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ISBN : 2253141437
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1997)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.9/5 (sur 2397 notes)
Résumé :
Lee Anderson, vingt-six ans, a quitté sa ville natale pour échouer à Buckton où il devient gérant de librairie. Il sympathise dans un bar avec quelques jeunes du coin. Grand, bien bâti, payant volontiers à boire, Lee, qui sait aussi chanter le blues en s'accompagnant à la guitare, réussit à séduire la plupart des adolescentes. Un jour il rencontre Dexter, le rejeton d'une riche famille qui l'invite à une soirée et lui présente les soeurs Asquith, Jean et Lou (17 et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (124) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  02 décembre 2012
1946 , première parution en date sous le pseudonyme de Vernon Sullivan .
1949 , interdiction prononcée pour atteinte aux bonnes moeurs assortie d'une condamnation de principe .
Si ce genre de mésaventure prête à loler comme un ouf' de nos jours , il nous faut , cependant , nous replonger dans le contexte d'époque , spécifiquement dans ce bon vieux Sud , terre d'accueil toujours aussi emblématique pour le frère de couleur en mal d'amitié sincère et durable qui se voyait immanquablement , dès son arrivée , chaleureusement offrir une petite cagoule blanche en pointe du plus bel effet quand ce n'était pas la corde de l'amitié voire le petit braséro de la St Jean , signe d'une camaraderie indéfectible en devenir !
Lee Anderson , 26 balais , vient s'échouer à Buckton pour y tenir une petite librairie .
Ses hobbies ? le triple B : écouter ou jouer du blues , boire et baiser .
Son histoire , sa quête , son inaccessible espoir , il va l'inscrire dans le stupre et le sang , un seul leitmotiv comme moteur de vie : la vengeance obsessionnelle !
J'irai cracher sur vos tombes est effectivement d'une rare violence . Brutalité des mots , furie libidineuse des corps et des âmes . Ici , point de héros susceptible de susciter la moindre empathie car tout n'est que débauche , luxure et dépravation . Ah , elle est belle la jeunesse , tiens !
On aime ou on déteste . J'ai plutôt accroché !
Une écriture , certes , scabreuse , faisant parfois dans la facilité et la démonstration à outrance mais largement compensée par un récit ultra prenant à la tension palpable allant crescendo .
Vian impose un scénario malsain que l'on pressent très rapidement tout en parvenant à scotcher un lecteur n'attendant plus qu'un dénouement hors norme .Une écriture entêtante , véritable petite musique funèbre pour un final magistral !
J'irai cracher sur vos tombes : m'en fous , je compte faire don de mon corps à la science histoire de partir sur une dernière blagounette...
Au crachat , je préférerai...
http://www.youtube.com/watch?v=hEuVWnKMMSM
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marina53
  03 décembre 2012
Buckton, sud des Etats-Unis, nous sommes en pleine ségrégation raciale. Dans cette petite ville débarque un jour Lee Anderson, une lettre de recommandation et un dollar en poche. Ayant tout laissé derrière lui, il devient gérant d'une petite librairie et s'apprête à changer de vie.
Il s'ennuie un peu et décide d'aller voir dans le bar d'en face. Là, il fait la connaissance de quelques adolescentes, les Bobby-soxers, et leurs amis. Finalement, ils passent le plus clair de leur temps ensemble, près de la rivière à se baigner, boire et faire l'amour.
Mais derrière cette belle apparence se cache un homme, avide de vengeance, pour les punir de ce qu'ils ont fait au "gosse"...
Encore une lecture qui ne peut nous laisser de marbre...
A la fois dérangeant, troublant, parfois écoeurant, intrigant, violent, cru... les qualificatifs ne manquent pas pour décrire ce roman de Boris Vian.
L'auteur raconte, dans les moindres détails, les scènes de sexe en passant par la violence et la haine qui habite son anti-héros. Porté par ce mystérieux personnage, le roman sait nous dévoiler progressivement l'intimité de cet homme blessé et animé d'une soif de vengeance. Vengeance qui ira crescendo au fil des pages et qui se terminera par un final assez époustouflant.
L'écriture est acérée et âpre, avec des dialogues incisifs et percutants et des scènes à l'aune d'un titre provocateur.
Un bon roman dé-Vian ...
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Gwen21
  06 mars 2017
"Je la renversai sur le divan et j'arrachai le devant de sa robe. Elle se débattait comme un beau diable. Ses seins jaillirent de la soie claire.
- Lâchez-moi. Vous êtes une brute !
- Non, dis-je. Je suis un homme."
Ça, c'est pour le ton du roman, ça me semble tout à fait représentatif.
Publié en 1946 (et interdit aux Etats-Unis, pays où se déroule l'action), "J'irai cracher sur vos tombes" est un roman coup de poing qui frappe le lecteur avec la violence et la soudaineté d'une balle de revolver (enfin, j'imagine, n'ayant jamais reçu de balle de revolver).
Sud des Etats-Unis, Lee Anderson tient une librairie dans une petite ville où les adolescents sont aussi crétins que leurs copines sont belles, de vraies pin-up. Nouvel arrivant, il se lie facilement avec les jeunes du coin, ne lésinant pas sur les bouteilles de whisky pour se faire accepter. Bien que plus âgé, il séduit par son assurance et son physique. Très vite, il devient la coqueluche des ados. Mais sous ses dehors agréables, Lee cache un secret, celui d'une vengeance contre la société dominatrice, celle des Blancs.
Âmes sensibles s'abstenir !
Sexe, alcool et violence, voilà le programme. Un roman tellement cru et direct qu'on doit faire un véritable effort pour ce rappeler la date et le contexte de sa publication. Vous me direz, est-il plus violent que les six années de guerre qui venaient de s'achever ?
Malgré la dureté des thèmes abordés, j'ai été complètement hypnotisée par le roman et par le style de Boris Vian. Impossible de lâcher ma lecture. Voilà ce que j'aime, une littérature qui dérange, qui me sort de ma zone de confort, qui me heurte même mais qui me réveille aussi.
Un coup au coeur.

Challenge Petit Bac 2016 - 2017
Challenge MULTI-DÉFIS 2017
Challenge 1914-1968 2017
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PiertyM
  30 septembre 2013
Une écriture poignante et d'une agressivité maniaque ou presque sauvage. de ce genre violent découle aussi une vérité bouleversante. Surtout s'il faut situer le livre à son époque, il a mérité d'être censuré.
Dans le contexte historique auquel est vouée l'histoire notamment pendant la ségrégation raciale, on peut dire que voir un noir être maltraité, fouetté ou tuer une autre chose mais voir un noir développer sa rage de vengeance et de parvenir à l'appliquer, c'en est aussi autre chose. Alors que les germes de la violence se transmettent dans la société comme les gènes de l'hérédité des parents aux enfants. Une haine n'enfante que de la haine. Et que Lee Andersen en est le bon fruit.
Voulant venger son frère tué sauvagement, Lee Andersen s'infiltre dans la communauté blanche, déguisé en un blanc, afin de tendre ses pièges et de pouvoir mettre à exécution tous ses plans...
Aussi qu'il est emporté par la folie des choses, tout est entaché de violence dans cette histoire. L'amour à la violence, la sexualité à la violence....
Le plaisir ici ne ressemble en rien à un ressentir plutôt obéit à l'apaisement d'une obsession
J'ai aimé ce livre très osé et je dis chapeau à Boris Vian d'avoir oser.
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Eric75
  28 décembre 2011
Mais quelle mouche a donc piqué Boris Vian ? Tel ce bon Dr Jekyll, le voici transformé en Mr Hyde sous le nom de plume de Vernon Sullivan. L'auteur de L'Ecume des jours écume de rage. Je ne vais pas tenter de raconter le pitch car ce serait déjà trop dévoiler l'intrigue, l'intérêt du livre reposant en grande partie sur de réels effets de surprise – concernant les noirs desseins du narrateur, ses motivations et son jusqu'auboutisme qui n'apparaissent que très tardivement dans le roman. On a lu partout que J'irai cracher sur vos tombes est le récit d'une vengeance (ça n'apparaît pas immédiatement, mais c'est exact) et une dénonciation du racisme et de l'intolérance (cet argument me semble déjà plus hasardeux, mais on peut l'accorder au bénéfice du doute). Car on pourrait tout aussi bien y voir une certaine complaisance, un panégyrique de la violence, de l'auto justice, de la haine, des déviances sexuelles, et j'en passe, mais c'est impossible, puisque l'on sait aujourd'hui qu'il s'agit d'un texte de Boris Vian, tout ceci n'est donc que de la dénonciation de bon aloi, et procède de l'envie de jouer un bon tour au lecteur. Si le livre fut interdit à sa sortie, pour pornographie et immoralité, et si son auteur fut condamné pour outrage aux bonnes moeurs, c'est parce que les censeurs de 1949 n'avaient pas compris l'intention réelle de l'auteur et sont tombés dans le panneau en prenant tout au premier degré.
Vernon Sullivan piège le lecteur en proposant au départ un héros agréable et sympathique (le narrateur du roman) qui se dévoile peu à peu dans le rôle du vengeur masqué (mais qui reste encore sympathique à ce moment là, les vengeurs masqués sont toujours sympathiques), et qui révèle ensuite, en fin de parcours, sa vraie nature, d'où le malaise ressenti, puisqu'on veut le croire encore sympathique, mais sans vraiment y parvenir, pour le coup. Les cartes sont mélangées. Qui est la victime ? Qui est le coupable ? Qui est noir ? Qui est blanc ? Mais j'en ai trop dit. Disons que Dr Jekyll et Mr Hyde, c'est aussi dans le roman.
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Citations & extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   02 avril 2015
Elle était lisse et mince comme une herbe, et odorante comme un magasin de parfumerie. Je m’assis et me penchai au-dessus de ses jambes, et je lui embrassai l’intérieur des cuisses, à l’endroit où la peau des femmes est aussi douce que les plumes d’un oiseau. Elle resserra ses jambes et puis les écarta presque aussitôt, et je recommençai un peu plus haut. Son duvet brillant et bouclé me caressait la joue, et, doucement, je me mis à la lécher à coups légers. Son sexe était brûlant et humide, ferme sous la langue, et j’avais envie de la mordre…
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le_Bisonle_Bison   15 avril 2015
Elle a ouvert les yeux de nouveau. Le jour venait, et je les voyais briller de larmes et de rage ; je crois que je reniflais comme une espèce de bête et elle s’est mise à gueuler. Je l’ai mordue en plein entre les cuisses. J’avais la bouche remplie de ses poils noirs et durs ; j’ai lâché un peu et puis j’ai repris plus bas où c’était plus tendre. Je nageais dans son parfum, elle en avait jusque là, et j’ai serré les dents. Je tâchais de lui mettre une main sur la bouche, mais elle gueulait comme un porc, des cris à vous donner la chair de poule. Alors, j’ai serré les dents de toutes mes forces, et je suis rentré dedans. J’ai senti le sang me pisser dans la bouche, et ses reins s’agitaient malgré les cordes. J’avais la figure pleine de sang et j’ai reculé un peu sur les genoux. Jamais je n’ai entendu une femme crier comme ça ; tout d’un coup, je me suis rendu compte que tout partait dans mon slip ; ça m’a secoué comme jamais…
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le_Bisonle_Bison   05 mars 2015
- Qu'est-ce qu'on vous sert ? demanda-t-il.
- Deux bourbons, commanda Hansen en m'interrogeant du regard.
J'acquiesçai.
Le garçon nous les donna dans deux grands verres, avec de la glace et des pailles.
- Je le prends toujours comme ça, expliqua Hansen. Ne vous croyez pas forcé...
- Ça va, dis-je.
Si vous n'avez jamais bu de bourbon glacé avec une paille, vous ne pouvez pas savoir l'effet que cela produit. C'est comme un jet de feu qui vous arrive sur le palais. Du feu doux, c'est terrible.
- Fameux ! approuvai-je.
Mes yeux tombèrent sur ma figure dans la glace. J'avais l'air complètement sonné.
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born2flyborn2fly   10 décembre 2012
Personne ne me connaissait à Buckton. Clem avait choisi la
ville à cause de cela ; et d’ailleurs, même si je m’étais dégonflé, il
ne me restait pas assez d’essence pour continuer plus haut vers
le Nord. À peine cinq litres. Avec mon dollar, la lettre de Clem,
c’est tout ce que je possédais. Ma valise, n’en parlons pas. Pour
ce qu’elle contenait. J’oublie : j’avais aussi dans le coffre de la
voiture le petit revolver du gosse, un malheureux 6,35 bon marché ; il était encore dans sa poche quand le shérif était venu
nous dire d’emporter le corps chez nous pour le faire enterrer.
Je dois dire que je comptais sur la lettre de Clem plus que sur
tout le reste. Cela devait marcher, il fallait que cela marche. Je
regardais mes mains sur le volant, mes doigts, mes ongles.
Vraiment personne ne pouvait trouver à y redire. Aucun risque
de ce côté. Peut-être allais-je m’en sortir.
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ColetteColette   02 septembre 2012
Les livres sont très chers, et tout cela y est pour quelque chose; c'est bien la preuve que les gens se soucient peu d'acheter de la bonne littérature; ils veulent avoir lu le livre recommandé par leur club, celui dont on parle, et ils se moquent bien de ce qu'il y a dedans.
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Videos de Boris Vian (83) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Boris Vian
Le Goûter des Généraux, de Boris Vian, enregistrée en 1965, au théâtre de la Gaité Montparnasse. Rire jaune, rire noir, franc rire. Le général James Audubon Wilson de la Pétardière-Frenouilloux est un grand militaire. Un homme si bien : il habite encore chez sa maman
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