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Michèle Gazier (Traducteur)Georges Tyras (Traducteur)
ISBN : 2267007681
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (01/06/1990)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 63 notes)
Résumé :
" Quand il n'était encore qu'un poète admirateur d'Ezra Pound et de T.S.Eliot, Manuel Vasquez Montalban fit un jour le pari d'écrire en quinze jours un polar à l'américaine.

Pari gagné : la première aventure de Pépé Carvalho venait de naître. C'est aussi la plus simple et la plus belle.

Parce qu'il tire son nom d'une vieille complainte de marin et qu'il nous parle d'un jeune homme mort d'avoir tatoué sur son dos " Né pour révolutionne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  16 août 2013
Ce livre ressemble à Barcelone en été, et mes sentiments sont à l'image de ceux que j'éprouve pour la ville, c'est-à-dire très partagés. J'adore parce que c'est intéressant, vivant, surprenant... et je déteste parce que c'est écrasant (de chaleur), pas toujours ragoûtant et (un peu) déprimant.
Pépé Carvalho est la déclinaison barcelonaise du détective privé atypique : pas débordé, obsédé à l'idée de bien manger (et de bien baiser), évidemment célibataire mais partageant ses nuits avec une pute au grand coeur, plutôt bagarreur, avec un passé trouble fait de communisme et de CIA... Dans Tatouage, il mène l'enquête pour identifier un noyé assassiné porteur d'un tatouage infernal... Si l'univers est poisseux et glauque, l'enquête est relativement basique; d'ailleurs, si on retire toutes les scènes où Pépé mange, prépare à manger, pense à ce qu'il va manger, parle de ce qu'il aime manger, ainsi que les épisodes coups de poing, il ne doit pas rester plus d'une centaine de pages. Pas mal de négatif donc, et pourtant j'ai dévoré ce roman comme Pépé son ragoût de la mer : vite, bien et avec plaisir. Il m'a donné faim, de spécialités catalanes, de 'vrai', de vie, de tout.
En bonne alsacienne que je suis, je continue à préférer les polars plus 'propres' des Scandinaves et des Américains... si tant est qu'un polar puisse être 'propre'... Mais je rendrai volontiers de petites visites à Pépé Carvalho dans les bas-fonds de Barcelone pour les vacances !
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Aline1102
  04 janvier 2013
Près de Barcelone, un jour de grande chaleur, le corps d'un homme est repêché dans la mer. Il semble jeune et sur son dos, un tatouage insolite est encore visible : « Je suis né pour révolutionner l'enfer ».
Quelques jours plus tard, Pepe Carvalho, un enquêteur privé, est contacté par Monsieur Ramón, un commerçant qui a bien réussi dans les affaires. Celui-ci demande à Carvalho d'enquêter sur le mort : il veut connaître son nom, d'où il vient, ce qu'il faisait en Catalogne ; bref, tous les détails que Pepe pourrait glaner à son sujet et que Monsieur Ramon est près à payer cher.
Carvalho commence son enquête sur place mais, très vite, les faits l'amènent jusqu'aux Pays-Bas. Là, il découvre l'identité du jeune homme noyé et tente d'en apprendre plus sur ses relations, en particulier celles qu'il entretenait avec les femmes.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Carvalho est un enquêteur très particulier. le trait le plus remarquable de sa personnalité réside sans doute dans le fait qu'il entretient une relation avec une prostituée, qu'il essaye d'ailleurs de mener à la baguette, comme il le fait avec toutes les femmes. Car notre ami Pepe est légèrement macho et ne semble penser qu'au sexe dès qu'il aperçoit un être humain de sexe féminin !
Une autre caractéristique du personnage, c'est la passion qu'il entretient pour la gastronomie. Carvalho est un fin gourmet et un amateur de grands crus, ce qui émaille le récit d'extraits alléchants sur le menu de ses différents repas.
Du côté des points positifs de sa personnalité, on peut aussi relever sa ténacité. Car même alors que le Señor Ramón lui demande d'oublier l'enquête qu'il lui a confiée et le remercie pour les informations qu'il a déjà collectées, Carvalho refuse de s'arrêter. Apparemment, parce que le cas en question a soulevé de nombreuses questions auxquelles il aimerait trouver une réponse. Mais, pour ma part, j'ai également eu l'impression que, pour Pepe, c'était une question d'honneur : pas question de laisser un cas à moitié résolu.
Un gros point négatif du personnage de Carvalho, en-dehors du fait qu'il soit(comme je l'ai signalé plus haut), un macho ascendant misogyne, c'est la façon dont il alimente son feu ouvert. Carvalho aime avoir un feu qui brûle dans sa cheminée, même quand il fait 30°C dans les rues de Barcelone et il utilise, comme papier pour lancer ses jolies flambées, des livres ! Sale type !
Si j'ai pu me faire une opinion assez nette (et mitigée) sur le personnage de Carvalho, je trouve par contre très difficile de parler du polar en lui-même et de l'action qui s'y déroule. L'enquête en elle-même est certes intéressante et le suspense ne manque pas, puisque la vie du jeune homme noyé ne nous est révélée que petit à petit, au fur et à mesure des investigations de Carvalho. Mais l'ambiance générale de ce polar est très (trop ?) noire, avec une sorte de misère sous-jacente qui pourrait sans doute être mieux exploitée par l'auteur si elle occupait une place plus centrale dans le récit.
On nous parle des origines modestes de Carvalho et de son oncle, agriculteur en Galice, qui a du mal à joindre les deux bouts et sollicite régulièrement la générosité de son neveu (celui-ci n'hésitant pas à répondre à cette demande, il faut le souligner). On nous parle des Espagnols qui ont quitté leur pays afin de partir travailler à Rotterdam, gagner quelques florins à envoyer à la famille restée au pays (nous ne sommes pas encore à l'époque de l'euro, Carvalho étant payé en pesetas par le Señor Ramón).
C'est tout un contexte socio-économique que l'auteur évoque sans l'approfondir, Carvalho ne faisant que constater que la misère frappe tous les Espagnols. Et l'on ne peut s'empêcher d'être légèrement frustré par la façon dont toute cette misère est passée sous silence : aussitôt remarquée, aussitôt oubliée. Dommage car ce polar, qui semblait bien plus que cela au début de par la personnalité atypique de son enquêteur, y aurait certainement gagné en profondeur.
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belette2911
  27 mai 2016
♫ Il était minc', il était beau, Il sentait bon le sable chaud, Mon légionnaire !
Y avait du soleil sur son front, Qui mettait dans ses cheveux blonds, de la lumière ! ♪
Si Gainsbourg s'est invité en chantant dans ma tête, c'est à cause du corps mort (pour les cormorans) que l'on vient de retrouver dans l'eau, juste vêtu d'un maillot : il était blond, il était beau, il sentait le cadavre dans l'eau et portait un tatouage : « Né pour révolutionner l'enfer ».
Était-ce vraiment un légionnaire ? On ne sait pas vu que son visage a été mangé par les poissons ! ♫ On l'a trouvé dans la mer. Il avait ses beaux yeux que les poissons dévorèrent. Dans le ciel, passaient des nuages. Il a montré ses tatouages ♪
Espagne post franquiste de 1976… Un détective, Pepe Carvalho est chargé, par le patron d'un salon de coiffure, de trouver l'identité du beau blond retrouvé mort. Et il le rétribue grassement, qui plus est ! Pouvait pas aller demander au commissariat directement ??
Puisque nous parlons de la police, elle a dû avoir vent d'un truc pas net puisque quelques jours après la découverte du corps, voilà que les flics arrêtent des tas de prostituées, qu'ils ferment les bars et le tout sans ménagement aucun. Anguille sous roche avec le tatoué (qui n'avait pas un Modigliani dans le dos, pourtant) ??
Une chose est sûre, Pepe ne s'entendrait pas avec Sherlock ! Déjà que Pepe est un fin gourmet, qu'il cuisine, qu'il ne mange pas n'importe quoi (Sherlock savait aller au resto aussi !) et surtout, qu'il ne considère pas que son estomac comme un simple appendice de son cerveau et puis, Pepe, il allume sa cheminée avec des livres…
Oui, vous avez bien lu ! Un Don Quichotte pour allumer une flambée en juillet, avouez que ce n'est pas banal !
Pepe est aussi gourmet en matière de femme et il fréquente Charo, sa maîtresse – une prostituée libérale. de plus, on apprend qu'il a aussi travaillé pour la CIA en Hollande.
Si vous êtes à la recherche d'un thriller ou d'un enquête où tout le monde court partout, laissez tomber les enquêtes de Pepe !
Lui, il vous les mitonne au court-bouillon et laisse mijoter le tout, sans pour autant que mon estomac littéraire crie famine puisque la découverte de la ville de Barcelone après les années Franco était un voyage fort divertissant mais pas de plus bucolique.
Surtout lorsque notre Pepe, toujours sur les traces du nom du beau blond en maillot, va devoir pousser jusqu'en Hollande.
Le passage avec deux de ses compatriotes, exilé là-bas pour gagner leur croûte péniblement est assez fort. On sent bien leur misère transparaître sous leurs paroles, eux qui ne retournent même pas au pays ce Noël-ci.
Et quand l'ancien collègue de Pepe essayera de l'embaucher pour surveiller ses compatriotes qui ne sont pas habitués à un pays si libertaire. Tout le mépris de l'homme pour ces pauvres immigrés qu'il aimerait sans doute renvoyer au pays de la paella suinte des pages.
Non, on ne lira pas les enquêtes de Pepe pour leur vivacité, mais pour avoir le droit de suivre son regard un peu désabusé, noir, sans concessions sur sa ville, son pays, ses habitants, les femmes adultères, les prostituées…
En tout cas, quand on Pepe commence une enquête, il va jusqu'au bout et tant pis s'il paye de sa personne.
Un bon roman noir au goût de mac-quereau avec un Pepe qui vous cuisine une enquête à petit feu, pour mieux imprégner les chairs de toute l'ambiance de Barcelone.
Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Polars_urbains
  01 septembre 2018
Je vous parle d'un temps où les détectives privés vérifiaient le bon état de leur pistolet et la position de leur cran d'arrêt dans les toilettes de l'avion les menant à Amsterdam. Bref, pas de portiques et de scans et un déplacement aux Pays-Bas pour l'une des toutes premières enquêtes de Pepe Carvalho (ex-marxiste, ex-CIA et gastronome) sur les traces d'un noyé au tatouage énigmatique. C'est enlevé, il y a de l'action (les privés se font souvent tabasser), de l'amour et des recettes de cuisine (la potée galicienne vaut certainement le détour). Nous sommes à la fin des années soixante-dix et on sourira de l'évocation d'Amsterdam la libérée (tendance amour libre et fines herbes), bien différente de la Catalogne à peine sortie du Franquisme. Une bonne introduction à l'univers de Montlalban, même si le dénouement est un peu rapide et pas très convaincant.
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Belem
  06 mars 2013
Un homme a été retrouvé flottant en mer, le visage détruit, et portant un étrange tatouage où il est écrit : « né pour révolutionner l'enfer ». Un homme engage Pepe Carvalho pour retrouver le nom du noyé. Alors que cette mort déclenche une razzia de la police barcelonaise dans les milieux de la drogue et des prostitués, son enquête mène Carvalho aux Pays-bas, sur la piste du mystérieux personnage. Bon, il ne vaut mieux pas en dire plus, au risque de révéler l'intrigue.
Tatouage est un très bon roman. Montalbán s'inspire des polars à l'américaine, et c'est plutôt réussi. La légende dit qu'il l'a écrit en 15 jours. Si c'est vrai, et il n'y a pas de raison de ne pas le croire, cela démontre un grand talent d'écriture de Montalbán. C'est apparemment la deuxième aventure de son personnage fétiche, le détective catalan Pepe Carvalho, après « J'ai tué Kennedy »... (j'avoue que j'ai parfois du mal à m'y retrouver avec les romans de Montalbán).
Ce personnage fait polémique : c'est normal, puisque c'est un nihiliste. Comme souvent, les intrigues policières de Montalbán sont un prétexte à dénoncer la société espagnole, sous les années étouffées de la dictature de Franco. Deux bonnes raisons de le lire, donc !
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
saigneurdeguerresaigneurdeguerre   15 juin 2019
Il regardait alternativement la fille, qui traçait un sillage capricieux et désordonné sur l'eau, et le corps inerte qui flottait toujours, obstinément collé au pédalo à l'ancrage. Peu à peu, il se fit à l'idée que cette position qui s'éternisait était contraire aux lois de la respiration.
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Charybde2Charybde2   03 juin 2018
Carvalho descendit à la cave pour y chercher du bois. Il fit plusieurs voyages, puis nettoya la cheminée des restes de la dernière flambée qu’il y avait faite, cinq jours plus tôt. Quatre nuits de suite chez Charo, c’était trop de nuits. Carvalho était tiraillé entre des sentiments contradictoires. D’un côté, il se reprochait d’avoir abandonné sa maison et sa vie réglée, normale. De l’autre, il se rappelait le velours de la peau de Charo, la douceur de sa peau la plus secrète, certains gestes tendres qui lui avaient démontré qu’elle l’aimait.
Il chercha vainement un journal pour mettre le feu au tas de bois qu’il avait arrangé selon les règles des bons allumeurs de feu. Du petit bois à la bûche, le tas respectait la correcte hiérarchie pyramidale allant du plus léger au plus lourd. Mais il n’y avait pas de papier.
– Je devrais lire les journaux plus souvent, dit-il à haute voix.
Finalement, il s’approcha des rayonnages de livres qui recouvraient les murs de la pièce. Il hésita mais se décida pour un livre rectangulaire, vert, épais. Carvalho en lut un fragment tout en le portant au bûcher. Il s’intitulait España como problema, écrit par un certain Laín Entralgo à une époque où l’on croyait que l’Espagne était à elle-même son seul problème. Il glissa le livre – tous les feuillets, y compris la reliure qu’il avait forcée – sous le bois, puis il y mit le feu, à la fois anxieux et impatient de voir jaillir la flamme tandis que le livre se transformerait en un simple amas de mots oubliés.
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Aline1102Aline1102   04 octobre 2012
A la casa de Carvalho se llegaba por un camino ancho de tierra que reptaba entre viejas villas historiadas, de un blanco agrisado por la lluvia a lo largo de cincuenta años, salpicado por azulejos verdes o azules y los colgantes mechones de buganvilias o dondiegos que reposaban por los bordes de las tapias.
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SachenkaSachenka   24 juin 2011
Carvalho se rappela alors une vieille boutade d'un professeur de littérature française, Juan Petit : "Imaginez-vous que l'homme angoissé des oeuvres de Sartre, en pleine crise d'angoisse, entende frapper à sa porte. Il va ouvrir, c'est l'encaisseur de gaz. S'il peut payer, tout va bien. Il peut retourner à son angoisse métaphysique. Mais s'il ne peut pas payer, son angoisse métaphysique va se faire voir et il en a une nouvelle."
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Charybde2Charybde2   03 juin 2018
La salle sentait les rognons au xérès. Carvalho chercha une table dans un coin d’où il pourrait avoir une vue d’ensemble, tandis que l’air alourdi d’effluves de graisse de rognon pénétrait son nez, sa bouche, sa langue. Il commanda une salade castillane et des rognons. Il tenta de se représenter ce qu’on pouvait attendre de l’adjectif « castillane » accolé au substantif « salade ». Son imagination était plus fertile que celle du cuisinier. Il s’agissait d’un lit de pommes de terre à la vinaigrette sur lequel étaient déposées stratégiquement quelques miettes de thon à l’escabèche.
Tenant à l’œil les miettes clairsemées, Carvalho n’en observait pas moins la salle et se faisait une idée du lieu et des gens. Il demanda au garçon :
– Bromure est là ?
– Il termine avec quelqu’un en bas. Je vais lui dire de monter, si vous voulez.
– Oui, merci.
Bromure arriva et trouva Carvalho qui trempait des bouts de pain dans la sauce des rognons, les contemplait, tout imprégnés de graisse brune, les offrait enfin à l’attente palpitante de sa langue. Un plat de rognons était d’abord un plaisir olfactif et tactile que l’arrivée du cireur ne parvint pas à troubler. Bromure s’agenouilla devant Carvalho, saisit un de ses pieds et le posa sur sa boîte.
– Tu es venu pour la bouffe ou pour le travail ?
– Les deux. On a trouvé un mort sur une plage. Il n’avait plus de visage. Les poissons l’avaient dévoré et il avait une phrase tatouée dans le dos : Né pour révolutionner l’enfer.
– Il y a des gens qui ne doutent de rien.
– Que veux-tu que j’y fasse ?
– Et dans sa voix amère, y avait la tristesse… d’un accordéon fatigué, non ?
– Qu’est-ce que tu me sors, là ?
Les yeux larmoyants du cireur s’enfoncèrent encore dans le réseau serré de rides crasseuses qui lui composait un visage, à partie égale avec des plaques de couperose violacée. Il riait, sans doute, ou du moins c’est ainsi que Carvalho interpréta la sorte de commotion sismique qui souleva le bloc de rides. – C’est une vieille chanson qui s’appelait Tatouage, chantée par Conchita Piquer.
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