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Jean-Michel Jasienko (Traducteur)
ISBN : 2757813625
Éditeur : Points (26/03/2009)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 33 notes)
Résumé :

Considéré comme l'Autant en emporte le vent des Noirs américains, cette vaste épopée raconte l'histoire de Vyry, l'arrière-grand-mère de Margaret Walker: esclave, fille d'esclave et d'un maître blanc, son destin se confond avec la longue marche vers la liberté. Partagée entre son amour de jeunesse et son époux, passionnément dévouée à ses enfants, Vyry incarne la promesse d'un mond... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Stockard
  05 juin 2018
"L'Autant en emporte le Vent des Noirs américains" promettait la couverture. Rien que ça ? Ok, on va voir alors et sans perdre de temps, c'est parti on débarque dans cette immense plantation de Georgie pile au moment de la naissance d'Elvira Dutton, qu'on n'aura jamais vraiment l'occasion d'appeler ainsi et qui sera pour nous et pour tout le monde Vyry.
Vyry, une mulâtre fille d'une esclave qui meurt à sa naissance et du maître de la plantation à qui elle doit un teint si clair que beaucoup, au détour d'un chemin et de sa vie, la prendront pour une Blanche. Mais sur la plantation, une goutte de sang noir suffit à faire une esclave et sa couleur de peau ne compte pas quand dès son plus jeune âge, elle entre au service de la grande maison pour servir sa demi-soeur, fille de John Dutton, maître blanc de la plantation et de Salina, sa femme qui, connaissant l'ascendance de Vyry, n'aura pas assez de toute sa vie pour l'étriller et l'humilier à chaque fois que l'occasion se présentera, c'est à dire à chaque fois qu'elle en aura envie, c'est à dire... tout le temps.
Et ainsi se passent les premières années parmi les autres esclaves que Vyry voit se faire battre, vendre, parfois tuer et à l'instar de ses congénères, elle ravale ses larmes, son impuissance et son désespoir... jusqu'à l'arrivée de Randall Ware, un Noir né libre qui souhaite l'épouser et racheter sa liberté. Peine perdue. Vyry ne sera jamais à vendre (rien que d'écrire ça, ça fiche comme un vertige)
Il faudra qu'elle attende la guerre de Sécession et l'accouchement du treizième amendement pour pouvoir quitter la plantation.
Malheureusement et comme elle s'en rendra vite compte, cette Liberté promise reste encore et toujours à conquérir. Soit, il n'y a plus de maître, de régisseur et de surveillants mais il y a le ku klux klan, il y a le racisme qu'un décret et autres lois n'ont jamais éradiqué, il y a les perdants de cette guerre qui refusent la reddition d'Appomattox, en bref, on passe de l'esclavage à la ségrégation et si Vyry et les siens font l'expérience d'une certaine liberté au sens où quand ils trouvent du boulot, un salaire si minime soit-il leur revient enfin, la terreur est, elle, toujours bien présente entre meurtres, lynchages, intimidations et habitations réduites en cendre. Free at last, hein ?!
Malgré le sujet difficile, c'est un bel hommage à son arrière grand-mère sous forme de negro spiritual littéraire que nous propose Margaret Walker qui, en passant, nous offre un témoignage inédit de l'avant, pendant et après guerre de Sécession vu par les Noirs. Avec son écriture parfaitement maîtrisée alliée à la richesse de ses descriptions, elle nous transporte sans peine dans le Dixieland, de l'esclavage à la reconstruction, sur une route de l'Indépendance qui semble ne jamais finir d'être pavée.
Alors oui, il y a du Autant en emporte le Vent dans ce Jubilee, mais pas que... Finalement, Margaret Walker, c'est un peu la rencontre d'Alice Walker avec Margaret Mitchell.
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Shan_Ze
  03 juin 2014
Vyry est la fille d'une esclave noire et du maitre de la plantation, John Morris Dutton. Sa mère est morte à l'âge de 29 ans des suites d'une fausse couche. Vyry a la peau très claire pour une métisse et la confusion est souvent faite avec la "fille légitime" du maître. Elle va vivre des moments difficiles avec les conditions dures imposées aux Noirs mais aussi la guerre de Sécession et la volonté de se bâtir une maison pour sa famille...
J'ai beaucoup aimé cette histoire, la vraie vie de l'arrière-grand-mère de Margaret Walker, l'auteur. Les conditions imposées aux Noirs à cette époque sont incroyables, ils étaient considérés comme des moins que rien, vendus comme du bétail. Vyry a un coeur d'or, elle sait faire la distinction entre les bons et les mauvais sans regarder leur couleur de peau. J'aurais voulu en savoir plus sur leur devenir mais vraiment un grand roman que j'ai eu du mal à lacher.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
StockardStockard   24 mai 2018
C'est une guerre des Blancs contre les Noirs, une guerre de nuit, une guerre secrète, une guerre où l'agresseur est masqué. Quand tu sors de chez toi, le matin, le premier Blanc que tu rencontres, c'est peut-être l'homme qui justement t'a attaqué la nuit d'avant. C'est le règne de la terreur, et par la terreur ils veulent de nouveau réduire les nègres en esclavage. Ils n'admettront jamais que le Sud s'est rebellé contre l'Union du Nord et que le Nord a gagné la guerre. Et c'est sur nous qu'ils vont se soulager de toutes leur rancunes.
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StockardStockard   25 mai 2018
Je crois qu'il vaut mieux courir que rester raide sur place. Je préfère que les gens me voient les talons et qu'ils disent "Regardez cette espèce de lâche, regardez-le courir, ce sale nègre puant", plutôt que de leur donner l'occasion de dire "Pour un beau cadavre, c'est un beau cadavre", et d'admirer ma charogne !
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CarosandCarosand   07 juillet 2015
Adieu, mon trésor, oublie pas la tante Sally et oublie pas de prier. Tante Sally sait bien qu'elle te reverra plus jamais dans ce monde de péché, mais je t'attendrai de l'autre côté, là où c'est qu'on vend pas les nègres à la criée.
Oh, Seigneur, quand c'est que tu nous l'envoies, ce Moïse ? Quand c'est que tu vas nous libérer ? Oh, Jésus, combien de temps faut encore attendre, combien de temps, Seigneur ? Tout ce que j'aime dans ce monde, ils me l'enlèvent ! Oh, Seigneur, combien de temps faut encore prier ?
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StockardStockard   11 mai 2018
Faut jamais trop rire la matin, parce qu'on risque toujours d'avoir à pleurer avant le soir.
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StockardStockard   26 mai 2018
Les gens avec un coeur plein d'amour, ils ont jamais besoin d'un docteur !
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