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Philippe Bouquet (Traducteur)
ISBN : 2070314170
Éditeur : Gallimard (20/01/2005)

Note moyenne : 2.84/5 (sur 22 notes)
Résumé :

Deux incendies criminels, une poursuite en bateau qui se termine par la mort de tous les participants, et nous voilà lancés dans une étrange aventure. L’avocate Inga-Lisa Östergren finira par être troublée par les circonstances de la disparition de sa sœur et commencera alors à tirer des fils qui la mèneront bien plus loin qu’elle ne s’y attendait, jusqu’en Amérique, sur la trace de sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  08 janvier 2016
A la suite de l'incendie criminel de deux habitations dans les décombres desquelles, 9 corps dont 5 enfants sont découverts, Lisbet, journaliste pigiste, mène une enquête parallèle à celle de la police, après avoir appris que deux des victimes sont des collègues de son mari, Erik, chercheur dans un institut de recherches. Rapidement, elle se sent surveillée, suivie. Elle décide de se réfugier chez ses parents, qui coulent une paisible retraite sur une des nombreuses îles d'un archipel suédois. C'est là, qu'au cours d'une sortie en mer et au terme d'une course poursuite avec de mystérieux poursuivants, elle meurt, échouée sur un îlot. C'est Inga-Lisa, sa soeur, avocate renommée qui poursuit les investigations menées par Lisbet, pour stopper les activités déontologiquement déviantes de l'institut.
Ce n'est pas cette histoire simple et classique qui fait l'intérêt de ce roman, paru en 1983 en Suède, mais davantage la biographie de son auteur. Staffan Westerlund, professeur en droit de l'environnement et en écologie à l'université d'Uppsala, est surtout connu pour avoir notablement fait évoluer la législation sur l'environnement en Scandinavie. Au-delà de la dizaine de romans policiers qu'il a écrits, dont 2 seulement traduits en français, il a surtout laissé une importante bibliographie consacrée au droit de l'écologie.
C'est bien cette connaissance et ce respect de la nature, de l'archipel où se situe l'action, du mode de vie de ses habitants, de la mer et de la pêche qui transpirent dans chaque page de l'Institut de recherches. le roman s'ouvre sur une partie de pêche à la morue, et c'est avec une écriture évocatrice très aboutie que l'auteur décrit la surface mate et presque noire de la mer, la qualité de la lumière du nord-ouest avec le soleil juste derrière les nuages, chaque mouvement de l'embarcation, la ligne qui soubresaute et file avant que la surface de l'eau ne se fende pour laisser apparaître la tête énorme d'une belle prise. Dommage que ce chapitre se termine par la remontée d'un cadavre, mais c'est ce genre de détail qui rappelle au lecteur qu'il est bien dans un polar.
Les scènes-clés du roman se déroulent en mer donnant lieu à de belles descriptions livrées avec le vocabulaire spécialisé qui leur convient. Lisbet y meurt après avoir donné au lecteur une longue et très technique leçon de navigation entre écueils et hauts-fonds, sous les cris des sternes fuligineuses. C'est aussi dans l'embarcation familiale, que Kerstin, 3ème soeur de la fratrie Östergren, rejoint au terme de l'histoire, Bertil, l'homme qui a su toucher son coeur après des années de solitude.
J'allais oublier : les vilains chercheurs, ceux qui ne savent pas que science sans conscience n'est que ruine de l'âme, sont démasqués à la fin. Un roman intéressant qui m'a permis de découvrir un auteur, qui en 1983, s'intéressait en précurseur à l'écologie et aux dérives de la recherche scientifique par l'entremise du roman policier.
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sandrine57
  03 août 2016
De son propre aveu, Lisbet n'a jamais réussi à mener un de ces nombreux projets à bien. Sa thèse de doctorat...en cours. Son travail de journaliste...transformé en ''pigiste à mi-temps''. Son mariage...à la dérive. Pourtant quand deux familles entières périssent dans l'incendie de leurs maisons, Lisbet s'interroge et commence sérieusement une enquête. Elle connaissait les victimes, deux d'entre elles étaient chercheurs dans le même institut que son mari Erik. Touchée, mais aussi inquiète, la jeune femme s'attelle à la tâche et fait le rapprochement avec la disparition du gardien de l'institut. Mais très vite, elle se sent épiée, suivie, en danger peut-être...
Quand Lisbet n'est plus en mesure de venir à bout de son enquête, c'est sa soeur Inga-Lisa Östergren qui prend le relais. Cette avocate froide et déterminée est bien décidée à faire cesser les activités de cet institut de recherches dont les activités semblent aussi secrètes que dangereuses.
Un polar qui tire son originalité du petit archipel suédois où il prend place et l'époque, le début des années 80, à laquelle il a été écrit. Mais mis à part les sorties en mer, les parties de pêche, les magnifiques paysages et la description d'une société suédoise ralentie par les lourdes et longues procédures administratives, les pots-de-vin et la confiance aveugle des citoyens, l'enquête en elle-même est cousue de fil blanc, menée de main de maître par une avocate retorse, calculatrice et à qui tout réussi. le propos est aussi alourdi par une écriture terne, scolaire, presque enfantine. Et la fin arrive à la vitesse grand V, les méchants rappelés à l'ordre, la justice rendue.
Pourtant, malgré ses défauts, ce petit polar sans prétention se révèle attachant, grâce à la famille Östergren et sa vie d'îliens loin de frénésie de Stockholm et aussi au thème abordé, à savoir le travail des laboratoires de recherches, touchant la bioéthique, la génétique et les dérives qui en découlent.
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karihotaka
  03 mai 2018
Mauvais, très mauvais...
Voilà un livre qui semblait prometteur, avec un cadavre qui disparaît aussi vite qu'il est apparu lors d'une partie de pêche fort bien décrite (l'auteur semble s'y connaître en pêche et en navigation, malheureusement c'est les deux seuls points qu'il connaisse).
Mais la suite du roman n'est que faux-suspense qui traîne en longueur, attentes insatisfaites pour terminer avec un deus-ex-machina des plus rocambolesques ("comment ont-ils fait aussi vite ?" s'exclament les méchants, ben oui comment ?).
On a donc un "institut de recherches" mystérieux et louche qui exerce des activités aussi louches que mystérieuses. L'auteur insiste bien sur ce point, car à chaque fois que l'héroïne avance dans son enquête, chaque fois qu'on a un nouveau témoin, une lettre post-mortem, une révélation choc, c'est pour apprendre ceci : "cet institut mystérieux exerce des activités louches et peut-être même illégales."
C'est tellement mystérieux que même les méchants n'en parlent que par périphrase quand ils sont entre eux.
Ce mystère n'est dévoilé qu'à l'avant dernière page, en une ligne. Ou plutôt, le vrai but des méchants est révélé. Pourquoi au moyen d'un institut de recherches ? Comment exactement ?... C'est pas dit. On est censé deviner tout seul qu'ils préparaient une "arme" très dangereuse, super efficace.
On a également une héroïne au coeur de pierre, froide et efficace comme un ordinateur et qui n'a de sentiments que pour son mari et ses enfants (c'est sans doute pour ça qu'on ne les voit jamais dans le roman). Et l'auteur insiste bien là-dessus. En montrant que l'avocate reste de glace chaque fois qu'elle apprend la mort d'un tel ou d'un tel (dont elle porte une part de responsabilité) mais aussi en faisant en sorte que chaque personne qu'elle rencontre se dise "ça alors, elle est vraiment froide et insensible".
L'héroïne parlons-en. Outre que je vois pas vraiment de différence entre ce personnage et celui de sa soeur (qui débute l'enquête avant d'être assassinée), j'ai du mal avec les héros qui réussissent tout sans accroc et s'en sortent sans une égratignure. Et c'est le cas ici. L'héroïne a toujours "un coup d'avance" sur les méchants. Trop fine psychologue, trop maligne, trop bien entourée, trop chanceuse.
Ce n'est pourtant pas un agent secret, une policière, ou même une journaliste qui aurait bourlingué dans les zones de guerre. Non c'est une avocate spécialisée dans les divorces (ne vous attendez pas pour autant à de passionnantes joutes oratoires teintées de jargons juridiques. Bien que l'auteur soit juriste de formation, il n'y a quasiment rien sur ce plan).
On devrait logiquement être dans le schéma du "personnage ordinaire à qui il arrive des aventures extraordinaires" mais c'est comme si elle avait ça tout sa vie: les témoins récalcitrants passent à table, les policiers hésitants lui obéissent au doigt et à l'oeil, et les méchants sont floués... On est censé avaler ça tout cru.
Tout comme son mystérieux collègue "ancien agent secret" qui réussit d'un seul coup d'oeil à savoir qu'elle est sur écoute, à s'assurer qu'elle ne sera plus (ni chez elle ou ni au central téléphonique) et à mettre les méchants eux-mêmes sur écoute. Là encore on censé avaler ça tout cru car il n'y aucune explication.
Ajouter à ça une course poursuite en bateau complètement rocambolesque (l'auteur se croyait dans James Bond) une romance inutile et ennuyeuse avec l'autre soeur de l'avocate, des méchants sans scrupules, prêts à éliminer tout témoin gênant et leurs familles avec s'il le faut mais mais qui se limitent à de vagues menaces vis-à-vis de l'heroïne; des méchants très intelligents, très puissants, assez riches pour avoir plusieurs "antennes" dans tous les pays, pour surveiller les déplacements de l'héroïne d'un bout à l'autre du monde, pour corrompre n'importe quel gouvernement... mais qui
Par charité chrétienne je mets deux étoiles mais je me demande bien pourquoi.
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pile
  27 août 2011
Le début du roman m'a paru plutôt réussi mais alors que je progressais dans la lecture, j'ai eu le sentiment que l'auteur s'enlisait dans une histoire de plus en plus rocambolesque, à laquelle il ne savait quelle conclusion donner. Les mystérieuses activités de l'institut de recherches, qui ne sont dévoilées qu'à la fin, sont pour le moins farfelues. L'essentiel du roman est donc une sorte de course-poursuite entre de méchants chercheurs (vraiment très méchants) et une gentille avocate (pas si gentille que ça). le fameux institut est une organisation toute-puissante, qui n'hésite pas éliminer tous ceux qui s'opposent à elle, quitte à assassiner des familles entières. Mais bizarrement notre héroïne est épargnée. Elle est néanmoins sans cesse espionnée, sur écoutes, poursuivie, menacée… ce qui fait de L'institut de recherches un roman totalement paranoïaque.
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Didier_Tr
  16 mars 2014
L'institut de recherches est le premier roman d'une série avec Inga-Lisa Östergren comme héroïne récurrente. Cette avocate est directement impliquée dans ce premier ouvrage, et va mener l'enquête dans le monde de la science et de la recherche.
L'auteur, professeur du droit de l'écologie, a choisi de mettre en avant les thèmes qui lui sont chers dans cette série hélas très partiellement disponible en français. Quant à lire le suédois dans le texte, même si la famille royale suédoise est d'origine française, c'est hors de portée de la plupart, pour ne pas dire la quasi totalité, d'entre nous.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
namelessnameless   09 janvier 2016
Les politiciens locaux étaient toujours prêts à dire qu'il fallait se fier aux experts. Il ne leur venait même pas à l'esprit de s'inquiéter du fait que les experts en question étaient employés ou rémunérés par l'Institut.

Page 149 - Folio/policier
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namelessnameless   07 janvier 2016
L'incompétence n'est un obstacle à l'embauche dans aucune fonction.

Page 144 - Folio/policier
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Didier_TrDidier_Tr   16 mars 2014
Par ailleurs, la vie était belle, dans ce pays, pour ce genre d'activité. Tout le monde n'en pensait que du bien.
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