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ISBN : 2330081766
Éditeur : Actes Sud (16/08/2017)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Jeanne a tout pour connaître un bonheur tranquille : deux filles étudiantes, un mari attentionné, une amie fidèle, un boulot stable. Passionnée par Marina Abramović, l’artiste-performeuse célèbre pour avoir, dans son travail, mis en jeu son existence, Jeanne n’aime pas moins les surprises, l’inattendu. Cet été-là, le hasard se glisse – et elle-même l’invite – dans son quotidien...
À travers la figure lumineuse de Jeanne et la constellation de pe... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
MaminouG
18 août 2017
En qualité de membre du jury pour le Prix du roman Fnac 2017, j'ai eu le plaisir de recevoir le nouveau roman de Claudie GALLAY. Je remercie très sincèrement la FNAC et les Editions Actes Sud pour cette belle découverte.
"La beauté des jours", nouveau roman de Claudie Gallay, c'est l'histoire de Jeanne, la vie de Jeanne, les questionnements de Jeanne, les regards de Jeanne sur la vie, son travail, sa famille, ses amis et…Marina Abramovic, artiste serbe qu'elle idolâtre.
Plonger dans ce récit c'est se retrouver aux confins d'un film d'Eric Rohmer – elle parle d'ailleurs de l'un d'entre eux qui passe à la télé un soir "Rémy n'aimait pas les films de Rohmer. Il disait qu'il ne s'y passait rien." – et de "La route de Madison".
Plonger dans ce récit c'est suivre Jeanne, l'écouter, la voir vivre. C'est la suivre, pas à pas, à la fois amoureuse de l'habitude "- Je n'aime pas changer mes habitudes - Les habitudes c'est fait pour être changées – Je ne vois pas pourquoi", ces petits riens que l'on ne change pas, son macaron du mardi apporté par Rémy, son mari, un parfum différent chaque semaine et dans un ordre bien précis, son travail à la poste, les clients dont elle regarde d'abord les mains pour essayer de deviner les visages. C'est la suivre partout, elle qui suit parfois des gens dans la rue. La routine, c'est sa vie à Jeanne et pourtant elle aime aussi les surprises, l'inattendu, comme cette artiste serbe découverte l'année du bac grâce à un professeur et dont elle garde depuis une photographie.
Plonger dans ce récit c'est sourire à l'empathie de l'auteur pour ses personnages, c'est se rafraîchir de sa belle écriture, de ses mots posés là, délicatement, comme si de rien n'était, cette écriture d'une finesse inouïe, d'une légèreté indicible, d'une musicalité singulière. C'est bien ce que je disais, en lisant, je voyais un film de Rohmer, j'entendais les mots des acteurs et surtout leur silence, je voyais la lenteur des gestes et l'amour des gens. Je voyais Jeanne perdue entre sa vie de simplicité, ancrée dans la terre et ses envies d'ailleurs, de cet amour de jeunesse rencontré quelques années plus tard, par hasard, et qui pourrait la faire basculer.
Plonger dans ce récit c'est aussi comprendre la puissance de l'art, son pouvoir sur l'âme, sa force de libération car, si la routine rassure, l'inattendu transcende. Ainsi Jeanne aura besoin pour revenir à sa vie, l'amour de son mari, sa routine, de connaître autre chose. Roman superbe.
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LeaTouchBook
18 août 2017
Avis de Scarlett (Chroniqueuse sur le blog Léa Touch Book) :
Claudie Gallay , souvenez-vous ce sont les merveilleux livres « Une part de ciel » et « Les déferlantes » , je dis souvenez-vous parce qu'en moyenne il faut attendre entre trois et quatre années pour pouvoir lire un nouveau roman de cette auteur que j'affectionne particulièrement.
Ici dans « La beauté des jours » nous allons cheminer avec Jeanne, la quarantaine, épouse de Rémy et mère de jumelles. Jeanne qui aime les habitudes, les choses simples, qui pose un regard heureux sur chaque petit évènement plaisant de sa vie : le train de 18h01 qui passe au fond de son jardin, les étés à Dunkerque. Mais Jeanne, c'est aussi une grande admiratrice de l'artiste serbe Marina Abramovic, cette artiste qui repousse les limites de son corps et de son esprit et par la même aide le commun des mortels comme Jeanne à se transcender. Et durant cet été chaud dans la région lyonnaise on va sentir frémir en elle un souffle d'énergie qui pourrait être à la fois libérateur et dévastateur, le souffle de cette Jeanne qui sommeille et qui s'éveille en écrivant à Marina Abramovic ou en retrouvant par hasard un ancien camarade Martin.
On rencontre durant cet été de Jeanne, son mari Rémy, installé solidement dans sa vie, dans son amour sincère et simple pour sa famille. Rémy, qui tous les mardis apporte à son épouse un macaron au gout différent dans un ordre bien précis : les jumelles Chloé et Elsa parties faire leurs études à Lyon. On rencontre les parents de Jeanne, le père taiseux dont le drame existentiel est de ne pas avoir eu de fils, la mère discrète et la m'mé , tous les trois vivant dans la ferme pas très loin de chez Jeanne et qu'elle retrouve tous les dimanche avec Emma une de ses soeurs .Il y a Zoé , la petite nièce si poétique dans sa différence. Et puis l'amie Suzanne qui vient de se faire larguer et qui sous ses dehors bravaches souffre terriblement de cette rupture.
On croise aussi les frères Combe, des jeunes désoeuvrés qui squattent dans la rue de Jeanne, Monsieur Nicolas son collègue coincé et sans fantaisie. Et puis Martin, un souvenir de jeunesse avec qui Jeanne aurait pu avoir un possible et qui bouscule ses habitudes et trouble les eaux de cet été paisible.
Ce livre de Claudie Gallay est un roman aux chapitres très courts au rythme tranquille d'un moment de vie. C'est un livre qui parle de transmissions, de choix, des choses simples de la vie, des moins simples aussi, des frémissements et réveils du coeur et du temps qui passe.
Claudie Gallay a cette extraordinaire capacité à trouver les mots justes, les phrases qui ressemblent à la vie, aux petites choses de notre quotidien, aux grandes émotions aussi, le talent de pouvoir écrire ce qui se ressent.
Ce roman est paisible, émouvant, nostalgique parfois comme « sur la route de Madison »
Et parfois les professeurs élégants rencontrent les dames au chapeau bleu (mais cela il faut lire le livre pour le comprendre)
Merci Madame, pour ce beau moment de lecture.
P.S. : j'aime beaucoup la couverture du livre.
Lien : https://leatouchbook.blogspo..
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MARIEONDINE
28 juillet 2017
Sur l'île de Teshima au Japon les coeurs des inconnus battent à l'unisson. Celui de Jeanne ronronne dans un quotidien bien réglé, entre les clients à la poste, son mari Rémy, aimant et attentionné, ses filles jumelles gaies et magnifiques et son amie Suzanne abandonnée par Jeff. Née à la campagne, façonnée par la terre et par un père cloîtré dans l'attente d'un fils, Jeanne se plonge dans la vie et performances d'une artiste d'art moderne. Elle admire le courage de ceux qui vont au bout de leur besoin et de leur rêve. Elle comprend l'utilité de l'inutile.
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syth
21 juillet 2017
Eloge du temps qui passe, de la vie quotidienne, des racines,tout ce qu'on aurait voulu faire et qu'on n'a pas fait, de ces moments de folie pour se sentir libre...C'est l'histoire de Jeanne, qui regarde passer les trains et les jours...
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Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
NadaelNadael19 août 2017
» Jeanne était d’une nature heureuse. Tout l’émerveillait. Même les choses les plus simples. Le lever du jour. Le coucher du soleil. La pluie sur les vitres. Une abeille sur une fleur. Le jardin. En automne, le brouillard l’estompait, elle n’en voyait plus le bout. L’hiver, c’est la neige qui le recouvrait. Quand les filles étaient bébés, Jeanne les lavait dans un bac en plastique. Les filles avaient grandi. Jeanne avait gardé le bac. Mis dans le jardin. Plein d’eau de pluie. Les oiseaux venaient boire dedans. Les écureuils aussi. Un renard passait certains soirs, un peu après 23 heures. Une fourrure rouge, comme du feu. Jeanne aimait l’apercevoir. »
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NadaelNadael19 août 2017
« M. A (Marina Abramovic) Citation 1 : J’ai longtemps cru qu’on devenait une artiste à partir d’une enfance difficile ou alors si on avait connu un drame ou bien la guerre, ou alors si on avait un don. Mais ce n’est pas ça. On devient artiste parce qu’on est sensible et parce qu’on est mal dans le monde. Ce n’est pas une question de don mais d’incapacité à vivre avec les autres. Et cette incapacité à vivre crée le don. »
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NadaelNadael19 août 2017
« Le bonheur, ça se croise, et à cette pioche, tout le monde a sa chance. Ça se croise mais ce n’est pas donné, et si on n’en prend pas soin, ça s’en va ailleurs et on ne sait pas où, chez d’autres, qui ne l’ont pas encore eu, ou qui le méritent mieux. Après, il faut attendre que ça repasse. Parfois ça repasse. Et parfois pas. »
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NadaelNadael19 août 2017
» Il est 23h32 quand il a écrit cela. Une heure palindrome. Elle lui parle de sa fascination pour ces nombres renversés. De toutes ces choses qui se vivent dans un sens et dans l’autre, peuvent se concevoir à la fois par leur fin et leur début. Il répond que la fin des choses est toujours contenu dans leur début. »
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NadaelNadael19 août 2017
« Le temps perdu, on ne le retrouve pas. Tout ce qui était là, tout ce à quoi Jeanne tenait tant, elle allait le perdre un jour. Elle ressentait ce bonheur particulier, l’émerveillement de vivre ce que l’on a déjà commencé à perdre. »
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Claudie Gallay à la Librairie Le Neuf
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