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Michèle Gazier (Traducteur)
ISBN : 2264011114
Éditeur : 10-18 (24/08/2005)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 63 notes)
Résumé :

L'inénarrable Pepe Carvalho est engagé par la famille Pedrell pour enquêter sur la mort du patriarche, riche homme d'affaires barcelonais. Bizarrement, il s'agit moins de retrouver l'assassin que de retracer les activités de la victime. Menait-il une double vie ? De la réponse dépend l'héritage. Carvalho décide alors de faire justice au nom d'un mort qui, visiblement, ne manque à personne.

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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
GeorgesSmiley
  02 octobre 2018
« Il y a longtemps, je lisais des livres et dans l'un d'eux quelqu'un avait écrit : J'aimerais arriver à un endroit d'où je ne voudrais pas revenir. Cet endroit-là, tout le monde le cherche. Moi aussi. Il y a ceux qui ont les mots pour exprimer ce besoin, il y a ceux qui ont l'argent pour le satisfaire. Mais il y a des millions et des millions de gens qui veulent aller vers le Sud » déclare Pepe Carvalho.
Stuart Pedrell avait l'argent, il est donc parti sur les traces de Brel et Gauguin, abandonnant femme, enfants et fortune, certain que « Gémir n'est pas de mise aux Marquises ». Lorsqu'on retrouve son cadavre dans un terrain vague de Barcelone, la surprise est totale. Pepe va enquêter, à la demande de la veuve, sur cet étrange itinéraire.
Ses va-et-vient dans les différents quartiers de Barcelone, ses rencontres, (devrait-on dire causeries ?) avec les témoins sont ponctués d'un cynisme désabusé. Mais quelques heures plus tard, par la magie de la lecture, l'énigme sera résolue après moult recettes de cuisine arrosées de vins plutôt blancs.
Notre enquêteur philosophe, au sortir d'une nouvelle cuite carabinée, livre au lecteur attentif la morale de cette histoire.
« Il y a des choses contre nature. Essayer de fuir son âge, sa condition sociale, conduit à la tragédie. Pensez à ça chaque fois que vous aurez la tentation de partir pour les mers du Sud ».
Premier contact avec Pepe Carvalho dans une lecture facile, rapide mais sans grande tension dramatique. le détachement de cet enquêteur fatigué et désabusé serait-il contagieux ? L'intrigue est mince, le rythme est lent, très lent et les personnages gravitant autour de Pepe légers. Comme un touriste ébloui par la beauté des îles des mers du sud, je n'ai pu m'empêcher de ressentir cet ennui qui vient ensuite car «… par manque de vent, le temps s'immobilise aux Marquises ».
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Hardiviller
  02 octobre 2017
La trame du livre surfe sur une enquête de l'inspecteur catalan Pepe Carvalho , homme bourru , qui à l'instar de l'auteur ( ex-critique gastronomique ) aime bien manger de bons petits plats .
Il y a l'enquête et aussi Barcelone la catalane avec sa faune particulière de paumés , de putes et de bourgeois .

Ce n'est pas de la grande littérature et ne le prétend pas , mais c'est agréable à lire . On se demande bien au fil de la lecture ce que signifie le titre .... comme dans bien des polars , vous l'apprendrez à la fin , au moment de la résolution de l'enquête .
Pour les amateurs de polards , les amoureux de Barcelone et les inconditionnels de Manuel Vasquez Montalban .
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Bigmammy
  27 juillet 2011
Barcelone est le cadre, mais aussi le principal acteur de cette nouvelle enquête de Pepe Carvalho. L'action se passe en 1975 ou 76. La première image est un plan de la ville et de la situation des quartiers périphériques : à l'ouest San Magin, une « urbanización » récente, des immeubles sortis de rien, où logent des travailleurs tristes, à l'est, Trinidad et San Andrès, banlieues mal famées, au nord Vallvidrera où demeure Pepe, au centre les vieux quartiers où il travaille, avec son collaborateur Biscuter, son amie Charo et son indic Bromuro : le barrio Chino à l'ouest des Ramblas, et le barrio Gothic à l'est.
Pour cette nouvelle affaire, Pepe Carvalho est chargé par sa riche veuve de découvrir l'assassin d'un industriel et promoteur immobilier découvert lardé de coups de couteau dans un terrain vague de Trinidad, Carlos Stuart Pedrell. Celui-ci a disparu pendant une année en déclarant vouloir vivre la vie de Gauguin, et partir dans les mers du sud. La veuve veut un rapport détaillé concernant la situation de son défunt mari pendant cette année d'absence, surtout savoir si l'héritage qu'elle et ses enfants recueillent n'est pas entamé par la vie fugueuse de Carlos Pedrell que personne, finalement ne regrette vraiment. En guise de premier indice, elle fournit au détective un morceau de papier extrait de l'agenda de Carlos où est écrit ce vers en italien : « Désormais personne ne m'emmènera vers le sud ».
Car depuis la disparition de son mari, Mme Stuart Pedrell a pris la tête de toutes ses affaires et s'en tire très bien, bien mieux que lui, amateur de jolies femmes, d'opéra, et mal dans sa peau…Pepe Carvalho va tenter de retrouver la trace de l'homme perdu, et fera des découvertes déconcertantes. Quant au meurtrier, tout le monde sait jouer du couteau à Barcelone. La police a tôt fait de baisser les bras. Car tout commence et tout finit dans la capitale catalane, au lendemain de la mort de Franco, dans ses beaux quartiers et ses rues sordides, où la poésie des paysages le dispute au désenchantement. Tout finit bien, sauf que…..
Une construction méthodique, des personnages campés avec la précision du scalpel, des notes d'ambiance comme la description des voyageurs du métro (p.156), et, en prime, la vraie recette de la paëlla en page137…Le style fait l'écrivain, et ici, il est bien traduit. Comme le dit le Monde « On ne perd jamais son temps à lire Montalban. »
Lien : http://www.bigmammy.fr
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Polars_urbains
  06 septembre 2018
La tentation des marquises…
Un roman policier très bavard, l'enquête de Pepe Carvalho lui donnant l'occasion de disserter sur la littérature, la poésie, le roman noir, la politique espagnole postfranquiste, les magouilles immobilières… sans oublier la cuisine et les mérites du vin blanc sec bien frappé. L'enquête ? Reconstituer un an de la vie d'un homme après que le cadavre d'un richissime homme d'affaires tenté par l'itinéraire d'un Gauguin ait échoué dans un terrain vague de Barcelone. On a les mers du sud que l'on peut…
D'interrogatoires serrés et denses (toujours le sens du dialogue de Montalban) en enquêtes de proximité (à l'ancienne, photographie du mort en main), Carvalho avance, ouvre des pistes, les referme… pour arriver à une réalité somme toute banale mais bien sordide.
Quelques beaux portraits sans concessions de la haute bourgeoisie et aristocratie espagnoles, de snobs, de littérateurs plus ou moins inspirés, d'artistes… Un roman sur l'envie d'évasion et de nouveaux horizons mais dans lequel Carvalho reste bien ancré dans la Barcelone qu'il aime et qu'il ne veut pas quitter. Un bon cru.
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issablaga
  21 janvier 2014
Carlos Stuart Pedrell, riche industriel est retrouvé poignardé dans un terrain vague de Barcelone. Disparu un an auparavant, sa famille et ses amis n'avaient plus aucune nouvelles de lui depuis. La victime avait déclaré vouloir partir pour un long voyage dans les mers du sud. La veuve Stuart Pedrell engage donc Pepe Carvalho pour découvrir l'assassin de son mari. Là commence son enquête à travers toute la ville de Barcelone pour tenter de retracer la dernière année de la vie de Stuart Pedrell.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
GeorgesSmileyGeorgesSmiley   28 septembre 2018
Mon père me respectait. Il savait que j'étais un créateur et que j'avais besoin de changer ma vie et celle des autres. Quand il est mort, j'avais presque cinquante ans et j'ai reçu un héritage absolument renversant. j'ai placé une partie à intérêt fixe, de quoi vivre fabuleusement bien jusqu'à ma mort. J'ai employé une autre partie à indemniser ma femme pour lui avoir fait cinq enfants, et mes cinq enfants pour les avoir faits héritiers.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   01 octobre 2018
_ J'ai appris à boire du vin blanc entre les repas grâce au roman de Goytisolo, Senas de identidad. Plus tard, le vin blanc a superbement été utilisé dans le film de Resnais, Providence. Jusqu'alors j'étais resté fidèle aux portos et au bon vieux xérès. Ca, c'est une bénédiction. De plus, c'est la boisson alcoolisée à plus basses calories, à part la bière. Quel vin blanc buvez-vous ?
_ Du blanc de blanc, Marqui de Monistrol.
_ Je ne connais pas. Moi je suis un fanatique du chablis, de ce chablis. Et s'il n'y a pas de chablis, un albarino fefinanes. C'est un vin bâtard impressionnant. Des racines alsaciennes dans un sol galicien. C'est une des meilleures choses que nous ait données le Chemin de Saint-Jacques.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   02 octobre 2018
_ Ton père était tout aussi égoïste que n'importe quel être humain. Il a vécu sa vie et voilà tout.
_ Non, ce n'est pas certain. On ne peut pas vivre en pensant que le monde entier est égoïste, que le monde entier, c'est de la merde.
_ Moi, j'arrive à vivre, et je le pense. J'en suis convaincu.
_ Je suis une merde ?
_ Tu en seras une, c'est sûr.
_ Les gens que tu as aimés, c'était de la merde ?
_ Ca, c'est le piège. On a besoin d'être bienveillant avec ceux qui le sont envers nous. C'est un contrat non écrit, mais c'est un contrat. Ce qui se passe, c'est que nous vivons comme sans savoir que tout et tous sont de la merde. Et plus on est intelligent moins on l'oublie, plus on l'a présent à l'esprit. Je n'ai jamais connu quelqu'un de vraiment intelligent qui aime les autres ou leur fasse confiance. Au plus il les plaignait. Ce sentiment-là, oui, je le comprends.
_ Mais les autres n'ont pas de raison d'être méchants, ou d'être victimes. C'est ça la distinction que tu fais entre les gens ?
_ Il y a aussi les imbéciles et les sadiques.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   29 septembre 2018
Quand j'ai eu quarante ans, je me suis fait un résumé de ce qui m'attendait : payer les dettes et enterrer les morts. J'ai payé cette maison et j'ai enterré mes morts. Tu ne peux pas savoir à quel point je suis fatigué. Maintenant je découvre que je n'ai plus le temps de contracter de dettes importantes. Je ne pourrais plus les payer. Le dernier mort qu'il me reste à enterrer, c'est moi.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   02 octobre 2018
Il y a longtemps, je lisais des livres et dans l'un d'eux quelqu'un avait écrit : J'aimerais arriver à un endroit d'où je ne voudrais pas revenir. Cet endroit-là, tout le monde le cherche. Moi aussi. Il y a ceux qui ont les mots pour exprimer ce besoin, il y a ceux qui ont l'argent pour le satisfaire. Mais il y a des millions et des millions de gens qui veulent aller vers le Sud.
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