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ISBN : 225301270X
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1986)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 167 notes)
Résumé :
Cinq cents millions de francs ! Le trésor de la Bégum Gokool ! Le docteur Sarrasin n'en croit pas ses yeux ! Son rêve peut enfin devenir réalité : une cité idéale où régneraient l'harmonie et la paix entre les hommes.
D'une lande déserte, il fera surgir France-Ville, quelque part dans l'Oregon, aux États-Unis. Mais voilà que le professeur Schultze réclame sa part de l'héritage. Et ses projets sont d'une toute autre nature...Il érige, à côté de France-Ville, u... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
cmpf
  01 mai 2016
Ce qui m'a attirée vers ce titre c'est l'envie de lire l'opposition vue par Jules Verne entre le génie français et le génie allemand. Publié en 1879, il ne pouvait qu'être influencé par la récente guerre avec l'Allemagne.
Un très important héritage échoit à deux savants, l'un français, l'autre allemand. le premier se propose de créer une ville moderne selon des principes scientifiques et hygiénistes, France-Ville, tandis que l'Allemand choisit d'édifier une Cité de l'acier, en fait une usine d'armement. Les deux sont construites non loin l'une de l'autre en Amérique du Nord.
Le coeur de Jules Verne est nettement du côté français puisqu'il attribue au Docteur Sarrasin des projets philanthropiques, tandis que le Professeur Schultze n'entend oeuvrer qu'en vue de l'hégémonie du peuple allemand, destinée évidente due à la supériorité allemande sur les autres peuples. Pourtant il est curieux de lire dans la description de la cité modèle une volonté de former une humanité parfaite grâce aux exercices du corps et de l'esprit, et je n'ai pu empêcher mon esprit d'évoquer les jeunesses hitlériennes, même si le sport ne représentait qu'une partie de l'endoctrinement, et si l'enseignement de l'esprit critique en était exclu. J'ai aussi pensé aux villes fermées réservées aux personnes âgées, qui sont effectivement très sûres mais parce qu'elles fonctionnent sur l'exclusion. L'utopie est décidemment un exercice difficile.
L'esprit du XIXème se retrouve dans ce roman, en particulier la foi en un avenir plus radieux pour l'humanité (en tous cas la portion blanche) grâce à la science, l'éradication de la plupart des maladies, et des hommes meilleurs car mieux éduqués. Reste aussi la vision méprisante pour les peuples non européens ou américains.
Bref une lecture plaisante, mais pas tout à fait à la hauteur de ce que j'espérais, il est vrai qu'il était destiné à l'éducation (et à la récréation) des jeunes.


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ElGatoMalo
  13 mai 2012
Un roman qui frappe au premier regard par son manichéisme daté. La guerre de 1870 est bien passée par là et les couplets de "nous reprendrons l'Alsace et la Lorraine" résonnent doucement en fond sonore pendant la lecture. Mais ce n'est que le premier coup d'oeil. Au second, on trouve aussi dans ce livre des positions politiques et sociales que l'on ne rencontre pas souvent chez Jules Verne excellent conteur en général plus axé sur l'action et le merveilleux scientifique que sur la réflexion ou la critique.
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Glesker
  14 mai 2013
Que feriez-vous de 500 millions gagnés à la loterie ? Acheter une île paradisiaque, faire un tour du monde en bateau ? Pour les héros de Jules Verne, pas de ça. Les ambitions sont plus philanthropiques... ou tout au contraire !
Dans ce roman, ce n'est pas un heureux gagnant mais deux héritiers du fabuleux pactole d'une Bégum indienne. L'un est Français et l'autre Allemand et ils ont tous les deux des visions assez opposées de la façon de mettre à profit cette soudaine manne.
François Sarrasin est décidé à fonder une cité exemplaire utilisant les plus récentes avancées des domaines de l'hygiène et de l'urbanisme et entend en faire un lieu idéal et cosmopolite.
Le professeur Schultze bâtit une cité industrielle à la gloire de l'acier, depuis les mines jusqu'à la fonte des canons. Car son objectif n'est ni plus ni moins que de détruire la cité du Français. Mais c'est bien sûr sans compter sur l'intervention d'un courageux et intrépide Alsacien qui va déjouer ces plans diaboliques.
Ce roman fut écrit en pleine période de traumatisme post-guerre de 1870. le ressentiment anti-allemand est plus qu'évident et la honte engendrée par la perte de l'Alsace-Lorraine se voit ici adoucie par l'image d'un Alsacien infiltré chez l'Allemand, fidèle au Français et qui ne demande qu'à saper le Teuton. Une promesse de revanche en somme. C'est quasiment de la propagande.
On y retrouve aussi les thèmes classiques de l'époque : révolution industrielle, théories hygiénistes, rationalisation de l'espace urbain...
Pour ma part, je ne considère pas ce roman parmi les Jules Verne majeurs ; les ficelles sont souvent énormes et certains personnages caricaturaux. Cependant, comme souvent dans les aventures proposées par l'écrivain nantais, on trouve une dose d'humour qui allège l'ensemble.
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LiliGalipette
  22 septembre 2015
Le docteur Sarrasin, paisible praticien français, hérite soudainement d'un petit royaume dans la province de Bengale et de plus de 500 millions de francs. Mais cet héritage fabuleux lui est disputé par le professeur Schultze, un Allemand convaincu de la supériorité de son pays. « Cela peut devenir un grand danger, une subite fortune pour certaines natures. » (p. 29) Les millions sont finalement partagés : alors que le docteur Sarrasin fonde France-Ville, cité moderne et modèle, le professeur Schultze construit Stahlstadt, cité ouvrière partagée entre les mines et les fonderies. L'Allemand ne s'en cache pas, il veut anéantir sa voisine française à coup de canons et de projectiles meurtriers. Infiltré dans la cité armée, Marcel Bruckman, pupille du docteur Sarrasin, met tout en oeuvre pour percer à jour les sombres desseins du professeur Schultze. « Nous faisons ici le contraire de ce que font les inventeurs de France-Ville ! Nous cherchons le secret d'abréger la vie des hommes tandis qu'ils cherchent, eux, le moyen de l'augmenter. Mais leur oeuvre est condamnée, et c'est de la mort, semée par nous, que doit naître la vie. » (p. 124)
Avec ce roman d'anticipation et d'espionnage, Jules Verne présente une peinture visionnaire cruellement précise de ce que sera le conflit franco-allemand de 14-18. le récit est très manichéen et oppose les partisans du bien et de l'homme à ceux du mal et de la destruction. C'est avec un paternalisme éclairé que Jules Verne professe que les sciences n'ont de valeur que si elles sont mises à profit avec vertu et sagesse. Dans le même sens, il rappelle que la richesse ne fait le bonheur que si elle est partagée et mise au service de l'élévation de l'humanité. Les personnages sont des archétypes : l'Allemand belliqueux, le Français humaniste, l'Alsacien méritant, etc. « Marcel n'était pas seulement d'un mérite transcendant dans toutes les branches du métier, c'était aussi le plus charmant compagnon, le travailleur le plus assidu, l'inventeur le plus modestement fécond. » (p. 109) Ce roman est d'une grande simplicité dans sa construction, mais le charme opère toujours avec Jules Verne.
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gill
  08 juillet 2012
Le docteur Sarrasin, décide d'utiliser l'argent d'un héritage fabuleux pour bâtir une ville modèle, Franceville, dont la construction est basée sur des principes scientifiques et, notamment sur l'hygiène et le respect de la nature. Ce qui en fait une cité modèle.
Octave, son fils est lié d'amitié à Marcel Bruckmann, qui est un étudiant brillant.
Mais l'héritage est divisé en deux car un autre prétendant se présente : le professeur Schultze, éminent professeur allemand antifrançais.
Bientôt une conspiration menace l'existence de Franceville.
Le professeur schultze, de Stahlstadt, la cité de l'acier qu'il a fondé, veut détruire Franceville, grâce à un monstrueux obus tiré par un immense canon.
Paru en 1879, Ce livre de Jules Verne pourrait laisser à penser qu'il se laisse porter, contrairement à ce qu'il a pu laisser entrevoir dans d'autres ouvrages, par un patriotisme qui se teinterait de nationalisme.
Mais c'est plus deux conceptions de vie et d'urbanisme qu'il oppose dans cet ouvrage et passé la guerre de 70 il prédit le réarmement industrieux forcené de l'Allemagne et la grosse Bertha de la première guerre mondiale..
Au final il signe, là, un bon roman d'anticipation, malgré quelques longueurs, à relire pour le plaisir de l'imagination et du style de Jules Verne.
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Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
cmpfcmpf   07 mai 2016
Le professeur avait entendu parler du projet de son rival de fonder une ville française dans des conditions d’hygiène morale et physique propres à développer toutes les qualités de la race et à former de jeunes générations fortes et vaillantes. Cette entreprise lui paraissait absurde, et, à son sens, devait échouer, comme opposée à la loi de progrès qui décrétait l’effondrement de la race latine, son asservissement à la race saxonne, et, dans la suite, sa disparition totale de la surface du globe. Cependant, ces résultats pouvaient être tenus en échec si le programme du docteur avait un commencement de réalisation, à plus forte raison si l’on pouvait croire à son succès. Il appartenait donc à tout Saxon, dans l’intérêt de l’ordre général et pour obéir à une loi inéluctable, de mettre à néant, s’il le pouvait, une entreprise aussi folle. Et dans les circonstances qui se présentaient, il était clair que lui, Schultze, M. D. « privat docent » de chimie à l’Université d’Iéna, connu par ses nombreux travaux comparatifs sur les différentes races humaines – travaux où il était prouvé que la race germanique devait les absorber toutes –, il était clair enfin qu’il était particulièrement désigné par la grande force constamment créative et destructive de la nature, pour anéantir ces pygmées qui se rebellaient contre elle. De toute éternité, il avait été arrêté que Thérèse Langévol épouserait Martin Schultze, et qu’un jour les deux nationalités, se trouvant en présence dans la personne du docteur français et du professeur allemand, celui-ci écraserait celui-là.
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EpicteteEpictete   19 février 2014
Octave Sarasin, fils du docteur, n’était pas ce qu’on peut appeler proprement un paresseux. Il n’était ni sot ni d’ne intelligence supérieure, ni beau ni laid, ni grand ni petit, ni brun ni blond. Il était châtain, et, en tout, membre-né de la classe moyenne. Au collège il obtenait généralement un second prix et deux ou trois accessits. Au baccalauréat, il avait eu la note « passable ». Repoussé une première fois au concours de l’Ecole centrale, il avait été admis à la seconde épreuve avec le numéro 127. C’était un caractère indécis, un de ces esprits qui se contentent d’une certitude incomplète, qui vivent toujours dans l’à-peu-près et passent à travers la vie comme des clairs de lune.
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raynald66raynald66   22 février 2014
Il faut que l'expérience, cette fois, soit foudroyante et complète. - Ne changez pas un iota à ce que j'ai décidé. - Je veux que dans quinze jours France-ville soit une cité morte et que pas un de ses habitants ne survive. - Il me faut une Pompéi moderne, et que ce soit en même temps l'effroi et l'étonnement du monde entier. - Mes ordres bien exécutés rendent ce résultat inévitable.
“ Vous m'expédierez les cadavres du docteur Sarrasin et de Marcel Bruckmann. - Je veux les voir et les avoir “ SCHULTZ...
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cmpfcmpf   07 mai 2016
D’ailleurs, il n’y avait pas de doute possible. Si humiliant qu’il pût être pour un professeur à l’Université d’Iéna d’avoir des rapports de parenté avec des gens de race inférieure, il était évident qu’une aïeule française avait sa part de responsabilité dans la fabrication de ce produit humain sans égal. Seulement, cette parenté d’un degré secondaire à celle du docteur Sarrasin ne lui créait aussi que des droits secondaires à ladite succession. Le solicitor vit cependant la possibilité de les soutenir avec quelques apparences de légalité et, dans cette possibilité, il en entrevit une autre tout à l’avantage de Billows, Green et Sharp : celle de transformer l’affaire Langévol, déjà belle, en une affaire magnifique, quelque nouvelle représentation du « Jarndyce contre Jarndyce », de Dickens.
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dibordediborde   06 décembre 2012
Toujours est-il que l'effet avait dû être foudroyant. Herr Schultze, surpris par la mort dans l'attitude qu'il avait au moment de l'explosion, s'était instantanément momifié au milieu d'un froid de cent degrés au-dessous de zéro.
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Vidéo de Jules Verne
Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne (Fiction/Concert)
« En 1867, dans le Pacifique, un mystérieux monstre marin percute des navires. Le savant Aronnax, son domestique Conseil et le harponneur Ned Land partent à sa poursuite. Lorsqu’ils se retrouvent dans le ventre du monstre, en réalité un fabuleux sous-marin conçu par le capitaine Nemo, c’est le début d’un prodigieux périple à travers les eaux... Le chef-d'œuvre de Jules Verne est le premier roman où l'électricité fut traitée comme la force universelle qu'elle allait devenir. Du Pacifique au pôle Sud en passant par la Méditerranée, voici une épopée scientifique et maritime électrisée par l'Orchestre National de France ! »
Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne, librement adapté par Stéphane Michaka - Avec l’Orchestre National de France - Musique originale et direction d'orchestre : Didier Benetti - Réalisation : Cédric Aussir - Conseillère littéraire Caroline Ouazana
Avec : - Professeur Aronnax : Gabriel Dufay - Conseil : Sylvain Levitte - Ned Land : Clément Bresson - Capitaine Nemo : Eriq Ebouaney - Copilote : Antoine Sastre
- Bruitage : Sophie Bissantz et Elodie Fiat - Assistante à la réalisation : Cécile Laffon
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