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ISBN : 287449240X
Éditeur : Les Impressions nouvelles (07/02/2015)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Le quotidien de la narratrice est bouleversé par d’étranges troubles du sommeil. Au réveil, elle se sent faible et nauséeuse, à bout de forces. Lorsqu’elle commence à comprendre la nature de ses hallucinations nocturnes, tout prend autour d’elle un aspect menaçant. À mesure que grandit ce malaise, elle tente d’échapper à l’atmosphère de plus en plus intenable de la maison où elle vit avec son mari et ses enfants à la lisière d’une forêt à la proximité inquiétante.>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
svecs
  02 mars 2015
Une femme souffre d'étranges troubles du sommeil, qui font vaciller sa raison. Les cauchemars qui l'assaillent sont-ils le signe de la folie qui la guette ou cachent-ils auitre chose?
Ne lisez pas la quatrième de couverture qui donne beaucoup trop d'éléments. Sachez juste que ce roman très bref réussit à rester sur le fil, entretenant l'angoisse et le doute jusqu'à une conclusion sèche et abrupte qui peut désarçonner, un peu comme lorsque l'on se réveille brusquement d'un cauchemar.
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PhedreD
  08 mars 2015
Je commence par remercier chaleureusement Babelio pour l'envoi de ce roman. Je l'ai choisir lors de l'opération Masse critique, le résumé me tentait beaucoup. Par contre, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, à un roman fantastique ou à un thriller psychologique. Finalement ce roman concerne la deuxième catégorie.
Dès le premier paragraphe du premier chapitre, l'auteur, Louis Wiart, plonge le lecteur dans une atmosphère oppressante, on ressent un certain malaise. L'auteur commence par nous décrire la maison de la narratrice. Cette atmosphère pesante est créée en partie grâce au vocabulaire utilisé. En quelques lignes, l'auteur emploie les termes suivants; ombre, frémissante, serpentait, enserré, doigts crochus, griffaient.
Au début du roman, la narratrice rentre chez elle avec son mari. Pendant tout le roman on ne connaitra pas son prénom. On sait celui de son mari, Pierre, mais l'on ignore celui de la narratrice. C'est sans doute un moyen de la dépersonnaliser, Au début du roman, on la prend pour une folle. Elle dort très mal la nuit et très vite elle reporte ce malaise sur son mari qui apparait comme une figure rassurante.
Je ne parlerais pas de la suite pour ne pas spoiler… Mais j'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce livre, ainsi que l'histoire. le seul problème c'est ce que ce livre était trop court.. Il finit sur une fin qui fait qu'on attend la suite!
Ce roman est le premier de l'auteur Louis Wiart qui actuellement prépare une thèse sur la prescription littéraire à l'heure des réseaux sociaux. D'ailleurs à la foire aux livres de Bruxelles, il a participé à une table ronde avec Jess de Livraddict.
Lien : http://www.monantrelitterair..
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Commenter  J’apprécie          270
tiben
  25 août 2015
"Le sommeil n'est pas un lieu sûr" est le premier roman d'un jeune auteur de 27 ans, né à Bordeaux et partageant son temps entre Bruxelles et Paris.Il est édité par les éditions Impressions Nouvelles.
Il m'a été conseillé par Albéric, de 45ème Parallèle, excellente librairie de Pessac (33). Merci beaucoup Albéric!
Plutôt qu'un roman comme indiqué sur la couverture, ce livre est pour moi une grosse nouvelle. Découpés en 5 chapitres, le lecteur n'a qu'un peu plus de 100 pages à tourner. Sobriété dans le nombre de pages, mais également dans les personnages peu nombreux et la "relative" simplicité de l'intrigue au premier abord.
D'étranges troubles du sommeil empêchent la narratrice de dormir et bouleversent donc son quotidien. Elle a l'impression d'entendre une voix lui parlant pendant la nuit. Elle doute de plus en plus, surtout qu'elle a l'impression de connaitre cette voix. Ces cauchemars étranges associés à une sensation d'étouffement, mettent en péril son équilibre, sa vie familiale mais également sa vie professionnelle. Critique musicale, elle perd l'envie et l'amour de la musique.
Je ne sais pas. Je n'ai rien entendu. Je n'entends plus rien depuis des années. [...] Je veux dire il y a la mélodie, les sons et les silences, les rythmes, mais la musique, je ne l'entends pas, je n'arrive plus à l'entendre. [...]Oui mais à présent, ça m'exaspère. Mes pensées dérivent. Je ne parviens plus à me concentrer. Il y a tout un tas de choses qui me préoccupent.
Et effectivement, plus les pages défilent, plus les angoisses de la narratrice s'amplifient et son mal-être augmente. Les phrases qu'elle entend sont de plus en plus violentes.
Vicieuse, sournoise.Avec tes airs de sainte-nitouche. Ne sais tu pas que je vais t'étrangler?
C'est par terre que je vais te trainer, nue et sans défense! C'est par terre tu comprends?
Le lecteur se retrouve petit à petit dans un huis clos psychologique admirablement stimulé par l'écriture maitrisée de l'auteur. On ressent le malaise de la narratrice. On se demande tout au long du livre qui elle est vraiment: une folle? une affabulatrice? une victime? un peu de tout cela? ...
L'ambiance est très bien décrite par Louis Wiart. Les phrases sont belles et ça coule de source la majeure partie du temps.
A l'instant où je pénétrai dans la forêt, l'obscurité devint plus dense. Je courais à perdre haleine entre les arbres, frôlant les troncs, traversant les taillis, enjambant les ornières et les racines noueuses. Les branches basses étaient comme d'innombrables petites mains qui me griffaient sur mon passage. de temps en temps, je jetais derrière moi des regards traqués. [...] A mesure que je progressais, des masses d'ombre se jetaient sous mes pas. Parfois des trouées à travers les feuillages laissaient passer des traits de lumière, mais ces moments étaient rares et le devinrent davantage. Je ne voyais plus grand chose, il m'arrivait de trébucher. Bientôt j'eus l'impression que des pans de verdure se rassemblaient autour de moi, et qu'ils m'entrainaient, me précipitaient dans un étrange mouvement de force où plus rien n'existait.
Les pages se tournent donc rapidement malgré la présence récurrente de petits défauts énervants (des répétitions inutiles, des enchainements un peu abrupts, des paragraphes trop brefs et/ou trop nombreux). L'angoisse est néanmoins maintenue jusqu'au bout, jusqu'à la conclusion abrupte, tombant comme un couperet. Comme si le lecteur se réveillait après un cauchemar.
Mais ce qui m'a le plus dérangé, c'est le côté trop superficiel du roman. Il est trop court, donc rien n'est approfondi. L'idée de base est bonne mais elle n'est pas totalement exploitée par l'auteur malheureusement. Cela donne l'impression d'un travail entamée mais pas achevée. Par exemple, on ne sait rien du mari qui joue pourtant un rôle important dans le livre. La fin manque d'intensité, de profondeur... Elle apparait trop simple par rapport à tout ce qui précède.
Avec un peu de recul, j'ai un sentiment d'inachevé avec ce roman. C'est vraiment dommage. Il n'empêche, c'est un premier roman réussi dans l'ensemble (j'ai aimé le style de l'auteur) et je suivrai la carrière de cet auteur.
3/5


Lien : http://alombredunoyer.com/20..
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lafilledepassage
  18 février 2015
Magnifique titre (extrait d'un poème de Cocteau) pour ce court roman, que je qualifierai plutôt de nouvelle, non seulement à cause de sa brièveté mais aussi pour ses personnages peu nombreux et pour son intrigue assez simple.
Une femme vit avec son mari et ses deux enfants dans une maison isolée, à l'écart des regards et de la ville. C'est une femme un peu perdue, elle est critique de musique mais elle n'éprouve plus de plaisir à ce travail, plus d'émotion à l'écoute de la musique. Et depuis quelque temps, elle est réveillée en pleine nuit par des cauchemars étranges, une sensation d'étouffement. Ces mauvaises nuits vont peu à peu ruiner sa vie, son équilibre fragile, sa famille.
Les ambiances jouent ici un rôle essentiel et l'auteur réussit parfaitement à rendre le sentiment d'oppression et de chute. Mais le reproche qu'on peut lui faire est de ne pas avoir creusé un peu plus le personnage du mari, son passé n'est que très légèrement évoqué. Et surtout de fournir à la fin trois preuves (une seule aurait sûrement été suffisante. Et plus puissante, bref préférable …) qui aboutissent à une même conclusion et lève toute ambiguïté. Je pense que l'histoire aurait gagné en intensité, en suspens et en profondeur si l'auteur avait brouillé les pistes à la fin ou s'il avait donné une (ou deux) preuves plus équivoques.
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Pixie-Flore
  20 février 2015
Merci à Babelio et aux Impressions Nouvelles pour m'avoir permis de découvrir ce roman.
Le récit retrace brièvement les angoisses d'une femme que le sommeil et le silence oppressent. Au fur et à mesure du déroulement de l'histoire, le lecteur a l'impression d'assister à un huis clos conjugal. On se demande rapidement si cette jeune femme est paranoïaque, folle ou bien si sa peur est légitime.
J'avoue avoir lu ce livre avec détachement car les scènes sont brèves et il n'y a pas beaucoup d'actions. Or l'ambiance angoissante est bien présente. De plus, Louis Wiart a un jolie style de narration.
Malheureusement la fin me laisse un goût d'inachevé que je n'ai pas du tout apprécié... J'ai eu l'impression d'avoir une esquisse de roman. C'est vraiment dommage, l'intrigue et l'ambiance étaient pertinentes.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Pixie-FlorePixie-Flore   20 février 2015
L'image que me renvoyait le miroir était à peine supportable. J'avais le visage de quelqu'un qui avait pleuré, mais plus encore, le visage de quelqu'un qui connaissait les pires tourments et dont la souffrance transparaissait partout. Mes joues avaient maigrie, mes lèvres accusaient un léger repli. Ma peau prenait une teinte inhabituelle, proche de la blancheur du marbre. Chose curieuse: une longue marque rouge faisait le tour de mon cou. Je l'examinai de près, affolée.
J'ôtai mes vêtements et me découvris des allures de squelette désarticulé. Les os saillaient aux encoignures, la peau se creusait sous les flancs. Une précarité irréversible s'était répandue dans tout mon corps. Le manque de sommeil, les vomissements à répétition m'avaient considérablement affaiblie. Que m'arrive-t-il ? Que m'arrive-t-il ? gémis-je en secouant la tête. Le reflet devant lequel je me tenais ne semblait plus m'appartenir.
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Pixie-FlorePixie-Flore   20 février 2015
J'avais chaud et froid à la fois. La veille, près du lac, j'avais attrapé un coup de soleil et je sentais sa cuisson sur mon dos. Je n'arrivais pas à dormir. Je me tournais et me retournais sans cesse dans le lit. La fournaise rongeait ma peau. Mon coeur battait fort. Des mots avaient été prononcés, avec une pression égale et ferme, mais je ne savais pas s'ils étaient mêlés à mon sommeil où s'ils venaient d'ailleurs. Je percevais leur présence. Là. A côté de moi. Leur présence qui me maintenait éveillée.
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