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ISBN : 2070361497
Éditeur : Gallimard (12/07/1972)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 253 notes)
Résumé :
Yvonne : La tête me tourne, j'ai fait une folie, une folie affreuse. J'ai fait...
Michel : Parle-nous.
Yvonne : Je ne peux pas. Je voudrais. Sauvez-moi ! Sauve-moi, Mik ! Pardonne-moi, Mik. Je vous ai vus ensemble, là-bas, dans le coin. Je me suis dit que je vous gênais, que je dérangeais les autres.
Michel : Maman !
Yvonne : J'ai perdu la tête. Je voulais mourir. Mais je ne veux plus mourir. Je veux vivre. Je veux vivre avec vous !... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
bdelhausse
  03 octobre 2018
Les portes claquent. D'ailleurs Jean Cocteau l'indique en commentaires à l'attention des metteurs en scène.
Les hommes âgés entretiennent des filles qui sortent avec de plus jeunes.
Sur 3 femmes et 2 hommes, Jean Cocteau crée plusieurs ménages à trois où "c'est je t'aime moi non" plus bien souvent. Le fils avec Madeleine et Yvonne (sa mère). La mère avec le fils et Georges (son mari). Le mari avec Madeleine et Yvonne également. Léonie, l'ex de Georges, avec Georges toujours et le fils... Madeleine avec le fils et le père... bref, au premier degré, c'est un véritable lupanar.
Vaudeville?
Pas vraiment. Cela en a l'odeur, la couleur, l'apparence, mais on est bien dans une tragédie. le rire salvateur, les envolées comiques chères à la comédie de boulevard, tout cela s'éloigne rapidement.
Le sujet est grave. L'amour étouffant d'une mère et d'un père pour leur fils, adulte mais infantilisé. C'est universel. Jean Cocteau crée une tension, une atmosphère qui monte progressivement vers le drame absolu, à travers mensonges et duplicité.
Même si la pièce à (fatalement) été écrite par Jean Cocteau en pensant à quelques acteurs dans les divers rôles, dont Jean Marais dans le rôle du fils amoureux, elle reste fort actuelle dans son ensemble. Un classique qui reste tout à fait lisible malgré les années.
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Myriam3
  25 mai 2014
La pièce de théâtre commence sur un drame, et dès les premières répliques, le caractère et le rôle de chacun est donné: Yvonne, la mère fragile et immature, Léo, celle qui est là pour garder l'équilibre de la famille, "Vous perdez la tête... heureusement que je suis là", Georges, le mari, le père, entouré de sa femme inconséquente et de Léo, la vraie figure maternelle, et enfin Michel, le fils adoré, "tu ne vas pas mourir avant d'avoir revu Michel".
Cette famille sans nom est attachante, bouleversante et révoltante tout à la fois, désordonnée, égoïste, passionnée, folle. "Dans une pièce moderne le casse-tête me semble de faire un grand jeu et de rester un peintre fidèle d'une société à la dérive".
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Marti94
  15 décembre 2014
Etonnant de retrouver Cocteau auteur d'une sorte de vaudeville ! En fait, cette pièce en trois actes publiée en 1938 à l'odeur et la saveur d'un vaudeville mais derrière le rideau il y a le drame et c'est peut être celui qu'a vécu Jean Cocteau dans sa relation avec sa mère.
Yvonne, a reporté un amour abusif sur son fils de 22 ans, Michel, qu'elle considère encore comme un enfant et non pas comme un adulte. Georges, le père, est plutôt faible et inexistant, d'où les rapports mère-fils toujours excessifs. Quand l'amour se présente au jeune homme sous l'aspect d'une autre femme, Madeleine, celle-ci est naturellement détestée par la mère et si cette belle personne a eu antérieurement des faiblesses pour le père alors là, la situation se complique. Et c'est sans compter sur Léonie, la tante de Michel, qui cherche à mettre de l'ordre dans les désordres familiaux.
Mais, dans cette tragédie familiale basée sur le mensonge des parents terribles et castrateurs, il y a heureusement l'innocence de l'amour entre Michel et Madeleine.
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luis1952
  15 janvier 2013
Le livre récite les dialogues d'une pièce théâtre. Il y a cinq acteurs : Léonie, sa soeur Yvonne et Georges son mari, et Michel le fils. Ces quatre personnes habitent ensemble jusqu'au jour où apparait Madeleine qui est la maitresse de Georges et la nouvelle amante du fils. La pièce de théâtre résoudra tout ceci. Une belle comédie et mise en scène de personnages hilarants.
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Sharon
  17 octobre 2010
Terribles, ses parents ? Oui, ils méritent bien cet adjectif et forment une curieuse famille. le père, Georges, est un doux rêveur, il est entièrement dominé par les caprices de sa femme, Yvonne. Diabétique, elle est victime de malaises fréquents, qui lui permettent de maintenir ses proches sous sa coup. Égoïste ? Les faits qui le prouvent sont nombreux. Yvonne et sa famille vivent au crochet de Léo bien qu'elle ait été autrefois la fiancée de Georges, qui lui a préféré sa soeur sans autre forme de procès. Léo est la pièce maîtresse de cette oeuvre. Ces différentes volte-face sont autant de coups de théâtre qui vont bouleverser l'intrigue et précipiter le dénouement. Michel, le fils, est le personnage principal, parce qu'il est omniprésent. Les personnages parlent de lui, pensent à lui, s'inquiètent pour lui, et savoir qui va s'approprier Michel est l'enjeu majeur de cette pièce.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   15 mai 2012
Dans une pièce moderne le casse-tête me semble de faire un grand jeu et de rester un peintre fidèle d'une société à la dérive.
J'ai voulu essayer ici un drame qui soit une comédie et dont le centre même serait un nœud de vaudeville si la marche des scènes et le mécanisme des personnages n'étaient dramatiques.
J'ai beaucoup tenu à peindre une famille capable de se contredire et d'agir avec mystère tout en respectant le volume d'une pièce qui pour frapper sur la scène, doit paraître d'un seul bloc.
Il est plus simple de paraître d'un seul bloc si quelque personnage central ne s'écarte jamais d'un vice ou d'une vertu qu'il possède et si ses comparses ne changent pas non plus leur ligne de bout en bout....
(extrait de la préface I, écrite avec la pièce, et insérée en début de l'édition de poche parue en 1958)
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luis1952luis1952   15 janvier 2013
Yvonne - Michel ! Je t'ai porté dans ton lit jusqu'à onze ans. Après, tu es devenu trop lourd. Tu te pendais à mon cou. Après tu mettais tes pieds nus et tes orteils sur mes sandales, tu me tenais par les épaules et nous marchions ensemble jusqu'à ton lit. Un soir tu t'es moqué de moi parce que je te bordais, et je t'ai prié d'aller te coucher seul !

Michel- Maman ! Laisse-moi monter sur ton lit; j'ôte mes souliers...Ah ! Me fourrer près de toi, mettre mon cou sur ton épaule.
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gillgill   15 mai 2012
"Les parents terribles"
ont été représentés pour la première fois au théâtre des Ambassadeurs, le 14 novembre 1938.
Personnages
Yvonne..................Germaine Dermoz
Léonie...................Gabrielle Dorziat
Madeleine..............Alice Cocéa
Georges.................Marcel André
Michel......................Jean Marais
Décors de Guillaume Monin
A Paris de nos jours
Décors
Acte I : chambre d'Yvonne
Acte II : chez Madeleine
Acte III : chambre d'Yvonne
NOTE
Les chambres seront celles de cette famille en désordre et de Madeleine (le contraire)
Un seul détail obligatoire : les décors, très réalistes, seront construits assez solidement pour que les portes puissent claquer.
Léo (Léonie) répète souvent : "Chez vous, c'est la maison des portes qui claquent".
(présentation de l'édition de poche parue en 1958)
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genougenou   10 mai 2013
Léo : Le voilà, votre milieu. Vous donneriez n’importe quoi pour qu’Yvonne soit vivante… et pour la torturer après. Non, Michel ; nous, nous sommes des gens de la rue, des gens de la boue, nous sommes faits pour vivre. Ta mère était faite pour être morte. Là où elle est, il n’existe pas de fils, de père, de maîtresse. Il n’y a que l’amour. A présent, elle peut vivre. Elle peut habiter la maison. Elle peut aimer une ombre.
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genougenou   10 mai 2013
Michel : Tu parles de te suicider parce que j’aime une jeune fille !
Yvonne : Mourir de honte est pire que le suicide. N’essaye pas de jouer au plus fin. Si tu aimais une jeune fille … Si tu avais à m’exposer une intrigue nette, convenable, digne de toi et de nous, il est probable que je t’aurais écouté sans colère. Au lieu de cela, tu n’oses pas me regarder en face et tu me débites une histoire dégoûtante
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Videos de Jean Cocteau (151) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Cocteau
E.Couly reçoit Metin Arditi à la Maison Jean Cocteau de Milly-la-Forêt pour son Dictionnaire amoureux de l'esprit français (Ed. Plon). « On ne considère en France que ce qui plaît », dit Molière, « C?est la grande règle, et pour ainsi dire la seule ». Partant de cet indiscutable constat, l?auteur de ce dictionnaire, lui-même amoureux comme personne de l?esprit français, examine d?une plume légère et souvent espiègle les diverses formes dans lesquelles s?incarne en France le désir de plaire : au fil des siècles se sont développés le goût du beau, bien sûr, mais aussi le principe d?élégance, le sens de l?apparat, le souci de légèreté, l?humour, l?art de la conversation, un attachement historique à la courtoisie, la délicatesse du chant classique « à la française », le penchant pour la théâtralité, l?amour du juste, le goût des barricades, du panache, oui, du panache, et, surtout, une exigence immodérée de liberté. Ce dictionnaire parle de Guitry et de Piaf, de Truffaut et de Colette, mais aussi de Teilhard de Chardin, Pascal, Diderot, Renan, Péguy, les prophètes qui ont nourri les artistes de leur pensée et les ont libérés dans l?exercice de leurs talents. L?esprit français a aussi ses interdits. Ne jamais être lourd... Ne pas faire le besogneux... Comment plaire, sinon ? Au fil des pages, ce dictionnaire rappelle que le goût des belles choses a un prix, qu?un tel bonheur ne vient pas sans facture. À défaut, l?esprit français ne serait pas ce qu?il est... Sans vouloir transformer un pays qui, c?est heureux, n?est pas transformable, on pourrait peut-être imaginer, ça et là, quelques mesures aptes à diminuer le montant de l?addition. À l?heure où chacun s?interroge sur la délicate question de l?identité du pays, ce dictionnaire rappelle combien l?esprit français est un cadeau.
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