quelqu'un pour stopper le processus de mise en marche du désastre je commence à tomber lutter pour ne pas comprendre
ne pas comprendre ce qu'il cherche à me dire
Le bref coup d'œil de l'interne vers moi comme s'il jugeait de mes forces avant de reprendre
d'une voix basse et ferme
désaffectée de tout sentiment
je dirais même : dure
une lame de couteau plantée calmement dans mon cœur
[…]
sa voix ferme comme s'il cherchait à agripper quelque chose en moi
le début de la corde, peut-être, à laquelle il allait falloir s'accrocher avant qu'on nous balance dans le vide

mais, le vide : nous ne le connaissions pas encore
nous ne pouvions pas encore nous le représenter

Il faut préciser une chose : l'interne était beau.
Lorsqu’il était entré dans le box une demi- heure plus tôt j'avais pensé Il est beau
J'avais pensé, idiote que je suis, ça va bien se passer, puisqu'il est beau
(p.27)
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La force que tu trouves, qui déferle d’un coup sur toi, dans cette chambre du quatrième étage du service d’hématologie de l’hôpital Robert-Debré, elle vient de plus loin que toi. Elle vient d’un temps très ancien, c’est ta part archaïque, primitive, qui d’un coup a pris les commandes. Tu l’ignorais, mais le 18 mars 2020, dans la chambre avec ton fils, tu n’étais pas seule : il y avait derrière toi une puissance rugissante, l’histoire de toutes les mères depuis les premiers temps du monde. Tu étais traversée par leur courage, leur énergie inébranlable, elles avaient déposé en toi, sans que tu le saches, un limon fait d’instinct de survie et de protection, et tu ne le savais pas, toi qui jusque-là n’avais pas eu besoin de te confronter à l’innommable, tu ne le savais pas mais tu étais une louve, tu avais des crocs, un corps très massif. En cet instant tu découvres que tu es aussi vaste que le monde, aussi vieille et puissante que la première des mères. Tu protèges ton fils. Tu le portes. Tu le secours.
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À Noël dernier, il m’a écrit : « Tu sais, dans les tempêtes, chacun essaie de résister et d’aider les autres à le faire. Je suis heureux si j’ai pu t’aider dans ces temps difficiles. Au fond, en vieillissant, on s’interroge sur son utilité pour les autres. Tu m’as offert cette chance. »
D’une certaine manière, c’est Adam qui nous a offert cette chance, nous permettant de rebattre les cartes de la vie.
À l’âge de quarante-sept ans pour moi et de soixante-dix-huit pour lui, nous avons été, au royaume des ténèbres, le père et la fille les plus heureux l’un pour l’autre.
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Et lorsque je mettais le pied dans la maison
abrutie de fatigue
et que j’entendais cette musique

comment dire cela

il me semblait passer d’un coup du monde des enfers à un monde céleste
un monde extraordinairement beau
un monde qui me rendait ma verticalité
et chaque fois j’éprouvais un vacillement intérieur
ces quelques secondes durant lesquelles je ne comprenais pas
comment ce monde-là
si beau
habité par la joie et le mouvement
pouvait encore exister
et je restais debout dans l’entrée
frappée au cœur
écoutant de toute mon âme le chant de Josepha s’élevant dans la maison
le chant de Josepha labourant mon corps
créant cet espace impossible
où beauté et guerre entraient en fusion.
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