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ISBN : 2264007222
Éditeur : 10-18 (09/09/1998)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Les récits d'aventures d'une pionnière du journalisme littéraire qui ont marqué une génération entière au côté des reportages d'Albert Londres et de Joseph Kessel. Bourlingueuse des années folles, Titayna parcourt le monde à la recherche d'expériences extrêmes et de sujets hors du commun. Au fin fond de la jungle indonésienne, elle rend visite aux Toradjas, aussi surnommés "les chasseurs de têtes".
Depuis la Perse, elle traverse le désert et accompagne des c... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Rusen
10 juillet 2016
Merci tout d'abord à Babelio et aux éditions Marchialy pour cet ouvrage reçu dans le cadre de Masse Critique.
Découverte totale pour ma part, aussi bien de la maison d'édition que de Titaÿna, née Elisabeth Sauvy en 1897, écrivaine, reporter et véritable "aventureuse" des années folles, parcourant le monde à pied, à cheval, en canoë, en chaise à porteurs ou en avion, échappant de nombreuses fois à la mort, vivant des existences diverses, connaissant le luxe et la pauvreté, interviewant Mussolini et Hitler, montant à bord du Queen Mary et du dirigeable Hindenburg lors de leurs premiers voyages... avant de s'installer définitivement aux États-Unis en 1952 et de décéder, oubliée de tous, en 1965.
Reprenant des textes publiés chez 10/18 dans les années 80 et complété par des inédits, Une femme chez les chasseurs de tête, "élaboré avec patience et obstination dans les chais familiaux de la famille Marchialy, au milieu des effluves de Cognac de contrebande", est la seconde sortie de la toute jeune maison d'édition Marchialy après Tokyo Vice de Jake Adelstein.
Une petite visite sur leur site m'apprend qu'ils veulent, à travers leurs parutions, "racont[er] le monde à leur manière. Histoires incroyables ou récits inédits, ils forment une « littérature du réel » : des histoires vraies au long cours, portées par une exigence littéraire".
Voilà qui donne envie et ne laisse augurer que du meilleur pour la suite !
Première impression: Une femme chez les chasseurs de tête est un fort bel objet ! La présentation est très soignée, la typographie et la mise en pages sont fort plaisantes, la gravure constituant la couverture est tout à fait dans le ton et quelques images viennent illustrer les différentes parties du bouquin.

La première moitié du recueil relate les voyages entrepris par Titaÿna en 1934 chez les Torajas en Indonésie puis chez les Dayaks du Centre-Bornéo.
Elle y décrit, à travers une fort belle plume sachant se faire poétique et dans un récit tenant à la fois du récit de voyage et du reportage, sa visite de plusieurs villages et ses rencontres avec les occupants, ses nuits sous les orages, sa fastidieuse traversée en pirogue...
Sont particulièrement marquants les rites funéraires auxquels elle peut assister, vastes fêtes hypnotiques au cours desquelles «  la foule fête ses morts dans l'orgie de la viande et l'ivresse des chants ».
On y découvre un voyage halluciné dans un autre monde, proche de la nature, aux moeurs différentes, mais dans lequel Titaÿna «  retrouve cette quiétude que [lui] donne l'éloignement de l'Europe, cette douceur de respirer un air privé de haine », ou elle peut dormir parce que «  nul ne heurte [sa] Paix ».
Elle n'hésite d'ailleurs pas à ponctuer son récit de critiques sur les moeurs en vigueurs en Europe et de réflexions sur le sauvage et la civilisation. « Ceux que l'on appelle sauvages ne commirent jamais crime plus grand que celui de détruire leurs ennemis; la civilisation perfectionna seulement les moyens de destruction et transforma en vertu le goût du combat. »
A la découverte succède le désenchantement et on sent venir la fin des Torajas et des Dayaks, rattrapés par la civilisation et ses missionnaires, avec la pudibonderie, l'appât du gain, la compétitivité et « l'organisation sans place pour la Fantasie » qui la caractérisent.
« Aucun regret n'arrêtera l'évolution du monde vers la grande uniformité et la conduite de sa transformation ne sera jamais confiée aux poètes. »

« Un goût de poussière, un cube de terre au coin de la piste, quelques notes de flûte, et l'Orient surgit. »
Le second texte du recueil, Caravane des Morts, nous plonge dans l'Orient de 1929. Après diverses escales au cours desquelles nous découvrons les lieux et les modes de vie en vigueur, Titaÿna se rend en Perse afin d'assister à la fête de l'Achourah et ses reconstitutions sanglantes du massacre d'Ali.
« Jeunes, Privations, Prières exaspèrent, durant deux semaines, le fanatisme des croyants : la Perse entière livrée à l'hystérie se prépare aux jours où les plus beaux de ses fils se massacrent et se mutilent. »
Elle tente ensuite tant bien que mal de suivre une caravane des morts jusqu'à Kerbela, avec ses chameaux transportant des corps momifiés afin qu'ils y soient inhumés.

Suivent ensuite 10.000 km à bord des avions ivres, série de quatre petits textes relatant des « randonnées en taxi aérien » à travers les États-Unis alors en pleine prohibition.
Rupture totale de ton, donc, avec des textes tenant plus de l'anecdote que du reportage, légers et amusants et dans lesquels on découvre trafic d'alcool, pilote bourré au whisky et soirée arrosée au Mexique.

Mes mémoires de reporter, dernière partie du recueil, inédit publié à l'origine dans le magasine Vu entre décembre 1937 et janvier 1938, est un ensemble de textes dans lesquels Titaÿna revient sur ses débuts et sur ce qui lui a donné le goût du voyage et du journalisme.
De son premier reportage non publié en Turquie au tournage de son documentaire au Yucatán en passant par ses aventures en Pologne ou au Maroc en tant que correspondante de guerre, on y découvre une véritable aventurière, pleine de doutes mais n'hésitant jamais à se lancer corps et âme dans sa passion, sans un sou en poche. En résulte un récit autobiographique passionnant, touchant et haut en couleur.

Merci donc aux éditions Marchialy pour cet ouvrage réservant de fort beaux moments et m'ayant fait découvrir la plume et la personnalité atypique de Titaÿna !
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vinch64
20 septembre 2016
Après avoir découvert les Editions Marchialy avec leur superbe premier livre Tokyo Vice de Jake Adelstein, j'ai décidé de continuer à les suivre et soutenir en achetant cette seconde sortie.
Il est vrai que j'adore la « creative non fiction » qui est la ligne éditoriale de cette jeune maison d'édition.
Après le Japon, ce livre nous fait suivre les péripéties de Titaÿna, une des premières femmes « grand reporter » de France, à l'époque des années folles. Et au début du XXème siècle, voyager au bout du monde n'était pas aussi simple qu'aujourd'hui et il n'était pas rare de mettre plus de 3 semaines à atteindre son but.
Le livre rassemble 4 textes racontés à travers la plume de Titaÿna. le premier nous amène dans l'enfer vert de Bornéo et ses tribus de « chasseurs de tête » tandis que le second nous transporte en Perse à suivre la caravane des morts pour un dernier voyage vers La Mecque.
Le troisième texte est plus fragmenté et nous raconte quelques uns de ces voyages en avion aux USA au temps de la prohibition. le livre s'achève par un texte jamais publié dans lequel Titaÿna nous raconte en accéléré comment elle est devenue journaliste ainsi que ses principaux reportages.
J'ai beaucoup aimé ce livre car Titaÿna écrit très bien et ses voyages sont passionnants (plus que leurs buts en fait). A certains moments, je me suis même demandé si elle n'en rajoutait pas tellement certaines scènes sont hallucinantes d'un point de vue occidental. A mon avis, seul le 3ème texte est dispensable et n'apporte pas grand-chose au livre mais il reste très court et tout de même agréable à lire. Pour finir, je vais parler de l'objet « livre » qui est encore une fois très beau avec une superbe mise en page et un papier d'excellente qualité. Typiquement, le genre de livres que l'on a envie d'offrir.
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GabySensei
04 août 2016
Elisabeth Sauvy, alias Titaÿna, était grand reporter dans les années 1920-1930. Il est curieux de voir comme elle a été très vite oubliée. Peut-être parce que c'est une femme ? Ou bien parce qu'elle a publié pendant la guerre dans des journaux collaborationnistes ? En tout cas L Histoire est bien injuste avec elle car les reportages réunis dans ce livre sont assez exceptionnels.
Elisabeth Sauvy était une femme éduquée, mais les seuls emplois disponibles pour une femme à son époque étaient "femme à la maison" ou bien "secrétaire". Ne pouvant se résoudre à cette limitation, elle a choisi l'aventure en allant visiter les coins les plus reculés de la planète, pour en ramener des reportages magnifiquement écrits. de Bornéo à la Malaisie, de l'Irak aux USA, elle nous fait revivre une autre époque où l'on ne voyageait pas si facilement. Ses descriptions sont à couper le souffle. Ne manquez pas ce livre !
Ps : c'est un sans-faute pour ce nouvel éditeur "Marchialy", après le superbe Tokyo Vice... Vivement leur troisième livre !
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agrume
29 juin 2016
Merci à Babélio et à l'équipe des éditions Marchialy pour la découverte de ce superbe ouvrage. Il y a plusieurs récits dans ce livre. le récit de la découverte de différents peuples, qui me replonge dans l'ethnologie.
Il aurait été agréable de visualiser sur une carte les différents déplacements de Elisabeth Sauvy, de son nom de plume Titaÿna.
J'ai pu découvrir le peuple des Toradjas et celui des Dayaks, leurs coutumes, leurs pratiques et leurs cultes. Je ne peux m'empêcher d'être un peu effrayée et surprise par leurs pratiques, mais c'est toujours intéressant de découvrir d'autres cultures. Il y a également l'accompagnement d'une caravane de défunts vers la mecque.
La deuxième partie de l'ouvrage est plus légère sur les tribulations aéronautiques de notre journaliste ainsi que ses "mémoires de reporter".
Il est fascinant de voir pourquoi et comment elle est devenue journaliste " Pourquoi m'étais-je mis dans la tête de faire du journalisme? Je crois que c'était par paresse." Lorsque l'on découvre sa vie on se rend compte qu'elle a beaucoup bougé et qu'elle est loin d'être une paresseuse. C'est toujours intéressant d'avoir le point de vue d'un écrivain sur son travail. "Si javais à résumer ma vie , elle tiendrait en quelques mots : Aventure... Incertitude... Travail..." Il faut avoir du courage pour voyage dans les conditions dans lesquelles elle a voyagé et faire ce qu'elle a fait.
Ces récits de voyage en avion sont bucoliques, à l'époque prendre l'avion était compliqué et long au niveau des délais car cela dépendait du beau temps (Elle a mis 12 jours pour un de ces voyages!) et beaucoup moins sophistiqué que maintenant.
Dans une époque actuelle difficile,cela fait du bien de lire un tel livre! Cela permet de se changer les idées et de garder l'esprit ouvert.
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Taraxacum
10 juillet 2016
C'est en fait une série de reportages que l'éditeur nous propose ici: le moins qu'on puisse dire est que la dénommée Titaÿna n'avait pas froid aux yeux et pas peur de s'embarquer dans des conditions difficiles : que ce soit chez des peuplades en train de disparaître au fin fond de Bornéo, en Iran, ou aux quatre coins du monde, elle semble prête à s'embarquer sans savoir comment exactement elle parviendra à son but: les difficultés seront attaquées au fur et à mesure. Contrairement à beaucoup de récits de voyage, elle ne cherche nullement à rendre poétique, romantique ou exotique ce qui se trouve simplement sordide: pauvreté, maladie, malveillance, Mère Nature qui joue les marâtres, aucun des détails n'est épargné et c'est résultat bien plus dépaysant, finalement!Très critique envers les missionnaires et fonctionnaires hollandais de Bornéo, cela ne l'empêche pas elle-même de parfois se laisser aller à des remarques qui aujourd'hui seraient à taire. le nom de son guide malais trop compliqué? Pas grave, elle le rebaptise !
C'est en lisant ce genre de témoignage qu'on se rend compte aussi à quel point le monde a changé: tout ce qu'elle a vu, ou une bonne part, a aujourd'hui disparu face à la mondialisation.
Rien que pour cela, c'est une lecture à recommander.
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
TaraxacumTaraxacum09 juillet 2016
Pour comprendre l'Oasis, il faut avoir vécu le bled. Il faut avoir senti cette joie étonnante que donne soudain la vue d'un arbre. Il faut avoir eu soif pour adorer la déité de la rivière de boue.
Qui dira la complète volupté de l'étape lorsque les lits de camp se dressent à l'abri du sable, et qu'un peu de thé chante dans le samovar? Alors que varie la valeur des monnaies, comment se servir des mêmes mots? Je sais telle maison qui vaut tous les Louvre du monde, parce qu'il y a quelques fleurs dans la cour et des nattes sur le sol.
Connais-tu la douceur d'une eau claire, ce joyau inconnu? Il ne faut pas venir si tu aimes la Normandie, cette saoulerie pour vaches.
Arabie, terre ascétique, que de joies tu réserves à tes élus, s'ils n'ont pas craint de déchirer leur chair aux épines de ta route! Je pense à toi, Mystique, mon amie: "Il faut d'abord avoir soif."
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RusenRusen03 juillet 2016
Que la chair dévorée légalement, soit humaine ou animale ne fait aucune différence d'un point de vue moral, à partir du moment où l'assassinat est admis. Tuer des gens à la guerre et laisser leurs cadavres la proie des corbeaux ne constitue par un progrès sur le fait de leur rôtir la cervelle. Ceux que l'on appelle sauvages ne commirent jamais crime plus grand que celui de détruire leurs ennemis; la civilisation perfectionna seulement les moyens de destruction et transforma en vertu le goût du combat.

Reste ce mépris sans raisonnement pour toute pratique anthropophage popularisé par l'image chère au XIXe siècle, de l'explorateur ligoté sur une broche et roulant des yeux effarés vers ses bourreaux coiffés de plumes. Or, du corps humain rituellement tué, suivant les peuples, d'un coup sur la tête ou d'égorgement, les cannibales ne mangèrent jamais que les centres vitaux: cervelle, glandes, cœur ou foie. Vous pouvez en faire autant en achetant dans n'importe quelle pharmacie des remèdes préparés sous le nom d'hormones: chaque jour, en Europe et en Amérique, se débite une drogue qui, pour avoir changé de nom n'en n'est pas moins de l'extrait d'urine de femme enceinte. L'opothérapie, si à la mode aujourd'hui, est-elle autre chose que de l’anthropophagie par l'intermédiaire d'un laboratoire?

(Chez les Toradjas du Centre-Célèbes)
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RusenRusen20 juin 2016
Le village approche. Encore quelques mètres et nous l’atteindrons. Je passe ma main sur mon front pour chasser un malaise : une odeur fade se dégage des pierres, l’air semble lourd de miasmes. C’est la chaleur sans doute ; de larges gouttes de pluie tombaient tout à l’heure. Pourquoi ai-je un désir d’air pur dans cette montagne ? Le Malais vers lequel je me retourne tient sa main sur sa bouche. Éprouverait-il la même oppression ? Son regard fuit le mien, il paraît vouloir éviter toute conversation.
Le soleil est presque tombé, dans quelques minutes il fera nuit. Brusquement, à la suite de mon guide, je me trouve au milieu du village toradja.
L’étonnement coupe ma fatigue et mes pensées. Saisie, je regarde les demeures inattendues. Sont-elles maisons, autels, tombeaux ? Je ne sais pas encore. En deux rangées parallèles elles bordent une place centrale. Des crânes humains suspendus à leur sommet attestent la vaillance des habitants. Chaque case est une sorte de caisson surélevé à deux mètres du sol par des piliers de bois lisse. La disproportion entre la puissance de ces fondements et la légèreté de ce qu’ils supportent évoque ces dragons massifs chevauchés d’une princesse rayon de lune.
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RusenRusen03 juillet 2016
Dans l'ombre, le Toradja remue des objets, j'entends respirer les femmes. Mon oreille discerne le bruit d'une natte déroulée à mes pieds. Dehors la pluie à commencé sa cascade, une pluie tropicale dense et rapide à renverser un enfant. La maison tremble sous le choc. Vais-je m'allonger et dormir dans cette puanteur ?
J'hésite à braquer ma lampe de poche, mon hôte se froisserait peut-être de mon inspection. Pourtant je ne peux me décider à m'étendre: mon expérience redoute la présence de je ne sais quelles bêtes, imagine des rats crevés dans un coin.
Sans bouger, je reste debout contre la porte basse, assourdie par la pluie, malade d'étouffement. Cela ne peut durer, il faut prendre une décision. Ma main glisse dans la poche de ma culotte, saisit ma torche, presse le déclic.
Dans le rond de lumière, à deux mètres de moi, ligoté sur un siège, est un homme mort, en plein état de décomposition.

(Chez les Toradjas du Centre-Célèbes)
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TaraxacumTaraxacum07 juillet 2016
La colonisation est et sera de tous temps. Nous sommes Romains et les Anglais Normands. Les Hollandais ne seraient-ils pas ici, avec leur puissance de travail, leur goût du nettoyage extérieur et du respect hiérarchique, que les Célèbes connaîtraient la discipline japonaise ou la dictature russe. Aucun regret n'arrêtera l'évolution du monde vers la grande uniformité et la conduite de sa transformation ne sera jamais confiée aux poètes.
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