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Cora Whist (Traducteur)
ISBN : 2877306348
Éditeur : Editions Philippe Picquier (18/01/2003)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 104 notes)
Résumé :
Attention, révolution littéraire ! Du moins c'est ce que l'on est censé penser à la vue du livre de Weihui, Shanghai Baby, roman condamné par le gouvernement chinois aux supplices du pilori et de la censure. Et à sa lecture, on imagine aisément que cette histoire de babydoll, occupée à sillonner Shanghai la nuit à la recherche de l'amour parmi ses amours, que le témoignage de cette femme instruite, qui s'af... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
mollymon
  05 mars 2017
Ni Ke, dite Coco, une jeune chinoise animée d'un prodigieux appétit de vivre, partage sa vie avec Tiantian qui, lui, prend la vie comme " un gâteau saupoudré d'arsenic qui empoisonne un peu plus à chaque bouchée " Il peint, elle écrit et malgré leur différence, ils s'aiment infiniment. Mais si leurs relations sont empreintes d'une grande sensualité, Coco n'est pas vraiment satisfaite car son amoureux est impuissant. C'est donc tout naturellement qu'elle le trompe avec Mark, un occidental et se trouve bien malgré elle prise au piège de la passion érotique.
Si Tiantian et Mark appartiennent à des mondes différents, pour la jeune femme ils se complètent tels le ying et le yang. L'un tout en force et l'autre tout en délicatesse, comme la face cachée et la face éclairée de la lune et les ombres qu'ils projettent se croisent sur le corps et dans le coeur de Coco qui se retrouve en situation délicate, partagée entre amour et désir.
C'est un roman curieux, tout en contraste, où le futile côtoie le lyrisme, où l'amour bouleversant et dévastateur qui unit Tiantian à Coco scintille comme une pierre précieuse perdue au milieu d'un coffret de bijoux en toc.
L'auteur fait dire à Coco, son double littéraire, qu'elle veut écrire un roman époustouflant et dans lequel elle révélerait " le véritable visage de l'humanité, sa violence, son raffinement, son érotisme, son exaltation et puis ses énigmes, ses machines, son pouvoir et sa mort." C'est une ambition qui à mon avis n'est pas vraiment réalisée mais le roman de Weihui est quand même pour moi, une belle découverte.
Par contre ce cocktail d'amours, de sexe, de drogue et d'alcool qui bouscule la tradition n'a pas du tout plu au gouvernement chinois....
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le_Bison
  16 mars 2012
Elle s'appelle Coco, vit à Shanghai et s'apprête à terminer l'écriture de son premier roman. C'est donc la genèse de ce roman fortement autobiographique que nous propose Weihui, jeune auteure chinoise où souffla le vent du scandale et du non-conformisme dans la Chine actuelle.
Scandale ? En fait, Weihui s'évertue à vivre simplement comme elle le veut. Elle aspire donc uniquement à la liberté, et c'est le message qu'elle s'évertue de faire passer tout au long des pages de son premier roman, « Shanghai Baby ». Ce dernier se vendit en Chine à plus de 80 000 exemplaires dès les deux premières semaines ; ceci avant que les autorités ne l'interdisent, le déclarant « décadent, vicieux et esclave de la culture étrangère »; 40 000 exemplaires furent détruits par le feu.
« Shanghai Baby » est une vision branchée de la jeunesse shanghaienne, version sexe drogue and rock'n'roll ! Volontairement provocante, parfois insolente et souvent sans tabou, l'auteur met en scène ses frasques sexuelles, son amour pour son petit copain chinois et sa passion débridée pour son amant, un allemand puissant qui ne débande jamais pour elle…
Une écriture rock'n'roll qui sonne vraie, Weihui nous parle simplement de la réalité de sa vie à Shanghai, de son travail d'écriture et de ses sorties en boite ou dans les lounge-bars des nuits illuminées shanghaiennes. Une écriture contemporaine pour s'immiscer dans la Chine de plus en plus occidentalisée faisant référence à l'Amérique d'aujourd'hui (Sean Penn, Madonna, Oliver Stone…), une écriture dans lequel on pourrait faire un comparatif avec Ryû Murakami qui en son temps avait lui aussi ouvert une nouvelle voie au Japon dans la façon d'aborder la vie actuelle et décadente de la société de son pays.
En conclusion-résumé : le sexe prend, certes, une part énorme dans le roman, mais ce n'est pas tout. Je vous rassure : il y a aussi des sentiments et une belle qualité d'écriture de la part de la jeune Weihui... Mais aussi du SEXE ! J'aime le sexe !
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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Luniver
  05 juillet 2013
Coco est une jeune écrivaine shanghaïenne. Après avoir connu un modeste succès avec son premier livre, elle entame la rédaction du second. Elle partage sa vie avec deux hommes. D'un côté Tiantian, son petit ami peintre, assez instable, souvent tenté par la drogue, qui a une relation conflictuelle avec sa mère expatriée en Espagne, mais surtout, noeud du problème, impuissant. de l'autre, Mark, chef d'entreprise allemand qui devient son amant, et qui n'a pas son pareil pour l'envoyer au septième ciel.
Difficile de comprendre pourquoi ce livre a fait tant de bruit en Chine, jusqu'à être brûlé en place publique, qualifié par les autorités de « décadent, vicieux et esclave de la culture étrangère ». L'histoire, une femme partagée entre deux hommes, est assez banale, et le style n'a rien d'exceptionnel non plus. Peut-être suis-je trop occidental justement pour pouvoir comprendre tout ce remue-ménage autour de ce roman ?
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Altervorace
  12 août 2013
Mouais. Dubitative l'AlterVorace. Et déçue. Nous avons donc une narratrice au centre d'un triangle amoureux classique : l'amoureux impuissant et l'étranger qui offre l'orgasme. Voilà. Bon. Et après ? La vraie bonne chose du bouquin est l'amour que l'héroïne -et l'auteure- porte à la ville de Shanghai et à un certain milieu légèrement underground. Et on se prend à vouloir, nous aussi, déambuler dans la ville chinoise et à goûter à sa vie nocturne. Cette dimension justifie cette lecture. A côté de cela, on a une fausse bonne idée avec la mise en avant du thème de l'écriture. La narratrice est écrivain et en même temps que l'on assiste au chaos de sa vie amoureuse, on la voit écrire un livre. Sauf que tout ça m'a un peu gonflée. Déjà que les errances de Coco possèdent un relent un peu écoeurent d'égocentrisme vain, voir cette dernière noircir des pages en se congratulant de son talent confine carrément au nombrilisme. Et si on ne s'ennuie pas, -le personnage de Tiantian m'a plu et je voulais savoir comment cela tournerait-, le récit ne laisse pas un souvenir impérissable.
Sincèrement, si ce bouquin n'avait pas fait scandale dans son pays, s'il n'avait pas été interdit, aurait-il eu ce succès ? Même si on ne cherche que le regard d'une génération sur elle-même, tout cela est un peu fade. Il manque un regard plus acéré, plus fin sur le monde que nous décrit Weihui. Il est de bon ton de défendre la liberté des auteurs et donc les romans attaqués par la censure du gouvernement chinois. Bien entendu, l'idée que Shanghai Baby soit interdit doit nous indigner, du moment qu'on ne confond pas défense des Droits de l'homme et hommage littéraire.
Je suis d'accord qu'on devrait -même en Chine- pouvoir vendre au grand jour le récit de Weihui, mais sincèrement, on n'est pas obligé non plus d'en conseiller la lecture.

Lien : http://altervorace.canalblog..
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cathe
  13 septembre 2015
Ce roman très autobiographique d'une jeune chinoise a fait scandale à sa sortie en Chine et a été interdit. Bien sûr le succès a été immédiat dans le reste du monde ! le parfum de scandale qui a entouré l'ouvrage a sans doute été pour beaucoup dans son succès, mais je pense que son intérêt va au-delà.
Disons que c'est un peu le "Bonjour tristesse" chinois. Une jeune fille a écrit un premier roman un peu érotique et essaie d'en écrire un deuxième. Elle quitte son emploi dans un bar pour se consacrer à l'écriture et emménage avec son ami, peintre, dont elle est très amoureuse mais qui est impuissant. Leur vie est scandée par les sorties, les amis, les rencontres avec les membres d'une sorte de "movida" shanghaïenne. Artistes émergeants, nouveaux riches, tout ce petit monde découvre la liberté dans un Shanghai contemporain aux allures très occidentales.
La recherche du plaisir est le moteur principal de leur existence et chacun s'y essaie avec plus ou moins de bonheur. Ecartelée entre son ami qu'elle aime profondément et son amant qui lui apporte du plaisir, Coco découvre le bonheur mais aussi la difficulté d'être une femme "libre" aujourd'hui à Shanghai. La fin clôt d'une belle façon ce récit parfois poétique, parfois érotique, mais à la voix toujours originale.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   04 juillet 2013
Les Occidentales ont montré que leur beauté pouvait faire couler une flotte entière (voir Hélène et la guerre de Troie), alors que nos jolies poupées asiatiques trouvent mieux leur place sur les affiches publicitaires de la Belle Époque (regardez Lin Yilian ou Gongli).
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carrecarre   01 novembre 2012
C'est pour cette raison que tu deviendras un bon écrivain. Les écrivains enterrent leur passé sous les mots.
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LuniverLuniver   05 juillet 2013
— Tu possèdes un merveilleux jardin secret qui n'a pas son pareil de Shanghai à Berlin.
Les yeux grands ouverts, mon regard se perd au plafond. Le plaisir de la chair m'engourdit les neurones, me retire toutes mes capacités intellectuelles.
« Prix des plus belles parties intimes », ça sonne pas mal. Après tout, peut-être est-ce plus gratifiant pour une femme que le « Prix du meilleur roman de l'année ».
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RhodopsineRhodopsine   13 novembre 2013
Les hommes qui me plaisent sont avant tout des êtres d'esprit,qui brillent par leur intelligence et leur sensibilité, de véritables puits de science. Je ne peux pas m'imaginer m'amouracher d'un garçon qui connaîtrait à peine dix proverbes, cinq citations de philosophie et trois noms de musiciens.
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ConfidencesLitterairesConfidencesLitteraires   30 novembre 2017
Je me laisse hypnotiser par mon roman. Pour être plus persuasive et décrire avec faste et élégance une des scènes enflammées de ma fiction, je décide d’écrire toute nue. Beaucoup disent qu’il existe un lien évident entre le corps et l’esprit. Theodore Roethke, le poète américain, trouvait son inspiration en se laissant « impressionner » par l’image de son corps dansant, nu, devant le miroir de sa vieille demeure. On peut croire ou non à cette histoire mais j’ai toujours considéré que la création littéraire était intimement liée au physique. Quand je suis plutôt bien en chair, j’ai tendance à écrire des phrases concises et nerveuses. Par contre, quand je maigris, mon roman s’étire en longueur et les phrases prennent l’allure de ruban d’algues marines déployant leurs sinuosités.
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