AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2207134814
Éditeur : Denoël (19/01/2017)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 75 notes)
Résumé :
Née en 1926, Patricia Cowan finit ses jours dans une maison de retraite. Très âgée, très confuse, elle se souvient de ses deux vies. Dans l’une de ces existences, elle a épousé Mark, avec qui elle avait partagé une liaison épistolaire et platonique, un homme qui n’a pas tardé à montrer son véritable visage. Dans son autre vie, elle a enchaîné les succès professionnels, a rencontré Béatrice et a vécu heureuse avec cette dernière pendant plusieurs décennies. Dans chac... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Shan_Ze
  14 juin 2017
Patricia Cowan est très vieille, 88 ou 89 ans, elle ne sait plus… et très confuse. Par moments, elle se rappelle de ses trois enfants et à d'autres moments, ils sont 4 enfants qu'elle a eu avec Mark. Il n'y a pas de confusion pour son enfance ni jusqu'à Harvard… C'est en 1949, lorsque Mark la demande en mariage que tout change… deux réalités vont coexister. Celle où elle dit oui et celle où elle refuse.
Jo Walton alterne un chapitre sur deux la Patricia qui fait sa vie avec Mark et celle où elle rencontre Béatrice. Pour marquer la différence entre les deux vies qui s'éloignent très l'une de l'autre, Patricia devient Tricia dans l'une et Pat dans l'autre. La vie avançant, les choix qu'elle fera, la transformera en mère soumise ou en femme libérée. D'ailleurs, ses actions personnelles auront aussi des répercussions sur l'avenir de l'humanité… On s'attache à Patricia, on suit ses joies, ses peines, ses souffrances… Les pages s'enchainent, les années passent, Patricia Cowan vieillit. Il y a quelques similitudes entre les deux univers pour montrer l'irréductibilité d'un fait que l'auteur oppose aux décisions qu'on prend qui décide du futur que nous aurons. J'imaginais qu'il y aurait plus de liens entre les deux univers, comme si Patricia vivait simultanément plusieurs vies. Même si, à vrai dire, cette uchronie de Jo Walton est à mon avis très aboutie, il parle aussi bien de choix décisifs que de l'orientation sexuelle, la politique, le nucléaire. C'est une très belle découverte de cette auteure et je n'hésiterai pas à lire ces autres romans !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          447
Dionysos89
  21 février 2017
Jo Walton a d'ores et déjà une belle bibliographie et la collection Lunes d'Encre des éditions Denoël a largement misé sur ses publications. Ainsi, après Morwenna et la trilogie du Subtil Changement (Le Cercle de Farthing, Hamlet au paradis, Une demi-couronne), nous est proposé Mes vrais enfants !
Mes vrais enfants narre l'histoire d'une simple héroïne, Patricia Cowan, que le lecteur trouvera déjà fort affaiblie dans le premier chapitre, car à près de 90 ans, cette vieille dame est dans un état continuellement confus. Elle perd prise avec ses souvenirs qui semblent doucement partir dans la brume de sa conscience. Pourtant, elle s'en rappelle des choses ! Depuis sa naissance en 1926, elle en a vécu des événements particuliers ! En les reprenant depuis son enfance, elle nous refait vivre un siècle de progrès, de drames et d'anecdotes charmantes. Toutefois, au détour d'un de ses événements de 1949, la proposition de mariage de Mark, son amour de jeunesse, mène à deux souvenirs distincts : l'un où elle répond positivement, l'autre où elle la rejette en bloc. Quel est le bon souvenir ? Ce pourrait être l'interrogation de ce roman, mais finalement l'intrigue tient surtout dans la force des choix que nous faisons, sans pour autant adouber l'une ou l'autre des solutions choisies.
La narration de Jo Walton se fait à la troisième personne et pourtant nous sommes au plus près des pensées de l'héroïne, car celle-ci se coltine constamment un « souci », elle ne parvient plus à se souvenir, ou plutôt à être sûre de ses souvenirs. Elle se souvient de deux temporalités bien distinctes, une où elle a accepté une vie morne avec un amour décevant mais une vie familiale tout à fait remplie pour autant, et une autre où elle a rejeté l'amour conventionnel pour suivre une voie professionnelle bien plus prometteuse (elle se fait connaître par des guides touristiques très appréciés, notamment sur le patrimoine des villes italiennes) qui va mener sa vie familiale vers bien d'autres choix. Cela mène parfois à quelques scènes cocasses entre ces deux mondes possibles, comme par exemple, le moment, dès le premier chapitre, où Patricia cherche ses jumelles pour voir un arbre au loin, mais se demande si les jumelles sont bien de ce monde-ci et ce qui se passerait si l'arbre était de l'autre… Cette alternance est très simplement transcrite dans la narration : un chapitre sur deux suit alternativement Tricia, épouse docile qui doit progressivement surmonter les conséquences de ce premier choix malheureux, et Pat, féministe libérée qui assument très vite des choix d'avant-garde mais doit tout autant surmonter les difficultés de la vie.
Mes vrais enfants vogue sur une trame digne de la Part de l'autre, d'Eric-Emmanuel Schmitt, mais où les uchronies possibles sont d'abord personnelles, l'aspect historique passant au second, voire à l'arrière-plan. Bien sûr, si vous êtes assidus, vous trouverez des détails qui sont modifiés dans les deux lignes temporelles, l'une privilégiant le progrès au sens sociétal et l'autre au sens technologique, en passant par quelques « avancées » significatives vis-à-vis de la gestion militaire du nucléaire. D'autres que moi ont parfaitement collecté toutes ces anecdotes d'histoire alternative comme la réduction de Kiev et Miami par le feu nucléaire, le mariage fidèle de Charles et Camilla, et tant d'autres, cela relève d'une subtilité très bien placée par l'autrice. Ce n'est pas là à mon avis le coeur du sujet : il s'agit surtout ici de parcourir la vie d'une héroïne confrontée à des choix et qui les explorent à fond. Est-ce pour autant la vérité ? La réponse importe peu. Jo Walton nous fait surtout suivre une magnifique saga familiale et personnelle, à la façon de ces télésuites (de qualité très fluctuante certes) à propos de drames familiaux sur plusieurs générations (moi, j'ai pensé aux bons côtés des Oiseaux se cachent pour mourir, du Château des Oliviers ou même mieux, du Grand Batre) : on sait que la tragédie va poindre à l'horizon et pourtant l'enchaînement des événements se fait si naturellement que la lecture passe à une vitesse folle. Cela peut être une contrainte à la toute fin de Mes vrais enfants, car vraiment les dernières années filent à toute allure, mais les sujets abordés par Jo Walton sont prenants, universaux et totalement d'actualité. Ainsi, l'autrice brasse des thématiques comme la construction d'une conscience féministe, la question de la sénilité à gérer par la famille, le handicap comme événement à surmonter, la lutte contre la prolifération nucléaire, le combat pour une conscience écologiste, le pouvoir de culture dans la construction de chacun, etc. (je n'utilise que très rarement cette locution « etc. », mais là c'est vraiment utile car de thématiques il y en a moult !). D'ailleurs, ce beau roman a été récompensé en 2014 par le Prix James Tiptree Jr. qui met en valeur la sexuation dans les littératures de l'imaginaire ; un roman comme le Silence de la Cité, d'Elisabeth Vonarburg, l'aurait bien mérité aussi, mais il faut reconnaître que les choix de l'héroïne montrent parfaitement les possibilités que nous offrent notre humanité en matière de découverte de la sexualité.
Pour les plus tatillons (dont je fais partie), il faudrait se demander dans quel genre nous sommes ici : au premier abord, nous pourrions être dans du fantastique, car la réalité n'est pas très palpable, mais il n'y a pas pour autant de malaise à ne pas savoir où est la réalité ; l'uchronie historique, même très personnelle comme ici, est parfois classée (à raison selon moi) dans la fantasy, mais cela en rebuterait certains ; est-ce pour autant de la science-fiction ? À mon humble avis, non plus, car il n'y a pas de volonté de créer dans le futur un monde autre que le nôtre, présence de la science ou non. Clairement, dans cet ouvrage, nous parcourons un imaginaire très sociétal, où les aspects imaginaires sont justement placés en arrière-plan. Je l'avoue, je ne vais pas le faire lire pour rien à ma chère maman, allergique à toute littérature SFFF !
Mes vrais enfants m'a donc vraiment touché au plus profond. J'ai toujours du mal à parler de chef-d'oeuvre quand il n'y a pas particulièrement de codes littéraires sublimés ou transgressés ; au contraire, Jo Walton a créé ce roman en se passant parfaitement de l'aspect « littératures de l'imaginaire » et c'est tout à son honneur, car c'est, il me semble, une très bonne porte d'entrée pour découvrir les bienfaits de s'imaginer toutes les possibilités de nos vies.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300
boudicca
  26 août 2018
Ma première rencontre avec Jo Walton n'a pas été très concluante. C'était en 2014 , avec « Morwenna », et j'avais alors eu bien du mal à accrocher non seulement au personnage mais aussi à la narration. Depuis, « Les griffes et les crocs » m'ont quelque peu réconcilié avec l'auteur, sans qu'on puisse pour autant parler de coup de foudre. Mais ça, c'était avant « Mes vrais enfants ». Car que d'émotions et de sensibilité dans ces trois cent pages ! le principe n'a pourtant rien de bien original : il s'agit d'imaginer les deux vies totalement opposées qu'aurait pu avoir une personne si elle n'avait pas pris telle décision, ou si tel événement s'était passé différemment. C'est par exemple l'idée que développe Eric Emmanuel Schmitt dans « La part de l'autre », roman dans lequel il imagine ce qu'aurait été l'histoire de l'Europe et le parcours d'Hitler si celui-ci n'avait pas été recalé à l'entrée des Beaux-Arts. Sauf qu'à la différence de son confrère, Jo Walton ne prend pas comme vedette un personnage historique mais une personne lambda. Patrica est en effet une femme tout ce qu'il y a de plus ordinaire : née dans l'Angleterre du milieu des années 1920, elle est issue d'une famille de classe moyenne et part faire ses études à Oxford où elle est promise à un parcours universitaire brillant. Là-bas, elle rencontre Mark, un jeune homme lui aussi très prometteur mais difficile à cerner qui finit par lui poser un ultimatum : « j'ai promis de t'épouser et je tiendrai ma promesse. Mais c'est maintenant ou jamais ! » Et c'est là que la vie de Patricia diverge. Dans une vie, elle épousera Mark, avec qui elle aura plusieurs enfants pour lesquels elle sacrifiera tout, sans que personne ne lui témoigne aucune gratitude. Dans l'autre, elle lui dira non, rencontrera Béatrice, son grand amour, se découvrira une passion pour l'Italie et aura également plusieurs enfants, tous très épanouis et très attachés à leurs deux mamans.
Où est la science-fiction dans tout ça, me direz-vous. Et bien elle tient à plusieurs petites choses. D'abord, au fait qu'on découvre au début du roman une Patricia très âgée, dont les souvenirs sont de plus en plus confus et mélangent des éléments tirés de ses deux vies (notamment ses enfants). Ensuite, parce que dans ces deux réalités, les événements mondiaux dont on entend parler en toile de fond ne sont pas du tout les mêmes. Étrangement, le contexte mondial évolue en totale opposition avec sa vie privée : plus elle est malheureuse, plus le monde va mieux, et inversement. Dans la première réalité, celle où elle choisit Mark, la paix et la tolérance font par exemple des progrès bien plus rapides que prévus, des guerres étant évitées et des décisions telles que la suppression de la peine de mort prises plus tôt. Dans la seconde, en revanche, son bonheur avec Béatrice est occulté par les catastrophes qui s'enchaînent : guerre, terrorisme, intolérance, et surtout ces bombes atomiques qui pleuvent partout. du côté de l'assouplissement de la manière dont on traite les homosexuels, les choses n'évoluent pas non plus à la même vitesse, de même que la conquête spatiale qui se développe à une vitesse folle dans la première réalité. Est-ce à dire que les décisions de tout le monde peuvent avoir une influence sur l'histoire avec un grand H ? « Et si les choix de chaque individu pouvaient changer le monde ? » Si l'auteur n'apporte jamais une réponse toute faite, le simple fait de poser la question ouvre d'intéressantes perspectives et invite à poser un regard différent sur nos choix et nos engagements. Pour intéressantes qu'elles soient, ces informations n'en demeurent pas moins très en retrait dans le récit qui se concentre avant tout sur le parcours individuel de Patricia.
Or quelle différence entre Pat et Trish (les deux surnoms qu'on lui donnera dans chacune des réalités) ! Vie sexuelle, implication associative, passions, amitiés qui se nouent et se dénouent, relation entretenue avec chacun des enfants… : l'auteur brosse un portrait accéléré de la vie de chacune des deux femmes dont on a parfois bien du mal à se rappeler qu'elles sont en fait une seule et même personne. C'est d'ailleurs cette contradiction entre les deux personnalités qu'elles finissent par développer qui éveille l'émotion du lecteur. On est d'autant plus en colère de voir Trish s'effacer et renoncer à tout quand on connaît le bonheur que vit Pat, de même qu'on est encore plus ému de constater à quel point Pat et Béatrice ont une vie magnifique quand on constate que Trish s'étiole dans un mariage sans avenir. Une seule et même personne, mais un avenir tellement différent, fait de renoncements et de sacrifices d'un côté, d'épanouissement et d'amour de l'autre. Ces différences, Jo Walton les exploite non seulement pour susciter l'émotion mais aussi pour mettre en lumière plusieurs sujets, à commencer par la condition des femmes dans l'Angleterre de la deuxième moitié du XXe siècle. En peu de mots, l'auteur aborde aussi bien l'obéissance totale exigée par le mari, la limitation des activités aux tâches ménagères, les grossesses à répétition (l'énumération des fausses couches et des enfants morts-nés successifs est particulièrement atroce), et puis, peu à peu, la libération des femmes et la lutte pour leurs droits. du côté de Pat, c'est l'Italie que l'on découvre, et plus particulièrement la ville de Florence dont il est impossible de ne pas tomber amoureux après cette lecture. le seul reproche que l'on peut faire ici (et qui m'avait déjà gêné dans Morwenna) tient à l'énumération parfois un peu trop brute de certains événements : les naissances, mariages et décès se succèdent parfois à une telle vitesse que le tout fait un peu trop « catalogue » et finit même par donner un peu le vertige : toute une vie peut-elle se réduire à ces quelques « temps forts » ?
Jo Walton signe avec « Mes vrais enfants » un roman magnifique que j'ai dévoré en une journée tant les deux vies vécues par cette femme sont bouleversantes et les possibilités qu'elles dévoilent passionnantes. Une lecture émouvante qui questionne l'amour, la famille, la place de la femme, mais aussi l'incidence parfois énorme de nos décisions, d'abord sur nous même, mais aussi sur le monde. A lire absolument !
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          141
Apophis
  05 février 2017
Ce livre est un chef-d'oeuvre, achetez-le. Voilà, critique terminée, vous pouvez partir. Ah, vous voulez des détails ?
J'ai reçu cet ouvrage dans le cadre de l'opération Masse Critique organisée par Babelio. Je remercie ce site, ainsi que les éditions Denoël.
Mes vrais enfants, outre qu'il est le chef-d'oeuvre de Jo Walton, est une merveille, tout simplement. Mêlant uchronie personnelle, uchronie tout court (Historique), et peut-être Fantastique / délires sans réalité d'une vieille femme / SF (vous ne le découvrirez que dans le dernier chapitre), il est aussi, sans que cela n'efface (ne fasse d'un prétexte) l'aspect SFFF / uchronique, un magnifique plaidoyer en faveur de la paix, du désarmement nucléaire, de la tolérance, du progrès, de la raison, de la libération de la femme et de l'égalité des chances, et ainsi de suite. Comme toute uchronie personnelle, il nous fait réfléchir sur les conséquences de nos choix, sur les routes non prises, sur ce qui aurait pu arriver si nous avions pris une décision différente.
L'écriture de l'auteure Galloise est toute en intelligence, en subtilité, en immersion, en empathie, à commencer par celle ressentie pour les deux versions du personnage principal et pour deux des personnages secondaires. Tout comme Replay, elle montre l'amour inconditionnel, au-delà de l'espace-temps, d'une personne pour son conjoint et ses enfants.
Le dernier chapitre donne une conclusion en grande partie satisfaisante à l'ensemble, même si elle laisse planer un vague doute sur une partie de l'affaire. A ce propos, je déconseille la lecture de la quatrième de couverture, qui pourra donner à certains d'entre vous une clé de compréhension capitale.
Dans l'ensemble, donc, voilà un livre magistral qui mérite amplement sa bonne réputation, et à côté duquel tout amateur de romans intelligents, humanistes, féministes, sensibles, qu'ils soient SFFF ou pas, ne saurait passer (au passage, je trouve qu'il constitue une excellente porte d'entrée vers nos genres de prédilection pour quelqu'un qui ne les connaît -voire apprécie- pas). de plus, c'est à deux uchronies « Historiques » en plus de personnelles que Jo Walton nous demande de croire jusqu'à ce qu'elle nous révèle leur réalité ou pas dans le dernier chapitre, des mondes alternatifs qui pourront satisfaire ceux qui sont plus intéressés par cet aspect que par l'aspect « à message » (même s'il est fait avec un rare doigté) du livre.
Vous trouverez une version beaucoup plus détaillée de cette critique sur mon blog.
Lien : https://lecultedapophis.word..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          238
basileusa
  07 mars 2017
Bon je suis un peu embêtée mais moi ce livre ne m'a vraiment pas convaincu ! J'avais tellement aimé Morwenna pourtant !
Le sujet est intéressant : Selon qu'elle épouse ou non Mark ,elle connaîtra deux vies complètement différentes. Dans l'une ,elle est Tricia ,épouse de mark , non épanouie et mère de quatre enfants et dans l'autre elle est Pat , amoureuse de Bee ,voyageuse ,heureuse ,libre mais vivant dans un monde chaotique . C'est un peu comme "la part de l'autre ", que serait le monde si Hitler avait été accepté dans une école d'Art ... Je pense qu'à la base je suis pas fan d'Uchronie ,j'ai du mal à me faire à l'idée qu'un choix puisse amener à deux vies diamétralement opposées et comme c'est la base du livre ...d'autant plus que Patricia n'est pas un personnage qui a une influence sur son monde donc pourquoi son choix change-t-il les événements historiques ? Je suis dubitative .
Ensuite si on se laisse prendre par la lecture ,il me faut tout de même avouer que Patricia n'est pas un personnage attachant pour moi et c'est le deuxième bémol qui explique mon peu d'enthousiasme pour ce livre ! Je me suis parfois sérieusement ennuyée .
Par contre ,les sujets abordés sont le point positif : l'évolution des droits des femmes ,le nucléaire , la vieillesse ,le rapport avec les enfants ...c'est très bien traité !
Une déception pour moi mais je comprends que les amateurs d'uchronies se régalent .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          216
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AmbereAmbere   27 août 2018
Juste avant le départ de son amie pour Lancaster, Sylvia lui offrit La femme mystifiée, de Betty Friedan. Tricia accepta le livre d'un air dubitatif. " La libération de la femme, c'est ça ?

- Nous devons gagner notre liberté comme les esclaves avant nous, répliqua Sylvia.

- Mais de quoi devons-nous nous libérer ?

- des salaires trop bas, des enfants, de la cuisine, des exigences de nos maris. Tu as passé un diplôme, Tricia. Tu n'aimerais pas qu'il te serve à quelque chose ?"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Shan_ZeShan_Ze   04 juin 2017
Elle s'arrêta sur le pont qui franchissait le canal et observa les canards sauvages. Des canetons bruns tout duveteux les suivaient à la queue leu leu. Les enfants... Un monde sans ses enfants n'était pas concevable. Leur existence justifiait tout le reste.
Commenter  J’apprécie          190
Dionysos89Dionysos89   29 janvier 2017
Petit à petit, elle commença à se faire des amis. Ses engelures l’y aidèrent ; comme tout le monde en avait ou connaissait quelqu'un qui en souffrait, on lui suggérait des remèdes. Les engelures annihilaient plutôt efficacement les barrières sociales.
Commenter  J’apprécie          160
AmbereAmbere   31 août 2018
A l'été 1969, toute la famille partit pour l'Italie juste après le lancement ultra-médiatisé de la première fusée spatiale européenne; "Nous aussi, on va sur la Lune ! gloussa Bee.

- Mais non, on va en Italie, maman ! " corrigea Flossie.

Pour les enfants, Bee était "maman" et Pat "mum".
Commenter  J’apprécie          80
ElvynaaElvynaa   13 février 2017
5-Les épîtres de Mark. 1946-1949

La guerre était terminé mais pas le rationnement et les privations, de plus en plus difficile à admettre. Orwell écrivait 1984 à cette époque; quand il imagina ses Deux Minutes de la Haine, il savait de quoi il parlait. Le mécontentement atteignait des sommets dans la population, mais Patty refusait de s'y abandonner.
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Jo Walton (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jo Walton
Avec Jo Walton
autres livres classés : uchronieVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2456 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre
. .