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Tant que la terre durera tome 3 sur 5
EAN : 9782290306109
438 pages
J'ai Lu (10/08/2000)
4.09/5   75 notes
Résumé :
De jour en jour, la situation en Russie s'aggrave. L'armée a été battue par les japonais, des troubles ont éclaté dans les provinces baltes, en Pologne et à Moscou même. Beaucoup s'interrogent sur l'avenir du régime tsariste; certains travaillent à le renverser. Officier de carrière dévoué au tsar, Akim Arapoff est de ceux, nombreux encore,.pour qui émeutes et revers ne sont qu'un orage passager.Aussi aveugle que lui, mais par frivolité, sa soeur Tania mène à Mosco... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
TheWind
  19 août 2019
Ce troisième tome narre les évènements de 1912 à 1914.
Entre politique et romanesque, la saga suit son cours brillamment.
Dans un premier temps, on suit les troubles menés par les révolutionnaires et une certaine prise de conscience par les milieux bourgeois et intellectuels d'une nécessité de renouveau pour le régime tsariste. On reproche à Nicolas II tant de choses : la tragédie de la Khodynka, la guerre russo-japonaise, la présence à la cour de l'ignoble Raspoutine et même l'hémophilie du tsarévitch.
Puis, la première guerre mondiale s'annonce. Les esprits s'échauffent entre ceux qui veulent maintenir la paix à tout prix et les partisans de la guerre. Et puis, lorsque la guerre semble inévitable, le peuple russe oublie tout: conflits sociaux et politiques pour ne faire plus qu'une seule patrie unie face à l'ennemi allemand.
Les causes de la première guerre mondiale m'ont toujours paru très difficiles à comprendre. Chaque nation porte en elle des raisons économiques, des revanches territoriales à assouvir, un élan de patriotisme, des alliances à respecter...
J'avoue que je m'y perds un peu mais la plume d'Henri Troyat si fluide et si vivante m'a permis de mieux appréhender ce passage de l'Histoire.
Se mêlent toujours bien sûr aux éléments historiques les éléments romanesques. Volodia, coeur d'artichaut et bourreau des coeurs , n'arrive décidément pas à trouver la femme qui parviendra à lui mettre la bague au doigt. Peut être que la femme de sa vie n'est pas si éloignée de lui... Tania est comblée : mère de deux enfants, une belle maison, un train de vie luxueux, et un mari aimant. Mais la belle inconstante s'ennuie avec cet époux qui la délaisse pour ses affaires et qui parle de la guerre lors de leurs réunions mondaines. La trahison n'est pas loin...
J'ai trouvé ce troisième tome un peu moins exaltant que les deux autres. Chaque personnage reste fidèle à lui-même et l'effet de surprise est moindre.
Pour autant, je l'ai tout de même lu très rapidement et j'entame la suite : le sac et la cendre.
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litolff
  30 mars 2011
Tant que la terre durera est un monument colossal qui plonge le lecteur dans une atmosphère de fin du monde, celle de l'effondrement d'un Empire gigantesque ;
Dans la grande Russie, de sanglants événements se trament ; à Moscou, le peuple gronde et prépare la révolution.
Et depuis l'attentat de Sarajevo, un autre conflit imminent menace l'Europe tout entière... Pris dans la tourmente de l'Histoire, chacun tente de conjurer le sort.
Au fil des pages, trois familles enjambent le cours de la révolution de 1888 aux années 1930, celle des Danoff du Caucase, celle de Volodia d'Ekaterinodar et celle de Tania et ses frères, Nicolas et Akim. Les étapes de la vie se succèdent, alors que naissent l'amour, les vocations et les convictions des protagonistes, au tournant de l'histoire russe.
J'ai adoré cette saga qui est à mon avis une réussite romanesque et historique magistrale.
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dadotiste
  23 février 2016
Suite directe du tome précédent.
En réalité, ces trois premiers tomes ne pourraient en faire qu'un. Je trouve d'ailleurs un peu dommage qu'ils aient été séparés par l'éditeur alors que les césures ne correspondent pas à grand chose.
Ayant plus ou moins enchainé les tomes de ce cycle, je peine à me rappeler exactement quels événements font partie de ce tome précisément puisqu'il s'agit d'un tout...
En conclusion, il s'agit d'un très bon cycle. Basé sur des faits historiques, il nous apprend beaucoup de chose sur la vie des russes pendant la période précédent la révolution et surtout, sur la mise en place de cette dernière. Un peu moins tout de même que « Les héritiers de l'avenir ». L'écriture de Troyat reste simple et facile à lire. Il existe quelques longueurs par moments mais cela reste assez minime.
Pour ma part, je ne vais pas tarder à entamer le second cycle de cette histoire, « le Sac et la cendre », qui étant donné la fin de celui-ci devrait être la suite directe.
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bfauriaux
  23 novembre 2022
Ce troisieme tome conserve le rythme et la fougue des deux premiers opus.Henri Troyat est un passionne de la Russie imperiale qu'il fait revivre comme personne sous sa plume.Cette saga longue de plus de mille page se lit d'un trait presque sans arret tant l'intrigue vous porte.
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vf
  15 juillet 2014
Ce troisième tome est principalement consacré à Vladimir Bourine et bien sûr Tania. On suit l'histoire avec autant d'intérêt que les deux premiers tomes, on s'attache aux personnages... Toujours aussi bien écrit.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   14 août 2014
La guerre est une invention capitaliste, une affaire de marchands de canons, et les prolétaires se prêteraient à cette tractation macabre ? Il existe un trust international de l’explosif et du blindage, du patriotisme et de la panique, où sont rassemblés les Krupp, les Schneider, les Vickers-Maxim… Est-ce pour servir les intérêts de cette clique que nos braves gars vont se faire trouer la peau ? Les ouvriers, qu’ils soient Russes, Allemands, Autrichiens, Serbes, Français, sont frères par leur travail, par leur misère ; leur devoir est de s’unir contre les puissants de ce monde et non de s’entre-tuer pour les enrichir. Les socialistes de tous les pays sont contre la guerre !
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rkhettaouirkhettaoui   14 août 2014
La révolution, pour être efficace, devait opérer simultanément dans l’âme de chacun et dans le monde de tous. Secrète et personnelle, en même temps que publique et universelle. Que deviendrait la liberté, si ceux qui l’instituaient par la force étaient indignes de la penser par le cœur, si les hommes de demain s’employaient à régénérer le pays avant de s’être régénérés eux-mêmes ?
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rkhettaouirkhettaoui   14 août 2014
La liberté pour tous. L’égalité pour tous. La fortune pour tous. Les loisirs pour tous. La dignité, le talent, l’instruction, la chance, le clystère, le caviar, la vodka, le spasme hebdomadaire et le crachoir nickelé pour tous. Tout pour tous ! Voilà ce que les intellectuels socialistes avaient trouvé pour soulever le monde. Ils n’avaient pas cherché loin. Ils avaient misé sur la plus sotte, la plus vulgaire, la moins réalisable de toutes les idées humaines. Et, parce que cette idée était sotte, vulgaire, irréalisable, elle avait embrasé les masses. La Russie entière avait la danse de Saint-Guy. La Russie entière partait pour une croisade contre les nuages. On appelait ça : l’éveil du peuple. Il aurait mieux fait de dormir, le peuple !
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rkhettaouirkhettaoui   14 août 2014
Le monde était injuste, bête et cruel. On se détestait. On s’insultait. On s’égorgeait. On proclamait des victoires. On digérait des défaites. Partout, régnaient la jalousie, la haine, la cupidité, l’ambition, la souffrance. Que ne pouvait-il être égoïste et indifférent, comme autrefois : « Les Russes fuient ? Eh bien, qu’ils fuient ! Ils se battent ? Eh bien, qu’ils se battent ! Ils meurent ? Eh bien, qu’ils meurent ! Qu’est-ce que ça me fait, à moi qui suis vivant ?
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rkhettaouirkhettaoui   14 août 2014
Si on donnait la parole aux peuples, il y aurait moins de guerres. Ce sont les dirigeants qui veulent la guerre, pour devenir des personnages historiques. On connaît ça ! Croyez-vous que l’homme de la rue souhaite en découdre ? À Saint-Pétersbourg, il ne pense qu’aux grèves, en Angleterre qu’aux sports, en Allemagne qu’à la bière, à Paris qu’au procès Caillaux et il a bien raison.
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Vidéo de Henri Troyat
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/theresa-revay-la-course-parfaite-53094.html
Depuis vingt ans, Theresa Révay s'est imposé comme un auteur majeur fédérant autour d'elle un public fidèle et enthousiaste, friand de ces romans historiques dans lesquels elle raconte les 50 premières années du XXème siècle. Depuis « Valentine ou le temps des adieux » à « La nuit du premier jour », ce ne sont pas moins de huit titres qui font de Theresa Révay une digne héritière d'Henri Troyat ou de Maurice Druon. Emportés par le vent de l'Histoire, les personnages qu'elle invente nous entrainent aux quatre coins du monde et nous font vivre leur passion, dans des décors et des ambiances parfaitement reconstitués, avec un souffle romanesque qui ne trahit en rien une belle qualité d'écriture. Quant à la précision historique, fruit de recherches de longue haleine qui caractérise le travail de Theresa Révay, elle est reconnue par les spécialistes des périodes dans lesquelles elle place ses intrigues. On ne s'étonnera pas ainsi que la romancière ait reçu le prix Historia en 2014 pour son livre « L'autre rive du Bosphore ». Romancière jusqu'au bout des ongles, Theresa Révay ne s'était jamais aventuré dans la biographie, même si l'envie n'était pas loin. Mais le hasard fait parfois bien les choses. Pour l'écriture de son précédent roman, Theresa Révay côtoie dans ses recherches Nathalie Mathet dont le beau-père n'est autre que François Mathet, le célèbre entraineur hippique. A écouter la jeune femme lui confier des secrets de famille, la romancière se dit qu'il y a là matière à un nouveau livre. Voilà comment nait « La course parfaite » publié chez Tallandier. Né en 1908, engagé dans l'armée française en 1939 en tant qu'officier de cavalerie, assistant impuissant à la débâcle, François Mathet se fait un nom dans le monde des courses. Il a un don particulier pour comprendre les chevaux, les entrainer et leur faire gagner les plus grands prix. Veillant sur les chevaux de l'Aga Kahn ou de la famille Rotschild, il fut aussi celui qui entraina Yves Saint Martin sur la plus haute marche du podium, faisant de lui le plus célèbre jockey français. C'est l'histoire de cet homme discret, taiseux mais passionné et généreux que raconte Theresa Révay, l'histoire d'un homme qui se calque sur celle de son époque et que traversent les grandes personnalités d'alors. Une biographie passionnante qui ravira les passionnés de chevaux et de sports équestres mais aussi tout ceux qui s'intéressent aux destins exceptionnels liés à la grande Histoire. « La course parfaite, François Mathet, portrait du maitre entraineur » de Theresa Révay est publié chez Tallandier.
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