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Cora Whist (Traducteur)
EAN : 9782877306348
383 pages
Editions Philippe Picquier (18/01/2003)
3.27/5   128 notes
Résumé :
Attention, révolution littéraire ! Du moins c'est ce que l'on est censé penser à la vue du livre de Weihui, "Shanghai Baby", roman condamné par le gouvernement chinois aux supplices du pilori et de la censure. Et à sa lecture, on imagine aisément que cette histoire de babydoll, occupée à sillonner Shanghai la nuit à la recherche de l'amour parmi ses amours, que le témoignage de cette femme instruite, qui s'affirme libre de ses choix, revendicatrice et passionnée, ai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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Luniver
  05 juillet 2013
Coco est une jeune écrivaine shanghaïenne. Après avoir connu un modeste succès avec son premier livre, elle entame la rédaction du second. Elle partage sa vie avec deux hommes. D'un côté Tiantian, son petit ami peintre, assez instable, souvent tenté par la drogue, qui a une relation conflictuelle avec sa mère expatriée en Espagne, mais surtout, noeud du problème, impuissant. de l'autre, Mark, chef d'entreprise allemand qui devient son amant, et qui n'a pas son pareil pour l'envoyer au septième ciel.
Difficile de comprendre pourquoi ce livre a fait tant de bruit en Chine, jusqu'à être brûlé en place publique, qualifié par les autorités de « décadent, vicieux et esclave de la culture étrangère ». L'histoire, une femme partagée entre deux hommes, est assez banale, et le style n'a rien d'exceptionnel non plus. Peut-être suis-je trop occidental justement pour pouvoir comprendre tout ce remue-ménage autour de ce roman ?
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le_Bison
  16 mars 2012
Elle s'appelle Coco, vit à Shanghai et s'apprête à terminer l'écriture de son premier roman. C'est donc la genèse de ce roman fortement autobiographique que nous propose Weihui, jeune auteure chinoise où souffla le vent du scandale et du non-conformisme dans la Chine actuelle.
Scandale ? En fait, Weihui s'évertue à vivre simplement comme elle le veut. Elle aspire donc uniquement à la liberté, et c'est le message qu'elle s'évertue de faire passer tout au long des pages de son premier roman, « Shanghai Baby ». Ce dernier se vendit en Chine à plus de 80 000 exemplaires dès les deux premières semaines ; ceci avant que les autorités ne l'interdisent, le déclarant « décadent, vicieux et esclave de la culture étrangère »; 40 000 exemplaires furent détruits par le feu.
« Shanghai Baby » est une vision branchée de la jeunesse shanghaienne, version sexe drogue and rock'n'roll ! Volontairement provocante, parfois insolente et souvent sans tabou, l'auteur met en scène ses frasques sexuelles, son amour pour son petit copain chinois et sa passion débridée pour son amant, un allemand puissant qui ne débande jamais pour elle…
Une écriture rock'n'roll qui sonne vraie, Weihui nous parle simplement de la réalité de sa vie à Shanghai, de son travail d'écriture et de ses sorties en boite ou dans les lounge-bars des nuits illuminées shanghaiennes. Une écriture contemporaine pour s'immiscer dans la Chine de plus en plus occidentalisée faisant référence à l'Amérique d'aujourd'hui (Sean Penn, Madonna, Oliver Stone…), une écriture dans lequel on pourrait faire un comparatif avec Ryû Murakami qui en son temps avait lui aussi ouvert une nouvelle voie au Japon dans la façon d'aborder la vie actuelle et décadente de la société de son pays.
En conclusion-résumé : le sexe prend, certes, une part énorme dans le roman, mais ce n'est pas tout. Je vous rassure : il y a aussi des sentiments et une belle qualité d'écriture de la part de la jeune Weihui... Mais aussi du SEXE ! J'aime le sexe !
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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Altervorace
  12 août 2013
Mouais. Dubitative l'AlterVorace. Et déçue. Nous avons donc une narratrice au centre d'un triangle amoureux classique : l'amoureux impuissant et l'étranger qui offre l'orgasme. Voilà. Bon. Et après ? La vraie bonne chose du bouquin est l'amour que l'héroïne -et l'auteure- porte à la ville de Shanghai et à un certain milieu légèrement underground. Et on se prend à vouloir, nous aussi, déambuler dans la ville chinoise et à goûter à sa vie nocturne. Cette dimension justifie cette lecture. A côté de cela, on a une fausse bonne idée avec la mise en avant du thème de l'écriture. La narratrice est écrivain et en même temps que l'on assiste au chaos de sa vie amoureuse, on la voit écrire un livre. Sauf que tout ça m'a un peu gonflée. Déjà que les errances de Coco possèdent un relent un peu écoeurent d'égocentrisme vain, voir cette dernière noircir des pages en se congratulant de son talent confine carrément au nombrilisme. Et si on ne s'ennuie pas, -le personnage de Tiantian m'a plu et je voulais savoir comment cela tournerait-, le récit ne laisse pas un souvenir impérissable.
Sincèrement, si ce bouquin n'avait pas fait scandale dans son pays, s'il n'avait pas été interdit, aurait-il eu ce succès ? Même si on ne cherche que le regard d'une génération sur elle-même, tout cela est un peu fade. Il manque un regard plus acéré, plus fin sur le monde que nous décrit Weihui. Il est de bon ton de défendre la liberté des auteurs et donc les romans attaqués par la censure du gouvernement chinois. Bien entendu, l'idée que Shanghai Baby soit interdit doit nous indigner, du moment qu'on ne confond pas défense des Droits de l'homme et hommage littéraire.
Je suis d'accord qu'on devrait -même en Chine- pouvoir vendre au grand jour le récit de Weihui, mais sincèrement, on n'est pas obligé non plus d'en conseiller la lecture.

Lien : http://altervorace.canalblog..
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JPBouzac
  26 février 2013
Un livre scandale. Pourquoi pas. Mais l'érotisme de l'auteure / de son personnage principal n'explique pas ce succès à double sens (censure en Chine, best-seller à l'étranger) à lui tout seul. Ce qui était nouveau en 1995 en Chine populaire, c'était la voix d'une jeune femme, sûre d'elle, complétement fascinée par l'ouest, la richesse, la célébrité à tout prix... Et enfin, voilà un livre qui se lit quasiment tout seul. Sans le contexte historique et géographique, il aurait beaucoup moins d'intérêt à mes yeux. Mais pourquoi bouder son plaisir?
(Lu en allemand)
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cathe
  13 septembre 2015
Ce roman très autobiographique d'une jeune chinoise a fait scandale à sa sortie en Chine et a été interdit. Bien sûr le succès a été immédiat dans le reste du monde ! le parfum de scandale qui a entouré l'ouvrage a sans doute été pour beaucoup dans son succès, mais je pense que son intérêt va au-delà.
Disons que c'est un peu le "Bonjour tristesse" chinois. Une jeune fille a écrit un premier roman un peu érotique et essaie d'en écrire un deuxième. Elle quitte son emploi dans un bar pour se consacrer à l'écriture et emménage avec son ami, peintre, dont elle est très amoureuse mais qui est impuissant. Leur vie est scandée par les sorties, les amis, les rencontres avec les membres d'une sorte de "movida" shanghaïenne. Artistes émergeants, nouveaux riches, tout ce petit monde découvre la liberté dans un Shanghai contemporain aux allures très occidentales.
La recherche du plaisir est le moteur principal de leur existence et chacun s'y essaie avec plus ou moins de bonheur. Ecartelée entre son ami qu'elle aime profondément et son amant qui lui apporte du plaisir, Coco découvre le bonheur mais aussi la difficulté d'être une femme "libre" aujourd'hui à Shanghai. La fin clôt d'une belle façon ce récit parfois poétique, parfois érotique, mais à la voix toujours originale.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   04 juillet 2013
Les Occidentales ont montré que leur beauté pouvait faire couler une flotte entière (voir Hélène et la guerre de Troie), alors que nos jolies poupées asiatiques trouvent mieux leur place sur les affiches publicitaires de la Belle Époque (regardez Lin Yilian ou Gongli).
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carrecarre   01 novembre 2012
C'est pour cette raison que tu deviendras un bon écrivain. Les écrivains enterrent leur passé sous les mots.
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RhodopsineRhodopsine   13 novembre 2013
Les hommes qui me plaisent sont avant tout des êtres d'esprit,qui brillent par leur intelligence et leur sensibilité, de véritables puits de science. Je ne peux pas m'imaginer m'amouracher d'un garçon qui connaîtrait à peine dix proverbes, cinq citations de philosophie et trois noms de musiciens.
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WyomingWyoming   24 janvier 2021
Nous étions deux individus en apparence totalement dissemblables. Je me sentais une ambition démesurée, une énergie débordante et le monde m’apparaissait comme un fruit parfumé qui attend d’être mordu à pleines dents. Tandis que lui, taciturne et mélancolique, prenait la vie comme un gâteau saupoudré d’arsenic qui empoisonne un peu plus à chaque bouchée. Mais cet écart de personnalité, à la façon du magnétisme des pôles, ne faisait que renforcer l’attirance que nous avions l’un pour l’autre. Nous étions bel et bien tombés amoureux.
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LuniverLuniver   05 juillet 2013
— Tu possèdes un merveilleux jardin secret qui n'a pas son pareil de Shanghai à Berlin.
Les yeux grands ouverts, mon regard se perd au plafond. Le plaisir de la chair m'engourdit les neurones, me retire toutes mes capacités intellectuelles.
« Prix des plus belles parties intimes », ça sonne pas mal. Après tout, peut-être est-ce plus gratifiant pour une femme que le « Prix du meilleur roman de l'année ».
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