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Arlette Rosenblum (Traducteur)
ISBN : 2070314863
Éditeur : Gallimard (09/11/2005)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 131 notes)
Résumé :
L'attentat a réduit leur vaisseau en miettes et les a précipités sur la Planète Géante, un monde farouche et dangereux qui, quelques générations plus tôt, servait encore de lieu d'exil pour tous les parias de la galaxie.
Pour survivre dans ce monde où l'absence de métaux interdit toute technologie, les occupants de l'épave n'ont plus qu'une solution : rejoindre à pied l'Enclave terrienne, de l'autre côté de la planète... à quelque 65 000 kilomètres de là ! En... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  21 janvier 2015
Un bien décevant premier tome du cycle des aventuriers de la planète géante avec les baladins de la planète géante.
Planète géante, où sont venus s'échouer tous les déçus de la civilisation. Planète dénuée de métaux où la technologie quasi absente a vu régresser à différents stades, les individus et les multiples « modes de vie » présents sur la planète, autonomes mais livrés au pillage, aux esclavagistes et autres calamités bien humaines.
Quand une commission envoyée de la Terre pour tenter de régler le problème s'écrase à 65.000 km de sa destination, une seule possibilité, rejoindre l'enclave terrienne à pieds. Mais entre trahisons et rencontres incertaines le voyage sera mouvementé.
Où est passé mon émerveillement à la lecture du cycle de Tschaï du même auteur ? Avec ma jeunesse ?
Personnages inconsistants, background historique anémique, descriptions sans guère d'intérêt, impossible de me passionner pour cette ballade. Une courte ballade heureusement pour un récit que j'ai trouvé extrêmement fade. Un prétexte pour que l'auteur puisse nous décrire quelques pittoresques groupes de naufragés volontaires sur cette planète, lui se fait plaisir, mais moi ?
Le tout dans un style bien vieillot de la fin des années 50. Hamilton (Peter F., pas Edmond) viens à mon secours.
Un court roman qui malgré les promesses ne m'a pas fait voyager, ne m'a pas dépaysé et m'a profondément ennuyé.
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Alfaric
  15 mars 2015
Challenge Jack Vance : épisode 1
Une déception que ce retour aux univers de Jack Vance… (la deuxième après "Throy") Où est passé l'auteur qui m'a émerveilla avec son cycle de "Lyonesse" ? J'ai trouvé dans ce livre écrit en 1951 les mêmes défauts que le dernier tome de "Cadwal" écrit en 1992. du coup, je ne sais pas trop quoi en penser… vieillot ou novateur ???

Après une très courte phase de présentation des protagonistes, suite à un sabotage de leur navette l'auteur américain fait crasher les personnages sur la Planète Géante. J'ai cru que la mise en place était boiteuse et nébuleuse, mais arrivé à la fin je l'ai relue, et finalement… SPOILER ^^
La Planète Géante est un exoplanète dont le diamètre est plus de trois fois celui de notre bonne vieille Terre, mais en raison de la faiblesse en éléments métallique de son noyau, elle présente une gravité similaire. du coup la rareté des métaux a obligé les habitants à revenir à un niveau technologique pré Révolution Industrielle, du coup le worldbuilding oscille entre science-fiction et fantasy, les métaux étant la richesse la plus recherchée des locaux et la base de toutes les économies locales.
L'auteur se fait clairement plaisir, mais on alterne mais aussi des descriptions zoologiques d'animaux qu'on ne verra jamais, botaniques de végétaux qu'on ne verra jamais et anthropologiques de peuples qu'on ne verra jamais… Mais on retrouve de temps le génie de l'auteur qui n'a besoin que de quelques phrases pour nous embarqué dans ses univers science-fantasy baroques et colorés (même si n'ai jamais pu prendre au sérieux les méchants pas beaux venant du Beaujolais dirigés par le Barjanum),

Claude Glystra, Pianza, Cloyville, Ketch, Bishop, Darrot, les mécaniciens Corbus et Valluna ainsi que l'indigène Nancy, qui s'est entiché du leader des naufragés, doivent mener un trek de 65000 kilomètres pour rejoindre l'enclave terrienne. On est à pied, on va devoir faire face à la rudesse des locaux, de la faune, de la flore, du relief et du climat… Mais on ne doute jamais de rien, même avec les sbires de Charles Lysidder aux trousses et des traîtres au sein de la troupe !
D'ailleurs les enjeux ne sont pas clairs du tout : c'est en cours de route et indirectement qu'on nous expose, puis on n'en parlera plus jamais avant la fin… Alors si j'ai bien compris le Central Terrien a envoyé une commission, composé de cadors genre comme dans les Mission Impossible de la belle époque, renverser un tyran stalinienne qui souhaite unifier la Planète Géante qui se trouve en dehors de la juridiction terrienne (un peu comme le Tiers Monde dans la 2e partie du XXe siècle… ^^). Car par rapports à ses prédécesseurs et ses rivaux Charles Lysidder tirent grandement avantage des métaux et des armes qu'il obtient en fournissant les nababs de la galaxie en milliers d'esclaves corvéables à merci...
On suit donc une suite de péripéties pulpiennes qui devaient bien passer à l'époque avec une publication en épisodes, mais qui aujourd'hui à lire d'une traite n'est ni très cohérente, ni très intéressante : les poursuivants, les traîtres, Heinzelman le Fléau, le griamrobot des Magiqueurs, la tyrolienne de Wittchatch, le Paradoxe de Kirstendale… Je dirais qu'à partir du moment où les personnages sont creux et les enjeux flous, tout le reste n'a pas bien marché.
Oui, les personnages sont campé à coup de cuillère et crèvent les uns après dans l'indifférence de leurs camarades et des sans doute des lecteurs qui ne aura presque jamais vu prendre vie. le seul qui sort un peu du lot est le leader Claude Glystra, hybride de d'OSS 117 version Jean Dujardin et de Bernard-Henri Levy : son assurance confine à la stupidité, et ses changements de positions interloquent, genre on en tue pas les prisonniers noblesse oblige mais on les troque 1 chapitre plus loin avec une tribu nomade cannibale… WTF !

Il y a aussi une misogynie assez relou, tous les personnages féminins étant stupides et frivoles, dans le genre cagoles, ne servant bien souvent qu'à suppléer les membres de la commission dans les ingrates tâches ménagères. Et cela ne gêne absolument personne d'embarquer dans leur treck des esclaves adolescentes pour chauffer le sac de couchage et pratiquer le repos du guerrier…

A la fin, avec la poursuite des Rebbirs et l'infiltration d'un temple oublié pour sauver une demoiselle en détresse qui auraient parfaitement pu intégrer une histoire de Conan le barbare, on passe sans transition planet opera à la sword & sorcery (la science-fantasy à la Jack Vance s'y prête parfaitement, mais cela détonne tellement avec le reste du roman que cela m'a laissé indifférent). Puis on se lance dans une expérience psychédélique : dans ce roman c'est plusieurs fois new age avant le New Age (l'auteur est de San Francisco, la métropole américaine qui a toujours été largement en avance sur temps par rapport au reste des Etats-Unis). Enfin, l'auteur termine son récit par 2 twists de derrière les fagots :

De nos jours plus personne n'oserait faire des twists aussi mal fagotés !

Et pourtant, l'auteur m'a régalé de petites satires économiques et sociales derrière une façade politiquement correcte (sans doute l'auteur ne voulait-il pas effrayer l'Amérique bien-pensante en pleine chasse aux sorcières maccarthyste) :

Et bien, ma découverte de la bibliographie de l'auteur s'annonce passionnante ! ^^
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finitysend
  30 août 2012
La planète géante est un monde géant que nous raconte jack vance au cours de trois récits solidaires en tous points , et réunis dans ce volume ...
C'est un monde dépourvu de métaux ( pour des raisons soigneusement posées par l'auteur ) et , il est peuplé de sociétés diverses dont la technologie est faible et le langage est souvent fleuri , imagé et poétique . Ces gens ont de la présence et leur caractère est fréquemment des plus affable , encore que non moins souvent , un peu trop bien trempé ? peut-être !
C'est du pur Vance , car c'est le Vance voyageur qui se promène et promène le lecteur dans le dépaysement le plus effréné , qui s'avère ici , être , occasionnellement spectaculaire ..
Ce monde est une sorte de refuge pour les sensibilités diverses et variées qui ont quitté leurs sociétés de départ , pour en bâtir de nouvelles , plus conformes à leurs aspirations et à leurs idéaux .
Suite à un attentat , une ambassade venue de la terre atterrit sur ce monde , c'est un naufrage et les naufragés devront parcourir près de 70000 kilomètres pour rejoindre leur territoire concédé .
C'est la même trame narrative que le cycle de Tchai , mais la planète est tout de même largement humaine et ses habitants sont infiniment plus diversifiés que ceux du monde de Tchai .
C'est un récit très dans le détail qui n'a d'autres buts que de servir cette promenade , de quoi se dépayser et découvrir des personnages haut en couleur et des aventures fréquemment rocambolesques et le plus souvent mouvementés .
Les situations sont un peu fantasques , souvent même , des châteaux , des concours de théâtre ...
C'est un des premiers univers vancien et le style de l'auteur est déjà précocement et spectaculairement en place, mais ce n'est pas vraiment ce que personnellement , j'espère d'un univers de science-fiction , alors ce n'est pas mon univers préféré de l'auteur mais c'est un récit aux mots choisis et un récit de qualité .
Mes gouts me conduisent plus vers Tchai ou les Chroniques de Durdane et autres Domaines de Koryphon ou Alastor et Araminta tome 1 ...
Mais c'est un cycle assez envoutant , avec un univers dense et habité par des personnages emblématiques de la complexité de la vie et de la nature humaine comme de ses rêves et de ses travers éternels . Ceux qui font que tout recommence , toujours et perpétuellement , depuis la nuit des temps et dans les temps les plus glorieux et depuis les temps les moins glorieux aussi ; c'est-à-dire : à chaque génération ! ..
Un cycle ( en un volume ) et une belle ballade , avec un peu trop de noblesse et de châteaux ou de statuts princiers à mon gout , mais cela ne vous dérangera pas forcement !
Cependant et plus sérieusement , si vos ancêtres ont jeté , pour vous , les bases d'une société idéale , regardez autour de vous et demandez-vous ce qu'il en reste et ce que vous pourrez en faire ? C'est peut-être cela la ligne de force qui parcoure ce récit de 65000 kilomètres ( sourires ) .
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BazaR
  13 février 2015
Je n'avais pas mis le nez dans un roman SF de Jack Vance depuis longtemps. A mon grand dépit, j'en ressors avec un sentiment mitigé. Ce n'est pas du meilleur cru même s'il y a de bons ingrédients.
A priori tout est là pour nous emporter vers un voyage mythique dont l'auteur a le secret : une planète géante colonisée par tous les Terriens qui ont un jour refusé l'ordre établi par leur planète natale – la planète est tellement grande qu'on peut espérer y vivre ses traditions sans gêner personne – et une commission d'enquête terrienne dont le vaisseau s'écrase sur l'immense planète et dont les membres survivants se lancent dans une pérégrination à destination de l'Enclave Terrienne. Voyage dangereux car leur présence gêne des potentats locaux.
Le récit tourne autour de ce voyage et des péripéties que vivent les membres de l'équipe. Là on est bien dans du Vance. Les personnages sont juste esquissés – approfondir leur psychologique n'est pas l'objectif –pour laisser le premier rôle à la planète elle-même : ses paysages, ses moyens de transport (les trolleys sur la monoligne sont géniaux) et les sociétés qui y ont évolué. le schéma est donc le même que celui du cycle de Tschaï, les espèces extraterrestres en moins.
Ça ne devrait que me plaire. Seulement le dosage n'est pas très bon. Les personnages du groupe sont vraiment trop chichement dépeints, hormis Glystra le héros Terrien qui ressemble à la plupart des premiers rôles Vancien : froid, analytique, largement dépassionné et tendu vers son objectif comme une corde d'arc. Les groupes sociaux rencontrés manquent généralement d'originalité : à part les amusants habitants de Kirstendale et le village de danseur du début ils sont tous simplement hostiles et violents et le contact se limite à les fuir ou les combattre ; il manque cet élément ethnologique que j'apprécie tant. Les femmes ne sont là que parce qu'il en faut sur une planète si on veut que l'espèce se reproduise (mais cela aussi est tristement assez courant chez Vance). Les paysages eux-mêmes ne sont pas si originaux que ça : des déserts, des forêts, des lacs, rien de grandiose. On s'ennuie un peu finalement.
La fin du récit rattrape quand même un peu. Intégrant sa petite morale politique de la même manière que dans « Les Domaines de Koryphon », elle est plus active, plus enlevée, avec ses révélations (que l'on peut avoir vu venir de loin ceci dit) et ses tactiques pour dénouer le noeud dramatique.
Malgré cette lecture en demi-teinte, je pense que je tenterai ma chance plus tard avec « Les Baladins de la Planète Géante » dont Walktapus dit que le récit est assez éloigné même si le décor est identique.
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FeyGirl
  26 juin 2019
Le vaisseau d’une commission terrienne est victime d’un attentat et s’écrase sur la Planète Géante. Pour rejoindre l’Enclave Terrienne, les survivants doivent parcourir soixante-cinq mille kilomètres (eh oui, la planète est … géante) en traversant des zones contrôlées par des peuplades souvent hostiles.
Ce roman, écrit une dizaine d’années avant le Cycle de Tschaï, en contient tous les prémisses, même si il n’est pas exempt de défauts qui seront atténués dans la saga la plus connue de l’auteur. La trame de fond est similaire : une aventure dans un environnement dangereux, au sein d’un univers aux multiples paysages, peuples, faunes et flores, couleurs… Cependant, les sociétés rencontrées sont généralement moins travaillées (et parfois pas du tout), les décors naturels sont trop rapidement esquissés, et à l’exception du héros principal les personnages sont peu ou pas approfondis, donc on se s’attache pas à eux. L’intrigue elle-même très linéaire.
Le récit ressemble à un prétexte pour présenter le monde imaginaire de l’auteur. La Planète Géante est peuplée de descendants d’humains qui ont quitté la zone d’influence terrienne pour leur « indépendance » car ils refusaient de vivre comme des robots obéissants et sans âme (selon eux), mais pour les Terriens les premiers colons étaient avant tout des inadaptés. Dans ce monde sans technologie car sans métal, l’auteur imagine qu’au fil des générations les colons ont inévitablement recréé des sociétés primitives et inégalitaires, ce qui est une idée intéressante. On y croise souvent des esclaves, les femmes sont méprisées et elles ne s’appartiennent pas, les enfants ne connaissent pas l’école et apprennent très jeunes un métier traditionnel. Il vaut mieux être armé et savoir se battre quand on entame un voyage. Quelques villes plus évoluées existent cependant, mais elles ont fondé des micro-sociétés parfois luxueuses mais peu attirantes. Et soyons clairs, la vie n’a pas de valeur sur la Planète Géante.
La méconnaissance des femmes qu’a l’auteur (si on veut exprimer les choses gentiment) transparaît, notamment avec deux adolescentes décrites comme très piailleuses et frivoles. Et des hommes soit-disant civilisés (car venant de la Terre) sont ravis de les prendre comme compagnes! Si on fait le lien avec une protagoniste apparaissant dans le dernier tome du Cycle de Tschaï, on ne peut pas s’empêcher de penser que l’auteur a un problème avec les adolescentes. C’est vraiment le sujet le plus gênant chez Jack Vance, au-delà d’une misogynie dans le traitement de ses personnages (fréquente dans les romans de SF écrits à cette époque).
En conclusion, un roman qui n’est pas le plus grand de l’auteur car il y a encore beaucoup d’éléments à travailler et approfondir, mais malgré tout le livre se laisse lire.
La suite a été écrite une vingtaine d’année plus tard, je vais découvrir si elle est meilleure.

Lien : https://feygirl.home.blog/20..
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   01 mars 2015
Leur première réaction fut un doublement, un triplement de vitalité, une perceptivité mille fois exacerbée. Ils voyaient, entendaient, éprouvaient, enregistraient les odeurs avec une sensibilité infinie et précise. Chaque feuille d'arbre acquit une identité, chaque pulsation devint une expérience insigne et unique. Des essaims de sensations agréables assaillaient une partie de leur esprit : exploits en amour, au ski, à la voile, à la navigation spatiale, en plongée ; la jouissance des couleurs, la liberté des nuages. L'autre partie, dans le même temps, se livrait à une activité frénétique ; les problèmes se trouvaient résolus ; les épreuves pénibles - leurs liens, la perspective de mourir aux mains de Charley Lysidder - se réduisaient à des détails mineurs. Au loin, la mélopée résonnait toujours plus fort. Glystra l'entendait ; les soldats devaient donc sûrement l'entendre aussi... Pourtant, s'ils l'entendaient, ils n'y prenaient pas garde.
La brise tourna de nouveau ; la fumée s'éloigna. Glystra en éprouva aussitôt un vif ressentiment ; il se débattit pour se libérer, jeta un regard envieux vers les Beaujolains qui, sous l'effet de l'extase, se tenaient immobiles, frémissants.
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AlfaricAlfaric   02 mars 2015
- Je serais curieux de connaître l'économie du pays, dit Cloyville. Ces marchandises ont été fabriquées quelque part. Où ? Par qui ? Par des esclaves ? Il faut une production assez importante pour permettre ce genre de vie, soutenir une classe entière d'oisifs coûteux... Voyez donc. » Il désignait une place sur laquelle des hommes et des femmes aux habits extravagants, installés sur des chaises, écoutaient sept jeunes filles qui jouaient de la flûte et chantaient d'une voix claire.
Glystra se gratta la tête.
- Je ne vois pas comment ils s'y prennent. Ils ne reçoivent certainement rien de la Terre...
- Là est leur secret, bien sûr, nota Pianza. Le Paradoxe de Kirstendale.
- En tout cas, déclara Cloyville, péremptoire, tout le monde paraît s'en accommoder : les gens ont l'air heureux. - Ceux que nous voyons, corrigea Corbus.
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AlfaricAlfaric   02 mars 2015
- C’est là qu’ils commencent leur apprentissage, chuchota Clodleberg. Quand ils sont plus âgés, ils vont piller les villes de la Marche et toute la vallée de Galatudanie. (Sans bruit, il ajusta un carreau dans son arbalète.
- Qu’allez-vous faire ?
- Tuer le plus grand… je sauverai ainsi la vie de bien des innocents.
Glystra lui tapa sur le bras ; le carreau fracassa une branche au-dessus de la tête des aspirants assassins. Il vit leurs visages blêmes, leurs grands yeux noirs, leurs bouches béantes sous l’effet de la terreur ; puis ils détalèrent comme des lapins.
- Qu’est-ce qui vous a pris ? s’exclama son guide. Ces rôdeurs-là me tueront peut-être quand je reviendrai à la Cité du marais.
Glystra ne sut que dire sur le moment. Puis il marmonna :
- Pardon… je pense que vous avez raison. Mais s’ils vivaient sur Terre, ou sur n’importe quelle autre planète du Système, ils seraient encore à l’école.
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AlfaricAlfaric   07 mars 2015
- Alors votre ambition est de fédérer la Planète Géante ?
- Exactement.
- Dans quel but ?
Le Bajarnum parut interdit.
- Mais... pour que la paix et l'ordre règnent, voyons !
- Non, bien sûr que non... comme vous devez bien le savoir. La Planète Géante ne pourra jamais être unifiée par la conquête... Pas par l'armée beaujolaine montée sur des zipangotes, et pas de votre vivant. Je doute que vous vous préoccupiez de paix et d'ordre. Vous avez employé votre armée pour envahir et occuper Wale et Glaythree, l'un et l'autre de paisibles pays agricoles, mais les bohémiens et les Rebbirs rôdent, ravagent et tuent selon leur bon plaisir. Non, reprit Glystra, vos conquêtes sont motivées par la vanité et l'égoïsme. Vous n'êtes qu'un Heinzelman le Fléau sous des habits plus élégants.
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BazaRBazaR   10 février 2015
Il ramassa un caillou qu'il tourna entre ses doigts. " Un caillou rond, du quartz... un morceau de Planète Géante, lavé par l'eau de la Planète Géante, du lac Pellitante, poli par le sable du rivage de la Planète Géante..." Il le soupesa dans sa paume avec la vague idée de le garder. Toute sa vie, ce simple caillou saurait recréer à ses yeux cet instant précis, quand la paix, la solitude et l'étrangeté l'entouraient, tandis que la nuit tombait sur la Planète Géante.
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Vidéo de Jack Vance
SORTIE LE 16 JUIN 2014
Sur une nouvelle planète, il n'y a pas de sentiers battus ; il n'y a place que pour les prouesses, la solitude, les découvertes et l'inconnu. Quel est le lien entre une explosion, un exploit, l'exploration d'un monde nouveau et son exploitation ?
Influencé par Jack Vance, Ursula K. le Guin, Robert Silverberg ou encore John Varley, Alfred Boudry nous livre un roman hommage à l'âge d'or de la science-fiction où l'espace est une invitation à l'introspection.
Exploration Totale nous emmène dans les tréfonds du temps et de notre univers... qu'il soit extérieur ou intérieur.
« Celui qui entre ici ne peut rebrousser chemin pas plus qu'aller de l'avant. Cloué sur place, il est envoûté, trop grand pour l'immensité, trop petit pour le grain de sable qui a sa place dans l'univers... » (B. Traven, le Vaisseau des Morts)
© lepeupledemu.fr
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