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EAN : 9782228911078
300 pages
Payot et Rivages (14/05/2014)
2.33/5   3 notes
Résumé :
Longtemps, la Méditerranée fut une mer d'hiver. Le soin, la culture et le sexe étaient ses trois pilliers, que l'on aille sur la côte d'Azur, en Grèce, au Maroc ou en Turquie. Au début du XXe siècle, cependant, les choses changent : on y vient l'été pour le soleil, la chaleur, les loisirs. L'Atlantique est détrôné. Pourquoi ?
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
miriam
  18 juin 2014
La Méditerranée comme personnage de cet essai.
Jean- Didier Urbain, ethnologue, bouscule les idées reçues.

Non! la Méditerranée n'a pas toujours été la "Grande bleue", elle a gagné ce surnom en 1868, en 1887, fut inventée la Côte d'Azur. La couleur bleue n'a pas toujours été celle de la mer, plutôt verte, selon Monet, ou grise. Urbain raconte un siècle de l'histoire du tourisme en Méditerranée: des voyages romantiques au tourisme de masse et au Club Méditerranée, de1868 à 1968 " sous les pavés la plage".

Maniant le paradoxe, il affirme que la plage n'a pas toujours été à la mer, plutôt en rivière, que le tourisme estival en Méditerranée n'allait pas du tout de soi, que l'ombre était privilégiée au soleil et que les 3 S n'ont pas toujours été Sea, Sex and Sun encore moins Sea Sand and Sun mais plutôt Santé Sexe et Saint-Sépulcre.

Il conte la saga de la Dame Bleue, au triple visage : La fille, la mère et la Grand mère, l'Orient, l'Azur et l'Hellénie, ou la Putain, l'Infirmière et la Maman triple identité figurant les 3 aspects du voyage en Méditerranée : l'Orient mystérieux des harems et des maisons closes, des bordels orientaux et du sexe libéré, l'Azur des hivers tempérés où on tentait de recouvrer la santé, l'Hellénie symbolisant les ruines antiques visitées lors du Grand tour ou les pèlerinages organisés par Thomas Cook, l'inventeur du tourisme .

Tourisme et villegiature, cet essai met en scène les différents acteurs de la migration saisonnière. A la Belle Epoque, riches Anglais ou Princes russes fuyaient les rigueurs de l'hiver au nord. de riches navigateurs snobaient les rivages et se contentant d'admirer de loin les côtes des îles sans s'y attarder, tandis que d'autres s'encanaillaient dans les bordels d'Alger, du Caire et de Constantinople. Vinrent ensuite les naturistes aux îles d'Hyères, et enfin le Club Méditerranée, mais Urbain, n'étant pas à un paradoxe près, le qualifie de polynésien.
J'ai lu avec grand plaisir cet essai,. j'ai surtout aimé les références aux peintres - Matisse, Derain et tant d'autres, et aux écrivains, de Flaubert, Théophile Gauthier, Pierre Loti ..... J' ai appris que le premier bain de soleil de la littérature se trouve dans l'Immoraliste de Gide, de lire les poèmes naïfs glorifiant la côte d'Azur. Les analyses des affiches m'on aussi amusée. Bien sûr, il y a quelques longueurs parce J-D Urbain enfonce le clou dans ses démonstrations, cite ses sources, comme dans tout livre sérieux.



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Missnefer13500
  28 juin 2014
Merci babeblio
voici mon avis pour ce livre reçu dans le cadre de masse critique de Babelio
Le soleil, la méditerranée , un titre très prometteur pour moi la méditerranéenne dans l'âme que je suis
C'est ma vie , des cotes Algéroises aux provençales, en passant par l' Andalousie (ma terre d'origine) qu'elle a bercé de flux et de reflux , Ma belle bleue.
Et oui je suis l'indigène du livre et non pas la touriste assoiffée de soleil
Cette mer qui me manque dès que je m'en éloigne trop, cette eau bleue baignée de soleil ,je l'aime de la Venise Provençale à Malaga en passant par mille petits ports de ces cotes.
Mer estivale oh oui pour moi elle l'est et mérite sa réputation , voyons si j'en en apprend plus sur elle.
C'est un peu ce que j'espérais trouver
Que dire donc de cette réflexion anthropologique qui tend à démontrer que la méditerranée suite à une évolution des moeurs à partir du XXe siècle devient une méditerranée estivale alors quelle fut auparavant une destination purement hivernale.
je m'y ennuie dès l'avant propos précédent le prologue
Houlà çà promet !
L'auteur nous y explique sa démarche
( un avant propos Et un prologue pour l'expliquer ?
Une démonstration qui démarre en comparant Ma belle bleue a une femme captive
pff captive ma Méditerranée ?
et pourquoi et quand devient elle au fil des ans la belle bleue, la grande bleue , la cote d' Azur
Il me décortique tout "l'oiseau "dans une cascade lyrique néanmoins poétique mais terriblement ennuyeuse et désolante quand il nous jette en pleine face les associations morbide du bleu.
Sans compter tous ces petits chiffres qui plombent le texte et nous renvoie en fin de livre à 14 pages de références.(oui oui j'ai compté)
Pourtant je suis une adepte des infos complémentaires et j'aime beaucoup souligner aller chercher par la suite mais là c'est trop ! parfois toutes les 3 lignes ! le tout dans un texte dru et concentré, des phrases parfois si longues que j'en perd le fil!
Bon je m'obstine, le délai imposé pour rendre la chronique n'arrange rien à l'affaire,
J-28, J-25...
çà me stresse et gâche mon plaisir de lecture à mon rythme, j'aurais envie de l'abandonner et y revenir ... je sais pas moi quand je serais mieux disposée dans...
Allez respire, prépare toi à la vague, imprègne toi des sonorités chantantes du vocabulaire
Et oui force est de reconnaitre que pour une étude anthropologique,elle est néanmoins poétique.
Mais là non plus le style n'aide pas, j'attends la vague trop longue à venir, je m'y prépare et je m'essouffle, j'ai pas encore compris, allez recommence
Tu vas y arriver, de toute façon çà tourne en boucle, de page en page c'est abordé différemment mais c'est juste une redite , du remplissage de pages d'un lyrisme épuisant , cette étude de cette mer libertine qui incite à l'hédonisme
(combien de fois t'as pas compté vilaine!)
Enfin n'apprécies tu pas toutes ces références , de tous ces poètes qui de Shelley à Lamartine , en passant par Flaubert (et ce pour ne citer que ceux là), marquent l' histoire de cette Mer intérieure avec leurs vibrantes homélies.
Certes.Mais toutes ces métaphores et comparaisons répétitives me fatiguent, on n'avance que pas à pas dans cette étude et pour moi trop de digressions pour expliquer l'engouement estival.
Puis à mi livre,moins de métaphores et un abord plus concret avec les modes culturels et là je commence enfin à accrocher
Ouf ! misère je commençais à désespérer
On y est, mission accomplie, la démonstration est concluante et intéressante
dans un style trop redondant, trop métaphorique à mon gout .
J'ai trouvé le cheminement trop long, et les quelques références avec des affiches , photos en noir et blanc qui auraient pu égayer insuffisantes.
Bref un livre qui ne me semble pas accessible à tous , enfin moi je l'avoue j'ai galéré
Ma note : ♥ ♥ pour le coté instructif

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luocine
  23 juin 2014
Des excuses... je dois des excuses à Babelio, à Jean-Didier Urbain et aux lecteurs de Luocine...
J ai reçu ce livre dans le cadre de « masse critique » et cela vaut dire que j'ai coché la case disant que je voulais bien en faire une critique mais voilà:
Je n'ai pas le souvenir d'avoir coché cette case.
Si je l'ai fait c'est par erreur , et j'en suis fort capable.
Babelio, s'est peut être trompé de cases?

Bref cet essai ne correspondait à aucune de mes attentes de lectrice , mais pouvait tout à fait me plaire car j'adore les surprises. Manque de chance, je m'y ennuie à mourir depuis 15 jours.
J'ai relu le début 10 fois , j'ai fait le test de la page 50.
Vous connaissez? Toujours lire 50 pages avant de se faire une idée sur un livre.
Rien toujours rien .
J'ai lu la conclusion …
Rien
Je l'ai ouvert au milieu
Rien!
Cet essai m'accroche pas du tout , je n'ai en réalité pas envie d'apprendre pourquoi en un siècle on est passé de la culture de l'ombre à celle du soleil.
Mais je ne veux pas parler de ce livre que je n'arrive pas à lire , ce ne serait pas juste pour cet auteur ni pour Babelio qui offre aux blogs la chance de découvrir des livres très variés.
Je n'en tire qu'une leçon , je ferai très attention à la prochaine édition de « masse critique ».
Je peux cependant affirmer que Jean Didier Urbain ne m'a redonné le goût de la lecture un peu flageolant ces derniers temps.
Pour les bains de mer ça va mieux grâce au soleil, justement , qui réchauffe en ce moment les côtes bretonnes.
Lien : http://luocine.over-blog.com..
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critiques presse (1)
Lexpress   29 juillet 2014
Ce nouvel opus de l'anthropologue Jean-Didier Urbain, spécialiste du tourisme, invite moins à la détente qu'à la réflexion. [...] Un essai costaud, parfois redondant, mais très inspiré [...].
Lire la critique sur le site : Lexpress

Videos de Jean-Didier Urbain (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Didier Urbain
"Une histoire érotique du voyage" de Jean-Didier Urbain en librairie le 18 octobre,. Toute la malice, la curiosité et l'érudition de l'auteur, "Monsieur Voyage" en France, y sont concentrées pour dévoiler la face cachée de nos aventures à travers le vaste monde
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